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Le M23 pris en étau

drc_soldiers-Les derniers éléments du M23 résistent dans l’Est de la RDC, dans les collines près de l’Ouganda, pris en étau par l’avancée de l’armée.

Les combats se sont poursuivis ce vendredi, tandis que l’armée congolaise tente de décimer les derniers rebelles qui résistent, retranchés dans ces collines, là meme où ils avaient commencé le mouvement rebelle il y a près de deux ans.

Ils sont beaucoup moins nombreux qu’à l’époque, mais encore bien organisés et armés, ce qui explique que l’offensive se prolonge.

Les combats, qui se déroulent dans des collines de 2000 m d’altitude, sont durs.

Selon plusieurs sources militaires, les rebelles sont tenus en étau -les frontières ougandaises et rwandaises et le parc de Virunga au sud leurs sont bloqués- tandis que les FARDC progressent vers l’est.

Les FARDC sont beaucoup plus nombreux, mais parmi les rebelles restant se trouvent probablement plupart des chefs.

Beaucoup sont d’anciens soldats formés, et ils auraient encore en leur possession un important stock d’armes.

En août dernier, lors des combats à Kibati à une vingtaine de km de Goma, ils avaient deplacé leurs munitions à Chanzu, dans les collines.

Chanzu serait toujours leur base logistique en ce moment.

Alors que les dernières troupes sur le terrains semblent déterminée à résister, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, s’est rendu a Kampala il y a quelques jours, et a été rejoint là-bas par les chefs politiques et militaires de la mission des Nations unies en RDC.

Il est difficile de savoir dans ce contexte si le président politique du groupe est toujours représentatif des éléments qui combattent sur le terrain.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères congolais, Raymond Tshibanda, n’est pas a Kampala, selon François Mwamba, de la délégation gouvernementale.

Kinshasa ne retournera pas à Kampala pour poursuivre la discussion, mais est prêt a accepter de signer un accord selon les termes qu’il a proposés il y a deux semaines aux rebelles: c’est a dire une amnistie pour la plupart des membres de la rébellion, excepté les commandants sous sanctions internationales ou accusés de crimes de guerre.

La communauté internationale est optimiste sur la possibilité pour les deux parties de parvenir a un accord dans les prochains jours.

BBC

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