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30 juin 1960 – 30 juin 2010: une chute continuelle du PIB par habitant de 377 $ à 68 $

Source: 7sur7.cd

La RDC doit maintenir un taux de croissance à deux chiffres durant plusieurs années pour rattraper son niveau des années 1960. Certains experts ont évoqué un délai minimum d’un demi-siècle à voir la manière dont le produit intérieur brut s’est effrité au fil des crises qui ont secoué la République démocratique du Congo.

Optimistes, d’autres ont réduit considérablement l’échéance au regard du taux de croissance à deux chiffres censé aider le pays à renverser la tendance dans un temps nettement plus raisonnable. D’après les statistiques, le Pib du pays est passé de quatorze milliards $, en 1980, à sept milliards $, en 1985, soit une chute d’environ 50 % en cinq ans. Cette tendance s’est poursuivie pour se stabiliser à cinq milliards $, en 2001.

L’on signale cependant que le produit intérieur brut par habitant était de trois cent soixante-dix-sept dollars américains en 1956. Trente-trois ans plus tard, en 1989, ce taux est passé à cent soixante-dix dollars américains. Puis, en 1992, à cent vingt $, et, enfin, cent dix-sept $ en 1993. Ensuite, le taux a glissé en-dessous de la barre de cent $, soit quatre-vingt-seize $ en 1997. Dans les années 2000, la RDC a eu un taux de soixante-huit $. Actuellement, les congolais vivent avec un revenu mensuel de 5,7 $ par tête, soit 0,20 $ par tête/jour. Il s’agit d’un seuil de pauvreté jugé critique conformément aux critères de la Banque mondiale.

Plusieurs facteurs ont contribué à aggraver les indices de pauvreté. Entre les années 1958 et 1993, la population congolaise a triplé et la croissance démographique désordonnée, estimée de nos jours à plus de 3%, est supérieure au taux de croissance économique, sans cesse négatif, du moins tout au long des années écoulées. Pour lutter contre la pauvreté, Il est impérieux, dans ces conditions, d’avoir un taux de croissance économique supérieur au taux de croissance démographique.

Les experts ont présenté la pauvreté en RDC comme un phénomène de masse. Inquiétant, le taux de croissance démographique en milieu urbain se situe autour de 5 à 8 % l’an. Les jeunes et les femmes, majoritaires au sein de la population, sont les couches les plus exposées.

En 1999, 44 % des femmes contre 22 % des hommes ont été déclarés « sans revenu », et incapables d’accéder aux services sociaux de base, notamment les soins de santé et l’instruction. Pour survivre, les familles se rabattent sur l’informel. Dans un récent rapport, disponible au ministère du Plan, il est clairement établi que la pauvreté frappe présentement toutes les couches socioprofessionnelles, mais à divers degrés.

Laurent Essolomwa

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