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A 24 heures du début de la campagne électorale / Jacques Djoli : «Les urnes attendues aujourd’hui à Kinshasa»

 Par Le Potentiel

Emballage des urnes

-Plus que quelques heures et l’on sera de plain-pied dans la campagne électorale. Au regard du poids et de l’enjeu de la «compétition», les différents protagonistes s’attèlent aux derniers réglages. Preuve, le «forum» d’hier, à huis clos à l’Hôtel Memling entre la Ceni, la Majorité et l’Opposition, à l’initiative de la Monusco. Mais l’information rassurante, est celle du vice-président de la Ceni : « Les urnes sont attendues aujourd’hui à Kinshasa ». Du coup, c’est la levée de boucliers dans tous les camps.

Branle-bas de combat, levée de boucliers, c’est selon. Toujours est-il qu’à 24 heures du début de la campagne électorale, tout le monde s’attèle aux derniers réglages. Le dernier acte en date demeure sans contexte cette rencontre à huis clos, hier à l’Hôtel Memling. Initiée par la Monusco, elle a rassemblé la Ceni, les délégués de la Majorité et de l’Opposition. But : parler le même langage et regarder dans la même direction.

Mais entre deux séances de travail, le vice-président de la Ceni, professeur Jacques Djoli a tenu, une fois de plus, a rassuré tous les protagonistes ainsi que l’opinion tant nationale qu’internationale. Les élections auront lieu à la date prévue. Et de souligner : « Les urnes attendues arrivent aujourd’hui à Kinshasa », a dit le vice-président de la Ceni.

Déclaration rassurante dans la mesure où les urnes viennent de la Chine. C’est ce week-end qu’elles devraient déjà être là. C’est-à-dire, 186.000 urnes dont 90.000 dans le premier vol. Elles devraient ensuite être déployées avant tout à Lubumbashi et après à Kinshasa. Mais en dernières minutes, il a été décidé qu’elles soient livrées à Kinshasa pour être ensuite déployées sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

Pour ce faire, le rapporteur de la Ceni et la Questeur ont effectué le déplacement de la Chine dans le but d’accélérer l’embarquement du matériel électoral. En ce qui concerne les bulletins de vote, le président de la Ceni, Pasteur Ngoy Mulunda, à en croire les premières informations, séjournerait actuellement en Afrique du Sud pour se rendre compte que l’impression de ces bulletins est effective. Au besoin, prendre des dispositions utiles en vue de leur acheminement à Kinshasa. Rien à craindre, dit-on, de ce côté, puisque l’Afrique du Sud a pris toutes les dispositions pour l’acheminement de ce matériel électoral et son déploiement sur les sites électoraux.

Cela n’exclut toujours pas la crainte, les inquiétudes quant au respect de la date du 28 novembre 2011. C’est à une véritable course contre la montre que se livre actuellement la Ceni en vue de déployer tout le matériel électoral sur les 62.000 sites. Quand on s’attarde sur l’étendue géographique de notre pays, la problématique des moyens de transport, des voies de communication, le défi à relever est grand.

Ajouter à cela, l’insécurité à l’Est du pays où chaque jour amène son kyrielle d’incidents qui suscitent de nombreuses interrogations. Sur ce point également, le gouvernement ne rassure pas encore.

Langage de la paix

Les dernières conciliabules portent sur l’organisation des élections apaisées, mais crédibles et transparentes. Au regard de derniers incidents, en plus des préoccupations des uns et des autres, la Monusco vient d’organiser un Forum à l’Hôtel Memling, lequel a regroupé hier mercredi les délégués de la Majorité et de l’Opposition. Il a porté sur le comportement des candidats pendant toute la période électorale afin de disposer d’un langage adulte, responsable et non incitatif à la haine et à la violence. Un langage de paix de manière à mettre la population dans des conditions optimales d’être libre-arbitre du « choix de ses dirigeants ».

La Ceni estime le moment capital pour la RDC de consolider ses premiers acquis et de renforcer le processus de démocratisation dans notre pays.

UDPS : OK, mais…

L’UDPS, présente à ce forum, s’inscrit dans la même logique. Dans le but de démontrer sa détermination à œuvrer dans un contexte des élections apaisées, crédibles et transparentes, elle a promis de procéder à la signature du Code de bonne conduite. Mais sans pour autant baisser sa garde en ce qui concerne ses exigences sur la libération de ses combattants encore sous les verrous. L’UDPS est par conséquent prête à débuter la campagne électorale pour faire appréhender au peuple congolais l’importance de ces élections afin d’effectuer un bon choix : celui du changement.

Par ailleurs, en ce qui concerne la désignation d’un candidat commun de l’Opposition, le représentant de l’UDPS, Albert Moleka, directeur du cabinet de Etienne Tshisekedi, a précisé que les négociations se poursuivent. Tous les clans de l’Opposition sont en train de s’investir pour parvenir à un compromis.

Majorité : en ordre de bataille

Le représentant de la Majorité, Me Nkulu, s’est voulu peu bavard. Attitude rassurante qui ne signifie rien d’autre qu’au sein de la mouvance présidentielle, l’on est déjà en ordre bataille. « Nous n’avons aucun problème, jusqu’ici», a-t-il lâché laconiquement.

Propos rassurants d’un camp qui ne fera pas de quartier à ses adversaires politiques. A la mouvance présidentielle, il n y a que le langage de la victoire. Rien que la victoire.

UNC : chance égale à tout le monde

Même optimisme au sein de l’Union pour la nation congolaise, UNC, de Vital Kamerhe. Parti qui s’inscrit toujours dans la dynamique de l’Opposition en vue de parvenir à un compromis sur le candidat commun de l’Opposition.

Mais en attendant, l’UNC invite la Ceni à accorder la chance à toutes les parties, en se montrant plus déterminée à demeurer impartiale. Pour la secrétaire générale de l’UNC, c’est le prix à payer pour des élections crédibles, apaisées qui doivent absolument refléter la volonté et le choix du peuple congolais.

Aussi, l’UNC dénonce cette campagne prématurée, subtile de certaines formations politiques. Attitude susceptible de violer déjà le Code bonne conduite.

A l’initiative de la Ceni et de la Monusco

Présidentielle 2011 : les candidats harmonisent leurs points de vue

Ludi Cardoso

Les représentants des candidats à la présidentielle 2011 échangent à huis clos, depuis hier mercredi 26 octobre à l’hôtel Memling, sur l’état actuel du processus électoral. Ils débattent de cette question au cours d’un colloque des partis politiques organisé, pendant deux jours, à leur attention par la Ceni et la Monusco.

Abordé par la presse, le vice-président de la Ceni, Jacques Djoli, a déclaré que cette rencontre constitue « un débat d’idées » et se « justifie par l’impératif d’avoir l’opinion des acteurs politiques » impliqués dans le processus électoral.

Ce colloque offre à tous les participants l’opportunité de se pencher sur «ce qui doit les unir et leur permettre de se concentrer bien» pendant et après la campagne électorale.

Ils doivent notamment débattre des questions relatives à la sécurité des candidats, à la liberté d’expression et de rassemblement durant cette période électorale.

Selon Jacques Djoli, les participants doivent aplanir toutes ces questions pour avoir la même lecture du processus électoral.

Il a, en outre, confié que le colloque a planché sur l’état actuel du processus électoral.

La campagne électorale débute ce vendredi 28 octobre à minuit. Il a, à cet effet, exhorté tous les candidats à véhiculer un message de paix.

Le vice-président de la Ceni a, par la même occasion, émis le vœu de voir ces derniers se comporter, pendant la campagne électorale, comme des adversaires politiques mais pas des ennemis.

Arrivée des urnes aujourd’hui

Par ailleurs, il annoncé que les urnes en provenance de Chine arrivent ce jeudi 27 octobre au pays et que les bulletins de vote sont déjà prêts pour la présidentielle.

A en croire cette deuxième personnalité de la Ceni, l’impression des bulletins prévus pour les législatives nationales a été lancée, depuis hier mercredi 26 octobre, en Afrique du Sud.

Le directeur de cabinet et porte-parole du président de l’UDPS, Emmanuel Albert Moleka, a salué l’initiative de la Ceni. Il a, toutefois, souhaité que cette démarche aboutisse à des élections apaisées. Moleka a dit que son parti est prêt à signer le Code de bonne conduite mais il exige d’abord la libération de ses 44 combattants.

Le secrétaire général de l’UNC, Jean Bertin Ewanga a, de son côté, apprécié la « détermination » de la Ceni d’organiser des élections à la date prévue dans le calendrier électoral. Cependant, il a fait remarquer que « d’énormes difficultés logistiques » et « les différents retards accumulés par la Ceni, notamment dans l’impression des bulletins, peuvent poser des problèmes » à cet organe de gestion des élections.

Pour sa part, le conseiller juridique du chef de l’Etat, Maître Nkulu, a confié que la Majorité présidentielle est «prête et très confiante » et doit débuter la campagne électorale « dans un esprit positif ». Cela d’autant plus « qu’elle a un bilan à présenter aux Congolais qui sont témoins des actions du président de la République ».