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Arrivée à Kinshasa de la dépouille de King Kester Emeneya

Emeneya funeral – Le corps du chanteur congolais King Kester Emeneya, décédé le 13 février près de Paris à l’âge de 58 ans, est arrivé samedi matin à Kinshasa, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’avion a atteri vers 07h00 (06h00 GMT).

Selon le programme annoncé par la télévision publique, la dépouille sera exposée au parlement. L’enterrement est prévu dimanche à la Nécropole de la Nsele, en périphérie de Kinshasa, et non dans le Bandundu, la province au nord de Kinshasa dont est originaire l’artiste, et où des habitants réclamaient son corps.

Jean Emeneya Mubiala Kwamambu, alias King Kester Emeneya, est décédé à l’aube du jeudi 13 février à l’hôpital Marie Lannelongue, en région parisienne. Il a succombé à une maladie cardiaque pour laquelle il était hospitalisé depuis quelques mois.

L’artiste dirigeait le groupe musical Victoria Eleison, qui a fêté en 2012 ses 30 ans de carrière. Il était notamment connu pour les titres “Dikando”, “Afimiko”, “Wilo Mondo” ou “Surmenage”, et avait un nouvel album en préparation quand il est mort.

King Kester Emeneya – qui a introduit le synthétiseur dans la musique congolaise, une révolution pas toujours bien perçue – avait chanté plusieurs années dans le groupe Viva la Musica de Papa Wemba, l’un des rois de la rumba congolaise.

“A Viva la Musica, il faisait la pluie et le beau temps. Il a marqué le groupe de son professionnalisme, il a façonné le répertoire du groupe. On a vécu ensemble, on a fait presque les 100 coups ensemble, même si c’était un petit frère”, avait raconté à l’AFP M. Wemba, appris avoir appris son décès.

King Kester Emeneya était aussi connu pour sa passion pour le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), qui affectionne les marques de luxe, hors de prix pour les deux tiers des Congolais, qui vivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

“Ces (chaussures) Weston ne sont pas habituées à ce podium”, avait-il plaisanté pour justifier sa chute pendant la nuit de la Francophonie, le 10 octobre 2012 à Kinshasa.

Toutefois, dans “Wilo Mondo”, il disait aussi vouloir lutter contre l’élitisme de ce mouvement. “En substance, il dit: +Attention! (…) N’allez pas trop loin, vous trouverez des vêtements à bon prix!+ En fait, il voulait rendre la Sape accessible à tout le monde”, a estimé Léon Tsambu, sociologue de la musique.

AFP
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