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Ban Ki-moon : le M23 a bénéficié d’une “aide extérieure”

Les rebelles du M23 dans les rues de Sake. Des combats avaient fait fuir un grand nombre de ses habitants. REUTERS

Les rebelles du M23 dans les rues de Sake. Des combats avaient fait fuir un grand nombre de ses habitants.
REUTERS

Des experts onusiens ont plusieurs fois assuré que les rebelles du M23 ont été soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, ce que ces deux pays démentent fermement.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a de nouveau assuré mardi que les rebelles sévissant à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) avaient bénéficié d’une “aide extérieure” et a prévenu que le conflit risquait de s’embraser à nouveau.

Le dernier rapport de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité de l’ONU sur la RDC ne mentionne toutefois explicitement aucun pays susceptible d’avoir aidé les rebelles du M23, qui ont brièvement occupé fin novembre la ville stratégique de Goma, dans l’est du pays.

Mais des experts onusiens ont plusieurs fois assuré que ces derniers ont été soutenus par le Rwanda et l’Ouganda, ce que ces deux pays démentent fermement. M. Ban a de son côté affirmé que les rebelles du M23 avaient enrôlé des enfants soldats au Rwanda.

“Les observations (de l’ONU) des capacités de commandement et de contrôle de l’assaillant, la coordination efficace de ses tirs d’appui, la qualité de son équipement et sa capacité générale à se battre, en particulier la nuit, laissent supposer l’existence d’une aide extérieure, à la fois directe et indirecte”, souligne M. Ban dans son dernier rapport.

La Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco), forte de 17.000 hommes, reste critiquée pour n’avoir pas pu mettre fin aux violences dans l’est de la RDC, riche en minerais, où depuis avril 2012 l’armée congolaise lutte contre le Mouvement du 23 mars (M23).

Les Nations unies souhaitent créer une brigade d’intervention rapide plus robuste, avec 2.500 hommes.

Les combats avec l’armée ont été suspendus en décembre et des discussions se tiennent actuellement à Kampala. Mais pour le secrétaire général de l’ONU toutefois, la “possibilité d’une reprise des hostilités reste une menace sérieuse”.

AFP

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