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Brexit. Un second référendum ? Une fausse bonne idée

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Publié le

Renvoyer les Britanniques aux urnes ne permettra pas de refermer les blessures ouvertes par le premier référendum. Le Royaume-Uni n’est pas une démocratie directe, c’est au Parlement de régler le problème, insiste ce journal pro-Brexit.

Nous sommes dans un beau pétrin constitutionnel. Le référendum de 2016 a libéré des démons qu’il va être difficile de faire rentrer dans leurs sombres cavernes. La souveraineté du peuple a pris le dessus sur celle du Parlement et ce dernier ne sait tout bonnement pas comment réagir.

Le problème a été aggravé par des élections législatives qui n’ont pas renouvelé la majorité absolue du Parti conservateur au pouvoir [en juin 2017]. La question qui se pose maintenant est : comment allons-nous nous dépêtrer de ce bourbier sans détruire complètement le système ?

Certains constitutionnalistes affirment que la solution est d’organiser un autre référendum. Que consulter de nouveau le peuple est le seul moyen de sortir de l’impasse. “Le dilemme posé par le peuple lors du référendum de 2016 et de nouveau lors des législatives de 2017 ne pourra être résolu que par le peuple dans un autre référendum”, a récemment écrit Vernon Bogdanor, professeur à l’université d’Oxford.

La campagne dite du “Vote populaire” [The People’s Vote] a

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Philip Johnston

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Contrepoint : C’est la seule solution

Écartée par Theresa May à plusieurs reprises, l’idée de convoquer un second référendum ne devrait pas être enterrée de sitôt, estime The Times, quotidien conservateur anti-Brexit.“Trouve-t-on au Parlement une majorité en faveur d’un retrait de l’UE sans accord ? Non. D’un maintien dans le marché unique à la norvégienne ? Non. Du ‘plan de Chequers’ [qui vise à conserver des règles communes avec l’UE dans certains domaines] proposé par Theresa May ? Non. D’un accord de libre-échange à la canadienne ? Non. Et de nouvelles législatives ? Non plus. Aucune majorité ne se dégage pour quoi que ce soit”, en vue du vote contraignant sur l’accord de divorce qui doit avoir lieu à la Chambre des communes. “Alors si on ne veut pas voir le pays arriver à la fin mars 2019 en continuant à discuter pendant qu’il passe par-dessus bord, il va falloir que quelqu’un fasse quelque chose. C’est cet état de fait, et rien d’autre, qui peut encore provoquer un deuxième référendum.”

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