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Ceci manque à la RDC


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Par Willy Kabwe

Ce qui manque à la RDC, ce sont les valeurs qui caractérisent les Nations qui se développent et répondent au rendez-vous du donner et du recevoir. En plein 21ème siècle, le peuple congolais ressemble – mutatis mutandis – aux Incas, Aztèques et Mayas de l’Amérique de Christophe Colomb.

Ce sont les Européens, toujours eux, qui sont venus découvrir les richesses non soupçonnées par ces autochtones qualifiés à cette époque de « visages pales ». Par extrapolation, le Congolais repose sur le pétrole, l’or, le diamant, le cuivre, le coltan et toute la multitude de richesses du sol et sous-sol. Mais il demeure toujours pauvre. Pourquoi ? Parce qu’il ne fait aucun effort pour en tirer le meilleur parti. Attentisme. Politique de main tendue. Jouisseur impénitent, il s’amuse de tout, sur tout et avec tout le monde. Soit-il dans les sphères du pouvoir ou dans la grande masse.

Ce qui manque à la RDC, c’est le sérieux. Le Congolais est très large. En tout et pour tout. Intellectuel ou pas, il ne prend rien au sérieux. Il ne tient pas parole encore sa langue qui reste souvent pendue. Il parle trop pour ne rien dire…

Malgré sa grande gueule, prête à débiter des mensonges à la limite du verbiage, le Congolais ne respecte pas ses engagements. Il se dédit, se contredit et se parjure en toute insouciance. C’est à se demander s’il a conscience de la précarité de sa situation.

Ce qui manque à la RDC, c’est le changement de mentalité. Le Congolais est laxiste. D’un côté, il embouche la trompette du développement de son pays et de l’autre, il entrave et décourage toutes les initiatives qui vont dans ce sens.

Observateur avisé de ce Capharnaüm qui nivelle la RDC vers le bas, l’ambassadeur de Chine à Kinshasa a fait ce constat. Il a déploré l’absence d’un climat d’affaires qui puisse attirer des investisseurs. Il a fustigé l’exigence, par le Congolais, du partage du bénéfice pour un investissement encore à l’étude. C’est là un euphémisme pour désigner les pots-de-vin, les commissions exorbitantes exigées par les représentants de différents services publics. Au point qu’en fait d’investisseurs on a souvent à faire à des opportunistes, habitués de pêcher en eaux troubles.

Ce qui manque à la RDC, c’est le fait de se déterminer face aux défis présents et à venir. Naturellement, elle est pourvue de tous les atouts pour se développer et devenir la locomotive de l’Afrique. Il faut pour cela de la matière grise formatée et animée de la volonté de changer et de transformer la physionomie hideuse de la RDC.