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Course contre la montre

Par Le Potentiel

Le temps est compté pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont le règlement intérieur, conditionnant la désignation de ses membres aux 7 postes du Bureau, « ne peut être mis en application que si la Cour constitutionnelle (présentement, la Cour suprême) le déclare conforme à la Constitution dans les trente jours de sa saisine », le 23 février 2011.

La publication de « son » calendrier électoral devra aussi attendre l’adoption fastidieuse au Parlement et la promulgation par le président de la République de la loi électorale (de 2006) révisée.Le chef de l’Etat le voulant « réaliste, qui tienne à la fois compte du cadre juridique en vigueur et des conditions techniques et matérielles requises », ce calendrier sera bien différent de celui que la CEI (Commission électorale indépendante) avait publié le 9 août 2010, fixant l’élection présidentielle au 27 novembre 2011.

D’abord, le chronogramme devra tenir compte du « délai constitutionnel ». En effet, dispose l’article 73 de la Constitution, « le scrutin pour l’élection du président de la République est convoqué par la Commission nationale des élections, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du président en exercice ».

Celui de Joseph Kabila expirant le 6 décembre 2011, c’est avant le 6 septembre prochain qu’il devrait être organisé et non le « 27 novembre 2011 ».

Ensuite, la CEI ayant programmé le processus électoral entre le 2 septembre 2010 (déploiement des kits et matériel de révision du fichier électoral et le 8 août 2013 (élection des maires et des maires adjoints), toutes les opérations projetées pour avant novembre prochain devraient être nécessairement reprogrammées.

Il en va de même de la campagne de révision du fichier électoral qui, lancé en 2009, peine à s’achever.

En effet, on ne voit pas comment, en l’espace de 5 mois (mars-août), la CENI pourra réussir la « centralisation et la consolidation des données de la révision du fichier électoral » au Centre national de traitement à Kinshasa, la « réception et le traitement des candidatures » pour les élections présidentielle et législatives nationales, la « réception et le traitement des candidatures » pour les élections provinciales et superviser la « campagne électorale » pour l’élection présidentielle et les élections législatives nationales.

Une évidence s’impose. Il est exclu que soit respectée la date butoir du « 27 février 2011 » fixée par la CEI pour la « collecte des données de la révision du fichier électoral » dans les onze provinces de la RDC (Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Katanga, Kinshasa, Maniema, Nord-Kivu, Province Orientale, Sud-Kivu).

Dès lors, la CENI va s’engager dans une course contre la montre, couplée à une course d’obstacles, dont le principal enjeu est celui de convoquer le scrutin présidentiel « quatre-vingt-dix jours » avant le 6 décembre 2011. Et ce, dans 145 territoires dont « 5 connaissent des perturbations ».