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Didier Reynders continue à engranger des contacts

Par RTBF

Le Ministre Belge des Affaires Etrangeres Didier Reynders

-Mardi, les premiers contacts entre le chef de la diplomatie belge et les représentants congolais ont été plutôt positifs. D’un côté comme de l’autre, on semble vouloir tourner la page des présidentielles et des législatives, des scrutins entachés de fraudes, et se tourner résolument vers le futur.

Les propos que le ministre Reynders entendra aujourd’hui devraient avoir une tonalité différente de ceux de mardi. Ce mercredi, une opposition divisée va rencontrer le ministre belge face, hier, plutôt à des politiciens confirmés. Question : avez-vous le sentiment que la page du processus électorale, est tournée ?

De tourner la page des élections, probablement, mais pas de tourner la page en oubliant d’en tirer les leçons et ça, je crois que c’est aussi notre rôle comme observateur extérieur, de venir dire, on doit améliorer un certain nombre de choses. D’abord sur le plan électoral pour les prochaines élections et qui constituent un enjeu majeur sur le plan démocratique, des élections locales, c’est la proximité, c’est la véritable émergence peut-être d’une nouvelle classe politique, de nouveaux responsables plus jeunes, qui correspondent aux générations très jeunes, qui composent le Congo aujourd’hui.

Et puis, ne pas oublier, c’est se rendre compte aussi que vu les problèmes de crédibilité qui ont entaché ces élections, le dialogue entre une majorité et une opposition doit être un dialogue très fort. Ca ne veut pas du tout dire, un appel à une Union nationale ou à une forme de gouvernement, mais un vrai jeu correct des institutions, majorité et opposition. Mais on doit le faire en sachant que ça doit laisser le dernier mot aux autorités du pays dans lequel on se rend. Il faut un respect très profond pour cette indépendance. Et je crains malheureusement que l’histoire des relations entre la Belgique et le Congo fasse qu’un certain nombre de responsables politiques ou d’observateurs en Belgique oublient ce nécessaire respect pour la capacité de décision des autorités congolaises.

Willy Vandervorst à Kinshasa