Skip to content

Makolo Digital Tele- LAVDCONGO

Guinée :Le vote des Guinéens à l’étranger

Alpha Conde-La mouvance présidentielle accepte le vote des Guinéens de l’étranger, l’un des quatre préalables exigés par l’opposition à sa participation aux législatives prévues le 30 juin.

Saliou Bela Diallo, porte parole de la mouvance présidentielle, qui a exprimé, auprès de notre correspondant, son accord pour les Guinéens de l’étranger votent, propose par ailleurs la “création d’une institution de veille afin surveiller la sécurisation des opérations de vote”.

L’opposition considère ce geste de la mouvance présidentielle comme un acquis, mais elle reste prudente et évoque le cas de Waymark, l’opérateur sud-africain, chargé de mettre à jour le fichier électoral électronique, qu’elle conteste et dont elle réclame le départ.

Cependant Lansana Kouyaté, président du PEDN, l’un des trois principaux dirigeants de l’opposition, reconnaît que l’on est “dans une dynamique de négociations”.

“Les discussions sont intenses mais on ne discute pas pour rien”, estime-t-il

Saïd Djinnit, le facilitateur de la communauté internationale en Guinée se félicite pour sa part que “le débat se déroule dans de bonnes conditions” et dénote une volonté des participants de trouver “une issue de sortie de crise”.

La question du vote des Guinéens de l’étranger semble donc réglée.

Maintenant le dialogue politique entre l’opposition et la mouvance présidentielle doit permettre de régler les trois points restants, notamment le report du décret présidentiel convoquant les Guinéens aux urnes le 30 juin, la libération des militants de l’opposition en détention et aussi donc le cas de l’opérateur sud-africain Aymar.

Le dialogue politique inter-guinéen se poursuivra dimanche dans la salle des Actes du Palais du Peuple à Conakry.

En attendant, compte tenu de l’importance des sujets, les différentes délégations ont convenu de procéder à des consultations au niveau de leurs bases.

L’ancien Premier ministre Sidya Touré a regretté qu’il ait fallu deux années avec autant de marches et de morts pour pouvoir arriver à un véritable dialogue structuré.

Boubacar Diallo,

Conakry, BBC Afrique

“On continue les discussions dans l’intérêt de la paix en Guinée, mais également dans l’intérêt de la démocratie”, a-t-il déclaré.

(BBC)