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Kaddafi fils contre Kaddafi père

Kaddafi-pere-et-filsLa fondation Kaddafi de Seïf el-Islam – fils du « guide » libyen, et son probable successeur – a présenté jeudi 10 décembre un rapport accablant sur les droits de l’Homme dans la Jamahiriya. Le document fait notamment état de tortures, d’entraves à la liberté de la presse et de non-respect de la société civile.

Seïf-el-Islam fait la leçon à son père. Dans un rapport présenté le 10 décembre, la fondation du fils de Mouammar Kaddafi révèle avoir enregistré en 2009 « plusieurs violations flagrantes et préméditées des lois » ainsi que des « cas de tortures et de mauvais traitements » ou des détentions injustifiées ».

Précédents épisodes

Le jugement de Seïf el-Islam semble sans appel. Ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend directement à la manière dont le pays est dirigé. Une démarche qui s’est avérée par le passé pour le moins risquée : à force d’avoir défendu la liberté d’expression d’une émission de al-Libiya, Seif s’était vu retirer la direction de la chaîne par son père, le 25 avril.

A l’époque, le camouflet était tel qu’on a bien cru que Kaddafi allait se tourner vers son autre fils, Mootassem Billah Kaddafi, pour préparer sa succession. Mais depuis, la querelle s’est calmée et l’on reparle de Seif el-Islam comme « numéro deux » du régime.

Stratégie kaddafienne

Alors que Mouammar Kaddafi a lui-même évoqué la nomination de Seif à un « poste officiel permanent », au début d’octobre, que signifie donc la publication de ce rapport qu’on peut qualifier de virulent contre la Jamahiriya libyenne, par celui-là même qui devrait en prendre les rênes ?

L’explication pourrait venir directement de la stratégie toute « kaddafienne » de charger Seif de normaliser les relations de la Libye avec les pays occidentaux et, pour ce faire, de lui laisser une relative liberté de ton. Et du même coup, de tuer dans l’oeuf un autre rapport, celui de Human Rights Watch cette fois-ci, qui doit sortir dans quelques jours.