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La Belgique dément tout projet d’envoi de troupes en RDC

Source: RTBF

La Belgique a démenti jeudi “avec la plus grande fermeté” les affirmations d’un mouvement congolais, les “Patriotes-résistants de Dongo”, indiquant que Bruxelles préparerait l’envoi des troupes belges en RDC pour venir au secours du président Joseph Kabila.

Un communiqué des Patriotes-Résistants de Dongo (une localité de la province d’Equateur, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) en proie à des troubles ethniques) intitulé “Mise en garde au gouvernement belge: Bruxelles préparerait l’envoi des troupes belges en RDC au secours de Kabila”, circule depuis mardi, notamment sur internet.

Mais le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere (CD&V), et son collègue de la Défense, Pieter De Crem, “tiennent à démentir avec la plus grande fermeté toutes les affirmations reprises dans ce texte” pour “couper court à toute rumeur malvenue”, ont-ils indiqué dans un bref communiqué diffusé par les deux ministères.

Le texte des “Patriotes-résistants de Dongo” affirme que “l’attaché militaire belge à Kinshasa aurait été instruit de baliser le terrain pour l’arrivée aux environs de mi-décembre à Kisangani (le chef-lieu de la province Orientale, dans le nord-est de la RDC), d’un détachement des paras belges pour mater la rébellion des ex-FAZ (Forces armées zaïroises) et ex-MLC (Mouvement de Libération du Congo, un parti d’opposition) dans la province de l’Équateur” à la demande de M. Kabila.

Pour camoufler son intervention devant l’opinion internationale, Bruxelles prévoit de faire intervenir ses hommes sur le terrain des opérations sous l’uniforme de la MONUC (la Mission des Nations Unies en RDC), ajoute ce mystérieux mouvement, qui cite “des sources militaires congolaises et diplomatiques proches de l’ambassade de Belgique à Kinshasa”.

Les “Patriotes-résistants de Dongo” ont revendiqué vendredi dernier les tirs de la veille contre un hélicoptère de l’ONU dans cette localité du nord-ouest de la RDC, et menacé de “renverser le pouvoir fantoche en place à Kinshasa”.

L’hélicoptère de la MONUC qui venait y ravitailler des Casques bleus avait essuyé des tirs au sol avant de redécoller en urgence pour se poser au Congo-Bazzaville voisin. Cinq personnes, sur la trentaine à bord, ont été blessées par les tirs.

“Nous prenons l’engagement devant Dieu et devant tous les Congolais, de renverser le pouvoir fantoche actuellement en place à Kinshasa”, affirme le mouvement qui dit “connaître une affluence massive” d’anciens militaires.

Dongo a été attaqué les 29 et 30 octobre par un groupe de la communauté Lobala (aussi appelée Enyele), qui s’en est pris à la communauté des Bamboma (ou Boba). Ces deux groupes sont en conflit depuis de nombreuses années au sujet de la gestion d’étangs piscicoles.

Les violences, qui ont depuis touché d’autres villages, ont fait au moins une centaine de tués, essentiellement à Dongo, à coups de machettes et par armes à feu, ou bien sont mortes noyées en traversant le fleuve Oubangi, marquant la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Au moins 92 000 personnes ont fui ces violences : 54 000 personnes se sont réfugiées au Congo voisin, auxquelles s’ajoutent 38 000 déplacés internes, selon le Haut commissariat de l’ONU aux Réfugiés (HCR).

Belga

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