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LA RDC A L’HEURE DU DEBAT SUR LE CHANGEMENT OU LA REVISION CONSTITUTIONNELLE


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Palais du peuple

Palais du peuple

Depuis peu, les débats sont animés sur le changement ou la révision constitutionnelle en RDC. Le mardi 19 mars 2014, le dialogue inter congolais de la radio Okapi a même porté sur  cette problématique. Parmi les invités, l’initiateur de la pétition portant changement de la Constitution, monsieur Claude Mashala, le Secrétaire national du PPRD. La presse nationale n’est pas restée en marge d’approche  de la problématique soulevée. Cependant Claude Mashala précise agir à titre personnel et que son initiative n’engageait ni le PPRD, ni la Majorité Présidentielle.

Teneur de la pétition
La pétition de Claude Mashala porte sur le changement de la Constitution. Et il sied de rappeler que la révision constitutionnelle peut être totale ou partielle. Pour le protagoniste, il y a dans la Constitution actuelle des iniquités dont il faut la débarrasser tout comme cet état des choses n’honore pas la RDC. Il  cite le cas des articles portant sur l’organisation administrative  de la RDC, le fameux article 220 ainsi que d’autres articles. L’initiative de la pétition pour obtenir la révision de la Constitution étant autorisée en l’article 218 de la même Constitution, la démarche de Claude Mashala qui consiste en la récolte de 100.000 signatures pour obtenir la révision constitutionnelle, n’est donc pas illégale.
La rhétorique du débat
Pour Claude Mashala, qui s’en tient aussi à une définition de la Constitution qui veut que celle-ci « soit le condensé historique d’une nation », il n’est pas un péché de changer la Constitution du 18 février 2006 malgré l’existence de l’article 220 qui limite le nombre des mandats présidentiels à deux. Les réalités du pays ayant évolué, il y a donc lieu de produire une Constitution qui soit adaptée et qui ne soit pas écrite par ceux dont les mains sont couvertes du sang des Congolais envoyés ad patres par des rébellions depuis la rébellion du RCD-Goma initiée le 2 août 1998.
La partie adverse quant à elle, vilipende le fait que l’on cherche un prétexte pour toucher à l’article 220 afin de permettre à Joseph Kabila de se représenter une nouvelle fois à la course pour la présidence du pays et ne trouve aucune opportunité quant à ce changement.
Questions de fond
Il a été remarqué que la RDC est incapable d’arriver au découpage territorial et à réaliser d’autres choses érigées en articles dans la Constitution du 18 février 2006. Ne doit-on donc pas abroger ou modifier les dispositions constitutionnelles qui abordent ces matières ?
Si l’on changeait l’article 220 pour rendre illimité le nombre de mandats qu’un président peut briguer en RDC, sera-ce à l’avantage de Kabila ? Rien ne dit que s’il se représente de nouveau, il va gagner les élections ou que ce sera seulement lui qui gagnera les présidentielles en RDC. Ce changement profite donc à tout Congolais qui peut briguer la présidence et ne porte atteinte à aucun principe démocratique car les libertés fondamentales des individus, l’accès au pouvoir via le suffrage universel et la séparation de trois pouvoirs classiques ne seront pas changés.
Somme toute, la révision partielle ou totale de la Constitution ne peut donner lieu à aucun trouble dans le pays ni même effrayer les adversaires potentiels de Kabila pour les futures présidentielles car c’est le peuple qui appréciera et arbitrera entre tous les présidentiables. Les futurs challengers de Kabila qui ont peur de son poids politique pensent se donner plus de chance de briguer la magistrature en l’absence de Kabila parmi les futurs présidentiables. Aussi s’accrochent-ils à tout ce qui, selon eux, peut les aider à arriver à cette fin. Et ce sont eux qui sont  le danger pour le pays car en cas d’échec voire bien avant l’organisation effective de la prochaine présidentielle pour autant qu’ils chercheront à manipuler le peuple ainsi que leurs bases pour fomenter troubles ou d’autres types de problèmes dans le pays. La crainte de l’adversaire ne doit donc pas justifier la manipulation du peuple pour s’en servir comme d’une bête de somme.
Sous d’autres cieux, notamment au Sénégal, Macky Sall a battu Wade qui a fait deux mandats de suite au pouvoir. C’est autant dire que Kabila n’a pas d’avantages spéciaux comme il est au pouvoir. Tout dépend de la pertinence et de l’efficacité des stratégies électorales à mettre en place par l’opposition pour arriver à gagner la présidentielle. Ainsi donc, l’on ne devrait pas diaboliser la fraction  des Congolais qui pensent que la révision constitutionnelle, partielle ou totale, conduirait à l’apocalypse ou à l’inanition de la nation congolaise.
Samy BOSONGO
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