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Le pouvoir et l’opposition refusent en choeur une période de transition

Par RFI

Plus d’une semaine après sa publication, le calendrier électoral congolais est au centre du débat politique en RDC. Il prévoit des élections le 28 novembre, une semaine avant la fin du mandat présidentiel. Vingt-six partis d’opposition ont signé un texte pour dénoncer ce calendrier. Et les deux camps, pouvoir comme opposition, se prononcent contre une éventuelle période de transition.

L’opposition soutient « mordicus » que le calendrier électoral publié par la Céni (Commission électorale nationale indépendante) est inconstitutionnel et irréaliste. Mais elle réaffirme en même temps sa décision irrévocable de participer aux prochaines échéances électorales.

Pour remédier aux risques de dérapage, l’ONG de prévention des conflits, International Crisis Group, propose que le pouvoir et l’opposition se mettent d’accord pour une transition. Et ils sont d’accord en effet, mais pour dire non à cette proposition, comme l’explique Louis Koyagialo,  le secrétaire général de la majorité présidentielle :

« Même si on accordait une transition, lorsque la volonté de contester, de trouver que tout ce qui est fait n’est pas bien fait, tel que j’observe, il y aura toujours une crise. Donc pour moi, une transition n’est pas souhaitable ».

Même refus du côté de l’opposition, par la voix de Jean-Claude Vuemba, président du MPCR qui soutient Etienne Tshisekedi :

« L’opposition rejette un gouvernement de transition qui serait un gouvernement d’irresponsabilité ! Est-ce que vous voyez le président national Etienne Tshisekedi, être le Premier ministre de Monsieur Kabila ? Je ne le pense pas ! »

De son côté, le président de la Céni, le pasteur Ngoy Mulunda, répète à qui veut l’entendre que ce calendrier est le fruit d’une concertation. Ce qui est vrai. Mais en mûrissant, ce fruit donne lieu à une discorde.