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Lettre ouverte au Peuple congolais


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Joël Asher Lévy-Cohen *

Joël Asher Lévy-Cohen *

-‘‘L’Autorité divine qui ordonne au Roi d’être juste défend au Peuple d’être esclave’’
Maximilien de Robespierre
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Peuple congolais,
Le lundi 28 novembre 2011, des élections frauduleuses manifestement cautionnées par la Communauté internationale qui ‘‘sponsorise’’ le génocide en République démocratique du Congo ont reporté au pouvoir le général-major Joseph Kabila Kabange. Fort de cette imposture aux allures de sélection par les puissances étrangères, ce dirigeant-gendarme a complètement verrouillé l’appareil de l’État. Il a muselé le système politique et le jeu démocratique au point de violer comme bon lui semble l’édifice constitutionnel, pourtant largement placé au-dessus de sa volonté personnelle. Aussi a-t-il confisqué les entreprises publiques. Celles-ci sont pratiquement devenues la vache à lait du clan familial, la caverne d’Ali Baba des intérêts politico-militaro-maffieux et tribalo-ethniques.
À ce propos, la République démocratique du Congo est, à vrai dire, fort éloignée de la prédiction faite par l’oracle belge Louis Michel, d’ailleurs tuteur autoproclamé du jeune tyran, selon laquelle Joseph Kabila Kabange est, à n’en pas douter, ‘‘une chance inestimable pour l’avenir de ce géant d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs’’. En effet, depuis le coup d’État sanglant du 17 janvier 2001 ayant éliminé physiquement le chef mercenaire postmarxiste et poststalinien Mzee Laurent-Désiré Kabila, votre pays demeure englué dans la crise de légitimité politique. Depuis ce pronunciamiento rendu possible par les forces armées angolaises et zimbabwéennes et ayant porté au pouvoir cet ancien sociétaire des forces de défense rwandaises (FDR), votre État demeure paralysé à tous points de vue.
Paralysie politique accentuée par la volonté de confisquer indéfiniment le pouvoir et l’absence de concorde entre toutes les familles de pensée. Paralysie économique aggravée par des politiques publiques sans consistance et sans clarté, sans direction précise et, surtout, sans orientation sérieuse. Bref des politiques publiques qui bradent indéniablement le patrimoine national et mettent littéralement le pays en coupe réglée.
Paralysie sociale indubitablement accentuée par l’absence de volontarisme politique, de cohérence administrative et d’adhésion populaire et, surtout, la mise en place d’un système éhonté de racket des revenus de travailleurs, ainsi que des fonds affectés au développement humain. Paralysie culturelle aggravée par l’inversion des valeurs morales et de la pyramide de compétences techniques et professionnelles, faisant naturellement de votre Congo le seul et unique pays de la planète où ‘‘l’intelligence est incontestablement au service de la médiocrité et de la bêtise’’. Le seul et unique pays du monde où ‘‘les gens sans foi ni loi gouvernent au détriment de la multitude et de la Collectivité publique’’.
Peuple congolais,
Depuis le 26 janvier 2001, date de l’assermentation présidentielle de Joseph Kabila Kabange, votre Pays, la République démocratique du Congo n’existe véritablement que de nom. C’est, en réalité, un État comateux, végétatif, avec un peuple somme toute zombifié. En effet, la puissance publique et administrative est incapable de se déployer concrètement sur l’ensemble du territoire national. L’Autorité politique et gouvernementale de l’État, incarnée par ce dirigeant adoubé par des intérêts internationaux, est évidemment incapable de défendre l’intégrité physique du pays. Elle s’avère, par voie de conséquence, inapte à protéger ses limites territoriales.
Depuis cette date, votre Pays est délibérément enfermé dans un cul-de-sac irréversible. Otage d’un système cautionné par les tenants du désordre international, la République démocratique du Congo ne peut absolument pas décoller. Votre État, pourtant doté d’immenses ressources physiques et matérielles, ne peut, en aucune manière, entrevoir à moyen, court et long terme, comme perspective souhaitable voire respectable, le développement économique de la Collectivité publique ainsi que le progrès social de sa population. Cela est d’autant plus vrai que les concepteurs et promoteurs du génocide en terre congolaise, en l’occurrence les États-Unis d’Amérique, la Grande-Bretagne et l’ancienne puissance coloniale, la Belgique, ont décidé le parrainage à Kinshasa d’un pouvoir totalement faible. Celui-ci est, en fait, animé par bon nombre de mercenaires locaux et étrangers avec qui ils pourraient négocier, en tout temps et en toute quiétude, l’effondrement du château national. Et ce à vos dépens.
À preuve, leur obsession pathologique à parrainer coûte que coûte des gouvernements d’union nationale qui servent de blanchissage, donc de recyclage, aux massacreurs du droit international, aux violeurs des libertés fondamentales et aux assassins des droits de la personne humaine qu’ils brandissent, pourtant, à titre de rempart et de préservation de la paix et de la sécurité. À preuve, leur soutien inconditionnel à tous les criminels et génocidaires au service de leurs causes funestes, qu’ils présentent comme une solution viable et incontournable à la crise qu’ils ont artificiellement provoquée pour l’affaissement de la Collectivité publique. À preuve, leur acharnement à vous embarquer dans d’autres dynamiques politiques présentées à tort comme la panacée à la crise dont pâtit, depuis des lustres, le pays.
À cet égard, point n’est besoin de céder au chant des sirènes. Point n’est besoin de participer activement au processus électoral dans lequel la Communauté internationale, promotrice attitrée du génocide au Congo, compte vous embarquer en 2016. En effet, comment peut-on s’engager, en toute franchise et en toute sincérité, dans une dynamique électorale d’ailleurs pilotée par les mêmes fossoyeurs de la République démocratique du Congo ? Comment peut-on s’engager dans un processus politique et électoral curieusement vicié voire délibérément corrompu par les pupilles de puissants intérêts internationaux ? Comment peut-on s’engager dans un processus politique et électoral préalablement piégé et malignement détourné, dont les profondes causes ne sont jamais sérieusement traitées voire même résolues, et dont les conséquences prévisibles sont manifestement niées ?
Peuple congolais,
Il y a bel et bien eu, le lundi 28 novembre 2011, des scrutins présidentiel et législatif. Dans le secret des urnes et malgré le cafouillage délibérément provoqué cette journée, le vainqueur que vous avez désigné est connu de tous. Y compris de cette même Communauté internationale promotrice du génocide en République démocratique du Congo. À preuve, celle-ci a effectivement envoyé à Limete son ‘‘fondé de pouvoir’’ à Kinshasa en vue de signifier de vive voix à votre avocat de céder le pouvoir politique à l’imposteur étranger au cas où il ne lui plairait aucunement de nommer ‘‘Léon Lobitch’’, de sinistre mémoire, à la tête du gouvernement pourtant national. En d’autres termes, les résultats desdites consultations ont été, à vrai dire, l’œuvre des intérêts extérieurs qui récusent votre émancipation. Quelle démocratie de pacotille !
Comme il en est vraiment ainsi, il vous appartient, en réalité, en tant que Souverain primaire, d’exiger sans concession, sans condition et sans compromis, le retour à la démocratie. Cela passe par la reconnaissance officielle de sa défaite électorale par l’imposteur et sa disponibilité permanente à assurer la passation des pouvoirs avec le vrai vainqueur des élections présidentielle et législatives du lundi 28 novembre 2011. C’est de cette seule manière que le processus politique en République démocratique du Congo sera complètement relancé, remis sur les rails. Toute autre solution en réalité échafaudée dans le but d’ignorer carrément votre volonté politique sera vaine. Elle est purement et simplement vouée à l’échec.
Peuple congolais,
Ne prêtez point le flanc aux distractions émanant directement des fossoyeurs de la République démocratique du Congo recyclés, contre toute attente, en défenseurs patentés de la Nation. Devant leurs élucubrations et gesticulations qui ne sont point sans rappeler les mimiques du singe moqueur du chasseur et perché dans un arbre, posez-vous la question de savoir pourquoi ceux-ci ont effectivement tué dans l’œuf la véritable Conférence nationale souveraine (CNS) de 1992, pourtant salvatrice de la Nation et de l’État. Posez-vous, sans gêne et sans retenue, la question de savoir pourquoi en leurs temps de gestionnaire politique et administratif du pays, ils ont étranglé votre démocratie et, surtout, asphyxié votre liberté. Pourtant, la promotion de cet esprit d’indépendance et de dignité par cette plénière devrait permettre à votre Collectivité publique de décoller et, par voie de conséquence, de s’inscrire parmi les Nations les plus dignement développées.
Méfiez-vous comme de la peste de celles et ceux qui vous abreuvent à longueur de journée de purs mensonges. Ils vous font accroire dans leurs propagandes qu’ils disposent des agendas de Kabila, qu’ils maîtrisent jusque dans les moindres détails l’emploi de temps de l’imposteur. Ces derniers donnent l’impression qu’ils sont capables d’un baroud d’honneur qui n’est pas sans rappeler les exploits intrépides d’un certain justicier du cinéma d’action ‘‘Rambo’’. Cependant, plus les années passent tranquillement, plus l’on se rend compte que ce sont, à n’en point douter, des ‘‘bluffeurs’’ attitrés.
Peuple congolais,
Méfiez-vous comme de la peste de celles et ceux qui prennent des initiatives spectaculaires au profit des populations de l’Est du pays. Ce sont, en réalité, des opérations destinées à endormir l’opinion publique nationale. Ces acteurs sont, en fait, des chevaux de Troie du pouvoir en place pour infiltrer les forces de l’Opposition politique et non-armée. Ils sont au service de mêmes intérêts sordides qui ont placé au pouvoir tous les criminels maffieux qui ont dirigé ou dirigent la République démocratique du Congo. En vérité, ceux-ci dînent nuitamment avec vos geôliers et vos bourreaux. N’oubliez jamais qu’ils ont eu l’outrecuidance de fabriquer artificiellement tant le CV que la biographie de l’étranger doublement imposteur et mercenaire qu’ils prétendent combattre avec acharnement aujourd’hui !
Méfiez-vous viscéralement de l’Opposition dite institutionnelle et républicaine. Ces gens ne sont pas vos représentants nationaux. Ils siègent dans les institutions de la République démocratique du Congo pour nouer les deux bouts du mois. Ils y sont pour échapper uniquement aux affres du chômage et de la précarité matérielle. Ils y sont pour des besoins alimentaires, la satisfaction de leurs tubes digestifs. Ils n’y sont pas pour défendre effectivement vos droits les plus sacrés. Ceux-ci sont, à n’en pas douter, ‘‘la caution morale’’ de l’imposture politique. Aussi sont-ils effectivement ‘‘le paravent’’ du système dictatorial, d’ailleurs parrainé par la mafia internationale à vos dépens. En vérité, ce sont eux qui ‘‘légitiment’’ le fameux coup d’État électoral du lundi 28 novembre 2011, lequel est entièrement préjudiciable aux intérêts vitaux du sanctuaire national et dommageable à la prospérité et la sécurité de la Nation.
Peuple congolais,
Aujourd’hui, vous avez certes le choix. Un choix somme toute cornélien. Soit rester indéfiniment esclave en participant activement ou passivement à votre propre mort lente, d’ailleurs, décidée de l’extérieur. Dans ce cas, vous êtes sans nul conteste complices et coauteurs de votre propre sort. Soit vous faire violence en acceptant d’arracher votre liberté et votre dignité au prix du sang des Martyrs. Dans ce cas, vous acceptez d’écrire l’histoire de la liberté humaine en lettres de feu et d’or.
À cet effet, il vous revient d’utiliser tous les moyens en votre possession afin d’arracher votre indépendance et votre souveraineté. Ce qui vous permettra d’assurer sans contrainte, sans entrave, votre avenir et le devenir de vos enfants et petits-enfants. Ce faisant, ayez toujours à l’esprit cette maxime du révolutionnaire et avocat français du 18e siècle, Maximilien de Robespierre : ‘‘Le premier principe des hommes libres est d’exterminer tous les traîtres’’.
À bon entendeur salut !
Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant