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Non aux extrêmes/Kabila-Tshisekedi : Kengo appelle au dialogue !

Par La Prospérité

Etienne et Joseph

-Les élections ont eu lieu, un candidat a été proclamé vainqueur et a même prêté serment, en dépit des irrégularités décriées par la Classe politique Congolaise et les observateurs tant nationaux qu’internationaux. Seulement, il y a une crise de légitimité : une partie des congolais conteste, avec en toile de fond, l’auto proclamation du Président Tshisekedi. Que faire ? Il faut, inexorablement, dialoguer, en combattant les extrêmes qui se cristallisent. ‘‘Les positions extrêmes peuvent empêcher le dialogue’’, a-t-il soutenu, avant de rappeler qu’un Chef de l’Etat devra toujours laisser la porte ouverte au dialogue. Et d’ajouter que ‘‘le 13 janvier 2012, nous aurons un Parlement que la majorité des acteurs politiques vont contester, parce qu’il y a eu des tricheries graves plus qu’à la présidentielle. Et parce que nous tendons vers une nouvelle contestation, la crise risque de s’aggraver. C’est pourquoi, nous devons à tout prix dialoguer, car le dialogue c’est la seule clé, pour éviter la guerre et la crise’’. Lequel dialogue devra prendre compte de pôles, trois au total, qui se sont dégagés à l’issue de la présidentielle 2011, avec Kabila qui s’est confirmé à l’Est, l’entrée en jeu de Tshisekedi qui le propulse leader incontesté du centre et la montée fulgurante de Kengo à l’Ouest. Ces trois leaders représentant, chacun, un pôle géopolitique du pays, devront être concerné, au premier plan, par ce dialogue. Il n’est nullement question, pour l’instant, estime le Sénateur Bongongo, d’un Gouvernement, d’union nationale soit-il. Nonobstant les irrégularités décriées par la classe politique congolaise, mais également par les observateurs nationaux et internationaux lors des élections du 28 novembre 2011, il y a une évidence : à savoir qu’un candidat Président de la République a été déclaré élu. Bien plus, il a prêté serment. Le constat est du Professeur Bongongo, cadre de l’Union des Forces du Changement, UFC, parti cher à Léon Kengo wa Dongo. Seulement, reconnaît-il, il y a une crise : une partie des congolais n’accepte pas le Président Kabila, avec en toile de fond, l’auto proclamation du Président Tshisekedi wa Mulumba. Que faire ? Que faire alors pour sortir de cette crise de légitimité qui a tendance à s’enraciner ? Pour Michel Bongongo, la solution passe inexorablement par le dialogue, profitable à tous. Aussi, ce cadre de l’UFC salue-t-il l’esprit d’ouverture prôné par le Raïs en marge de sa prestation de serment, le mardi 20 décembre 2011, à la Cité de l’Union Africaine. Car, pour lui, il faut à tout prix combattre les extrêmes qui se cristallisent si dangereusement sur la scène politique RD-Congolaise. ‘‘Les positions extrêmes peuvent empêcher le dialogue’’, a-t-il soutenu, avant de rappeler qu’un Chef de l’Etat devra toujours laisser la porte ouverte au dialogue. Les trois pôles Contrairement à 2006 où les élections d’alors avaient provoqué la fracture Est-Ouest, en 2011, la donne a changé avec l’entrée en jeu du Président de l’Udps, Etienne Tshisekedi qui, à en croire Michel Bongongo, est incontestablement le leader du Centre. Avec Kabila qui s’est confirmé à l’Est et Kengo qui a réalisé un score appréciable à l’Ouest, le pays, pense ce cadre de l’UFC, a désormais trois pôles, à savoir : l’Est avec Kabila, l’Ouest avec Kengo et Tshisekedi au Centre. Par conséquent, le Professeur Bongongo est d’avis que tout dialogue doit nécessairement concerner ces trois leaders qui représentent, chacun, un pôle géopolitique du pays. ‘‘Nous ne devons pas faire un dialogue farfelu’’, a-t-il fait savoir. Visez-vous un gouvernement d’union nationale à l’issue de ce dialogue tant réclamé ? A cette question, le Professeur Bongongo est resté formel : ‘‘A ce stade, il n’est nullement question d’un quelconque Gouvernement, d’union nationale soit-il. Il s’agit plutôt de résoudre une crise qui menace gravement le développement du pays’’. Et cela passe inévitablement par le dialogue. Aussi, ‘‘les experts internationaux ne peuvent absolument rien faire, si les acteurs politiques ne se mettent pas, eux-mêmes, ensemble. Il faut reconnaître ici que ce n’est pas seulement la Commission Electorale Nationale Indépendante qui a mal organisé ces élections. La classe politique, dans son ensemble, est aussi à la base de ce qui arrive aujourd’hui, parce qu’il n’y a pas eu de recensement avant les élections’’, a-t-il déclaré. Ajoutant que ‘‘le 13 janvier 2012, nous aurons un parlement que la majorité des acteurs politiques vont contester, parce qu’il y a eu des tricheries graves plus que même à la présidentielle. Parce que nous tendons vers une nouvelle contestation, ce qui signifie que la crise risque de s’aggraver. C’est pourquoi nous devons sans nul doute dialoguer, car le dialogue c’est la seule clé, pour éviter la guerre et la crise’’. Et, face à une telle situation, les acteurs politiques ont le devoir citoyen d’appeler la population à la retenue. Il faut, coûte que coûte, éviter la bagarre, car le Congo a besoin de la paix, et pour qu’il y ait paix, il faut que les acteurs politiques puissent dialoguer.