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Nord-Kivu – Kigali souhaite «toujours garder la main sur la situation militaire», selon ICG

Par Angelo Mobateli, (Le Potemtiel)

Paul Kagame du Rwanda

-L’International Crisis Group (ICG) affirme que le Rwanda «souhaite toujours garder la main sur la situation militaire au Nord-Kivu». «Kigali est toujours très sensible à l’argument de la sécurité des Tutsi congolais.

Par conséquent, certaines voix se sont élevées à Kigali pour dire que, finalement, cette tentative d’arrestation était un peu +téméraire+ et que Bosco Ntaganda jouait un rôle important dans l’équation de paix au Nord-Kivu et qu’il fallait faire très attention à un possible retour des FDLR (forces démocratiques pour la libération du Rwanda)», explique son responsable de l’Afrique centrale, Thierry Vircoulon, dans un entretien à Afrikarabia.

Il note qu’«on voit de nouveau l’argument sécuritaire agité par Kigali qui ne verrait pas d’un très bon oeil le désarmement des Tutsi au Nord-Kivu».

A une question précise sur le «cas Ntaganda», il répond que «l’arrestation de Ntaganda ne résout aucun des problèmes parce qu’il s’agit essentiellement de problèmes structurels et non pas de problèmes individuels qui dépendent d’une ou deux personnes».

S’agissant de l’arrestation probable du général Ntaganda, Vircoulon pense que «le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple), ce mouvement politico-militaire dont Bosco Ntaganda est le leader, survivra à l’arrestation éventuelle de son leader».

A son avis, «la tentative d’arrestation de Bosco Ntaganda a rouvert la compétition pour le pouvoir au Nord-Kivu». Il souligne que «cette tentative d’arrestation a télescopé le résultat des élections ratées de novembre 2011, puisqu’au Nord-Kivu, les élections législatives ont été annulées dans le Masisi.

Et en observant cette intervention militaire contre Ntaganda, un certain nombre de Tutsi se sont dit qu’il y avait une volonté de Kinshasa de désarmer la communauté tutsi et de réduire son poids politique».

Les élections provinciales étant repoussées en 2013, Thierry Vircoulon estime qu’«on se retrouve donc dans une situation d’incertitude politique complète sur l’avenir de la province» du Nord-Kivu.