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Présidentielle 2011/Udps : Etienne Tshisekedi arrive !

Source: La Prospérité

Depuis que le lider maximo a confirmé sa candidature à la présidentielle 2011, dans une interview accordée tout récemment à Ferdinand Ferella de la Voix de l’Amérique, les choses se bousculent à l’Udps qui multiplie Etats Généraux, Colloque et Congrès tant au pays qu’à l’étranger, pour se mettre en ordre de bataille en perspective des joutes électorales à venir. Déjà, le Sphinx de Limeté annonce son retour au pays au mois d’août ou septembre prochain.

Seulement, il va falloir qu’il racole les morceaux d’un parti émietté où 85 % des combattants évoquent sa non neutralité face aux uns et autres. Et, dès lors qu’il est prouvé qu’il appartient à un des morceaux, argumentent-ils, sa stature en tant que symbole de l’unité de l’Udps aurait été sérieusement menacée. Pour triompher, Tshisekedi devrait également jouer au rassembleur de l’Opposition. Un minimum de modestie recommande qu’il se départisse de sa démarche naturelle d’un « One man show » qui ne lui aura apporté jusque-ici que des déboires et échecs, nonobstant l’historique et difficile combat contre l’anarchie et la dictature.

A quelques cinq mois de 2011, année dite électorale, les choses se précisent à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Parti politique cher au sphinx de Limete, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qui multiplie Etats Généraux, Colloque et Congrès tant au pays qu’à l’étranger, pour se mettre en ordre de bataille en perspective des joutes électorales à venir. Et ce, depuis que le lider maximo a confirmé sa candidature à la présidentielle de l’an prochain, dans une interview accordée tout récemment à Ferdinand Ferella de la Voix de l’Amérique. Aussi, a-t-il annoncé son retour imminent au pays de ses ancêtres en vue de présider les assises du Premier Congrès de son parti qui, assurément, pourra lever les options au regard des grands rendez-vous à venir, plus particulièrement les élections générales de 2011 pour lesquelles Remy Massamba, Coordonnateur du Premier Congrès de l’UDPS voudrait qu’on commence par les locales.

L’Udps : un royaume divisé Il est certes vrai que les choses bougent à l’Udps dans le sens souhaité par le peuple congolais, celui de voir cette formation politique de l’opposition qui a longtemps milité pour l’avènement d’un Etat de Droit au Congo-Zaïre, participer au jeu politique du pays afin d’apporter sa touche au changement auquel tous les congolais aspirent. Mais, il est tout aussi vrai que les fissures très visibles qui rongent ce grand parti politique ne peuvent aucunement lui permettre de triompher dans un environnement politique où rien n’est acquis à l’avance. Et là, Félix Tshisekedi Tshilombo ne peut pas nous contredire. Il l’a reconnu dernièrement dans un communiqué convoquant les Etats Généraux de l’Udps Extérieur en ces termes : ‘‘Peu importe nos divergences, nos désaccords ou encore nos humeurs, l’UDPS doit triompher…, le Secrétariat National a besoin de savoir qui est encore disponible pour poursuivre le combat à nos côtés…’’. A Kinshasa, les communiqués, somme toute contradictoire, des ailes de Righini et de Limete en disent long.

Tshisekedi, pas au milieu du village Pour certains observateurs dont les combattants, le Président de l’Udps n’est pas au milieu du village. Ce qui ne favorise pas un climat de réconciliation entre les ailes de Limete et Righini. Un sondage fait à ce sujet et qui n’engage que ses auteurs, en dit long. 85% des 12350 combattants interrogés, parlent de la non neutralité du Président National de l’Udps, parce qu’il appartient d’ores et déjà à un camp et le soutient mordicus. Dès lors qu’il appartient à un morceau, argumentent-ils, il cesse automatiquement d’être le symbole de ‘unité du parti parce qu’une partie des combattants ne se reconnaissent plus en lui. Ce qui l’empêcherait, le moment venu, de se considérer au-dessus de la mêlée. Tshisekedi rejette la démarche de Vuemba Les nombreux et fidèles lecteurs de La Prospérité ont suivi, la semaine dernière, le feuilleton de mises au point entre Albert Moleka, Porte-parole d’Etienne Tshisekedi et Jean-Claude Vuemba, Président du MPCR.

Ce dernier, dans un élan républicain, avait initié une rencontre au siège de son parti où les formations politiques de l’Opposition congolaise dont l’Udps, s’étaient retrouvées pour réfléchir ensemble pour une alternative crédible en 2011, dans un contexte politique où aucun parti politique ne peut gagner seul les élections à venir. Tshisekedi avait chargé personnellement son porte-parole de dire haut et fort que l’Udps n’était pas concernée par cette réunion. Ce qui, certainement, a étonné l’initiateur de la rencontre au point qu’il s’est demandé si la fille aînée de l’opposition serait-elle le seul parti de l’opposition à refuser un rassemblement de toutes les forces acquises au changement ? Les leçons du passé L’histoire récente du Congo-Zaïre montre à suffisance que la démarche one man show du lider maximo lui a apporté plus d’ennuis que de bonheur. La dernière en date, c’est celle d’après Sun City où Etienne Tshisekedi avait minimisé ses pairs qui, en retour, portèrent leur choix sur Z’Ahidi Arthur Ngoma, dans la course à la Vice-présidence de la République sous l’empire 1+4. Même en politique, on a parfois besoin d’un plus petit que soit. Si réellement Tshisekedi et l’Udps tiennent à triompher en 2011, ils doivent jouer au rassembleur.

La Pros. Zoom sur Etienne Tshisekedi wa Mulumba Né à Kananga (anciennement Luluabourg) en 1932, est un homme politique de la République démocratique du Congo (RDC), ancien Premier Ministre du Zaïre et Président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Il est d’origine luba. Biographie Tshisekedi obtient son diplôme de Docteur en Droit à l’Université Lovanium de Kinshasa en 1961, devenant ainsi le premier diplômé en Droit du Congo. Déjà en 1960, il est membre du collège des Commissaires généraux, gouvernement provisoire mis en place par Joseph Mobutu après un coup d’État, en tant qu’adjoint du commissaire à la Justice, Marcel Lihau. Entre 1961 et 1965, Étienne Tshisekedi est le recteur de l’École nationale de droit et d’administration (ENDA).

Il participe au gouvernement congolais et devient Ministre de l’intérieur et des affaires coutumières du Président Joseph- Désiré Mobutu en 1965. Il prend part à la rédaction de la Constitution congolaise de 1967. Cette même année, au conclave de N’sele, Tshisekedi rédige, avec Mobutu, Justin Bomboko et Singa Udjuu, le manifeste de la Nsele, créant ainsi le Mouvement populaire de la Révolution. Ce parti devient ensuite le parti unique. En 1980, le président de l\’Assemblée nationale, Kalume meurt. Mobutu nomme Nzondomio Adokpelingbo au lieu de son remplaçant légal, Tshisekedi. En décembre 1980, Tshisekedi et d\’autres parlementaires rédigent une lettre ouverte à Mobutu, la lettre des 13 parlementaires. En 1982, Tshisekedi participe à la fondation de l\’UDPS. Suite à cela, il est plusieurs fois emprisonné et subit une oppression avec les autres fondateurs, certains trouvent même la mort. Tshisekedi accède une première fois au poste de Premier Ministre du Président Mobutu entre le 29 septembre et le 1er novembre 1991. Lors de la période d\’instabilité politique au début des années 1990, le Zaïre met en place une Conférence nationale souveraine chargée de redresser le pays. Ce forum national élit Tshisekedi Premier Ministre le 15 août 1992. Un des principaux opposants du pays, Tshisekedi ne peut mener à bien sa mission de remise sur pied du pays : les occidentaux lui préfèrent Kengo wa Dondo. A l’encontre des résolutions de la Conférence nationale, Mobutu démet Tshisekedi de son poste de Premier Ministre le 5 février 1993. Après la chute de Mobutu et du Zaïre, et avant la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, Tshisekedi profite du vide politique pour redevenir Premier Ministre du 2 au 9 avril 1997. Il refuse d’entrer dans le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en 1997 et dans le Gouvernement de transition en 2003. Il est depuis 1997 avec l’UDPS à la tête d’un mouvement d’opposition non violent, ayant été à diverses reprises l’instigateur de manifestations, et à l’origine du boycott, avec peu de succès, du référendum du 18 décembre 2005 sur la constitution de la Troisième République.
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