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RDC- Equateur:Moyens financiers de l’Etat, services de sécurité, intimidation des électeurs députés provinciaux avant et après l’élection ainsi que tricherie favorisée par la CEI, sont, autant des facteurs, mis à contribution pour faciliter l’élection de Jean-Claude Baende.

CRA: Jean-Lucien Busa se dit victime d’un véritable coup de massue

Source: c-retro- actuel.net

Battu par Jean-Claude Baende lors de l’élection du gouverneur de la province de l’Equateur qui a eu lieu à Mbandaka, chef-lieu de cette province le 13 novembre, le candidat du Mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Lucien Busa qui est déjà de retour dans la capitale, s’est confié à la presse ce lundi 16 novembre pour expliquer les causes de son échec.

C’est au Palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale où il siège comme député nationale pour le compte de son parti qui est de l’opposition que l’honorable Busa a été aperçu hier par les journalistes après son retour de Mbandaka. Avec un air très détendu, Jean-Lucien Busa ne s’est pas fatigué a répondre aux multiples questions des groupes des journalistes qui l’abordaient chaque fois qu’ils l’apercevaient l’un (groupe) après l’autre sur les différents contours de l’élection du vendredi dernier.

Pour le candidat malheureux du MLC, toute la machine a été déjà mise en place pour contrecarrer son élection à la tête de la province de l’Equateur. Et il accuse l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) d’avoir actionné cette machine au profit de Jean-Claude Baende. Moyens financiers de l’Etat, services de sécurité, intimidation des électeurs députés provinciaux) avant et après l’élection ainsi que tricherie favorisée par la CEI, sont, d’après Jean-Lucien Busa autant des facteurs, mis à contribution pour faciliter l’élection de Jean-Claude Baende.

En ce qui concerne précisément la corruption des députés provinciaux, Jean-Lucien Busa a fait part de la présence à Mbandaka de la trésorière de l’AMP qui, a-t-il affirmé, aurait remis la somme de 10 mille dollars américains à chaque député provincial dont 6 mille dollars la veille de l’élection avec promesse d’en ajouter les 4 mille restant si Baende passait.

” Chaque député provincial a reçu en plus de cela, une moto et une promesse de 2 mille dollars en plus de l’émolument pendant 5 mois ” a dit l’honorable Busa. Toujours dans ses accusations, il a signalé le déblocage de fonds estimés selon lui a 9 millions de dollars des caisses de l’Exécutif provincial de l’Equateur pour servir à l’élection de Baende.

Selon l’honorable Busa, les députés provinciaux de l’Equateur, ont reçu depuis Kinshasa, des menaces consistant à couper la province de tout financement provenant du gouvernement central au cas où ils voteraient pour le candidat du MLC. Voilà pourquoi au regard de tous ces faits, qu’il a mis à charge de l’AMP, Jean-Lucien Busa parle d’un véritable coup de massue de la part du pouvoir de Kinshasa, orchestré contre sa candidature.

Ainsi donc, au regard de tout cela, il s’est interrogé si l’alternance démocratique est-elle encore possible en RDC.

 Charles Bofasa Djema confirme les faits

Egalement présent à Mbandaka pour soutenir Jean-Lucien Busa, le député national Charles Bofasa Djema, interrogé hier par la presse pour apporter son témoignage sur le déroulement de cette élection, a confirmé les faits de corruption des députés provinciaux de l’Equateur. Il a dit avoir été alerté à plusieurs reprises de la sortie de fonds de la Banque centrale qui, selon lui, auraient pris la direction de Mbandaka pour servir à la corruption des députés provinciaux. Il a également confirmé le cas de tricherie orchestrée selon lui par la CEI.

Selon Charles Bofasa, les députés provinciaux ont bel et bien reçu la somme de 10 mille dollars chacun en raison de 6.000 $ Us la veille de l’élection et 4.000 $ Us après.

Interrogé sur un éventuel recours par le MLC comte tenu de faits dénoncés, Charles Bofasa estime que cela ne servirait à rien, eu égard aux autres recours de ce genre qui, dans le passé, n’ont abouti à rien.

S’agissant du rapport d’une commission du Sénat chargée d’enquêter sur la gestion du gouverneur de l’Equateur, Charles Bofasa dit attendre la publication de ce rapport par le bureau du sénat pour s’y prononcer. Toutefois, a-t-il indiqué, si les faits, de détournement dont parle déjà certains journaux sont fondés, il s’est dit déçu.

F.L

Ecrit par : F.L.

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