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RDC, le peuple exige le respect des conditions préalables comme condition sine qua none à l’organisation des élections crédibles et apaisées !

Par Jeanne-Marie Sindani

Les electeurs entrain de remplir leur devoir civique

-Le monde entier observe avec  grande curiosité et beaucoup attention le sursaut intransigeant et rigoureux quasi surprenant des partis de l’opposition face aux multiples maux et  lacunes  qu’incarne le processus électoral en cours. L’exigence des conditions préalables est un devoir universel  légitime et primordial de tout un peuple qui veut aller aux élections dans un contexte démocratique.  Sans respect des préalables  électoraux, il ne peut  y avoir d’élections crédibles et apaisées.  Il ne peut  y avoir un régime démocratique responsable. En d’autres termes, le moindre refus de garantir et de faire  respecter les préalables électoraux  indispensables équivaut à un refus manifeste d’organiser des élections  libres et transparentes, dans un processus crédible et apaisé. 

Au Congo dit « Démocratique », les signaux sont au rouge, devant la persistance de l’insécurité, surtout à l’est du pays,  faute d’une Armée républicaine non justifiable jusqu’à ce jour; le manque délibéré de recensement de la population; le non-retour des millions des  Déplacés internes dans leurs villages,  la non-tenue des élections locales prévues en 2006-2007; la modification constitutionnelle a l’avant-veille des élections et les conditions sociales lamentables de la population congolaise; l’endettement masqué suite à  la demande de co-financements inexpliqué de ces élections « souveraines »  par des partenaires extérieurs  compliquent davantage la situation et disqualifient massivement le processus électoral en cours.

En effet, dès le départ, depuis plusieurs mois, bien  avant la tenue controversée de ce forum des partis politiques le 15 juillet 2011, bon nombres d’organisations congolaises et internationales avaient tiré la sonnette d’alarme pour  contester, a juste titre,  la programmation sans respect des conditions préalables des élections en RD Congo dans le contexte actuel.


A présent, il était plus que temps, devant le piège tendu par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante)  lors du forum des partis politiques qu’elle avait organisé  le 15 juillet 2011 en vue de la signature du « Code de bonne conduite en période électorale »,  l’occasion a été saisie par toutes les Forces Vives du Changement pour remettre les pendules à l’heure. Désormais, selon plus d’un observateur averti, les termes « élections  galvaudées »  ne suffisent plus pour caractériser le processus actuel.  Les partis politiques de l’opposition ont enfin,  unanimement  et clairement, exprimé  leur  ras-le-bol face à cette mascarade électorale à ciel ouvert qu’incarne  le processus en cours.  De même, l’émoi  justifié, suite aux  contestations rigoureuses  et les dénonciations multiples  exprimées face aux irrégularités  flagrantes observées dans ce processus électoral par l’ensemble des Forces politiques et sociales du Changement,  rejoignent ainsi les inquiétudes de la plus vaste majorité du peuple congolais, ainsi que de certains observateurs nationaux et internationaux sur le danger des élections non-crédibles et non-apaisées, telles que programmées pour novembre 2011 en RD Congo. Les « félicitations » venues d’outre-mer  pour la clôture du processus d’enrôlement d’électeurs et pour la re-visitation du ficher électoral ne soulagent nullement les maux qui rongent profondément ce processus électoral décrié par les Congolais  eux-mêmes sur l’étendue du territoire national.  Ainsi, comme l’on pouvait bien s’y  attendre, les partis politiques de l’opposition et toutes les Forces Vives du Changement  font maintenant preuve d’un grand sursaut patriotique responsable et exigent, a priori a l’unanimité,  l’obtention et le respect strict des conditions préalables pour garantir les élections crédibles et apaisées en RD Congo. Ces exigences demeurent la condition sine qua none pour garantir des élections  transparentes et démocratiquement acceptables.


Il est très  important de souligner que ce sursaut patriotique salutaire tant attendu de la part des partis de l’opposition et de toutes les Forces Vives du Changement est accueilli avec grand soulagement  et grande satisfaction par l’ensemble de la population congolaise. A présent, chaque Congolaise et chaque Congolais devrait être conscient(e) de ce fait, qu’avec  ces exigences claires et unanimes des préalables électoraux, qui doivent être suivies (espérons-le) d’un  respect strict  dans leur application comme condition sine qua none pour la réalisation des élections crédibles et apaisées,  commence enfin le véritable processus électoral démocratique  en République Démocratique du Congo.

Par cette exigence unanime des préalables électoraux, les Congolais veulent tirer des leçons des erreurs du passé, des erreurs fatales commises, entre autres,  lors des élections de 2006 qui compromettent  rudement leur existence.  Devant ces exigences  légitimes et incontournables,  tout le monde doit  s’en tenir avec rigueur et un  sens de responsabilité patriotique sans complaisance pour mettre fin à l’anarchie dégradante sur tous les plans  et à la décadence humaine en cours. Il en va donc du salut collectif pour le présent et l’avenir de tout un peuple, voire  de tout un continent, ainsi que de la sécurité et  de l’équilibre global, avec un Kongo redressé et stabilisé à l’intérieur de toutes ses frontières.


Cependant, sans le respect strict des conditions préalables telles qu’exigées par le peuple congolais, il est impossible de faire des élections tout court.  Et par conséquent, les élections crédibles et apaisées seraient automatiquement exclues et impensables dans ce contexte incertain et opaque. Un chaos supplémentaires s’en suivrait immédiatement. D’où la nécessité d’éviter a tout prix ce chaos supplémentaire  programmé dans un pays délabré. Si le gouvernants actuels sont incapables de faire respecter tous les préalables  électoraux  exigés par le peuple congolais, il aura alors optée pour sa démission en toute responsabilité. Car  c’est ça la démocratie, le respect  des exigences pour le bien-être du peuple et de la nation : Vox Populi, Vox Dei (la Voix du Peuple, c’est la Voix de Dieu.) La CENI se doit de la respecter.


Devant l’éventualité d’une telle situation démissionnaire des gouvernants, les Forces Vives politiques et sociales pour le Changement doivent ainsi prendre les choses en main pour mettre en place les conditions requises pour les élections démocratiques et apaisées. 

Par ailleurs, c’est ici le moment de rappeler aux partenaires internationaux de la RD Congo leur soutien  qui consistent, non pas à financer précipitamment des élections dans un contexte nébuleux et inapproprié, mais de soutenir la mise en place des exigences  du peuple congolais formulées unanimement  par les partis de l’opposition et Forces Vives de la nation pour le respect des préalables électoraux, afin de prévenir le chaos, d’une part, et de  faire usage de la Charte des Nations Unies pour faire  pression aux gouvernements rwandais et ougandais par des sanctions les poussant à  mettre un terme à la déstabilisation meurtrière (directe ou indirecte) et aux  pillages des ressources du Congo, telles que mentionnés dans plusieurs rapports de l’ONU et d’autres organisations nationales et internationales, d’autre part. C’est seulement à  ce niveau que pourraient se manifester et  s’accentuer  la contribution et  le soutien généreux  justifié des partenaires internationaux de la RD Congo, après tant d’années d’une guerre monstrueuse qui a fait plus de 8 Millions des victimes éplorées en toute impunité, en flagrante violation des droits internationaux et de la Charte des Nations Unies, en présence de la MONUC et de la MONUSCO.

Ci-dessous, les préalables électoraux exigés par le peuple congolais à leurs gouvernants et à la CENI comme condition sine qua none pour des élections crédibles et apaisées :

  1. L’audit du fichier électoral ;
  2. Le vote et publication de la liste électorale avant le dépôt des candidatures ;
  3. L’implication de l’Opposition dans la gestion du serveur central ;
  4. La mise en réseau des centres, bureaux et serveurs ;
  5. La sécurisation du processus électoral par la mise en place de la Cour Constitutionnelle et des autres juridictions devant intervenir dans le processus, du CSAC (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication) et l’implication de la  CENI dans la libération des combattants arrêtés notamment ceux de l’UDPS;
  6. La publication de toutes les opérations qui ont lieu et l’impression des bulletins de vote ;
  7. L’audit des finances de la CENI et de la CEI ;
  8. La mise en place au niveau du secrétariat exécutif national et du secrétariat exécutif provincial des antennes locales de la CENI ;
  9. La formalisation effective du cadre de concertation ;
  10. L’indépendance effective et réelle de la  CENI

A défaut de respecter et de garantir ces préalables incontournables,  la CENI aura mis volontairement  à mal tout le processus électoral,  hypothéquant ainsi sa crédibilité en refusant d’organiser des élections démocratiques  libres,  transparentes  et apaisées dans les délais constitutionnels. Dans ce cas, les élections ne pourront pas avoir  lieu dans les délais prévus par la constitution en vigueur en République dite démocratique du Congo. Le monde entier nous observe. L’opinion internationale est officiellement prise à témoin. Le peuple congolais se trouve désormais devant un tournant décisif de son histoire et de toute son existence. Son avenir et son devenir commun en dépend et, par conséquent,  aucune erreur n’est permise à ce niveau. 

 

Toutes les Forces Vives du Changement sont appelées a demeurer fermes et intransigeantes face aux cafouillages pour prévenir un chaos supplémentaire  et garantir, dans des conditions requises, le droit électoral élémentaire pour le peuple du Congo, ainsi que  le changement adéquat du régime pour le redressement et la cohésion pacifique de la nation tout entière, au bénéfice de tous. C’est-a-dire, le peuple congolais et ses partenaires internationaux.  Ces défis vitaux doivent être relevés par tous sans complaisance en toute responsabilité, avec honneur et dignite.       

Un peuple averti en vaut sept fois soixante- dix-sept générations.