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Revue de Presse de LAVDC de ce Vendredi 15 Juillet 2011

Par Don Kayembe (LAVDC)

Journaux et quotidiens Kinois en vente

-L’actualité reste dominée par les préparatifs des élections en RDC. Plus de doute, les indicateurs semblent confirmer dans la confusion la tenue des élections en cette fin d’ année. Effet, sur l’organisation de ces élections dont la CENI vient de boucler la période de l’ enrôlement et de la révision du fichier électoral sur toute l’ étendue de la république ce 15 juillet par Kinshasa. Les journaux parus à Kinshasa s’intéressent au processus électoral en soulignant le possible non-enrôlement du président du MLC JP Bemba maintenu a la CPI. Ces journaux parlent aussi du crash de Hewa Bora et de détournement des fonts a la Banque du Congo ainsi que de l’entrave a la liberté d’expression c’est-a-dire coup de pied a la démocratie.  

Elections

 Fichier électoral: plus de 30 millions d’enrôlés en RDC annonce Congo Planète dans sa livraison de ce vendredi 15 Juillet 2011.

Plus de trente millions de personnes ont été enregistrées, au 10 juillet, dans l’opération de révision du fichier électoral en République démocratique du Congo (RDC), dont trois millions à Kinshasa. Ces chiffres ont été fournis jeudi 14 juillet, par le vice-président de la Commission électoral nationale indépendante (Ceni), Jacques Djoli, au cours d’une rencontre d’évaluation du processus.

Dans l’ensemble, les chiffres sont conformes aux projections de la Ceni, malgré quelques difficultés techniques et logistiques, a déclaré Jacques Djoli.

Après la révision du fichier électoral, la prochaine étape va concerner la consolidation de l’ensemble des données, a annoncé Jacques Djoli.

En clair, explique-t-il, il s’agit du nettoyage des listes pour enlever les irrégularités qu’on peut rencontrer, faire le «matching» pour avoir des listes consolidées à envoyer au parlement.

«Cette étape nous permettra de déterminer les sièges par circonscription et déterminer le quotient électoral », conclue notre confrère qui cite le vice président de la CENI.

Sur le même sujet, Le Potentiel titre: La CENI clôture l’opération de révision du fichier électoral à Kinshasa

 

Après une prolongation de 10 jours accordée aux requérants, la CENI clôture, aujourd’hui vendredi 15 juillet, l’opération de révision du fichier électoral dans la ville de Kinshasa.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fixé pour ce vendredi 15 juillet 2011, la clôture de l’opération de révision du fichier électoral dans la ville de Kinshasa, rapporte une note d’information de la Ceni, citée par l’Agence congolaise de presse.

La capitale de la RDC est la dernière province à poursuivre l’opération de révision du fichier électoral, ponctuée d’une touche de sensibilisation faite, tour à tour, par les autorités de la CENI, les acteurs de la Société civile et les acteurs politiques. Objectif : atteindre le plus grand nombre d’enrôlés possibles à Kinshasa.

La prolongation de dix jours décidée par la CENI en date du 5 juillet a eu pour but : atteindre les 100% d’enrôlés attendus. Selon la CENI, le taux d’enrôlement à Kinshasa, avant cette prolongation a été de 79%.

 Selon la source, les statistiques générales sont attendues ultérieurement avant de procéder à l’étape de nettoyage du fichier électoral.

Par ailleurs, la révision du fichier électoral permet d’actualiser les listes électorales, de relocaliser les électeurs pour leur permettre de voter près du lieu de résidence. Elle est aussi importante pour les calculs de nombre des sièges de conseils de secteur ou de chefferie et de conseils municipaux

 JP Bemba

 Parlant toujours des élections, le potentiel s’ intéresse au potentiel candidat a la  présidence, JP Bemba le Chairman du MLC incarcérer a la CPI de la Haye, et tire: Le Procès Bemba suspendu à cause des « vacances judiciaires »!

 C’est parti pour une nouvelle suspension du procès Jean-Pierre Bemba Gombo à la Cour Pénale Internationale de La Haye, au Pays-Bas. En effet, selon les usages consacrés en la matière, le corps judiciaire de cette institution, en cette période de l’année, se donne les « vacances judiciaires », depuis le lundi 11 juillet 2011. La conséquence logique, c’est que le procès Bemba ne pourra reprendre que le 22 août prochain.

 Pendant ce temps au pays, poursuit le quotidien, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) se trouve en déliquescence. Ses principaux ténors ne s’épargnent guère des flèches mouchetées, au point que l’un deux, François Muamba Tshishimbi a recouru aux instances judiciaires du pays pour faire respecter ce qu’il appelle « légalité » au sein de son parti ; estimant que toutes les décisions prises à son encontre sont entachées de vice de forme.

Alors qu’il est considéré comme déchu par ses pairs, François Muamba, lui, a choisi le label de la plateforme « Alliance pour la Démocratie et la République, ADR en sigle », dont il est le président, pour faire entendre sa voix aux prochaines échéances électorales et ce, en attendant que ne tombe la décision dans cette affaire pendante devant la justice congolaise.

 

Seulement, renchérit notre confrère, le procès est tel qu’il se passe; les parties devant se soumettre à la volonté de la Cour pour tout le temps que cela prendra, en dépit des considérations liées à la politique nationale de la République Démocratique du Congo où la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) boucle la boucle aujourd’hui, 15 juillet 2011, avec le processus de révision du fichier électoral à Kinshasa.

 Le potential de conclure, quel avenir pour le MLC? La question fait jaser. Dans l’opinion, nombreux sont ceux qui craignent de voir la CENI débouter les partis politiques qui ont des litiges en justice. C’est là que des craintes fusent de partout pour dire que cela ne soit pas le cas pour le Mouvement de Libération du Congo. A ce stade, il est difficile de dire avec exactitude ce qui peut advenir, le temps pour édifier les uns et les autres.

 Social

 Crash à Kisangani – Accablantes preuves contre Hewa Bora titre encore le potentiel

 

Dans ce dossier le quotidien Kinois rapporte de fait du responsable de la compagnie aérienne qui ne fait que tuer des congolais sans la moindre préoccupation. Le potentiel poursuit en disant: Les explications fournies par le PDG de Hewa Bora permettent-elles de décharger la société d’aviation face aux graves allégations portées contre elle ? Ce n’est pas évident !

Sur un ton à la fois grave, sur fond de détermination à convaincre son auditoire, Stavros Papaioannou a tenu, debout, un point de presse au siège de sa société au quartier Bon Marché. La salle était pleine comme un œuf rapport l’auteur de l’article.

 Mais, le patron de Hewa Bora a tenu à tirer le drap de son côté. Pour lui, son entreprise est irréprochable à tous points de vue. L’avion serait un aéronef de qualité capable de voler en toute sécurité.

Quant au pilote, il serait très expérimenté, alignant plus de 5.000 heures de vol avec le Boeing 727. Il totalise 7.300 heures de vol de manière globale. Ce n’est donc pas à un débutant que Hewa Bora a confié l’avion, dit le potentiel qui cite le PDG de Hewa Bora.

 D’ailleurs, pour étayer son argument, Stavros Papaioannou a affirmé que le commandant de bord avait servi même pendant les moments difficiles de la guerre dans la partie orientale du pays, avec courage et bravoure. Bref, un homme qui avait rendu d’énormes services à la Nation congolaise, avec toute sa compétence.

D’autre part, il a loué la qualité du travail de maintenance assurée par les agents de son entreprise. Il a rassuré que des contrôles sont systématiquement effectués sur les aéronefs de sa société, conformément à la réglementation.

Aussi, lance-t-il le défi de fermer Hewa Bora, au cas où l’enquête diligentée apporterait la preuve des défaillances qui lui seraient imputables. Pour le PDG de Hewa Bora, il serait souhaitable que le fabriquant américain de l’avion fasse également partie de l’enquête.

Hewa Bora attend les conclusions de l’enquête dans le but, non seulement de sanctionner les coupables, mais aussi d’apporter des améliorations nécessaires pour une meilleure sécurisation des passagers.

 Analyse des faits:

 LA R.V.A CHARGEE

Pour Stavros Papaioannou, la plus grande responsabilité reviendrait à la Régie des voies aériennes, RVA. En effet, soutient-il, l’état de l’aéroport de Bangboka devrait amener les autorités de la RVA à le fermer.

«Pourquoi pensez-vous que Kenya Airways n’atterrit plus à Kisangani ?», s’est-il écrié. D’autre part, le PDG de Hewa Bora pointe du doigt le personnel de la RVA de l’aéroport de Kisangani. «C’était des stagiaires».

Il les accuse d’avoir mal orienté l’avion. Au lieu d’indiquer la piste 13 qui était dégagée, les aiguilleurs auraient orienté l’avion à la piste 31 qui ne l’était pas. Ainsi, l’avion aurait heurté un arbre lors de son atterrissage à la piste 13 à 1 km du sol, causant des dégâts que tout le monde déplore.

HEWA BORA AIRWAYS NE CONVAINC PAS

Sans préjuger des conclusions de l’enquête diligentée, il apparaît que des zones d’ombre continuent de planer sur les éléments de défense présentés par Hewa Bora.

Le fait de reconnaître qu’il y avait mauvais temps à Kisangani, même pour les non spécialistes de l’aviation, la solution est de s’orienter vers l’aéroport le plus proche. Tous les experts contactés sont catégoriques à ce sujet, tout comme le très respecté commandant Ilunga. Le compatriote Stavros Papaioannou n’a pas fourni d’explication à ce sujet.

 MARTIN KABWELULU ENFONCE HEWA BORA

 D’où cette intéressante interrogation : à bord des aéronefs de Hewa Bora, n’existe-t-il pas d’appareil pouvant permettre au pilote de se rendre compte que le vent qui souffle au sol ne permettrait pas un atterrissage en toute sécurité ? En plus, comment parler de «chance» dans un domaine où la précision est la règle d’or ?

Quant à l’assurance, les avions de Hewa Bora seraient assurés en Grande-Bretagne.

Quant au ministre intérimaire des Transports et Voies de communication, il est catégorique : «la surcharge et l’erreur de guidage sont à la base du crash de l’avion de Hewa Bora». Des dysfonctionnements étaient constatés dans le chef des agents de la RVA. Notamment ceux de la tour de contrôle et celui qui avait la charge du camion anti-incendie.

Quant à la surcharge, elle est de la responsabilité de Hewa Bora. Et là, il serait difficile d’incriminer les agents de la RVA d’autant plus que le transporteur a l’obligation de ne pas surcharger l’avion pour éviter les accidents.

Par ailleurs, ne pas faire figurer des noms de passagers sur le manifeste est une faute grave aux conséquences lourdes. La radio onusienne citant le ministre Kabwelulu affirme que «les gens qui se sont retrouvés frauduleusement dans l’avion, alors que leurs noms ne figuraient pas dans le manifeste». La confirmation de cette allégation par la commission d’enquête tempérerait sans aucun doute l’arrogance du PDG de Hewa Bora.

Sous d’autres cieux, l’Autorité de l’aviation civile aurait dû commencer par clouer au sol les avions Hewa Bora jusqu’à avoir suffisamment de lumière sur ce qui s’y passe, ce qui s’est passé et qui risque de se reproduire encore. Ce qui vaut pour Hewa Bora vaut également pour toutes les autres compagnies congolaises de transport aérien.

Quant il s’agit des vies humaines, l’on ne doit pas se fier aux aléas, mais aux certitudes afin de limiter les dégâts. Tous les experts restent catégoriques : «L’accident de Kisangani pouvait être évité».

Afin de tirer les leçons qui s’imposent, l’Autorité de l’aviation civile en RDC ainsi que le gouvernement sont dans l’obligation de prendre des mesures draconiennes allant jusqu’à des sanctions extrêmes.

 SUSPENSION

   Aux dernières nouvelles alorsque nous bouclions la présente édition, il nous revient que le ministre intérimaire des Transports et voies de communication aurait pris la courageuse décision de clouerau sol les avions de la compagnie Hewa Bora jusqu’à nouvel ordre. Le communiqué ad hoc devrait être rendu public à l’édition vespérale du journal télévisé de la RTNC. Sauf contre-temps.

Cette mesure conservatoire permettra de rassurer les voyageurs non seulement de Hewa Bora, mais aussi de toutes les compagnies aériennes opérant dans le ciel congolais. La règle prudentielle que le gouvernement applique est la voie sacrée pour s’assurer d’une meilleure sécurisation des Congolais appelés à se déplacer pour diverses raisons.


 

Democratie

 Coup de pied a la démocratie. Le gouvernement de Kabila interdit une station qui soutient Étienne Tshisekedi, c’est sous ce titre qu’une organisation appelée “Le comité pour la protection ds Journalistes base a New York intitule son communiqué de Presse.

Voici le texte de son communiqué de presse

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) condamne l’interdiction de diffusion en République démocratique du Congo (RDC) d’une station privée qui soutient le chef de fil de l’opposition à la prochaine présidentielle, Étienne Tshisekedi. L’interdiction, depuis samedi dernier, de cette station est une violation des lois sur la presse du pays, a souligné le CPJ.

Le signal de la Radio Lisanga Télévision (RLTV), émettant à Kinshasa, la capitale congolaise, a été coupé sans mise en demeure, a dit au CPJ le directeur général de ladite station, Basile Olongo Pongo. Le même jour, le ministre congolais de la Communication, Lambert Mendé, a publié un décret interdisant indéfiniment la station sur toute l’étendue du territoire congolais pour « des émissions qui font l’apologie de la violence et contribuent à troubler l’ordre public », selon les to médias.

Dans une interview avec le CPJ aujourd’hui, le ministre Mendé a déclaré que la station avait « appelé les jeunes à descendre dans la rue et expliqué comment faire des cocktails Molotov ». Selon l’organisation locale de défense de la liberté de la presse, Journaliste en Danger (JED), qui a suivi de près les émissions de la RLTV, les accusations du gouvernement sont infondées. La RLTV s’est attirée le courroux du gouvernement du fait de la diffusion d’une émission-débat nocturne intitulée «Soutien à Etienne Tshisekedi», dont les animateurs et les invités sont critiques à l’égard du président Joseph Kabila, qui sollicite un deuxième mandat de cinq ans aux élections présidentielles de novembre prochain, selon JED et des journalistes locaux.

Baby Balukuna, un des présentateurs du programme, a été blessé dans une agression le 19 juin dernier perpétrée par des hommes non identifiés armés de machettes alors qu’il sortait des studios de la RLTV, a rapporté Radio Okapi, une station parrainée par l’ONU.

« L’interdiction sommaire de la RLTV n’est rien d’autre qu’une censure politique », a déclaré Mohamed Keita, coordonnateur du Plaidoyer pour l’Afrique du CPJ. « Les autorités ont coupé le signal de la station sans suivre la procédure régulière. Elles doivent lever cette interdiction immédiatement», a-t-il martelé.

Le gouvernement a coupé le signal de la RLTV un jour après que la station a largement couvert une marche le 9 juillet courant des militants du parti de M. Tshisekedi, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), qui portaient le corps d’un de leurs membres, Serge Lukusa, selon des journalistes locaux. Les militants soutiennent que M. Lukusa est décédé après avoir inhalé du gaz lacrymogène lors de la dispersion violente par les forces de sécurité d’un sit-in qui s’était tenu plus tôt devant le siège de la Commission nationale électorale indépendante. Cependant, M. Mendé a déclaré à la presse que M. Lukusa est mort d’une «mort naturelle», selon des médias.

 Est de la RDC

C’est le cas de le dire. L’Est de la RDC est et reste le ventre mou de ce pays.

 C’est de ventre mou de la RDC que KongoTimes  rapporte des faits en citant Le Potentiel dans son titre: La vérité dévoilée : Crimes contre l’humanité et massacres à l’Est de la RDC

Le mode opératoire, l’étendue des crimes commis de même que des témoignages sur la responsabilité des Américains et des Britanniques dans la tragédie qui a sévi dans l’Est de la RDC, telles sont les révélations contenues dans un film documentaire qui cartonne aux USA et en Europe sous le titre « Le Conflit au Congo, la vérité dévoilée ».

Et notre confrère de constater que: Nul ne devra désormais prétendre ne rien savoir du drame qui a endeuillé les Congolais depuis plus d’une décennie. Des crimes les plus abominables ont été commis à l’Est de la RDC. Des massacres des populations, des viols, des tueries massives, des femmes enterrées vivantes, des villages vidés de leurs habitants, des populations soumises à l’errance et exposées à toutes les intempéries. Avec en sus, 6,8 millions de morts.

Toute cette tragédie s’est passée sous la barbe de la communauté internationale. Laquelle est restée pendant longtemps indifférente et aphone alors que la violence gratuite, accompagnée d’actes criminels – que l’on commence timidement à qualifier de crimes contre l’humanité- n’a pas donné lieu à l’émotion que requiert une telle situation. Bien plus, une prise en charge conséquente de la part de la communauté internationale n’a pas suivi tout de suite, a-t-il fait observer.

Tout s’est passé comme si un mot d’ordre était donné pour ne point accorder de l’importance à ce énième holocauste. La communauté internationale, se ressaisissant sur le tard, s’est limitée à des constats sans les nommer, ni indiquer les auteurs de ces crimes les plus odieux. Et lorsqu’ils sont identifiés, les sanctions leur coulent sur la peau comme de l’eau sur les plumes d’un canard. De quoi comprendre pourquoi le «Mapping report» et d’autres rapports moisissent dans les placards.

Le court métrage intitulé «Le conflit au Congo : la vérité dévoilée», a l’avantage de lever le pan du voile sur l’étendue des crimes commis, le mode opératoire et les vrais mobiles de leurs auteurs de même que leurs commanditaires. Œuvre de l’organisation américaine «Friends of the Congo», le documentaire fait toute la lumière sur cette page sombre de l’histoire de l’humanité et de l’Afrique dans son ensemble.

Les témoignages sont accablants. Howard French de New-York Times est scandalisé : «Des millions de Congolais ont perdu la vie à cause du conflit. Et ça n’a occasionné aucune couverture médiatique soutenue». Ce n’est guère le fait du hasard.

En fait des responsabilités, les Américains et les Britanniques paraissent aux premières loges. Ils ont tout planifié et fait exécuter la sale besogne par des sous-traitants recrutés dans la région. Ils leur ont apporté un soutien substantiel. En clair, les régimes de Kigali et de Kampala ont joué ce «beau» rôle en contrepartie de largesses et de soutiens diplomatiques tous azimuts.

Un personnage déclare que le soutien des gouvernements américain et britannique apparait comme une rétribution pour «de bons et loyaux services rendus». Faut-il dès lors s’étonner de l’impunité dont sont couverts ces gouvernements criminels et mercenaires au service de la prédation? La vérité est têtue, elle finit toujours par émerger et triompher. Telle est sa conclusion.

Economie: Megestion des finances en RDC

 Dans un registre tout a fait différent du précédent, KongoTimes rapport de fait peu catholique dans la gestion des finances Congolaise. I titre: Détournement de 200 millions en RDC: le patron de la Banque Congolaise écroué à la prison centrale de Makala

Roger Yaghi transféré à la prison centrale de Makala. Le patron de la Banque congolaise, en liquidation, devrait justifier du détournement de près de 200 millions de dollars Us. Plusieurs autres infractions seraient mises à sa charge entre autres, le blanchiment d’argent, faux et usage de faux, abus de confiance, extorsions de signatures, abus de biens sociaux. Il serait la pièce maitresse d’un réseau d’opérateurs maffieux ayant littéralement saigné à blanc la BC ces trois dernières années.

Interpellé en avril dernier par l’équipe de la Tolérance zéro, le président du conseil d’administration de la Banque congolaise (BC) en liquidation, Mr Roger Yaghi, est désormais écroué à la prison centrale de Makala. Le sujet libanais y a été conduit hier mercredi 13 juillet avec un dossier judiciaire fort chargé. Il devrait répondre devant les instances judiciaires de plusieurs accusations de détournements et autres crimes économiques. L’équipe de la Tolérance zéro a fait les comptes qui se chiffrent à pas moins de 200 millions de dollars Us volatilisés dans plusieurs opérations maffieuses.

Des éléments recueillis par les enquêteurs, il ressort que des faits suffisamment graves pèseraient sur la tête de M. Yaghi. Des indiscrétions avancent qu’il s’agit d’un dossier passible des poursuites judiciaires pour blanchiment des capitaux, financement des activités terroristes, faux et usage de faux, abus de confiance, extorsion des signatures et abus de biens sociaux innombrables. Gérée en marge des normes et même du bon sens, la BC qui se targuait d’être l’institution bancaire la mieux implantée du pays a croulé en moins de trois ans.

Gardé en résidence surveillée durant les trois mois d’enquête des inspecteurs de la Tolérance zéro, le célèbre sujet libanais aurait quitté hier son lieu de détention tard dans la soirée pour rejoindre son geôlier, à Makala. Sans doute que dans les jours à venir, ce dossier qui ressemble à un arbre qui cache la forêt, va faire couler beaucoup d’encre et de salive et on connaitra les noms de tous ceux qui avaient apporté leur concours à Roger Yaghi dans cette œuvre de destruction du pays et du pillage des ressources congolaises.