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Sénat : clôture du débat général sur la loi électorale-permettre aux Congolais de la diaspora de participer aux élections dans les ambassades de la RDC

Par Le Potentiel

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-La plénière du Sénat a clos le débat général ouvert pour permettre aux sénateurs de présenter leurs préoccupations sur la loi électorale.

Le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a clos le débat général sur la loi électorale ouvert au cours de la séance plénière du mardi qui s’est déroulé dans la salle de conférences internationales du Palais du peuple. Le texte a été envoyé à la commission politique, administrative et juridique (PAJ) pour insérer les amendements et observations faits par près de vingt sénateurs qui ont pris la parole pour exprimer leurs préoccupations.

A titre de rappel, la commission PAJ avait, lors de la plénière de lundi, présenté le rapport de l’examen de ce projet de loi venu de l’Assemblée nationale qui l’a déjà adopté. Ce rapport a été adopté ainsi que l’exposé des motifs. Le débat très animé de mardi a tourné autour de certains points chauds du texte. Il s’agit notamment de l’érection des communes de Kinshasa en circonscriptions électorales, de la participation des Congolais de l’étranger aux élections à différents échelons, de l’âge et le diplôme exigibles pour les candidats, ou encore du respect de la loi sur la parité.

Dans l’ensemble, les personnes qui ont pris la parole ont été unanimes pour que la loi soit modifiée pour permettre aux Congolais de la diaspora de participer aux élections dans les ambassades de la RDC. Ils estiment que ces ambassades sont le prolongement du pays à l’étranger. Selon eux, si les Congolais de l’étranger obtiennent leurs passeports dans ces ambassades, ils peuvent aussi y être enrôlés et obtenir la carte d’électeur qui tient lieu de la carte d’identité.

Quelques préoccupations

Pour le sénateur Florentin Mokonda Bonza, le problème de la nationalité est encore d’actualité, on ne peut pas refuser aux Congolais de l’étranger de voter pour cela, parce que ici au pays, au sein des institutions et des services de l’Etat existent des gens qui n’ont pas une seule nationalité. Il a posé aussi le problème des personnalités qui gèrent les biens de l’Etat et qui, tout en étant en fonction, utilisent les fonds publics et les moyens mis à leurs dispositions pour faire la campagne et se faire élire, avant de présenter la démission. Ici aussi, la plénière s’est montrée unanime pour que ces personnalités puissent démissionner avant de présenter leurs candidatures.

Un autre sénateur, Henri-Thomas Lokondo, a souligné que cette matière est hautement politique. Il s’est situé dans la logique de l’Assemblée nationale soulignant en ce qui concerne l’érection des communes en circonscriptions électorales, que Kinshasa n’est pas une province comme les autres et que le regroupement technique des communes proposé par le gouvernement et adopté par la Chambre basse est conforme. A propos de la caution à payer, il a déclarée que celle-ci étant une garantie, elle devrait être remboursée si le candidat échoue aux élections sinon la caution devient un impôt.

Deux sénatrices ont pris la parole dans ce débat. Il s’agit de Mme Goya et Eve Bazaïba qui, respectivement, ont présenté un véritable plaidoyer pour le respect des lois concernant la parité et le Genre. Elles ont rappelé que la RDC est signataire de plusieurs conventions où elle s’engage à respecter la parité. Eve Bazaïba a indiqué que l’électorat féminin est majoritaire par rapport au masculin. Elle a proposé même que le parti qui aura présenté plus de femmes devait, par exemple, obtenir plus d’aide du gouvernement que d’autres.

Dix-huit sénateurs au total se sont exprimés sur cette loi qui sera adoptée probablement lors de la plénière de vendredi prochain. Le président du Sénat a annoncé pour ce matin la tenue de la plénière portant organisation et fonctionnement des FARDC.

Par Stephane Etinga