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Tshisekedi à Brazza, Sassou démine le terrain


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etienne-C’est aujourd’hui samedi que le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, traverse le fleuve Congo pour répondre à l’invitation du président Denis Sassou Nguesso. La rencontre est cruciale. Dans les milieux politiques, on espère qu’elle permettra de libérer le navire de concertations nationales qui prend l’eau de toutes parts, bien avant qu’il ne prenne le large. Médiateur attitré, Sassou tente  de déminer le terrain en vue de relancer la machine grippée du dialogue entre la classe politique congolaise.

Le président du Congo/Brazzaville réconforte, chaque jour qui passe, sa position de principal médiateur de la crise congolaise. Sollicité par les autorités de la République démocratique du Congo, Denis Sassou Nguesso, se montre disponible concernant la tâche, pas facile, de réconcilier ses frères d’en face.

Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, a été le premier à inaugurer le ballet diplomatique de l’autre côté du fleuve Congo. Il a été vite relayé par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Les membres du présidium des concertations nationales, Léon Kengo et Aubin Minaku – sans doute mandatés par le président de la République – leur ont emboité le pas.

Il ne manquait plus à l’appel que le président de l’UDPS. Sauf changement de dernière minute, c’est ce samedi qu’Etienne Tshisekedi effectue la traversée du Pool Malebo. Naturellement, à l’invitation de Denis Sassou. Sur le plan protocolaire, indiquent des sources concordantes, tout serait réglé comme une horloge. Le séjour du sphinx de Limete à Brazzaville serait de 48 heures. Temps suffisant pour un échange fructueux entre les deux personnalités.

Tshisekedi à Brazzaville,  l’événement vaut toute sa portée politique en ce moment même où la RDC négocie difficilement le virage qui mène aux concertations nationales.  Sur le plan national, les différentes parties impliquées dans ce forum, notamment la Majorité, l’Opposition (parlementaire et extraparlementaire) et la Société civile, ont engagé des pourparlers directs avec le présidium pour baliser la voie.

Depuis le jeudi 15 août 2013, le présidium des concertations a initié des consultations internes avec des groupes de contact représentant les trois composantes à ce forum. Une démarche qui précède la constitution du comité préparatoire aux concertations.

Le démineur

Le ballotage est tel qu’à ce jour, il est difficile de fixer une date d’ouverture de ces concertations. Puisque le forum national bat de l’aile, le président Denis Sassou Nguesso est rentré dans la danse pour en assurer l’équilibre, peu importe la casquette qui lui irait le mieux : médiateur, facilitateur ou accompagnateur.

Sa tâche n’est pas facile du tout, mais il a l’obligation de dénouer les amarres qui bloquent le navire « concertations nationales » au rivage. Le défi que Denis Sassou Nguesso doit relever consiste – tout le monde l’espère – à faire fléchir Etienne Tshisekedi en obtenant son implication dans ce forum de tous les enjeux. D’autant qu’aux termes de l’Ordonnance présidentielle l’organisant, il s’agit d’obtenir la cohésion nationale face à l’agression du pays.

Dans la lettre d’invitation qu’il a adressée à Etienne Tshisekedi, le président du Congo/Brazzaville dit saisir «l’opportunité » que lui offre la rencontre avec Tshisekedi pour échanger « sur quelques sujets d’intérêt partagé ». Quels sont donc ces sujets d’intérêt partagé ? Il n’est pas exclu que les concertations nationales en fassent partie.

Que Tshisekedi fasse le déplacement de Brazzaville avec son épouse, il y a aussi raison à spéculer. Denis Sassou Nguesso envisagerait-il de s’appuyer sur celle que les combattants de l’UDPS appellent affectueusement « Mama Marthe », l’épouse de Tshisekedi pour garantir le succès de sa démarche ? Ce n’est pas exclu.

Pour l’instant, tous les regards sont fixés sur Brazzaville d’où pourrait partir un déclic qui ferait sauter le goulot d’étranglement, non seulement des concertations nationales mais aussi du dénouement de la crise politique persistante. Meurtri par tant d’années de souffrance, le peuple congolais en serait le grand bénéficiaire.

La classe politique congolaise et tous les acteurs impliqués dans ce forum national devraient intégrer cette donne dans leurs calculs. Chacun devrait mettre un peu d’eau dans son vin pour faire avancer la machine. Il s’agit avant tout de sauver le pays, dont la survie dépend aujourd’hui de la cohésion nationale qui découlera des travaux des concertations nationales.

le potemtiel

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