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Volet infrastructures routières – Le ministère des Infrastructures présente les résultats atteints fin juin 2010

Par LUDI CARDOSO

-Programme d’Action Prioritaire 2006-2010 : le ministère des Infrastructures présente les résultats atteints fin juin 2010

Le ministère des Infrastructures a dernièrement présenté les résultats atteints fin juin 2010 pour les actions engagées dans le cadre du volet infrastructures routières du Programme d’Action Prioritaire 2006-2010.

Selon son rapport intitulé « Redynamisation des activités du secteur infrastructures, volet routes et feuille de route », les résultats atteints fin 2010, dans les différentes provinces, se présentent de la manière suivante : Il y a environs 1.322,00 km de routes revêtues réhabilitées, 90,00 km de nouvelles routes bitumées, 3.754,40 km de routes en terre ouvertes ou réhabilitées et 1.98, 27 km voiries réhabilitées ou modernisées.

En effet, les actions engagées dans le cadre du volet infrastructures routières du Programme d’Action Prioritaire 2006 – 2010 ont porté sur la modernisation, la réhabilitation et le renforcement des routes bitumées ainsi que le bitumage des routes en terre, la réhabilitation et la réouverture des routes en terre et des pistes rurales. Elles ont porté également sur la formalisation d’un mécanisme d’entretien de ces infrastructures qui doit être intensifiée et redynamisée avec la participation des populations riveraines.

Au regard de cette situation, il est évident que, en matière des routes d’intérêt général, un effort énorme reste encore à fournir étant donné que les brigades affectées aux provinces ou directement à l’Office des Routes accusent un taux d’exploitation ne dépassant pas 35 %, pour un objectif de 85 %, indique la source.

Ainsi donc, bien que d’autres brigades soient en cours d’acquisition (soit un total de trois au minimum et cinq au maximum par Province en dehors de la Province du Katanga qui a acquis par une facilité de prêt accordé par IDC, dix ateliers), une organisation conséquente doit être mise en place en renforçant les capacités technico-managériales.

Ce qui permettra d’assurer un rythme de réhabilitation des routes en terre d’environ 80 km par brigade par an, soit un minimum de 240 km par province pour les douze mois restant, avant les élections, faisant un total de 2.400 km pour les dix provinces en dehors de celle du Katanga.

Par une affectation judicieuse des ressources financières accordées aux provinces dans le cadre de la rétrocession et à l’Office des Routes par le Trésor Public, un montant annuel de l’ordre de 50 millions Usd sera requis, soit 6,5 millions Usd par mois, à raison de huit mois de travail en moyenne hors intempéries, renseigne le rapport. Et ce, avant de poursuivre que cet effort doit être fourni pour optimiser des investissements coûteux (environ 140 millions Usd en comptant les engins acquis et ceux en cours d’acquisition) réalisés par le gouvernement congolais sous l’impulsion du chef de l’Etat.

A ce titre, les différents animateurs devront être réévalués et utilisés en fonction de leur engagement et compétence. Dans tous les cas, les itinérances et visites techniques devront se faire à raison de 50 % de temps à passer en dehors de Kinshasa.

S’agissant des routes financées par les ressources extérieures, un objectif de 4.650 km dont 147 kms des voiries devra être atteint endéans trois ans à raison de 2600 kms dont 80 kms des voiries d’ici fin 2011 et le reste jusqu’à 2013. A cela s’ajoute le programme d’ouverture des axes routiers par cantonnage manuel utilisant la méthode himo à raison de 4.000 km par an pour un investissement de l’ordre de 13 millions Usd et pour un coût de fonctionnement de 14 millions Usd pour les dix provinces en dehors de la ville-proince de Kinshasa.

Pour ce qui est de la voirie, la mise en oeuvre des dispositions constitutionnelles relatives aux transferts des compétences vers les structures provinciales doit être effective.

Quant au FONER, il est urgent de renforcer la mobilisation des ressources conformément aux textes et particulièrement l’appropriation par toutes les autorités (provinciales et centrales) de cette loi.

En outre, le ministère s’applique à renforcer la participation du secteur privé dans la mise en oeuvre du programme d’entretien.

S’agissant des projets d’aménagement, à l’image de ce qui s’est fait à Kinshasa, un renforcement et une extension à l’échelle du pays sont envisagés en accompagnement des opérations de voirie et d’embellissement et de modernisation du cadre bâti des villes dans les provinces. Une attention particulière sera attachée à la mise en place des stratégies d’entretien des places aménagées.

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