Author: Don Kayembe

  • Accord de gouvernement trouvé entre le FCC et le Cach

    Accord de gouvernement trouvé entre le FCC et le Cach

    -En RDC, le Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme pro-Kabila, et la coalition Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi ont annoncé ce 26 juillet un accord pour la formation d’un gouvernement. Une annonce qui intervient 6 mois après l’investiture du nouveau président.

    C’est sur leurs comptes Twitter que les deux principaux négociateurs de la coalition ont annoncé chacun la nouvelle. « Enfin de la fumée blanche », affirme le Cash François Muamba Tshishimbi. « L’organisation en commissions, la répartition quantitative et qualitative sont bien là », se réjouit-il. De son côté, Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC, confirme qu’un accord vient d’être trouvé ce vendredi 26 juillet entre le FCC et le Cash.

    Le chef de l’État Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont vraisemblablement joué un rôle important dans l’aboutissement de ces négociations pour qu’enfin un gouvernement de coalition soit mis en place incessamment.

    Selon une source proche des négociateurs, l’accord a été conclu au petit matin ce vendredi après des concessions réciproques obtenues grâce à l’implication totale du président de la République et de son prédécesseur.

    Pour plus de détails sur le nouveau gouvernement, rendez-vous est fixé au lundi 29 juillet pour une rencontre avec la presse.

    Avec RFI

  • Ebola: aide d’urgence de la Banque mondiale de 300 millions de dollars à Kinshasa

    Ebola: aide d’urgence de la Banque mondiale de 300 millions de dollars à Kinshasa

    -L’épidémie, qui frappe actuellement la RDC et qui dure depuis août 2018, est la plus grave de l’histoire de la maladie depuis celle ayant touché l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016

    La Banque mondiale a annoncé mercredi l’octroi d’une aide pouvant aller “jusqu’à 300 millions de dollars” dans le cadre de la lutte mondiale contre l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo.

    “Ensemble, nous devons prendre des mesures d’urgence pour mettre fin à l’épidémie mortelle d’Ebola qui détruit des vies et les moyens de subsistance en République démocratique du Congo”, a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale, citée dans le communiqué.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé l’épidémie actuelle au rang d’”urgence de santé publique de portée internationale”.

    “Nous avons un besoin urgent de plus de soutien et de ressources de la part de la communauté internationale pour éviter que cette crise ne s’aggrave à l’intérieur du pays et ne se propage au-delà des frontières”, a souligné Mme Georgieva.

    L’argent, au cœur des tensions sur le front de la riposte contre Ebola en RDC

    Selon le dernier bulletin diffusé lundi par les autorités du pays, “le cumul des cas est de 2.592, dont 2.498 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.743 décès (1.649 confirmés et 94 probables) et 729 personnes guéries”, depuis août 2018.

    Le ministre congolais de la Santé, le Dr Oly Ilunga, a démissionné lundi de ses fonctions, s’estimant désavoué par la décision du président Félix Tshisekedi de prendre le contrôle de la riposte contre l’épidémie d’Ebola.

    Les 300 millions de dollars de financement de la Banque mondiale annoncés mercredi s’ajoutent aux 100 millions de dollars déjà versés par l’institution via son mécanisme d’aide d’urgence en cas de pandémie.

    Le nouveau financement “montre que nous sommes vraiment préoccupés par la nécessité d’intensifier la riposte car la pandémie ne montre aucun signe d’affaiblissement à ce stade”, a déclaré à l’AFP Annette Dixon, vice-présidente de la Banque mondiale chargée des programmes de santé.

    “Alors que le pays a fait ses preuves en mettant rapidement un terme aux précédentes pandémies d’Ebola, l’épidémie actuelle est concentrée dans une région extrêmement pauvre du pays confrontée à de nombreux autres problèmes, notamment le manque de sécurité”, a-t-elle ajouté.

    Mme Dixon a également exhorté à reconnaître que “ces communautés ont besoin d’un soutien avant et après Ebola” d’autant que celles-ci sont également confrontées aux épidémies de choléra, de rougeole et de paludisme.

    L’épidémie d’Ebola exige un élargissement de la vaccination (MSF)

    La “maladie à virus Ebola” (auparavant nommée “fièvre hémorragique à virus Ebola”) tient son nom de la rivière Ebola, située dans le nord de la République démocratique du Congo (RDC, à l’époque Zaïre) où le virus a été repéré pour la première fois en 1976.

    L’épidémie, qui frappe actuellement la RDC et qui dure depuis août 2018, est la plus grave de l’histoire de la maladie depuis celle ayant touché l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016.

    Lors d’une épidémie, Ebola se transmet entre humains par contacts directs. Une personne saine est contaminée par les “fluides corporels” d’une personne malade: sang, vomissures, matières fécales…

    Contrairement à la grippe, ce virus ne peut pas se transmettre par voie aérienne. Aussi Ebola est-il moins contagieux que de nombreuses autres maladies virales.

    Mais ce virus est redoutable en raison de son “taux de létalité” très élevé: il tue en moyenne environ la moitié des personnes qu’il atteint, selon l’OMS.

    Avec AFP

  • Kabila obtient l’exclusion d’un frondeur de sa famille politique

    Kabila obtient l’exclusion d’un frondeur de sa famille politique

    -L’ex-président Joseph Kabila, patron d’une très vaste majorité parlementaire en République démocratique du Congo, a obtenu mardi l’exclusion d’un frondeur, qui ose défier son choix pour la présidence du Sénat.

    Lancée il y a un an, sa coalition Front commun pour le Congo (FCC) a suspendu pour une “durée indéterminée” le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, chef de l’une de ses composantes politiques, l’AFDC-A.

    M. Bahati Lukwebo avait présenté la semaine dernière sa candidature au perchoir du Sénat face au candidat choisi par “l’autorité morale” du FCC, Joseph Kabila : le ministre sortant de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

    Cette démarche dissidente “porte gravement atteinte aux intérêts politiques du FCC”, a estimé mardi la coalition pro-Kabila. A l’issue d’une réunion de sa “conférence des présidents”, elle a demandé la “mobilisation générale de tous les honorables sénateurs” autour de la candidature d’Alexis Thambwe Mwamba.

    “Les chefs des regroupements réaffirment leur loyauté à l’autorité morale du FCC, l’honorable sénateur Joseph Kabila Kabange”, selon un communiqué.

    M. Bahati Lukwebo a annoncé qu’il maintenait sa candidature, dans une première réaction au site d’information actualité.cd, ajoutant qu’il prenait son “autonomie”.

    uePassé de rebelle

    La candidature à la présidence du Sénat de M. Thambe Mwamba, 76 ans, n’est pas du goût d’un collectif de la société civile qui a rappelé lundi son passé de rebelle.

    M. Thambwe Mwamba, 76 ans, avait été entendu en Belgique le 4 septembre dernier par la police judiciaire.

    Une plainte avait été déposée contre lui à Bruxelles en mai 2017 par les familles des 50 passagers d’un Boeing 727 abattu dans l’est de la RDC le 10 octobre 1998.

    Le missile avait été tiré par le mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dont Alexis Thambwe Mwamba était alors l’un des dirigeants.

    Mais Alexis Thambwe Mwamba “ne disposait ni d’une autorité, ni de compétence militaire au sein” du RCD, selon la ligne de défense de son avocat, Laurent Kennes.

    Le président du Sénat remplace le président de la République en cas d’empêchement de ce dernier.

    M. Kabila a transmis ses pouvoirs de président à Félix Tshisekedi le 24 janvier, l’opposant déclaré vainqueur de la présidentielle de décembre dernier.

    Sa coalition, le FCC, dispose de plus de 300 sièges sur 500 à l’Assemblée. Le FCCrevendique “une très large majorité de plus des deux tiers” au Sénat élu en mars sur fond d’accusation de corruption des “grands électeurs”, les députés provinciaux.

    AFP

  • Tshisekedi débauche un des cinq dirigeants de l’opposition pour la BAD

    Tshisekedi débauche un des cinq dirigeants de l’opposition pour la BAD

    -Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a désigné un des cinq dirigeants de la coalition d’opposition Lamuka à un poste d’administrateur de la Banque africaine de développement (BAD), ce qui, reconnait-il, va l‘éloigner de ses “activités militantes”.

    “Il a plu au chef de l’Etat de me désigner pour assumer le mandat confié à la RDC”, a indiqué vendredi dans un communiqué l‘économiste et ex-ministre Freddy Matungulu, ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI).

    “J’ai répondu favorablement à l’appel”, ajoute-t-il en disant sa “gratitude” envers le chef de l’Etat pour “cet acte d’ouverture” politique.

    Sa candidature doit être validée par les ministres des Finances des pays d’Afrique centrale qu’il doit représenter à la BAD (Burundi, Cameroun, Congo, Centrafrique, RDC) lors d’une réunion en août.

    “Ce nouvel engagement international me réimpose des devoirs de réserve. J’entends dès lors prendre une distance conséquente de mes activités militantes, y compris dans Lamuka”, a-t-il ajouté.

    M. Matungulu est l’un des six fondateurs de la coalition Lamuka constituée le 11 novembre à Genève autour de la candidature de Martin Fayulu à l‘élection présidentielle du 30 décembre.

    La coalition ne comprend plus que quatre dirigeants: Martin Fayulu, qui revendique la victoire et la “vérité des urnes”, l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, l’ex-chef de guerre et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, et l’ex-Premier ministre Adolphe Muzito.

    Un autre dirigeant, Antipas Mbusa Nyamwisi, avait annoncé fin juin qu’il quittait Lamuka pour aider le chef de l’Etat dans la lutte contre l‘épidémie d’Ebola dans son fief de Beni-Butembo.

    Des divergences traversent Lamuka entre les tenants de la contestation de la victoire de Félix Tshisekedi autour de Martin Fayulu et les partisans d’un rapprochement prôné par Moïse Katumbi.

    Convoquée le 20 juillet, une réunion des dirigeants de Lamuka a été reportée au 24 juillet à Lubumbashi.

    AFP

  • Audio: De la RDC à la frontière mexicaine : le long voyage de Marcello

    Audio: De la RDC à la frontière mexicaine : le long voyage de Marcello

    Migrant originaire de la République Démocratique du Congo, Marcello a 27 ans. Il fait partie de ceux qui ont choisi de passer par l’Amérique centrale et le Mexique pour tenter de rentrer aux Etats- Unis.

  • CAN 2019: battue par l’Ouganda, la RDC ne se cherche pas d’excuse

    CAN 2019: battue par l’Ouganda, la RDC ne se cherche pas d’excuse

    -Une équipe de RD Congo un peu « perdue », qui « ne s’est pas donnée à fond » et qui « joue à deux à l’heure ». Les « Léopards » ne se sont pas cherché d’excuses après leur piètre performance face aux Ougandais (0-2), dans le groupe A de la Coupe d’Afrique des nations 2019, ce 22 juin au Caire. Tous pointent du doigt un problème mental à corriger avant un match crucial face à l’Égypte, le pays hôte de la CAN 2019, prévu le 26 juin.

    De notre envoyé spécial au Caire,

    « On savait que gagner le premier match dans une CAN à 24 équipes ouvrait quasiment les portes d’une qualification en huitième de finale. C’est donc un grand coup au moral. D’autant plus que, maintenant, il faut affronter l’Égypte… » Florent Ibenge, le sélectionneur de l’équipe de RD Congo, peine à masquer sa déception, ce 22 juin au Caire, après le revers 0-2 des siens face aux Ougandais. Plus que le résultat, c’est la manière qui semble l’affecter. « Il faut féliciter l’Ouganda bien sûr, mais on a vécu une faillite collective. Il nous a manqué le fighting spirit, soupire le technicien. Vous pouvez mettre en place n’importe quelle tactique, si l’envie n’est pas là, il n’y a rien à faire ».

    Manque d’entrain ou problème de stratégie durant cette rencontre du groupe A ? Pour le milieu de terrain Paul-José Mpoku, c’est un peu des deux. « On a joué contre une équipe qui était bien en place, qui était prête tactiquement, qui savait ce qu’elle devait faire, souligne le numéro 10. Malheureusement, on était un peu perdu. On n’a pas gagné le premier ballon, on n’a pas gagné le second non plus… On ne s’est pas donné à fond. Ça, ça se paie cash face à des équipes plus agressives ».

    Un groupe dans le doute ?

    L’ailier Yannick Bolasie tente, lui, de relativiser : « Nous avons perdu face à une meilleure équipe ce soir, tout simplement. Aujourd’hui, ce n’était pas notre jour. » Mais il ajoute aussi : « On ne se cherche pas d’excuses. Mais la préparation de l’équipe a été difficile. »

    Ces dernières semaines, les « Léopards » ont connu quelques déboires qui ont peut-être perturbé leur approche de la CAN 2019. Au point de ne pas être prêts le jour J ? « Si tu ne gagnes pas et que tu perds comme ça… On était prêt peut-être, mais on ne l’a pas montré. C’est bien de dire qu’on est prêt mais c’est mieux de le démontrer sur le terrain, lâche Paul-José Mpoku. Il faut maintenant que chacun se regarde dans un miroir et que chacun prenne ses responsabilités. Il faut oublier ce match au plus vite et espérer que le prochain soit meilleur. »

    Montrer autre chose face à l’Égypte

    Le prochain, ce sera donc face au favori du groupe A et de la compétition, l’Égypte, le 26 juin au Caire. « Pour moi, on est obligé de tout donner, avant toute chose, poursuit Mpoku. Parce qu’aujourd’hui on n’a pas donné, on n’était pas à fond. Mais si on est bien et qu’on gagne des duels, je pense qu’on pourra faire un bon résultat face à cette équipe d’Égypte. »

    Florent Ibenge abonde : « Après avoir montré cette image de nous-mêmes, on est surtout dans l’idée de montrer autre chose, parce que la RDC, ce n’est pas ça. » Yannick Bolasie conclut sur une note plus positive : « On est impatient de jouer face à des équipes comme l’Égypte, un pays hôte, dans un stade plein. C’est le genre de rencontre qu’on a envie de jouer. »

    avec RFI

  • Le retour de Jean-Pierre Bemba très attendu par son parti

    Le retour de Jean-Pierre Bemba très attendu par son parti

    -Jean-Pierre Bemba est attendu ce dimanche 23 juin en République démocratique du Congo. Le patron du MLC revient pour s’occuper de son parti.

    Il y a beaucoup d’attentes du côté du Mouvement de libération du Congo (MLC). Cela fait presque un an que l’ancien vice-président n’est pas revenu au pays. Il n’y a fait qu’un séjour depuis son acquittement à La Haye pour des crimes de guerreet crimes contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique. À l’époque il était venu présenter sa candidature à la présidentielle, une candidature rejetée. Certains cadres l’avouent : la présence de Jean-Pierre Bemba leur a manqué pendant la campagne électorale.

    À sa descente d’avion, c’est à son état-major qu’il va donner sa priorité. Une réunion en petit comité est prévue avant un bain de foule. Le programme de sa visite et les grandes lignes de son discours ne sont pas connus. « C’est vrai qu’il ne nous les a pas encore dits », reconnaît l’un de ses proches collaborateurs.

    Deuxième parti de l’opposition après les élections de 2006 – scrutins boycottés par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) –, le MLC a connu depuis de nombreuses défections, notamment après l’arrestation de Jean-Pierre Bemba par la CPI en 2008. Une politique de débauchage qui n’aurait pas cessé avec l’arrivée à la présidence de Félix Tshisekedi. « On sait que des tractations sont en cours avec certains de nos cadres », confie ainsi un des responsables du MLC.

    Jean-Pierre Bemba conteste également les résultats des élections et notamment des législatives qui n’avaient donné que 22 députés à son parti, dont huit ont depuis été invalidés par la Cour constitutionnelle.

    Le président du MLC rentre donc au Congo pour regonfler le moral des troupes, mais aussi remettre de l’ordre et peut-être même faire tomber des têtes dans son parti. Car si le MLC a obtenu des élus presque partout, le dernier cycle électoral aurait révélé au leadership du MLC des faiblesses dans son organigramme, « des cadres qui sont en train de dormir », confie un proche de Jean-Pierre Bemba.

    L’opposant tiendra donc ce dimanche un meeting à 14h place Sainte-Thérèse, dans la commune de Ndjili, et non devant le siège provincial de son parti. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, avait évoqué la crainte d’un affrontement avec les participants d’une messe organisée par des proches de Félix Tshisekedi. Malgré ce changement de lieu, les militants du MLC s’organisent pour accueillir leur chef.

    Nous serons tous pour l’accueillir car il nous a beaucoup manqué !

    Avec RFI

  • CAN-2019:l’Ouganda bat la RDC, le Nigeria fait l’essentiel face au Burundi

    CAN-2019:l’Ouganda bat la RDC, le Nigeria fait l’essentiel face au Burundi

    Grâce aux buts de Kaddu 15e et Okwi 48e, l’Ouganda a ravi samedi la tête du groupe A à l’Egypte, pays hôte.Mais les deux équipes sont à égalité de points ( 3 points ) , et 2 buts pour les Ougandais et 1 but pour le compte des Egyptiens.

    Dans le bas du classement, le Congo tout comme le Zimbabwe n’ont pour le moment marqué aucun point.

    Ces deux équipes sont en mauvais postures puisqu’elles affronteront chacune les deux leaders du groupe mercredi : l’Ouganda pour le Zimbabwe et l’Egypte pour la RDC.

    Dans le groupe B, le Nigeria a fait l’essentiel face au Burundi. Après avoir été tenu en échec durant toute la première partie, les Supers Eagles ont également eu de peine pour s’imposer contre les Hirondelles repliés à la défensive.

    Odion Ighalo célèbre son but contre le Burundi

    Mais à la 75e minute, l’attaquant nigérian Ighalo a trouvé de faille à la défense burundaise Un but qui offre aux hommes de Gernot Rohr 3 points Le deuxième match de la poule oppose à 20h TU la Guinée au Madagascar

    L’Allemagne, décroche son billet pour les quarts du mondial féminin du football

    L’Allemagne a largement dominé le Nigéria 3-0 Les Allemandes sont donc  qualifiées pour les quarts de finale. Les doubles champions du monde et championnes olympiques affronteront  le vainqueur du match Suède-Canada  qui jouent lundi à 19h TU

    Read More

  • Le Mauritaniens aux urnes pour une transition démocratique historique

    Le Mauritaniens aux urnes pour une transition démocratique historique

    La Mauritanie vote pour élire un nouveau président et désigner le successeur de Mohamed Ould Abdel Aziz. Le chef de l’Etat sortant, arrivé au pouvoir par un putch puis des élections en 2009, ne peut pas se représenter. La Constitution mauritanienne limite en effet à deux le nombre de mandats.

    Le coup d’envoi de ce premier tour de la présidentielle a été donné ce samedi matin lorsque quelque 3000 bureaux de vote ont ouvert leurs portes dès 7 heures en heure locale.

    Les femmes ont été moins nombreuses à voter que les hommes dans la république islamique.

    Les résultats sont attendus en début de semaine prochaine. 

    Les six adversaires de Mohamed Ould Ghazouani Mohamed, le candidat du pouvoir, estiment qu’un second tour est inéluctable. Ce dernier est soutenu par le président sortant et les partis de la majorité. Il fera face à Sidi Mohamed Ould Boubacar, ancien Premier ministre soutenu par les islamistes dits modérés de Tawassoul, Biram Dah Abeid, député, militant abolitionniste, Mohamed Ould Maouloud, député également, soutenu par la coalition Changeons d’ère, Kane Hamidou Baba, de la coalition Vivre ensemble. Et enfin Mohamed Lemine El  Mourteji, quasiment inconnu de la classe politique.

    “Il passera haut la main”

    Qu’est-ce qui fait croire aux sympathisants de Mohamed Ould Ghazouani qu’il pourrait gagner le scrutin au premier tour ? Son porte-parole Sidi Ould Dowmane rappelle “qu’il a le soutien de 130  députés sur les 147 que compte l’Assemblée nationale, le soutien de la quasi-totalité des maires, la totalité des présidents de conseils régionaux. “Notre candidat”, déclare le porte-parole, “passera haut la main au premier tour”. Ould Dowmane fait référence aux résultats des élections de septembre 2018. Mais pour l’opposition, cette forte majorité s’explique par l’absence de transparence.

    Une CENI controversée

    De son côté, Lo Gourmo Abdoul, porte-parole du candidat Mohamed Ould Maouloud pense que, si l’élection se déroule en toute transparence, l’opposition gagnera la présidentielle. “Seule la fraude massive pourrait faire obstacle à ce qu’un candidat de l’opposition gagne, soit  au premier tour, et nous pensons sincèrement que c’est possible, soit au second tour,” affirme-t-il.

    A la veille du vote, les candidats de l’opposition émettaient de forts soupçons sur la transparence. Ils parlent de risque de fraude à grande échelle qui, je cite, “pourrait être favorisée par une CENI (Commission électorale nationale indépendante) quasiment acquise au candidat du pouvoir.” 

    La Ceni, répondent les militants d’Ould Ghazouani, est composée de représentants de l’opposition et du pouvoir qui ont pris part à un dialogue national.

    Read More

  • Les révolutions confisquées en Algérie et au Soudan

    Les révolutions confisquées en Algérie et au Soudan

    En Algérie, en dépit de la démission le 2 avril dernier de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, les Algériens continuent de descendre dans la rue tous les vendredis pour dénoncer l’omniprésence du tout-puissant chef d’état-major, le général Ahmed Gaid Salah qui incarne le système Bouteflika.

    Les populations battent le pavé pour exiger aussi que la transition soit dirigée par de nouvelles figures crédibles et neutres n’ayant pas collaboré avec le régime déchu.

    Le général Ahmed Gaid Salah (à droite) en compagnie de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika (à gauche) en 1998.

    La situation est similaire au Soudan après la destitution d’Omar el-Béchir le 11 avril et la mise en place d’un Conseil militaire de transition dirigé par un de ses proches, Abdel Fatah al-Burhan. Selon Mohammed Tozi, politologue marocain, “les processus se ressemblent en l’Algérie et au Soudan mais ils ne sont pas les mêmes. Au Soudan, ce qui est mis en cause, c’est à la fois l’armée et les islamistes politiques. En Algérie, le blocage est beaucoup plus fort. Le mouvement est beaucoup plus structuré, la demande un peu plus claire mais le blocage est plus fort parce que l’armée est monolithique.”

    Lutte de longue haleine

    Même si le pouvoir est toujours entre les mains des militaires en Algérie et au Soudan, certains analystes sont tout de même confiants.

    “La démocratisation est un processus qui prend du temps. Ça été long en Europe au moment des révolutions démocratiques. C’est la direction, l’évolution naturelle des choses, avec une jeunesse cultivée, active, consciente. C’est vraiment impressionnant”, explique Masri Feki, le géopolitologue et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient.

    Dans la région, seule la Tunisie semble avoir réussi sa transition démocratique. Ce n’est pas le cas pour l’Egypte dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi depuis le renversement par l’armée, dont il est issu, du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

    Par ailleurs, dans d’autres pays, comme la Syrie, le Yémen et la Libye, les révoltes contre les pouvoirs en place se sont transformées en guerres civiles qui ont déstructuré profondément les bases de ces sociétés.

    Médiation au Soudan

    Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est arrivé ce vendredi à Khartoum pour tenter une médiation. Il a rencontré à Khartoum

    Le Premier ministre de l’Éthiopie à Khartoum avec l’un des représentants de la contestation au Soudan.

    Abdel Fatah al-Burha, le chef du Conseil militaire et les leaders de la contestation qui exigent toujours un transfert du pouvoir aux civils.

    Selon Abiy Ahmed, “l’armée, le peuple et les forces politiques doivent faire preuve de courage et de responsabilité en prenant des actions rapides vers une période de transition démocratique et consensuelle dans le pays”.

    La visite Premier ministre éthiopien intervient au lendemain de la suspension de la participation du Soudan à l’Union africaine (UA) “jusqu’à l’établissement effectif d’une autorité civile de transition”.

    Read More