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  • Prison Ă  perpĂ©tuitĂ© pour trois membres de l’opposition chiite au BahreĂŻn

    Prison Ă  perpĂ©tuitĂ© pour trois membres de l’opposition chiite au BahreĂŻn

    Dimanche 4 novembre, trois personnalitĂ©s de l’opposition chiite au BahreĂŻn, dont le chef du mouvement Al-Wefaq Cheikh Ali Salmane, ont Ă©tĂ© condamnĂ©es en appel Ă  la prison Ă  perpĂ©tuitĂ© pour avoir transmis des informations confidentielles au Qatar, pays boycottĂ© par Manama et d’autres alliĂ©s de l’Arabie saoudite.

    Ils avaient été acquittés en juin par la haute cour pénale de Bahreïn, pays dirigé par une monarchie sunnite. Le procureur général avait, néanmoins, interjeté appel.

    Le jugement de dimanche peut encore faire l’objet d’un recours.

    Une « parodie de justice »

    Ali Salmane avait Ă©tĂ© inculpĂ© il y a un an « d’intelligence avec l’Etat du Qatar en vue de commettre des actions hostiles dans le but de nuire Ă  la position politique et Ă©conomique du royaume de BahreĂŻn, de renverser son rĂ©gime et de dĂ©voiler ses secrets dĂ©fense ».

    Il avait Ă©tĂ© Ă©galement accusĂ© d’« avoir reçu d’un Etat Ă©tranger [le Qatar] des sommes d’argent en contrepartie de la transmission d’informations concernant des secrets militaires et la situation gĂ©nĂ©rale dans le pays ».

    « Ce verdict est une parodie de justice qui illustre les efforts constants et illégaux des autorités bahreïnies pour réduire au silence toute forme de dissidence », a accusé Amnesty International.

    « Le cheikh Ali Salmane est un prisonnier de conscience qui est dĂ©tenu seulement pour avoir exercĂ© pacifiquement son droit Ă  la libertĂ© d’expression », a ajoutĂ© l’ONG de dĂ©fense des droits de l’homme.

    Le Qatar sous embargo

    Cette inculpation Ă©tait intervenue aprĂšs l’embargo dĂ©crĂ©tĂ© le 5 juin 2017 contre le Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliĂ©s, l’Egypte, les Emirats et BahreĂŻn.

    Les quatre pays accusent le Qatar de soutenir des mouvements « terroristes » (ce que Doha dĂ©ment), de se rapprocher de l’Iran et de saper la stabilitĂ© de la rĂ©gion.

    Lire aussi :   Le conflit entre le Qatar et ses voisins devant la Cour internationale de justice

    La seule frontiĂšre terrestre de la petite nation pĂ©ninsulaire avait alors Ă©tĂ© fermĂ©e, sa compagnie aĂ©rienne publique interdite d’emprunter l’espace aĂ©rien des pays voisins, et ses citoyens expulsĂ©s de ces mĂȘmes pays.

    Depuis plusieurs mois, le rĂ©gime saoudien entretient Ă©galement le flou autour d’un projet de canal maritime, percĂ© parallĂšlement Ă  sa frontiĂšre avec le Qatar, qui transformerait de facto l’émirat en Ăźle.

    Lire aussi :   Au Qatar, la possibilitĂ© d’une Ăźle

    Allié de Washington

    ArrĂȘtĂ© dĂšs 2014, Cheikh Ali Salmane purge, par ailleurs, actuellement une peine de prison pour « incitation Ă  la haine confessionnelle ».

    Le royaume de Bahreïn, siÚge de la Ve Flotte des Etats-Unis et proche allié de Washington, avait alors écrasé dans le sang un mouvement de contestation chiite qui réclamait des réformes dans la foulée du « printemps arabe ».

    Des centaines d’opposants ont Ă©tĂ© emprisonnĂ©s depuis et certains ont Ă©tĂ© dĂ©chus de leur nationalitĂ©.

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  • Ces antisĂ©mites obsĂ©dĂ©s par George Soros

    Ces antisémites obsédés par George Soros

    Les campagnes contre George Soros, accusĂ© d’incarner la finance mondialisĂ©e et d’encourager les flux d’immigration, alimentent de plus en plus de passages Ă  l’acte antisĂ©mite.

    Campagne d’affiches du gouvernement hongrois contre Soros en 2017

    L’attaque du 27 octobre contre une synagogue de Pittsburgh est, avec 11 morts, l’attentat antisĂ©mite le plus meurtrier de l’histoire des Etats-Unis. De nombreuses voix se sont Ă©levĂ©es depuis pour dĂ©noncer le climat de haine entretenu par Donald Trump, surtout dans ses attaques obsessionnelles contre George Soros, un des plus solides soutiens financiers du parti dĂ©mocrate. « Quand il dit Soros, c’est un code pour dĂ©signer les Juifs. Quand il dit ‘globalisme’ aussi. Par ses propos, il alimente les antisĂ©mites », affirme Joy Katz, Ă©crivaine juive de Pittsburgh. Quant Ă  Maurice Samuels, professeur Ă  Yale, il accuse Trump de « rĂ©percuter (ou retweeter) de façon routiniĂšre les thĂ©ories conspirationnistes d’extrĂȘme-droite, dont beaucoup concernent George Soros, qui offre un symbole bien pratique des Juifs contrĂŽlant les marchĂ©s financiers, la politique et la presse. Une notion qui constitue le fond de commerce du discours antisĂ©mite depuis ‘Les Protocoles des Sages de Sion‘ ».

    LA DENONCIATION OBSESSIONNELLE DE SOROS

    Soros a de fait Ă©tĂ© le premier destinataire de colis piĂ©gĂ©s dans la vague qui a visĂ© rĂ©cemment aux Etats-Unis des personnalitĂ©s identifiĂ©es au Parti dĂ©mocrate. Il est la cible de violentes campagnes des mĂ©dias acquis Ă  Trump qui l’accusent d’encourager les flux de rĂ©fugiĂ©s vers les Etats-Unis. Le tueur de Pittsburgh associait d’ailleurs la communautĂ© juive qu’il a visĂ©e et la menace des « envahisseurs » que seraient selon lui les rĂ©fugiĂ©s. Mais c’est pourtant dans le pays natal de Soros, la Hongrie, que les attaques les plus systĂ©matiques ont Ă©tĂ© lancĂ©es par le gouvernement du trĂšs populiste Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010. A l’étĂ© 2017, des affiches gĂ©antes sont placardĂ©es dans tout le pays (voir ci-dessus), avec, Ă  cĂŽtĂ© de la photo du milliardaire amĂ©ricain, ce slogan: « 99% des Hongrois sont contre les immigrants. Ne laissons pas Soros rire le dernier ».

    L’ambassadeur d’IsraĂ«l Ă  Budapest proteste contre une campagne qui « évoque non seulement de tristes souvenirs, mais sĂšme la haine et la peur ». Il en faudrait plus pour dissuader Orban:  le 15 mars 2018, Ă  l’occasion de la FĂȘte nationale, il se dĂ©chaĂźne contre « le rĂ©seau des ONG financĂ©es par les spĂ©culateurs internationaux, englobĂ© et incarnĂ© dans la personne de George Soros ». Le Premier ministre hongrois dĂ©nonce ce « rĂ©seau international structurĂ© en empire » qui oeuvrerait Ă  remplacer par des immigrĂ©s la population de souche europĂ©enne. Il fustige « un adversaire qui est diffĂ©rent de nous. Il n’agit pas ouvertement, mais cachĂ©, il n’est pas droit, mais tortueux, il n’est pas national, mais international, il ne croit pas dans le travail, mais spĂ©cule avec l’argent, il n’a pas de patrie, parce qu’il croit que le monde entier est Ă  lui ». En remportant les lĂ©gislatives du 8 avril avec 48,8% des voix pour son parti, Orban dĂ©montre qu’un discours aussi virulent est payant Ă©lectoralement. Peu aprĂšs, Open Society, la fondation animĂ©e par Soros, transfĂšre Ă  Berlin la gestion des programmes jusqu’alors assurĂ©e depuis Budapest.

    L’HEURE DE VERITE POUR NETANYAHOU?

    NĂ©tanyahou se vante d’avoir Ă©tĂ© le premier dirigeant Ă©tranger Ă  fĂ©liciter Orban de son rĂ©cent triomphe Ă©lectoral. Il avait auparavant dĂ©savouĂ© les critiques de la campagne anti-Soros par son ambassadeur en Hongrie. Car le Premier ministre israĂ©lien accuse le philanthrope amĂ©ricain « de porter atteinte aux gouvernements israĂ©liens dĂ©mocratiquement Ă©lus en finançant des organisations qui diffament l’Etat juif ». Open society soutient en effet des organisations israĂ©liennes de dĂ©fense des droits de l’homme dont NĂ©tanyahou veut brider l’action et la communication. Le chef du gouvernement israĂ©lien a Ă©galement rendu Soros responsable, en avril dernier, de l’échec d’un accord de transfert des « infiltrĂ©s » africains en IsraĂ«l vers le Rwanda (le terme « infiltrĂ©s » dĂ©signe officiellement en IsraĂ«l les immigrants illĂ©gaux, majoritairement originaires d’ErythrĂ©e et du Soudan). NĂ©tanyahou et Soros s’étaient de surcroĂźt retrouvĂ©s, en politique amĂ©ricaine, dans des camps diamĂ©tralement opposĂ©s, celui-ci soutenant Obama contre McCain en 2008, puis Romney en 2012, celui-lĂ  savourant enfin sa revanche avec l’élection de Trump en 2016. Sur un plan anecdotique, Yair Netanyahou, le fils aĂźnĂ© du Premier ministre, avait suscitĂ© la polĂ©mique en IsraĂ«l, en relayant en 2017, une caricature de Soros tenant le monde entier au bout d’une canne Ă  pĂȘche.

    Le chef du gouvernement israĂ©lien a, Ă  l’évidence, Ă©tĂ© choquĂ© par la tuerie de Pittsburgh, perpĂ©trĂ©e dans cette Pennsylvanie oĂč il a lui-mĂȘme passĂ© une grande partie de son adolescence. Il a rĂ©agi avec Ă©motion et sur-le-champ Ă  ce drame, lĂ  oĂč il avait mis trois longs jours Ă  condamner, en aoĂ»t 2017, les dĂ©bordements antisĂ©mites de Charlottesville.  Il avait aussi invitĂ© en mai 2018, pour le transfert de l’ambassade des Etats-Unis Ă  JĂ©rusalem, des prĂȘcheurs amĂ©ricains aux nombreux dĂ©rapages antisĂ©mites. Ce geste s’inscrit dans une stratĂ©gie d’alliance de la droite dure en IsraĂ«l avec un courant Ă©vangĂ©lique aux accents messianiques, courant dont l’ascension politique suscite pourtant le trouble au sein de la diaspora juive. La dĂ©cision du prĂ©sident Bolsonaro, Ă  peine Ă©lu, de transfĂ©rer l’ambassade du BrĂ©sil Ă  JĂ©rusalem ne peut que conforter NĂ©tanyahou dans cette stratĂ©gie. Il est dĂšs lors peu probable, mĂȘme aprĂšs Pittsburgh, que le Premier ministre israĂ©lien cesse de poursuivre Soros de sa vindicte et de miser, sur le continent amĂ©ricain comme en Europe, sur des populismes agressifs.

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  • Droits de l’homme au Vietnam : la France « ne met rien sous le tapis », d’aprĂšs Edouard Philippe

    Droits de l’homme au Vietnam : la France « ne met rien sous le tapis », d’aprĂšs Edouard Philippe

    La France « ne met rien sous le tapis » sur le sujet des droits de l’homme au Vietnam communiste.

    En visite dans le pays, le premier ministre français, Edouard Philippe, a affirmé ce dimanche 4 novembre que le sujet était abordé « dans les forums qui vont bien, de la façon dont nous avons toujours procédé ».

    Selon une source proche des discussions, la question des droits de l’homme a Ă©tĂ© abordĂ©e « dans le cadre des entretiens » entre Edouard Philippe et les dirigeants vietnamiens vendredi, au premier jour de sa visite. « L’attention des autoritĂ©s vietnamiennes a Ă©tĂ© appelĂ©e sur une liste de cas individuels », a prĂ©cisĂ© cette source Ă  l’AFP.

    Une centaine de prisonniers politiques

    Le Vietnam, qui ne compte aucun mĂ©dia indĂ©pendant et est dominĂ© par les communistes conservateurs depuis 2016, s’est dotĂ© d’une nouvelle loi sur la cybersĂ©curitĂ© qui limite encore davantage la libertĂ© d’expression.

    Le texte, qui entrera en vigueur en janvier 2019, oblige les plates-formes du Web à retirer tout commentaire considéré comme une « menace à la sécurité nationale » et à stocker les informations personnelles et les données des utilisateurs.

    Une centaine de personnes ont Ă©tĂ© emprisonnĂ©es en 2017 pour des raisons politiques, d’aprĂšs Amnesty International, et une cinquantaine de militants et blogueurs ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ©s cette annĂ©e, selon un dĂ©compte de l’AFP.

    Les groupes de dĂ©fense des droits de l’homme craignent que la rĂ©pression s’accĂ©lĂšre avec l’arrivĂ©e Ă  la prĂ©sidence du pays du secrĂ©taire du Parti communiste, Nguyen Phu Trong.

    Visite Ă  Dien Bien Phu

    Edouard Philippe devait quitter le Vietnam dimanche soir au terme d’une visite qui l’a vu dĂ©crocher pour dix milliards d’euros de contrats et accords commerciaux, dont 5,7 milliards pour l’avionneur europĂ©en Airbus.

    Samedi, il s’était rendu sur le site de Dien Bien Phu pour honorer la mĂ©moire des soldats français et vietnamiens de la guerre d’Indochine. « Il me semblait qu’il Ă©tait utile de regarder notre passĂ© commun de façon apaisĂ©e », a-t-il alors dit.

    C’est la deuxiùme fois seulement depuis la terrible bataille de 1954 qu’un haut responsable français se rend sur le site de Dien Bien Phu.

    Lire aussi :   Au Vietnam, Edouard Philippe veut regarder le passé « de façon apaisée »

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  • Que pensent les Ă©lus « populistes » ? Leurs positions dĂ©cryptĂ©es

    Que pensent les élus « populistes » ? Leurs positions décryptées

    Il y a eu Donald Trump et Rodrigo Duterte en 2016, l’Autrichien Sebastian Kurz et son alliĂ© du FPÖ Heinz-Christian Strache en 2017, enfin le duo italien Matteo Salvini-Luigi Di Maio et le BrĂ©silien Jair Bolsonaro en 2018. Tous sont qualifiĂ©s de populistes, Ă  la fois par leurs adversaires et par la presse – et parfois revendiquent eux-mĂȘmes le qualificatif. De quoi parle-t-on ? Le « populisme » est qualifiĂ© d’« attitude politique consistant Ă  se rĂ©clamer du peuple », selon la dĂ©finition du dictionnaire Larousse.

    Tous ces dirigeants sont arrivĂ©s au pouvoir en remportant une Ă©lection Ă  l’issue d’une campagne oĂč ils ont opposĂ© le peuple contre les Ă©lites politiques ou Ă©conomiques. Pourtant, ces traits communs masquent d’énormes disparitĂ©s entre leurs idĂ©ologies. « Le mot “populisme” mis Ă  toutes les sauces perd toute signification et empĂȘche tout diagnostic pertinent », disait Ă  juste titre le sociologue Edgar Morin en avril 2013.

    Lire aussi :   Du bon usage du mot « populiste » dans « Le Monde »

    On trouvera par exemple des interventionnistes libĂ©raux, des climatosceptiques religieux, des xĂ©nophobes adeptes du libre-Ă©change et de l’interventionnisme Ă©conomique ou mĂȘme un ancien militaire antisystĂšme soutenu Ă  la fois par les Ă©glises, les milieux Ă©conomiques et l’armĂ©e. Et pourtant, ces personnalitĂ©s politiques font bien Ɠuvre de populisme, « c’est-Ă -dire suscitent et activent les passions les plus nĂ©gatives, et mĂȘme les plus perverses pour Ă©tendre leur audience et entretenir leurs troupes », Ă©crit le philosophe et professeur Ă  l’universitĂ© Paris Descartes Yves Charles Zarka. L’auteur dĂ©crit la liste des Ă©lĂ©ments que l’on retrouve dans tous ces discours, pour que « la justice, la prospĂ©ritĂ© et le bonheur soient restaurĂ©s » :

    • la fabrication de boucs Ă©missaires ;
    • des « promesses d’autant plus exorbitantes que les moyens Ă©laborĂ©s pour les satisfaire sont indigents » ;
    • la dĂ©signation d’un « ennemi Ă  attaquer ou Ă  dĂ©truire ».

    Des points communs qui ne dĂ©finissent en rien la politique qu’ils mĂšnent ou comptent mener. Pour y voir plus clair, dans l’infographie suivante, nous avons sĂ©lectionnĂ© huit thĂšmes politiques majeurs et nous avons tentĂ© de les placer sur un axe les uns par rapport aux autres :

    • l’exercice du pouvoir : concentrĂ© ou partagĂ© avec les autres institutions ;
    • l’environnement : plus ou moins d’écologie ;
    • les sujets de sociĂ©tĂ© liĂ©s Ă  la famille ou aux minoritĂ©s : conservatisme ou libĂ©ralisme ;
    • l’économie : de libĂ©ral comme Bolsonaro Ă  interventionniste comme Orban ;
    • la protection sociale : avec plus ou moins d’aides ;
    • l’immigration : favorable ou dĂ©favorable Ă  l’accueil ;
    • le rĂŽle de la religion dans la dĂ©finition de la politique : important chez Erdogan ou faible chez Duterte ;
    • le commerce international : de protectionniste Ă  favorable au libre-Ă©change.

    Cette infographie prĂ©sente le positionnement politique de onze personnalitĂ©s qualifiĂ©es de populistes dont plusieurs gouvernent ensemble : en l’occurrence en Autriche et en Italie. Chaque cercle est placĂ© sur une rĂ©glette qui compare les dirigeants entre eux, sur huit thĂ©matiques.

    Passez votre sourisTapez du doigt sur les bulles pour afficher le détail.
    Jair Bolsonaro (Brésil)
    Donald Trump (Etats-Unis)
    Recep Tayyip T. Erdoğan (Turquie)
    Rodrigo Duterte (Philippines)
    Nicolas Maduro (Venezuela)

    Viktor OrbĂĄn (Hongrie)
    Luigi Di Maio (Italie)
    Matteo Salvini (Italie)
    Sebastian Kurz (Autriche)
    Heinz.-Christian. Strache (Autriche)
    Andrej Babiƥ (Rép. tchÚque)

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    MÉTHODOLOGIE

    Comparer les populismes : comment nous avons travaillé

    Pour mettre sur pied cette infographie, nous avons essayĂ© de comparer entre eux des dirigeants politiques Ă©lus rĂ©guliĂšrement qualifiĂ©s de « populistes ». Nous avons ensuite repris leurs dĂ©clarations, leurs programmes ou les mesures qu’ils ont prises pour les placer sur un axe qui va d’une position extrĂȘme Ă  son opposĂ©.

    Nous avons choisi ces dirigeants selon deux critĂšres : le fait qu’ils sont emblĂ©matiques et qu’ils ont accĂ©dĂ© au pouvoir suprĂȘme dans les annĂ©es 2010. Ainsi par exemple, mĂȘme si Recep Tayyip Erdogan a occupĂ© d’autres postes, il n’est prĂ©sident de la RĂ©publique de Turquie que depuis 2014. Sept sur onze sont arrivĂ©s au pouvoir depuis 2017, dont un – le BrĂ©silien Jair Bolsonaro – n’accĂ©dera au pouvoir qu’en janvier 2019.

    C’est une tentative dont la teneur est potentiellement subjective : c’est le fruit d’un travail collectif pour lequel nous avons pris le soin d’expliquer pour chaque position pourquoi tel ou tel homme politique se retrouvait Ă  cette place et pas Ă  une autre.

    Les sources que nous avons utilisées sont accessibles dans cette liste.

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  • Un militaire amĂ©ricain tuĂ© par un soldat afghan Ă  Kaboul

    Un militaire américain tué par un soldat afghan à Kaboul

    Un militaire amĂ©ricain a Ă©tĂ© tuĂ©, samedi 3 novembre Ă  Kaboul, dans une attaque semble-t-il commise par un soldat afghan qui a Ă©tĂ© aussitĂŽt abattu, a indiquĂ© l’OTAN dans un communiquĂ©.

    « Selon les premiĂšres informations, l’assaillant Ă©tait un membre des forces afghanes de dĂ©fense et de sĂ©curité », indique un communiquĂ© de la mission Resolute Support de l’Alliance atlantique. Il a Ă©tĂ© abattu par « d’autres militaires afghans », selon le texte.

    Un autre militaire amĂ©ricain, blessĂ©, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă  la base militaire de Bagram pour y ĂȘtre soignĂ©. Son Ă©tat est jugĂ© « stable ». Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte sur l’épisode, le troisiĂšme de ce type en moins de trois semaines dans le pays.

    Plus de 2 000 soldats américains tués

    Les talibans avaient revendiquĂ© deux autres attaques similaires survenues en octobre dans les provinces de HĂ©rat et Kandahar. Lors de cette derniĂšre, le chef de la police de Kandahar et le chef provincial du renseignement afghan avaient Ă©tĂ© tuĂ©s, tandis que le gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain Jeffrey Smiley avait Ă©tĂ© blessĂ© par balles. Le chef de l’armĂ©e amĂ©ricaine et de l’OTAN en Afghanistan, le gĂ©nĂ©ral Scott Miller, prĂ©sent sur les lieux, avait rĂ©chappĂ© aux tirs.

    Lire aussi :   Afghanistan : les Etats-Unis reconnaissent qu’un gĂ©nĂ©ral a Ă©tĂ© blessĂ© lors d’un attentat

    Plus de 2 000 soldats amĂ©ricains ont perdu la vie en Afghanistan depuis le dĂ©but de la guerre en 2001. Avec 14 000 militaires, les AmĂ©ricains composent encore aujourd’hui la plus grande partie de la mission Resolute Support qui vise Ă  soutenir et former l’armĂ©e afghane.

    Dans un communiquĂ© publiĂ© par le ministĂšre russe des affaires Ă©trangĂšres, on apprenait samedi que le gouvernement afghan et le mouvement des talibans seraient tous deux reprĂ©sentĂ©s lors d’une rencontre internationale sur l’Afghanistan qui se tiendra en Russie le 9 novembre.

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  • Le Brexit inquiĂšte les Ă©coles de commerce françaises

    Le Brexit inquiÚte les écoles de commerce françaises

    Les établissements à dimension internationale craignent les difficultés à recruter des enseignants étrangers et les refus de visas pour leurs élÚves.

    Par Adeline Farge PubliĂ© aujourd’hui Ă  16h00, mis Ă  jour Ă  16h00

    Lecture 5 min.

    BordĂ©e par la Tamise, Oxford, Ă©crin de la plus prestigieuse universitĂ© britannique, Ă©merveille depuis des siĂšcles les meilleurs Ă©lĂšves. MĂȘme un dimanche, le tumulte des bars et les groupes d’étudiants s’apostrophant dans toutes les langues Ă  travers les ruelles pavĂ©es confirment que la ville aux clochers rĂȘveurs est la citĂ© universitaire internationale par excellence. Ses collĂšges Ă  l’architecture nĂ©ogothique accueillent prĂšs de 32 000 Ă©tudiants du monde entier.

    « Bouillonnement culturel »

    C’est dans cette ambiance cosmopolite, à 90 kilomĂštres de Londres, que Margot a choisi de booster son CV Ă  l’EM Normandie, seule Ă©cole française Ă  disposer d’un campus sur place. « J’ai Ă©tĂ© attirĂ©e par le bouillonnement culturel de cette ville Ă  taille humaine. En dehors des cours, nous pouvons assister aux confĂ©rences organisĂ©es par les collĂšges rĂ©putĂ©s d’Oxford et nous impliquer dans des projets acadĂ©miques ou associatifs. Ces Ă©vĂšnements sont l’occasion de se crĂ©er un rĂ©seau professionnel Ă  l’étranger », explique l’étudiante, qui souhaite crĂ©er sa startup aprĂšs son M2 en banque, finance et FinTech.

    « Faute de recevoir son visa dans les dĂ©lais, une candidate a renoncĂ© Ă  son projet d’étudier au Royaume-Uni. » Jean-Guy Bernard, directeur gĂ©nĂ©ral de l’EM Normandie

    Pourtant, depuis le rĂ©fĂ©rendum du 23 juin 2016, une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs plane au-dessus de la communautĂ© universitaire, qui a rejetĂ© d’un bloc le Brexit. Si les modalitĂ©s de sortie du Royaume-Uni de l’Union europĂ©enne restent floues, les restrictions migratoires risquent de freiner la venue des Ă©tudiants et de leurs enseignants. Jusqu’ici, avec la libre circulation, une carte d’identitĂ© suffit aux EuropĂ©ens pour Ă©tudier et travailler Outre-Manche. Mais il n’est pas exclu que des permis de sĂ©jour et des visas soient exigĂ©s Ă  l’avenir.

    « Pour l’instant, ce qui nous inquiĂšte, ce sont les difficultĂ©s subies par les Ă©tudiants internationaux, raconte Jean-Guy Bernard, directeur gĂ©nĂ©ral de l’EM Normandie. Les procĂ©dures d’octroi des visas sont devenues plus compliquĂ©es. Faute de recevoir ce document dans les dĂ©lais, une candidate a renoncĂ© Ă  son projet d’étudier au Royaume-Uni. »

    Lire aussi Brexit : 2 300 universitaires européens ont quitté le Royaume-Uni en 2017

    ImplantĂ©e prĂšs du quartier historique d’Oxford sur un campus moderne de 600 m2, l’école a aussi rencontrĂ© des dĂ©boires pour recruter Ă  la rentrĂ©e un professeur indien spĂ©cialisĂ© en logistique. « Etant considĂ©rĂ©s comme une association française, nous ne pouvons embaucher que des Français et des Anglais. Finalement, nous n’avons pas reçu les autorisations nĂ©cessaires », dĂ©taille Hendrik Lohse, directeur des campus d’Oxford et de Dublin de l’EM Normandie.

    « PlutÎt que de voir nos locaux londoniens se vider, nous avons préféré ouvrir un campus à Berlin. » Jean-François Fiorina, directeur adjoint

    Pour continuer d’accueillir ses 200 étudiants du programme grande Ă©cole et diversifier ses recrutements, la business school française a dĂ©cidĂ© de crĂ©er une sociĂ©tĂ© Ă  statut juridique anglais. Cette dĂ©marche lui permettra d’ici Ă  deux ans de dĂ©crocher auprĂšs du ministĂšre de l’intĂ©rieur les licences Tier II et IV, accrĂ©ditations facilitant l’obtention des visas et les embauches des enseignants Ă©trangers.

    En se transformant en filiale britannique, l’EMN Oxford aura les mĂȘmes droits qu’une universitĂ© locale. « Jusqu’à prĂ©sent, nous pouvions opĂ©rer nos activitĂ©s d’enseignement depuis la France. Mais il devient nĂ©cessaire, avec la sortie du marchĂ© commun, de faire reconnaĂźtre notre existence en Grande-Bretagne. Notre responsabilitĂ© est de prendre des prĂ©cautions juridiques pour sĂ©curiser nos activitĂ©s », justifie Hendrik Lohse.

    Fermetures de campus

    Si l’EM Normandie envisage de s’installer durablement dans le paysage universitaire britannique, d’autres ont prĂ©fĂ©rĂ©, face aux incertitudes, plier bagage. Ainsi de Grenoble Ecole de management, qui a fermĂ© en 2017 son Ă©tablissement de Londres : « Le Brexit a dĂ©tournĂ© de cette destination les Ă©tudiants, indique Jean-François Fiorina, directeur adjoint. PlutĂŽt que de voir nos locaux londoniens se vider, nous avons prĂ©fĂ©rĂ© limiter notre prĂ©sence en Angleterre et ouvrir un campus Ă  Berlin. Avec sa dimension internationale et son esprit startup, cette ville “matchait” avec nos critĂšres. »

    Lire aussi Brexit : le nombre d’EuropĂ©ens souhaitant Ă©tudier au Royaume-Uni repart Ă  la hausse

    L’ESCP Europe, qui accueille un millier d’étudiants sur son campus londonien, n’envisage pas pour sa part de cesser ses programmes d’enseignement Outre-Manche. « MĂȘme en cas de Brexit dur, le Royaume-Uni continuera Ă  entretenir des relations avec le reste de l’Europe. Il sera donc toujours nĂ©cessaire de comprendre le fonctionnement de ses entreprises et de son marchĂ© financier. En Ă©tant sur place, nous allons devenir un pont entre le Royaume-Uni et l’Union europĂ©enne », analyse Frank Bournois, directeur gĂ©nĂ©ral de l’école parisienne.

    Les barriĂšres administratives ne sont pas la seule cause du dĂ©samour possible. Certains craignent aussi qu’aprĂšs 2020 les institutions universitaires alignent leurs frais de scolaritĂ© sur ceux acquittĂ©s par les Ă©tudiants Ă©trangers, ce qui reviendrait Ă  doubler leurs droits. « La Grande-Bretagne a perdu de son attractivitĂ©. Nos Ă©lĂšves redoutent que, sur place, les dĂ©buts de carriĂšre soient moins Ă©vidents et les opportunitĂ©s moins intĂ©ressantes. Ils prĂ©fĂšrent dĂ©sormais vivre une expĂ©rience internationale dans d’autres destinations anglophones », remarque Anne-Catherine Guitard, directrice des opĂ©rations et des relations internationales de Kedge Business School.

    Partenariats innovants

    Pour proposer des sĂ©jours d’échanges acadĂ©miques et des doubles diplĂŽmes ailleurs sur le Vieux Continent, des partenariats ont Ă©tĂ© nouĂ©s avec des Ă©coles de commerce en SuĂšde et aux Pays-Bas. Toujours pour Ă©viter Ă  ses ouailles de traverser la Manche, Kedge prĂ©voit de co-construire et de dispenser sur son campus parisien des formations avec la Britannique Aston Business School, de Birmingham, en parallĂšle des activitĂ©s de recherche communes menĂ©es en France.

    Le Brexit est ainsi l’occasion d’inventer de nouvelles coopĂ©rations avec des institutions acadĂ©miques soucieuses de sortir de leur isolement et d’accĂ©der aux financements europĂ©ens. En 2017, la communautĂ© d’universitĂ©s et d’établissements Paris-Seine, incluant l’Essec, a invitĂ© ses homologues britanniques Ă  s’installer sur le futur campus international de Cergy-Pontoise. « Avoir ces partenaires reconnus sur notre territoire nous permettra de collaborer en Ă©chappant aux contraintes du Brexit, espĂšre Vincenzo Vinzi, directeur gĂ©nĂ©ral de l’Essec. Nous souhaitons nous enrichir de leurs compĂ©tences acadĂ©miques, scientifiques et technologiques. »

    Les Ă©coles de commerce françaises ont tout intĂ©rĂȘt Ă  faire valoir leurs atouts si elles veulent profiter des retombĂ©es du Brexit. C’est notamment l’opportunitĂ© de puiser dans le vivier d’étudiants internationaux et d’enseignants-chercheurs qui fuient le Royaume-Uni. « Chaque semaine, nous recevons deux ou trois candidatures de Grande-Bretagne. Ce sont des profils intĂ©grĂ©s dans le milieu universitaire qui n’auraient pas postulĂ© chez nous auparavant, souligne Jean-François Fiorina. Mais dĂ©sormais, ils s’inquiĂštent pour leur avenir professionnel et ils cherchent Ă  assurer leurs arriĂšres. Attirer ces talents amĂ©liorera la qualitĂ© et la notoriĂ©tĂ© de nos formations. »

    « Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre

    La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.

    Plus de cent cinquante Ă©coles de commerce, d’ingĂ©nieurs, IAE, IEP, Ă©coles spĂ©cialisĂ©es et prĂ©pas y seront reprĂ©sentĂ©es, permettant d’échanger sur les diffĂ©rents programmes et leur accessibilitĂ© (post-bac, post-prĂ©pa ou aprĂšs un bac + 2, + 3 ou + 4). LycĂ©ens, Ă©tudiants et parents pourront Ă©galement assister Ă  des confĂ©rences thĂ©matiques animĂ©es par des journalistes du Monde Campus. Une Ă©quipe de vingt « coachs » pourra Ă©galement conseiller lycĂ©ens, Ă©tudiants et parents pour dĂ©finir leur projet d’orientation, prĂ©parer les concours ou rĂ©diger leur CV.

    L’entrĂ©e en sera gratuite, la est conseillĂ©e pour accĂ©der plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont Ă  retrouver sur le site Internet du SaGE.

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  • Aux Etats-Unis, le sentiment de dĂ©clin des Blancs

    Aux Etats-Unis, le sentiment de déclin des Blancs

    LE SENTIMENT DE DÉCLIN DES BLANCS AMÉRICAINS

    Le Bureau du recensement amĂ©ricain ainsi que les principaux centres de recherche annoncent rĂ©guliĂšrement « la fin de l’AmĂ©rique blanche », nourrissant depuis quelques annĂ©es une anxiĂ©tĂ© de fond dans le pays. Aux Etats-Unis, les Blancs non hispaniques deviendront minoritaires dans la population en 2045, et dans la population en Ăąge de voter en 2052. Cette « fin » s’explique par l’essor des minoritĂ©s, surtout hispanique et asiatique. Cette angoisse identitaire n’est pas sans effets. Le vote pour Trump a Ă©tĂ© en partie motivĂ© par la volontĂ© d’enrayer cette tendance lourde de la dĂ©mographie amĂ©ricaine. Le rĂȘve d’un projet de restauration d’une grandeur passĂ©e, rĂ©elle ou supposĂ©e, a encore de beaux jours devant lui.

    Baisse du poids démographique des Blancs

    Population amĂ©ricaine, selon la communautĂ© ou selon l’origine

    Une perception « faussĂ©e » d’un dĂ©clin Ă©conomique

    Crise sociale et pessimisme pour l’avenir

    des Américains de la classe ouvriÚre blanche estiment que leur culture et leur mode de vie se sont détériorés depuis 1950.

    7 Américains sur 10
    de la classe ouvriĂšre blanche (68 %) – 55 % pour l’ensemble des AmĂ©ricains – estiment que les Etats-Unis risquent de perdre leur culture et leur identitĂ©.

    des AmĂ©ricains de la classe ouvriĂšre blanche pensent que les meilleurs jours de l’AmĂ©rique appartiennent au passĂ©.

    Un sentiment de déclin des Blancs qui se traduit dans un vote pro-Trump

    Le sentiment de dĂ©clin dont s’est emparĂ© Donald Trump ne semble pas prĂšs de disparaĂźtre. Des pans entiers de l’industrie ont Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©s, les institutions traditionnelles se sont affaiblies, tandis que l’intĂ©rĂȘt de l’opinion s’est focalisĂ© sur la cĂ©lĂ©britĂ© et la richesse, deux valeurs aujourd’hui idolĂątrĂ©es, Ă©crit le journaliste et Ă©crivain George Packer.

    Etat oĂč Trump a renforcĂ© la part du vote rĂ©publicain, lors de l’élection prĂ©sidentielle de 2016, en %

    Rust Belt (« ceinture de Rouille »)

    UN CLIVAGE DE LA SOCIÉTÉ DE PLUS EN PLUS MARQUÉ

    Repli identitaire et remise en cause du récit national

    Nombre de « groupes de haine » aux Etats-Unis

    ProtĂ©gĂ©s par le premier amendement de la Constitution et plus que tolĂ©rĂ©s par Donald Trump, les groupes de nationalistes et de suprĂ©macistes blancs prolifĂšrent. Selon le SPLC, une association de surveillance de l’extrĂȘme droite, 954 groupes de haine – « dont les croyances ou les pratiques attaquent des catĂ©gories d’individus en raison de caractĂ©ristiques immuables » – sont actifs sur le territoire. Ils Ă©taient 457 en 1999.

    Des monuments confédérés de plus en plus contestés

    ● Symbole public en mĂ©moire de la ConfĂ©dĂ©ration

    Symbole supprimé

    ● avant 2015      ● aprùs 2015

    En 2015, aprĂšs le massacre de Charleston, au cours duquel Dylann Roof avait assassinĂ© neuf personnes dans une Ă©glise mĂ©thodiste africaine, des photos de ce suprĂ©maciste blanc arborant le drapeau confĂ©dĂ©rĂ© avaient créé de vives polĂ©miques. Depuis, le mouvement pour dĂ©baptiser ou supprimer les monuments confĂ©dĂ©rĂ©s s’est accĂ©lĂ©rĂ©. Ils sont aujourd’hui emblĂ©matiques des batailles mĂ©morielles.

    Démocrates versus républicains : des divergences sur les thÚmes de société

    Plusieurs Ă©tudes rĂ©alisĂ©es depuis 2017 ont mesurĂ© les clivages de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine. Deux blocs se dessinent, les individus proches du Parti rĂ©publicain et ceux proches du Parti dĂ©mocrate, dominĂ©s tous deux par deux Ă©lites amĂ©ricaines, les Core Conservatives et les Solid Liberals. Outre le fait que ces deux groupes sont les plus opposĂ©s politiquement, tout les sĂ©pare en matiĂšre de caractĂ©ristiques sociodĂ©mographiques, de systĂšmes d’attitudes et de valeurs, de modes de vie. Par exemple, les Core Conservatives refusent de prendre en considĂ©ration les questions de discrimination raciale, des inĂ©galitĂ©s entre hommes et femmes ou de la pauvretĂ©. Selon eux, les pauvres profitent des prestations sociales pour ne rien faire, tandis que les libĂ©raux estiment au contraire qu’il faut augmenter ces allocations.

    % de votants, selon leur appartenance politique, sur les thématiques de société, considérées comme trÚs importantes dans leur vote en septembre 2018

    ● RĂ©publicains

    ● Ensemble des Ă©lecteurs

    ●DĂ©mocrates

    ● Ensemble

    ●DĂ©mocrates

    ● RĂ©publicains

    Une méfiance forte vis-à-vis des institutions et des médias

    La mĂ©fiance envers les mĂ©dias traditionnels, perçus comme partiaux, s’est durablement installĂ©e. Sur les 200 mĂ©dias amĂ©ricains, 194 avaient soutenu la candidate dĂ©mocrate Hillary Clinton. De quoi nourrir les fantasmes d’une presse « d’opposition » et qui « ne comprend pas le pays », selon les termes de Steve Bannon, ancien conseiller stratĂ©gique de Donald Trump.

    Confiance dans les institutions américaines, en % de réponses positives

    Cette courbe reprĂ©sente la confiance moyenne dans sept institutions : l’Eglise ou autre organisation religieuse, l’école publique, la Cour suprĂȘme, le CongrĂšs, la presse Ă©crite, les syndicats et les grandes entreprises.

    Confiance dans l’impartialitĂ© des mĂ©dias (presse Ă©crite, tĂ©lĂ©visuelle et radio) pour rapporter les informations.

    En % de personnes ayant répondu avoir grande ou trÚs confiance

    Sources : PEW Research Center, Census Bureau, Gallup, Bureau of Labor Statistics ; Southern Poverty Law Center, Henry J. Kaiser Family Foundation, Public Religion Research Institute, BBC, Huffingtonpost.com

    Textes : Nicolas Bourcier
    Infographie-cartographie : Véronique Malécot, Charlotte Recoquillon

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  • A Madagascar, Hery, un prĂ©sident isolĂ© au bilan terni par la corruption

    A Madagascar, Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption

    Madagascar, un nouveau dĂ©part ? (1). Le chef de l’Etat sortant, candidat Ă  sa succession, n’est pas favori face aux « revenants » Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana.

    L’heure de la revanche a sonnĂ©. Interdits de candidature Ă  l’élection prĂ©sidentielle de 2013, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana attendent depuis cinq ans de pouvoir se mesurer l’un Ă  l’autre tout en Ă©cartant du chemin celui qui n’aurait dĂ» ĂȘtre qu’un concurrent de substitution, par dĂ©finition dĂ©nuĂ© d’ambitions. Mais Hery Rajaonarimampianina n’entend pas retourner sur le banc de touche. AprĂšs avoir achevĂ© son mandat en respectant la Constitution, ce qui est assez rare dans l’histoire politique mouvementĂ©e de Madagascar, l’expert-comptable discret, voire effacĂ©, a choisi de solliciter Ă  nouveau les suffrages. Le premier tour du scrutin prĂ©sidentiel aura lieu le 7 novembre. Au lendemain de son soixantiĂšme anniversaire. Aux cĂŽtĂ©s de ces trois ex-prĂ©sidents, trente-trois autres candidats, pour la plupart inconnus, seront en lice.

    Présentation de notre série
     

    Madagascar, un nouveau départ ?

    Chacun promet comme il se doit des jours meilleurs. Mais sous les lumineux jacarandas en fleurs qui donnent Ă  Antananarivo un air presque lĂ©ger, les ombres du passĂ© n’ont pas fini de rĂŽder. Personne n’a oubliĂ© les Ă©meutes sanglantes de 2009 qui avaient conduit au dĂ©part de Marc Ravalomanana et Ă  la prise de pouvoir, avec le soutien de l’armĂ©e, du jeune maire de la capitale, Andry Rajoelina, pour une pĂ©riode sombre dite « de la transition » qui dura finalement quatre ans.

    Onction du gendarme de Washington

    BoycottĂ©e par les institutions financiĂšres internationales et autres bailleurs de fonds, la Grande Ile de l’ocĂ©an Indien plongea une nouvelle fois dans la crise. Sa rĂ©intĂ©gration eut un coĂ»t : l’exclusion des deux fauteurs de troubles du processus Ă©lectoral de 2013. Et c’est « Hery », comme il est d’usage de l’appeler pour contourner les dix-neuf lettres de son patronyme, qui en sortit vainqueur grĂące Ă  l’appui d’Andry Rajoelina, dont il Ă©tait depuis plusieurs annĂ©es le ministre des finances. Mais au lieu de se plier au scĂ©nario Poutine-Medvedev Ă©crit pour lui, l’ancien professeur Ă  l’Institut national en sciences comptables et administration d’entreprise (Iscae) s’affranchit du « DJ » qu’il n’avait jamais beaucoup estimĂ©. Pari risquĂ©.

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    A Madagascar, coup d’envoi d’une campagne Ă©lectorale marquĂ©e par le combat des « ex »

    Au moment de quitter son poste, en aoĂ»t, le reprĂ©sentant du Fonds monĂ©taire international (FMI) Patrick Imam avait accordĂ© une longue interview Ă  L’Express de Madagascar, dans laquelle il saluait le chemin parcouru : « Partis d’oĂč nous Ă©tions et considĂ©rant oĂč nous sommes en train d’aller, il y a quand mĂȘme un changement de cap significatif », soulignait le banquier – dĂ©corĂ© de l’ordre national avec le grade de commandeur. Son institution prĂ©voit une croissance de 5 % pour le pays cette annĂ©e, soit « la plus forte depuis dix ans ». Fort de cette onction du gendarme de Washington, Hery est convaincu que son bilan peut lui permettre de faire la diffĂ©rence face Ă  ses adversaires. N’a-t-il pas obtenu des crĂ©anciers Ă©trangers des promesses de soutien Ă  hauteur de 6,4 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros) pour financer ses prioritĂ©s ?

    C’est sur cette ligne qu’il s’est lancĂ© dans la campagne en mettant en avant le retour aux grands Ă©quilibres, l’augmentation des dĂ©penses dans les secteurs sociaux, le lancement de programmes d’infrastructures
 Quitte Ă  faire quelques entorses Ă  la rĂ©alitĂ© en affirmant par exemple que le taux de pauvretĂ© a reculĂ© de « 92 % » Ă  « un peu plus de 70 % ». Ce taux, qui Ă©tait de 78 % en 2012, est restĂ© quasiment inchangĂ©, selon les donnĂ©es les plus rĂ©centes de la Banque mondiale. Si Madagascar a renouĂ© avec une petite prospĂ©ritĂ©, celle-ci a surtout profitĂ© Ă  une minoritĂ© urbaine et aux milieux d’affaires, creusant un peu plus le gouffre qui les sĂ©pare d’une masse misĂ©reuse encore appauvrie par la hausse des prix, Ă  commencer par celui du riz.

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    Quoi qu’il en soit, il en faudra bien davantage pour tenir le cap du plan de transformation de l’üle qu’il propose aux Malgaches. BaptisĂ© Fisandratana 2030, ce programme prĂ©voit de multiplier par trois le PIB du pays, par deux le revenu par habitant, de faire baisser la proportion de pauvres Ă  un quart de la population
 Ce qui supposerait d’atteindre trĂšs vite une croissance Ă  deux chiffres. Pendant sa campagne de 2013, Hery avait promis de rĂ©gler le problĂšme des dĂ©lestages de la Jirama, la compagnie nationale d’électricitĂ©, en trois mois. Les Malgaches ne l’ont pas oubliĂ©. Cinq ans aprĂšs, la situation commence Ă  peine Ă  s’amĂ©liorer.

    « Les rats quittent le navire »

    Sans base politique, avec un parti – le Hery Vaovan’i Madagasikara (HVM) – créé Ă  la va-vite quelques mois avant l’élection de 2013 et qui s’avĂ©ra incapable de faire entrer ses hommes Ă  l’AssemblĂ©e, Hery a dĂ» composer tout au long de son mandat des coalitions fragiles en allant piocher dans des petits partis pour ne pas avoir Ă  nĂ©gocier avec celui d’Andry Rajoelina. Selon la Constitution, c’est en effet au Mapar, majoritaire Ă  l’AssemblĂ©e, qu’il revenait d’occuper le poste de premier ministre. RĂ©sultat : en cinq ans, quatre chefs du gouvernement se sont succĂ©dĂ© avant que la Haute Cour constitutionnelle n’impose au prĂ©sident, pour sortir de la crise provoquĂ©e en avril par la rĂ©forme des lois Ă©lectorales, de constituer un gouvernement de consensus et de convoquer un scrutin anticipĂ©.

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    « Madagascar est le seul pays qui s’appauvrit depuis soixante ans sans avoir connu la guerre »

    « Les dĂ©fections qui se multiplient au sein du HVM montrent que les ralliements n’étaient que de circonstance. Maintenant que Rajoelina et Ravalomanana sont de retour, les rats quittent le navire », observe un politologue qui prĂ©fĂšre prĂ©server son anonymat. Le fait que plusieurs des premiers ministres et ministres du chef de l’Etat sortant se prĂ©sentent contre lui est un autre signe de cette dĂ©saffection.

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    L’ex-ministre des finances de la transition est Ă©galement critiquĂ© pour le peu de volontĂ© dont il a fait preuve dans la lutte contre la grande corruption que pratiquent les Ă©lites politiques et Ă©conomiques pour piller les ressources naturelles ou dĂ©tourner les deniers publics. « Hery est intelligent, rationnel, mais il ne sait pas prendre de dĂ©cisions et il a du mal Ă  dire non. » Cette version donnĂ©e par un diplomate qui a beaucoup eu affaire Ă  lui sur les dossiers sensibles, comme celui du trafic du bois de rose Ă  destination de la Chine, est la moins sĂ©vĂšre pour le prĂ©sident sortant. D’autres s’interrogent sur les relations qui le lient Ă  certains « opĂ©rateurs » du bois de rose lui ayant accordĂ© leur soutien en 2013, comme Jean-Pierre Laisoa ou Bekasy John Fringe. Dans un rapport accablant prĂ©sentĂ© le 18 octobre Ă  Antananarivo, Amnesty International rĂ©sumait ce que chacun sait ici : seuls les pauvres peuplent les prisons.

    Pour franchir le premier tour de l’élection, le chef de l’Etat sortant espĂšre faire le plein de voix dans les campagnes, traditionnellement fidĂšles au pouvoir en place, et oĂč continue de vivre la majoritĂ© de la population. Pour autant, face aux revenants Ă©cartĂ©s de 2013, il est loin de partir favori.

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  • Suivez notre sĂ©rie Madagascar, un nouveau dĂ©part ?

    Suivez notre série Madagascar, un nouveau départ ?

    « Le Monde Afrique » propose une radiographie de la Grande Ile Ă  l’occasion de la prĂ©sidentielle malgache, dont le premier tour doit avoir lieu le 7 novembre.

    PrĂšs de 10 millions de Malgaches sont appelĂ©s aux urnes, mercredi 7 novembre, pour le premier tour de l’élection prĂ©sidentielle. Trente-cinq candidats se prĂ©sentent contre Hery Rajaonarimpianina, le prĂ©sident sortant Ă©lu en 2013. La plupart d’entre eux sont inconnus de la population dont l’attention a Ă©tĂ© captĂ©e par le retour de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina, tous deux interdits de se prĂ©senter il y a cinq ans. Dans un pays oĂč le plafonnement des dĂ©penses de campagne n’existe pas, les trois ex-prĂ©sidents se sont livrĂ©s Ă  une surenchĂšre de moyens, la palme revenant Ă  M. Rajoelina dont les tee-shirts orange et les goodies ont inondĂ© la Grande Ile de l’ocĂ©an Indien.

    Episode 1
     

    A Madagascar, Hery, un président isolé au bilan terni par la corruption

    Cette disproportion a Ă©tĂ© vivement critiquĂ©e par les reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile qui ne sont pas parvenus Ă  faire adopter par tous les candidats une charte de bonne conduite. Un observatoire indĂ©pendant des Ă©lections a Ă©tĂ© mis sur pied et il dĂ©ploiera 6 050 observateurs pour prĂšs de 25 000 bureaux de vote. De leur cĂŽtĂ©, l’Union europĂ©enne et la CommunautĂ© de dĂ©veloppement de l’Afrique australe, assureront Ă©galement une mission d’observation. Car les risques de fraude existent. Cette crainte a d’ailleurs motivĂ© jusqu’au dernier moment la demande de rĂ©ouverture de la liste Ă©lectorale portĂ©e par une vingtaine de candidats.

    Hery Rajaonarimpianina fait campagne sur son bilan en mettant en avant le soutien des bailleurs de fonds et le retour Ă  une croissance de 5 % en 2018, la plus Ă©levĂ©e depuis dix ans, selon les prĂ©visions du Fonds monĂ©taire international (FMI). Mais la population dont la grande majoritĂ© continue de se dĂ©battre dans les difficultĂ©s du quotidien n’a pas vu ses conditions de vie s’amĂ©liorer. La hausse du prix du riz qui constitue la base de l’alimentation est durement ressentie. Les scandales de corruption ont continuĂ© d’alimenter la dĂ©fiance Ă  l’égard des politiciens. Si bien que, mercredi, beaucoup devraient se dĂ©tourner des urnes.

    Le Monde Afrique propose une série de reportages pour raconter les enjeux de ce scrutin et le quotidien des Malgaches désillusionnés, mais dont certains ont néanmoins décidé de se dresser contre la faillite de leur pays.

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  • Au Vietnam, Edouard Philippe veut regarder le passĂ© « de façon apaisĂ©e »

    Au Vietnam, Edouard Philippe veut regarder le passé « de façon apaisée »

    Vingt-cinq ans aprĂšs le prĂ©sident François Mitterrand, le premier ministre français, Edouard Philippe, s’est rendu, samedi 3 novembre, sur le site de la bataille de Dien Bien Phu, au Vietnam. « Il me semblait qu’il Ă©tait utile de regarder notre passĂ© commun de façon apaisĂ©e », a-t-il dit, aprĂšs s’ĂȘtre rendu sur les petites collines aux noms fĂ©minins (Gabrielle, Eliane, BĂ©atrice
) tenues en 1954 par l’armĂ©e française dans la cuvette du nord-ouest du Vietnam.

    Il a fleuri les deux mĂ©moriaux, français comme vietnamien, bĂątis en souvenir des quelque 13 000 morts et disparus de la bataille et visitĂ© le bunker du gĂ©nĂ©ral Christian de Castries, qui dirigea les troupes françaises jusqu’à sa capture et la dĂ©faite, afin de rendre « hommage aux soldats français qui sont morts, qui se sont battus, qui ont parfois Ă©tĂ© faits prisonniers Ă  la fin des combats ».

    Deuxiùme visite d’un haut responsable français

    Le premier ministre français, qui avait saluĂ© la veille la mĂ©moire du pĂšre de l’indĂ©pendance Ho Chi Minh dans le livre d’or signĂ© Ă  HanoĂŻ, a aussi saluĂ© celle des « soldats vietnamiens qui se sont battus pour l’indĂ©pendance » d’un pays qui Ă©tait alors une colonie française. Aucun responsable vietnamien n’avait cependant fait le dĂ©placement au mĂ©morial français, ne rejoignant Edouard Philippe que pour la visite du mĂ©morial vietnamien.

    La veille Ă  HanoĂŻ, Edouard Philippe avait prĂ©sidĂ© Ă  la signature de nouveaux contrats commerciaux. Le montant total des accords signĂ©s, dont certains ne sont pas dĂ©finitifs, avoisine les 10 milliards d’euros, dont 5,7 milliards pour l’avionneur europĂ©en Airbus.

    AprĂšs François Mitterrand en 1993, c’est la deuxiĂšme fois seulement depuis la terrible bataille de 1954 qu’un haut responsable français se rend sur le site de Dien Bien Phu. « Je ne suis pas sĂ»r d’avoir trĂšs envie de rĂ©pondre Ă  ceux qui ne comprennent pas pourquoi un premier ministre français vient » Ă  Dien Bien Phu, « ce qui peut me paraĂźtre surprenant c’est que finalement assez peu de gens l’aient fait avant moi », a dĂ©clarĂ© Edouard Philippe, interrogĂ© sur les critiques suscitĂ©es par sa venue sur le site d’une dĂ©faite française.

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