Tag: Monde

  • CPI appelle Pretoria à arrêter le président soudanais Omar el-Béchir

    CPI appelle Pretoria à arrêter le président soudanais Omar el-Béchir

    Omar el-Béchir-La Cour pénale internationale (CPI) a demandé dimanche à l’Afrique du Sud d’arrêter le président soudanais Omar el-Béchir, qui participe au sommet de l’Union africaine à Johannesburg, et un tribunal de Pretoria a enjoint les autorités à ne pas le laisser quitter le pays tant que la justice n’aura pas statué sur son sort.

     

    Comme si de rien n’était, M. el-Béchir, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, a cependant pris place en début d’après-midi au premier rang des chefs d’Etats pour la photo de groupe, non loin du président sud-africain Jacob Zuma, hôte du sommet.

    Le jugement émis par le tribunal, saisi par une ONG, stipule que les autorités sud-africaines “doivent empêcher le président Omar el-Béchir de quitter le pays jusqu’à ce qu’une décision soit rendue par cette Cour”. L’affaire devait être examinée en urgence dimanche après-midi.

    Deux mandats ont été lancés par la CPI contre M. el-Béchir, en 2009 et 2010, en relation avec le Darfour, région de l’ouest en proie aux violences depuis 2003. Plus de 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit selon l’ONU.

    Dans une décision rendue publique dimanche, la CPI indique avoir rappelé le 28 mai à l’Afrique du Sud son obligation statutaire, en tant qu’Etat membre de la Cour, d’arrêter et de lui remettre el-Béchir si celui-ci se rendait sur son territoire.

    Selon le document, l’ambassadeur d’Afrique du Sud aux Pays-Bas a rétorqué vendredi à la CPI, qui siège à La Haye, que son pays se trouvait face à des “obligations concurrentes” et que la loi “manquait de clarté”.

    Pour la CPI cependant, “il n’existe aucune ambiguïté ou incertitude quant à l’obligation incombant à la République d’Afrique du Sud d’arrêter et de remettre immédiatement Omar el-Béchir à la Cour”.

    Le président el-Béchir, 71 ans, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989 et réélu en avril avec 94% des voix pour un nouveau mandat de cinq ans, a depuis 2009 considérablement limité ses déplacements à l’étranger, privilégiant les pays n’ayant pas rejoint la CPI.

    – Burundi et immigration –

    Par ailleurs, le sommet de l’UA devrait être dominé par la crise au Burundi et la question des migrants. Les autres dossiers chauds du continent étant les mouvements islamistes armés qui menacent les États depuis l’ouest du Sahara jusqu’au Kenya, et la guerre civile au Soudan du Sud.

    Samedi, la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) Nkosazana Dlamini-Zuma a exhorté les parties en conflit au Burundi à renouer le dialogue pour mettre fin à la crise qui secoue le pays depuis la fin avril.

    “Nous voudrions encourager toutes les parties à s’engager dans un dialogue constructif, où l’intérêt du pays et de ses habitants, le bien-être et la vie des gens, la stabilité et la paix sont placés au-dessus de tout le reste”, a-t-elle déclaré.

    A l’approche des législatives du 29 juin et de la présidentielle du 15 juillet, le Burundi reste sous haute tension, après un mois et demi de contestation née de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat après dix ans de pouvoir.

    Le 26 avril, l’opposition, qui juge cette candidature anticonstitutionnelle, a lancé un large mouvement de contestation. Les troubles ont fait une quarantaine de morts et poussé plus de 100.000 Burundais à fuir vers les pays voisins.

    Le président Pierre Nkurunziza ne devrait pas être présent au sommet de Johannesburg.

    Les chefs d’Etat devaient entamer leurs travaux dimanche matin par une session à huis-clos consacrée aux questions de l’immigration et de la xénophobie.

    L’Afrique du Sud, hôte du sommet organisé dans le luxueux centre des affaires de Sandton à Johannesburg, s’est tristement illustrée en avril avec une nouvelle vague de violences xénophobes dirigées contre les ressortissants africains. Au moins sept personnes ont été tuées, mettant dans l’embarras le pays de Nelson Mandela, qui se veut officiellement une terre d’accueil pour les réfugiés du monde entier.

    A l’autre extrémité du continent, 1.800 personnes se sont noyées en Méditerranée depuis le début de l’année en tentant la traversée sur des embarcations surchargées, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    (AFP)

     

  • La CPI annule la mise en liberte provisoire de Fidele Babala

    La CPI annule la mise en liberte provisoire de Fidele Babala

    fidele babala-La chambre d’appel de la CPI vient d’annuler la liberté provisoire octroyée a Jean-Pierre Bemba, Fidele Babala (photo) et consorts, dans le dossier de subornation de témoins.

    Elle estime même qu’ils n’auraient pas dû être libérés.
    Quand la décision de mise en liberté provisoire avait été prise, le procureur avait estimé que la chambre préliminaire n’avait pas bien fait l’évaluation de la détention des suspects. Et avait fait appel de cette décision.
    Aujourd’hui c’est sur cet appel que la chambre vient de rendre sa décision.
    En épousant le point de vue du procureur, la chambre d’appel annule donc la liberté provisoire de Fidele Babala, Aimé Kilolo, Jean-Jacques Mangenda…
    Tout cela ne signifie cependant pas qu’ils seront de nouveau immédiatement incarcérés, la chambre appel renvoie cette décision à la chambre de première instance qui est chargée de s’occuper du procès qui commence le 29 septembre.
    (Top Congo)
  • Espagne : le jeune clandestin ivoirien caché dans la valise obtient des papiers

    Espagne : le jeune clandestin ivoirien caché dans la valise obtient des papiers

    enfants- valise-L’enfant de huit ans qui s’était caché dans une valise pour tenter d’accéder à l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, a obtenu jeudi une carte de séjour provisoire pour rejoindre sa mère, le père restant en détention.

    Lors d’un contrôle à la frontière, la garde civile espagnole avait découvert le 7 mai, ce petit garçon de huit ans, Adou Ouattara, blotti dans une valise, recouvert d’habits et ayant du mal à respirer.

    La valise était transportée par une jeune femme de 19 ans, contrôlée alors qu’elle empruntait le passage pour piétons vers cette enclave espagnole de moins de 20 km2 située dans le nord du Maroc.

    Le père de l’enfant, Ali Ouattara avait, lui, été arrêté peu de temps après lorsqu’il avait traversé la même frontière. Cet Ivoirien et son épouse, Lucie Ouattara, sont légalement installés dans l’archipel espagnol des Canaries, au large des côtes d’Afrique de l’Ouest, mais l’enfant n’avait pas d’autorisation de séjour.

    C’est désormais chose faite et Abou Ouattara va pouvoir retrouver sa mère, Lucie Ouattara.

    “Le secrétariat général à l’Immigration lui a octroyé une autorisation temporaire de résidence d’un an en Espagne, pour des raisons extraordinaires prévues par la loi”, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la préfecture de Ceuta. “Au bout d’un an, j’imagine qu’un renouvellement de l’autorisation sera demandé”, a-t-il ajouté.

    En revanche Ali Ouattara reste en détention provisoire.

    “Pour la juge, les circonstances n’ont pas changé depuis la décision de placement en détention”, notamment “la possible existence d’un risque de fuite” et “la responsabilité présumée dans la grave mise en danger de la vie du mineur et de son intégrité physique”, a expliqué, dans un communiqué, le tribunal supérieur de justice d’Andalousie, dont dépend Ceuta.

    La juge attend également “les résultats des examens ADN” pour confirmer les liens de parenté.

    Avec AFP

  • Burundi: la Belgique suspend son soutien au processus électoral

    Burundi: la Belgique suspend son soutien au processus électoral

    BURUNDI-POLITICS-Au Burundi, la contestation de la candidature de Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat présidentiel continue de provoquer des affrontements violents entre les forces de l’ordre et l’opposition. La Belgique, qui maintient des relations étroites avec cet ancien protectorat, a décidé de suspendre à la fois la coopération policière avec le Burundi et son aide au processus électoral.

    Pour le gouvernement belge, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est la mort de onze manifestants abattus par la police alors que, selon les Nations unies, celle-ci n’était pas en état de légitime défense. Cette annonce du Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU est invoquée comme la raison principale de la suspension de la coopération avec le Burundi.

    La Belgique avait prévu un budget de 4 millions d’euros en vue du soutien à la préparation des municipales le 26 mai et de la présidentielle du 26 juin. Et le ministre chargé de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a officiellement fait savoir que les fonds seraient gelés. Seuls deux millions ont été versés et les deux millions restants ne seront donc pas déboursés.

    Coopération avec la police burundaise suspendue

    De la même façon, la Belgique menait conjointement avec les Pays-Bas un projet de soutien à la police burundaise pour une enveloppe globale de 5 millions d’euros. Ce projet est lui aussi mis en suspens de manière provisoire et les 3 millions d’euros non encore déboursés ne seront pas versés non plus.

    Pour le ministère belge de la Coopération, les conditions pour des élections libres au Burundi ne sont pas réunies pour l’instant. Ça fait plusieurs mois que la Belgique, mais aussi l’Union européenne, ont averti le Burundi qu’une nouvelle candidature de Pierre Nkurunziza présentait des risques de divisions et de tensions. Le gouvernement belge estime que la Constitution burundaise, basée sur les accords de paix d’Arusha doit être respectée, en particulier dans la limitation à deux mandats de la fonction présidentielle.

    (RFI)

  • L’UE et le FMI en désaccord sur les conditions d’aide à la Grèce

    L’UE et le FMI en désaccord sur les conditions d’aide à la Grèce

    GRECE-Les négociations entre la Grèce et ses créanciers sont toujours dans l’impasse. Et les chances de trouver une issue s’amenuisent. L’Union européenne et le FMI ne sont pas d’accord sur les conditions d’octroi de la troisième tranche d’aide.

    Malgré leur reprise fin avril, les négociations sont dans l’impasse. Pourtant, il y a urgence. Les caisses de la Grèce sont vides et tous les voyants sont au rouge : croissance, déficit, dette, inflation. Et les prévisions de printemps de la Commission européenne ont revu à la baisse la hausse du PIB pour 2015 de 2,5 à 0,5%.

    Alors que l’économie grecque est en panne, le FMI et l’UE, deux des créanciers d’Athènes affichent leurs désaccords, notamment sur la question fondamentale des réformes à mener. Le FMI souhaite que la Grèce conduise une réforme de son système des retraites, alors que l’Union européenne attend une réforme fiscale digne de ce nom.

    Autre désaccord et pas des moindres : Le FMI milite pour effacer une partie de la dette grecque, qui atteint tout de même 175% de son PIB. Une option qui n’est même pas envisageable pour les Européens qui sont les premiers intéressés, puisque c’est de leur argent dont il s’agit.

    Pour le moment chacun campe sur ses positions, laissant la part belle à Athènes qui se dégage de toute responsabilité dans cette affaire, rappelant que la discorde se situe entre les deux institutions et non entre elle et ses créanciers.

    En attendant, le pays reste dans l’impasse, son économie plonge et les marchés s’impatientent.
    RFI
  • Hillary Clinton : officiellement candidate pour 2016

    Hillary Clinton : officiellement candidate pour 2016

    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d'État des États-Unis,
    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis,

    -La démocrate Hillary Clinton a annoncé dimanche sur internet qu’elle tenterait une nouvelle fois de devenir la première femme à diriger les États-Unis, l’investiture de 2016 lui semblant promise.

    C‘est dans une vidéo sur son site hillaryclinton.com puis dans un tweet qu’Hillary Rodham Clinton, 67 ans, ancienne Première dame, sénatrice et secrétaire d’État, a officialisé sa seconde candidature aux primaires démocrates, après sa défaite de 2008 contre Barack Obama.

    “Je suis candidate à la présidence”, y déclare-t-elle, debout et souriante, dans un clip d’un peu plus de deux minutes où témoignent des Américains de la classe moyenne: une jeune mère de famille, un jeune couple noir, deux frères entrepreneurs hispaniques, un enfant, un couple d’hommes et un autre de femmes, un ouvrier…

    “Les Américains se sont battus pour surmonter les difficultés économiques. Mais ceux qui sont au sommet sont toujours favorisés”, poursuit Hillary Clinton. “Les Américains ordinaires ont besoin d’une championne. Je veux être cette championne”.

    “Je pars sur le terrain pour gagner votre voix”, ajoute-t-elle.

    Cette petite phrase et la stratégie de lancement ont un but: signifier qu’elle entend mériter son investiture, bien qu’elle soit la grande favorite des primaires démocrates, avec environ 60% des intentions de vote.

    Aller à la rencontre directe des électeurs

    Son premier grand discours de campagne n’aura lieu qu’en mai, a indiqué son service de presse. Les six à huit prochaines semaines seront consacrées à aller à la rencontre “directe” des électeurs, d’abord dans l’État rural de l’Iowa, qui lancera la saison des primaires au début de l’année prochaine.

    Elle s’y rendra mardi et mercredi pour des tables-rondes avec des responsables éducatifs et d’entreprises, a confirmé la campagne.

    La présidentielle aura lieu en novembre 2016.

    Immédiatement après l’annonce, guettée par le monde médiatique et politique depuis des semaines, les républicains ont dénoncé le retour en politique de la plus connue des Américaines, sous les projecteurs depuis plus de trois décennies.

    Hillary Clinton = un troisième mandat Obama ?

    “Nous savons exactement à quoi nous attendre”, a réagi Ted Cruz, candidat à l’investiture républicaine, dans une vidéo. “Hillary Clinton représente les échecs du passé. L’Amérique veut-elle un troisième mandat Obama?”

    “Nous devons faire mieux que la politique étrangère d’Obama et Clinton, qui a affaibli les relations avec nos alliés et enhardi nos ennemis”, a dit celui qui pourrait devenir son principal rival, le républicain Jeb Bush, 62 ans, dans une vidéo.

    Le président américain, Barack Obama, a mis tout son poids derrière son ex-rivale, qu’il avait nommée en 2009 secrétaire d’État. “Elle ferait une excellente présidente”, a-t-il déclaré samedi.

    Aucune autre personnalité d’envergure en lice jusqu’ici chez les démocrates

    Aucun autre démocrate n’est à ce stade plus connu, ni plus apprécié qu’elle. Si plusieurs devraient se lancer, ce sera sans réel autre espoir que de faire bonne impression pour être recruté comme colistier. Aucune personnalité d’envergure, comme le vice-président Joe Biden ou la sénatrice Elizabeth Warren, ne s’est déclarée. Seuls deux démocrates peu connus (l’ex-gouverneur Martin O’Malley et l’ex-sénateur Jim Webb) semblent décidés à la concurrencer.

    Son CV est à la fois sa force et son talon d’Achille.

    La vie d’Hillary Clinton est indissociable du pouvoir: ancienne Première dame, sénatrice et chef de la diplomatie.

    Quand ses rivaux républicains ont à peine fait quelques voyages à l’étranger, elle a rencontré des dizaines de présidents, Premiers ministres et rois, et jonglé avec les crises, de la Libye à la Russie. Aucun autre candidat n’a vécu pendant huit ans à la Maison Blanche.

    Mais cette riche expérience s’accompagne d’erreurs, gaffes et scandales, dès les premières années des Clinton au pouvoir. Bill Clinton fut élu gouverneur de l’Arkansas en 1978.

    Pour les républicains, les manquements éthiques et moraux des Clinton disqualifient Hillary Clinton, un thème qu’ils ont relancé avec la découverte, en mars, qu’elle avait exclusivement utilisé une messagerie privée lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine, au lieu d’un compte officiel.

    Le Congrès, dominé par les républicains, a prévu de la convoquer prochainement pour une audition parlementaire qui s’annonce tendue.

    Côté républicain, par contraste à la course démocrate, la concurrence est rude. Deux candidats se sont officiellement déclarés, les sénateurs Ted Cruz et Rand Paul, et jusqu’à une dizaine d’autres envisagent de se lancer.

    AFP

  • Video: Voici comment les pirates informatiques sont parvenus à arrêter les programmes de la chaîne TV5Monde

    Video: Voici comment les pirates informatiques sont parvenus à arrêter les programmes de la chaîne TV5Monde


    Comment prévenir le piratage informatique des sociétés ?

    Des cyber-attaques, on en a déjà connu en Belgique. Des sites internet de sociétés belges ont déjà été piratés. Mais ce vendredi matin, avec l’attaque sur TV5Monde, les pirates informatiques sont allés encore plus loin, puisqu’ils ont carrément réussi à prendre le contrôle d’une chaîne de télé. Comment est-ce possible ? Nos entreprises, sur-informatisées, sont-elles vraiment en danger ? Eléments de réponse avec nos journalistes Sébastien Degrave et Denis Caudron.

    Les réseaux sociaux étaient le premier service de TV5Monde visé par les pirates informatiques hier soir. Twitter et Facebook: les outils de TV5Monde sont pris en otage, les terroristes modifient les comptes et font afficher les couleurs et les messages de l’Etat islamique. Quelques minutes plus tard, le site internet de la chaîne de télévision n’est plus accessible: les serveurs web (les ordinateurs sur lesquels est “stocké” le site internet) situés aux Etats-Unis ne répondent plus.

    Pour Olivier Bogaert, commissaire de la Computer Crime Unit (unité spécialisée de la police fédérale dans la criminalité sur internet), il aura suffi qu’un seul ordinateur soit infecté pour créer une faille sur l’ensemble du réseau de l’entreprise: “Une partie de l’environnement qu’utilise TV5Monde a été infecté par un logiciel qui a permis aux pirates de se “promener” dans l’environnement et les serveurs de TV5Monde jusqu’au moment où ils ont pu petit à petit déconnecter des services.”

    Le groupe terroriste parvient ensuite à pénétrer dans les serveurs de diffusion de la chaîne en déjouant les systèmes de protection.

    Aujourd’hui, l’informatique est présente à tous les niveaux dans une chaîne de télévision. La diffusion des programmes peut donc être interrompues à distance par des pirates informatiques.“Si les systèmes de protection ne sont pas en place, il est évident que depuis l’extérieur, depuis l’internet, on peut, s’il existe des failles de sécurité, prendre le contrôle de la chaîne, changer les horaires de programmes, changer l’émission qui est diffusée, l’interrompre, faire tout ce qu’on veut”explique le directeur technique et informatique de RTL Belgique.

    Selon le directeur de TV5Monde, l’attaque informatique a été très puissante et les systèmes informatiques de la chaîne ont été fortement détériorés.

    (RTL)

  • La chaîne TV5 Monde victime d’un piratage par des individus se réclamant de l’EI

    La chaîne TV5 Monde victime d’un piratage par des individus se réclamant de l’EI

    tv5 piratee-Des individus se réclamant de l’État islamique (EI) ont piraté mercredi soir la chaîne francophone TV5 Monde.

    Que s’est-il passé ?

    La cyberattaque contre TV5 Monde a eu lieu mercredi 8 avril vers 22h00. La chaîne francophone cesse alors d’émettre subitement. Toutes les émissions sont coupées entre 22h00 et jeudi vers 01h00 du matin. Peu avant 02h00, TV5 Monde finit par reprendre la main sur ses comptes Facebook et Twitter.

    Ce matin, le site Internet était toujours en maintenance.

    “On a repris la main sur Facebook et Twitter”, a déclaré le directeur de TV5 Monde, Yves Bigot, peu avant 02h00. Quant aux émissions de la chaîne, “on commence à pouvoir réémettre un programme sur un certain nombre de zones”.

    Le directeur a ajouté : “Nos systèmes ont été extrêmement détériorés” par cette attaque “d’une puissance inouïe”. Le retour à la normale “va prendre des heures, voire des jours”.

    Selon lui, une cyberattaque d’une telle puissance nécessite des semaines de préparation.

    Le message de l’EI

    Peu avant minuit, Yves Bigot explique : “Nous ne sommes plus en état d’émettre aucune de nos chaînes. Nos sites et nos réseaux sociaux ne sont plus sous notre contrôle et ils affichent tous des revendications de l’État islamique”.

    Des documents présentés comme des pièces d’identité et des curriculum vitae de proches de militaires français impliqués dans les opérations contre l’EI ont été postés sur le compte Facebook de TV5 Monde par les pirates.

    “Soldats de France, tenez-vous à l’écart de l’Etat islamique ! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en”, pouvait-on lire dans un message sur Facebook. “Au nom d’Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberdjihad contre les ennemis de l’Etat islamique”, ajoute le texte.

    Le message accuse le président français François Hollande d’avoir commis “une faute impardonnable” en menant “une guerre qui ne sert à rien”.

    “C’est pour ça que les Français ont reçu les cadeaux de janvier à Charlie Hebdo et à l’Hyper Casher”, ajoutent les pirates, en référence aux attentats sanglants contre l’hebdomadaire satirique et le magasin qui avaient fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier à Paris. Le CyberCaliphate est “en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains”, affirment-ils.

    Sur Twitter, le jounraliste français David Thomson note  que “le groupe ‘cybercaliphate’ auteur de l’attaque contre TV5MONDE n’est pas un organe officiel de l”EI”. Selon Wassim Nasr, journaliste à France 24, les approximations linguistiques du texte de revendication laissent penser que les auteurs ne sont pas arabes.

    (Jeune Afrique)

  • Fidel Castro réapparait

    Fidel Castro réapparait

    CASTRO-L’ancien président cubain, Fidel Castro, est apparu en public pour la première fois depuis quatorze mois.

    Le leader communiste à la retraite est plein de vitalité, selon la presse cubaine, qui a publié des images de la rencontre.

    Fidel Castro a rencontré une délégation officielle de 33 membres venue du Venezuela, rencontre qui a eu lieu dans un établissement scolaire.

    Selon un journal cubain qui a publié les images de la rencontre, Fidel Castro, habillé d’un survêtement bleu et blanc et coiffé d’une casquette noire, a salué chacun des membres de la délégation vénézuélienne.

    Fidel Castro a exprimé sa plus profonde préoccupation pour la bataille que livre la nation latino-américaine afin que sa souveraineté et son intégrité soient respectées, a révélé le quotidien cubain, faisant référence aux sanctions imposées au Venezuela par les Etats-Unis.

    Fidel Castro était un proche d’Hugo Chavez, l’ancien président vénézuélien dont le pays fournissait à Cuba du pétrole bon marché.

    Depuis qu’il a abandonné le pouvoir en 2006 pour raisons de santé, Fidel Castro n’est sorti en public qu’à de très rares occasions, la dernière remontant au 8 janvier 2014.

    (BBC)

  • Ce que l’on sait du crash de l’A320

    Ce que l’on sait du crash de l’A320

    FRANCE-CRASH-Un Airbus 320 s’est écrasé dans les Alpes-de-Hautes-Provences, aux environs de Barcelonnette, faisant 150 morts. L’avion de la compagnie la low-cost Germanwings, filiale de Lufthansa, effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf. Le président François Hollande a précisé que le drame s’est produit dans une zone difficile d’accès, enneigée, dans un massif de moyenne montagne.

    En attendant le décryptage de la boîte noire retrouvée, les enquêteurs en sont réduits à éliminer des hypothèses. Parmi celles-ci, les mauvaises conditions météo ou une collision avec un autre avion, hautement improbables.

    Selon le patron de la compagnie Germanwings, l’Airbus A320 aurait commencé à perdre de l’altitude vers 10h35 ce matin et il aurait chuté durant huit minutes avant de s’écraser. Cette durée suggère une descente rapide, mais pas une chute libre, aux yeux de plusieurs experts en aéronautique. Après avoir cru dans un premier temps que l’appareil avait envoyé un signal de détresse, on a appris que c’est en fait la Direction générale de l’aviation civile qui a émis ce signal après avoir constaté que l’appareil avait disparu des radars, et qu’il n’y avait plus de contact avec l’équipage.

    Un appareil réputé fiable

    Parmi les possibilités, des problèmes techniques : explosion du moteur, ou une rupture dans la structure de l’avion entraînant une dépressurisation… Des accidents qui pourraient justifier la descente rapide, mais qui sont rarissimes.

    Par ailleurs, bien que l’A320 soit un appareil ancien, il jouit d’une grande réputation de fiabilité. L’avion de la Germanwings qui s’est écrasé ce mardi était âgé de 24 ans. Un âge courant pour un appareil de ce type. Et il était bien entretenu. Il avait été révisé à l’été 2013 et ne présentait aucune anomalie. L’équipage, quant à lui, semblait suffisamment expérimenté. D’après la compagnie Germanwings, le pilote avait plus de dix ans d’expérience et plus de 6 000 heures de vol.

    « Aucune piste ne peut être écartée »

    Reste des hypothèses impossibles à vérifier pour le moment, comme celle d’un déroutement de l’avion qui se serait terminée par un crash, ou encore la réaction inadéquate de l’équipage à une situation difficile, en l’occurrence des sondes bloquées, envoyant de mauvaises information comme ce fut le cas lors de l’accident du Rio Paris en 2009. Seuls l’analyse des enregistreurs de vol et un travail d’enquête minutieux sur les débris et les corps permettront d’avancer dans l’élaboration de cet accident.

    « Tout est fait pour comprendre ce qui s’est passé », a déclaré cet après-midi le Premier ministre Manuel Valls. Mais pour l’heure, « aucune piste ne peut être écartée » pour expliquer le drame, a-t-il ajouté. Le parquet de Marseille s’est saisi de l’enquête. Airbus envoie ses experts techniques pour aider à l’enquête. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a également annoncé l’ouverture d’une enquête.

    L’appareil s’est écrasé dans une zone de moyenne montagne située près de Barcelonnette, à un peu plus de 200 kilomètres au nord de Marseille. Il s’agit d’une zone escarpée et enneigée à laquelle il est très difficile d’accéder. Des hélicoptères de la gendarmerie ont pu survoler les lieux du drame et visualiser les débris de l’avion. La gendarmerie estime que le site est tellement escarpé qu’il sera impossible aux hélicoptères de s’y poser et qu’il faudra plusieurs jours pour dégager les corps des victimes.

    Germanwings, une jeune compagnie à l’image longtemps médiocre

    Germanwings est une jeune compagnie allemande créée en 2002. Sa flotte est essentiellement composée d’Airbus A319 et A320. En tout, 80 appareils, âgés de moins de 15 ans, à l’exception de certains appareils appartenant initialement à Lufthansa. Celui qui s’est écrasé ce matin aurait été livré en février 1991, il y a 24 ans. Germanwings reprend l’essentiel des lignes court-courrier de Lufthansa en Europe. La compagnie a pour base principale l’aéroport de Cologne-Bonn, mais dessert également cinq autres villes en Allemagne. Contrairement à ses concurrents Easy Jet et Ryanair, qui disposent de bases chez eux et un peu partout en Europe, Germanwings, elle, n’est présente qu’en Allemagne.

    En juillet 2013, soit plus de dix ans après sa création, la compagnie a été relancée par la Lufthansa qui espérait ainsi gagner des parts de marchés et réduire ses coûts avec, pour objectif pour la Germanwings, un retour aux bénéfices en 2015. Celle-ci a longtemps souffert d’une image de marque médiocre, attachée à une qualité de services aussi faible que ses coûts. A tel point que Lufthansa a fait peindre sur le fuselage des appareils de Germanwings « Lufthansa group » pour donner par procuration à sa filiale une image de qualité et de fiabilité.

    RFI