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  • Premier cas de Coronavirus déclaré en RDC et plusieurs réunions de la SADC annulées.

    Premier cas de Coronavirus déclaré en RDC et plusieurs réunions de la SADC annulées.

    La République démocratique du Congo vient de confirmer son premier cas de coronavirus.

    Le ministre congolais de la Santé a annoncé qu’un cas de coronavirus a été identifié à Kinshasa. Dans le même temps, plusieurs réunions de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont été annulées.

    Il s’agit du onzième pays africain à enregistrer des cas de Covid-19.

    Le patient est un Congolais de cinquante-deux ans résidant en France, entré dans le pays dimanche.

    Le patient présentait des symptômes à son arrivée, et a été immédiatement isolé grâce à des analyses cliniques.

    Il est maintenant soigné dans un ancien centre Ebola à l’est de Kinshasa – réaménagé pour traiter le Covid-19.

    Le ministère congolais de la santé tente maintenant de retrouver tous ceux avec qui il a voyagé et de les mettre en quarantaine – une tentative pour arrêter la propagation du virus.

    Le ministre a appelé la population à rester calme et à se laver les mains plus souvent possible.

    Les quatre principaux aéroports de la RDC ont renforcé la surveillance des voyageurs ayant des températures élevées – une pratique déjà en vigueur dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola.La maladie – qui a débuté en Chine – a jusqu’à présent tué plus de 3 800 personnes.

    Le ministre congolais de la Santé, Eteni Longondo, a annoncé qu’un patient atteint du coronavirus avait été identifié à Kinshasa. Il s’agit d’un Congolais de 52 ans, qui revenait de France. « Nous venons d’avoir la confirmation de ce cas par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) : le patient est arrivé à Kinshasa il y a deux jours et il était depuis suivi par les services médicaux », a déclaré à Jeune Afrique le Dr Eteni Longondo, ministre congolais de la Santé. « Il a été mis à l’isolement et nous recherchons les personnes qui ont été en contact avec lui », poursuit le ministre, qui a confirmé lors d’une conférence de presse la nationalité congolaise du patient, après avoir initialement évoqué « un patient belge ».

    Cette annonce intervient alors que les autorités congolaises ont annoncé une série de mesures pour prévenir la propagation du virus, à l’issue du Conseil des ministres de vendredi. Plusieurs membres du gouvernement avaient à cette occasion proposé que les vols  en provenance des pays européens et asiatiques touchés par l’épidémie soient suspendus.

    « Plan stratégique national »

    Le Conseil des ministres a finalement décidé que toute personne venant de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Iran, d’Irak et de Chine « ne présentant aucun signe (fièvre, toux, rhume, céphalées, fatigue intense,…) sera isolée pendant 14 jours à domicile et suivie pendant 14 jours par l’équipe médicale en tenant compte des informations recueillies dans les fiches sanitaires des voyageurs ».

    Par ailleurs, toute personne « présentant les symptômes [du coronavirus] à l’arrivée et considérée comme cas suspect sera transférée au site d’isolement et pris en charge par le ministère de la Santé ».

    Lundi, le Dr Eteni Longondo, s’était toutefois voulu rassurant, affirmant que le plan stratégique national élaboré par le ministère de la Santé allait être « mis en pratique », avant d’insister sur le fait que « le plus important, c’est la préparation, en commençant par donner une bonne information pour ne pas créer la panique dans la population ».

    Parmi les mesures déployées, un système de surveillance et d’identification des cas suspects grâce à des caméras thermiques, installées aux postes-frontières et aéroports du pays. Le ministère de la Santé prévoit en outre de « pré-positionner » dans les principales villes du pays des moyens de transports pour acheminer vers les laboratoires les échantillons prélevées sur les personnes présumées contaminées.

    La SADC suspend réunions et sommets

    La Communauté de développement de l’Afrique australe (Southern African Development Community – SADC) a de son côté pris la décision de suspendre plusieurs réunions prévues à l’agenda. Le sommet des chefs d’État des pays signataires de l’accord cadre d’Addis-Abeba – qui devait se tenir le 24 février et avait été reporté pour des raisons financières – pourrait de nouveau être reporté. Ou ne réunir les chefs d’État annoncés – Afrique du Sud, Angola, Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda, Congo, Centrafrique, Soudan, Soudan du Sud, Kenya, Tanzanie et Zambie – que via un système de visioconférence.

  • Gédéon Kyungu encerclé pour éviter une attaque à Lubumbashi

    Gédéon Kyungu encerclé pour éviter une attaque à Lubumbashi

    -La résidence du bandit Gédéon Kyungu, membre du PPRD (parti de Joseph Kabila), a été encerclée lundi sur ordre du gouverneur de la province. Il s’agissait de l’empêcher de mener à bien un projet de nouvelle attaque contre Lubumbashi, la capitale du cuivre au Katanga.

    Lubumbashi est le théâtre, depuis la fin 2019, d’une recrudescence du grand banditisme, alors que ce dernier avait régréssé après la visite dans la ville du président Felix Tshisekedi. Ces violences font, logiquement, monter la tension dans la capitale du cuivre.
    Déstabiliser le Katanga
    Alors que la tension monte, depuis quelques mois, entre le président Tshisekedi – devenu chef de l’Etat en raison d’un accord avec Kabila et en l’absence de preuves de sa « victoire » électorale – et celui qui l’a fait roi – irrité de l’interpellation de plusieurs de ses proches – des politiciens katangais dénoncent à mots feutrés, des tentatives de susciter des affrontements entre Katangais et Kasaïens. Les deux alliés locaux de Félix Tshisekedi – Gabriel Kyungu (parti UNAFEC) et Jean-Claude Muyambo (SOCODE) – viennent de mettre en garde ceux qui attisent « l’incitation à la tribalisation au Katanga », y voyant, selon les mots de Me Muyambo, « une machination qui vise à déstabiliser le pouvoir du président Félix Tshisekedi ».
    Selon Le Phare, qui cite les deux politiciens katangais, le sanguinaire bandit Gédéon, rallié depuis 2016 au camp Kabila, avait l’intention de profiter d’une marche des jeunes à Lubumbashi pour organiser une nouvelle attaque de la capitale katangaise lundi soir ou ce mardi. Il faut se rappeler que plusieurs attaques des « Bakata Katanga » (sécessionnistes katangais liés à Gédéon) dans cette ville ont été perpétrée après que des miliciens se soient infiltrés peu à peu dans la ville. Des attaques de ce type ont encore été observées le 11 juillet dernier, une autre en septembre et une troisième le 11 octobre, date anniversaire de la reddition de Gédéon.
    Selon Le Phare, Gabriel Kyungu, ex-gouverneur du Grand Katanga, a donc alerté le gouverneur du Haut-Katanga (entité issue du découpage de la province en 2015) il y a quelques jours et ce dernier « s’est aussitôt organisé pour faire encercler la résidence de Gédéon Kyungu (NDLR: pas parent avec Gabriel Kyungu) afin de le neutraliser ». En outre, les manifestations publiques ont été interdites jusqu’à nouvel ordre.
    La terreur du Nord-Katanga
    Gédéon s’était fait connaître par la terreur qu’il faisait régner, avec ses hommes – largement issus des milices créées par le défunt Laurent Kabila qui, ne les finançant pas, les « força » à se payer sur la population –  dans « le triangle de Mitwaba » (Nord-Katanga) au début des années 2000. Il s’était rendu aux Casques bleus en 2006 et, livré à la justice congolaise, avait été condamné à mort en 2009 – avant de s’évader en 2011 de la prison de la Kasapa dans des circonstances largement jugées suspectes.
    Après de nouveaux ravages au Katanga – et l’adoption d’un discours sécessionniste – le bandit Gédéon avait « déposé les armes » le 11 octobre 2016, lors d’une cérémonie festive; il portait alors un T-shirt à l’effigie de Joseph Kabila. Selon Le Phare, il adhèrera à son parti PPRD en 2017. En tout cas, selon les informations de La Libre Afrique.be, à partir de mars 2017, les hommes de Gédéon ont été utilisés par le régime Kabila comme supplétifs pour combattre la rébellion « Kamina Nsapu » au Kasaï, qui avait entraîné une meurtrière répression.
    Ses crimes
    Depuis fin 2016, Gédéon vivait dans une villa du quartier Golf de Lubumbashi, logé et nourri aux frais de l’Etat. Cette sinécure a-t-elle pris fin avec le changement de Président?
    En raison des accusations de crimes qui pèsent contre lui (notamment des actes de cannibalisme, visant à terroriser les villageois), il fait l’objet de sanctions de l’Union européenne depuis mai 2017 et de l’Onu depuis février 2018.
    Avec la L.A
  • La Monusco dit n’avoir pas été sollicitée pour enquêter sur la mort de Kahimbi

    La Monusco dit n’avoir pas été sollicitée pour enquêter sur la mort de Kahimbi

    -En République démocratique du Congo (RDC), une dizaine de jours après la mort dans des conditions non encore élucidées du général Delphin Kahimbi, proche de l’ancien président congolais, de nombreuses questions se posent sur les enquêtes en cours.

    En République démocratique du Congo (RDC), alors que l’enquête est officiellement entre les mains de la justice militaire depuis ce drame, les propos attribués au président Félix Tshisekedi lors du Conseil des ministres du 6 mars semblent indiquer qu’il aurait demandé à la Monusco de diligenter une enquête indépendante, ce que nie la mission de l’ONU dans le pays.

    Les propos du président Tshisekedi étaient pourtant on ne peut plus clairs. Il avait informé les membres de son gouvernement, selon le compte-rendu du porte-parole du gouvernement, qu’il avait « décidé de diligenter une enquête indépendante à l’initiative de la Monusco ».

    « Très bonne initiative » a salué le 9 mars un haut cadre du FCC [Front commun pour le Congo], en parlant d’une « décision de nature à instaurer la confiance sur les résultats de l’enquête en cours sur la disparition du général Delphin Kahimbi ». « Même le président Tshisekedi a parlé d’une mort par pendaison sans préciser si c’était le fait de lui-même ou d’une main autre que la sienne », a pointé cette source.

    Problème, la Monusco assure n’avoir reçu aucune demande dans ce sens, mais son porte-parole reconnaît que la Mission de l’ONU a donné son « appui » à une enquête menée à l’initiative de la justice congolaise. « Nous avons apporté un soutien technique et scientifique à la demande des autorités congolaises, explique Mathias Gillmann, porte-parole de la mission onusienne. C’est une enquête menée par les autorités judiciaires nationales, non à l’initiative de la Mission [de l’ONU] mais à l’initiative des autorités congolaises et nous ne ferons aucun commentaire concernant une enquête qui est non seulement en cours, mais aussi diligenté et menée par les autorités nationales ».

    Les investigations sont menées par la justice militaire et non par la Mission de l’ONU dans le pays qui n’a été sollicitée que pour des raisons techniques, confirme sur RFI le porte-parole du président congolais.

    L’enquête a été confiée aux autorités congolaises compétentes et non à la Monusco… le concours de la Monusco a été requis sur les plans techniques et scientifiques et uniquement dans ces deux domaines.

    Avec RFI

  • Bercy signe-t-il le grand retour du chanteur congolais Fally Ipupa dans les salles européennes?

    Bercy signe-t-il le grand retour du chanteur congolais Fally Ipupa dans les salles européennes?

    -Fort de sa “victoire” sur les “Combattants” qui, depuis quelques années, empêchaient la tenue de ses concerts notamment en Europe, le célèbre chanteur congolais se produira à Londres le 29 mars 2020.

    Le chanteur congolais Fally Ipupa a pu se produire sur la scène de l’AccorHotels Arena le 28 février 2020 à Paris. Il a ainsi eu raison de ces fameux “Combattants”. Ce mouvement, constitué par des membres de la diaspora originaire de la République démocratique du Congo (RDC) et installée en Occident, est depuis quelques années le cauchemar des artistes congolais.

    Le phénomène des “Combattants” date de 2006, expliquait Radio Okapi dans un article publié en 2012. “Plusieurs artistes musiciens de la RDC ne se produisent plus en Europe. Ils sont menacés par les Congolais vivant à l’étranger qui leur reprochent leur appartenance politique. La plupart d’entre eux ont participé aux campagnes électorales de Joseph Kabila de 2006 et de 2011. Ce jeudi 21 juin (2012), ils ne pourront pas aller se produire en Europe à l’occasion de la Fête internationale de la musique”.

    “La détermination” et “le courage” des fans de Fally Ipupa

    A l’instar d’autres grands noms de la musique congolaise, Fally Ipupa n’avait pu se produire en Europe depuis une décennie. C’est pourquoi, dès le lendemain du concert, l’artiste congolais se réjouissait et remerciait les 20 000 personnes” qui avait rendu “cette soirée du 28.02.2020 inoubliable” et saluait “(leur) détermination, (leur) courage, mais surtout (leur) amour (qui avaient) permis de réécrire une nouvelle histoire”. “Mes regrets les plus sincères à tous ceux et celles qui n’ont pas pu accéder à l’intérieur de la salle, ce n’est que partie remise”, poursuivait-il. Car en dépit de l’arrêté du 26 février 2020 de la préfecture de police interdisant toute manifestation aux abords du lieu du spectacle, situé dans le XIIe arrondissement de Paris, les “Combattants” n’ont pas renoncé à leur action.

    Objectif atteint, en partie. Avec la fermeture de la gare de Lyon à Paris aux alentours de laquelle une trentaine de véhicules ont été brûlés, la perturbation du trafic des bus de la RATP (lignes 71, 29 et 64), mais aussi avec leurs barrages et leurs manœuvres d’intimidation, les “Combattants” ont réussi à empêcher quelques fans d’accéder à la salle de spectacle. Pourtant, les spectateurs ne se sont pas découragés en cherchant par tous les moyens à aller écouter leur idole. Comme cette jeune femme rencontrée dans le bus 64, qui avait déjà dû trouver un trajet alternatif, avant de poursuivre sa route et de s’entendre dire par d’autres fans que les accès à la salle étaient bloqués par les “Combattants”.

    A la suite des incidents, rapportait l’AFP le 1er mars 2020, “au moins 71 personnes ont été interpellées pendant la soirée, ce qui a donné lieu à 52 gardes à vue”. De même, “à l’issue de ces gardes à vue, au moins quatre personnes seront jugées, soit très prochainement en comparution immédiate, soit ultérieurement via une convocation devant le tribunal”. 

    Le concert du 28 février 2020 s’apparente à une double performance à la fois artistique et symbolique. Outre le soutien de ses compatriotes, Fally Ipupa a été félicité par ses pairs africains. Notamment le célèbre groupe ivoirien Magic System qui soulignait “cette belle victoire au profit de la musique africaine”.

    Une “victoire” puisqu’en 2017, la préfecture de police de Paris avait tout simplement annulé le concert de Fally Ipupa à La Cigale par crainte de débordements. Trois ans après, le rendez-vous de Bercy sonnait comme un défi. D’autant que Fally Ipupa avait rencontré certains “Combattants”, confiait-il, quelques jours avant l’événement, sur les antennes de France 24. “J’ai rencontré plusieurs ‘Combattants’ qui veulent juste combattre pour le bien de notre pays, (pas) pour boycotter les artistes musiciens. Aujourd’hui, il y a des ‘Combattants’ qui ont avancé dans leur combat, qui ont une autre vision de leur combat. Ils sont pour la reprise de la musique congolaise en France et en Europe, un peu partout”. 

    Le grand Papa Wemba, disparu en 2016, soulignait dans l’article de Radio Okapi sur le phénomène des “Combattants”, que les artistes étaient “pris au piège de la politico-politique”. “Mais j’ai toujours dit qu’on finira par fumer le calumet de la paix”, avait-il ajouté.

    Le calumet de la paix a-t-il été fumé à Bercy ? Rien n’est moins sûr. Les méthodes des “Combattants” sont source de controverse, mais elles posent la problématique de la neutralité politique pour les artistes africains, dont certains se font le chantre de régimes abhorrés par leurs compatriotes. Les artistes congolais sont d’autant plus tiraillés qu’ils sont passés maîtres dans l’art de l’”atalaku” (“crieur” en lingala, l’une des principales langues parlées en RDC), à savoir faire l’éloge de quelqu’un en glissant son nom dans une chanson. Les noms des amis, des producteurs, des animateurs ou des politiques appréciés des interprètes, tout y passe. Cependant, au niveau politique, l’exercice peut se révéler périlleux.

    “Je suis un artiste, comme l’église dans le village”

    Fally Ipupa était ainsi interrogé à propos de l’opposant congolais Martin Fayulu, qui venait d’être déclaré candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2018, cité dans l’un de ses titres sur le plateau du journal Afrique de TV5.

    “C’est ‘un vieux’ (terme affectueux, NDLR) qui m’a soutenu, depuis que j’ai commencé mon aventure en 2006 (…). Je suis très fier de lui (…), expliquait-il. C’est d’ailleurs très bien que les politiciens se mettent d’accord pour l’intérêt du pays. En tout cas, bonne chance à mon ‘vieux’ Martin Fayulu”. Dans la foulée, l’artiste précisait : “Je ne soutiens pas le politique parce que j’estime que je suis un artiste, comme l’église dans le village, même si j’ai des relations avec des politiciens. Je préfère pour l’instant chanter (…) Quand il y a des problèmes, j’arrive juste pour panser les plaies, pour ramener un peu d’amour”. 

    Fally Ipupa est, entre autres, ambassadeur de bonne volonté de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco). Par ailleurs, il avait annoncé qu’une partie des recettes du concert du 28 février irait à la fondation du Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix 2018, qui soigne les femmes victimes de violences sexuelles en RDC.  Après le concert de Bercy, Fally Ipupa attend donc ses nombreux fans le 29 mars 2020 à Londres.

    Avec Fr. inf

  • Félix Tshisekedi a rencontré mardi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo

    Félix Tshisekedi a rencontré mardi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo

    -Alors que la société civile lui réclame des sanctions contre le milliardaire israélien Dan Gertler, le président congolais a rencontré le lobby juif aux Etats-Unis. Une offensive aux enjeux multiples.

    Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi est en visite aux Etats-Unis. Celui-ci a débuté son séjour de 72 heures par une rencontre ce dimanche (01.03.2020) avec le Comité des affaires publiques israélo-américain qui représente la communauté juive des Etats-Unis.
    Une rencontre qui intervient alors qu’en RDC, le chef de l’Etat est sous la pression de la société civile. Celle-ci lui demande d’enquêter sur des activités du milliardaire israélien Dan Gertler, impliqué dans de nombreuses affaires liées à l’industrie minière.

    Un contexte marqué par une enquête contre Dan Gertler
    Même s’il n’y a pas de lien direct connu entre les ennuis de Dan Gertler en RDC et la rencontre du président Félix Tshisekedi avec le lobby juif américain, le contexte retient l’attention.
    La justice congolaise enquête en effet sur un prêt douteux de 128 millions d’euros que Dan Gertler, peu avant d’être la cible de sanctions américaines en 2017, a consenti à l’entreprise nationale minière Gécamines.
    L’homme d’affaires israélien est très proche de l’ex-président Joseph Kabila qui l’a rendu incontournable dans les secteurs des mines et du pétrole durant ses deux mandats.

    Dans son discours ponctué d’applaudissements, Félix Tshisekedi a fait de la lutte contre la corruption une base de sa relation avec le lobby pro-israélien en assurant que “les défis nouveaux liés à la lutte contre le terrorisme, la corruption et le blanchiment des capitaux ainsi que la lutte contre la cybercriminalité nous donnent l’opportunité, que dis-je, l’obligation de renforcer nos liens pour des objectifs partagés”.
    L’engagement contre la corruption vise des enjeux multiples
    Félix Tshisekedi a aussi besoin des lignes de crédit promis par le Fonds monétaire international (FMI), un autre enjeu de son engagement affiché contre la corruption.
    Une visite du président congolais au siège du FMI est d’ailleurs au menu de son voyage aux Etats-Unis.
    Le 24 février, un collectif de sept organisations de la société civile à l’origine de la campagne “le Congo n’est pas à vendre” lui a adressé une lettre demandant des sanctions à l’encontre de Dan Gertler.

    La RDC détient d’importants gisements de cobalt (Katanga, 14.10.2006-Archives)
    Emmanuel Umpula Nkumba est le directeur exécutif de AfreWatch, une ONG membre de ce collectif. Il rappelle que “déjà en 2017 des entreprises liées à Dan Gertler ont été sanctionnées par le Trésor américain”.
    Les entreprises de l’homme d’affaires sont mises en cause dans des faits de blanchiment d’argent et de corruption. “Malheureusement en RDC, il n’y a pas assez d’intérêt pour initier des enquêtes et c’est pourquoi nous avons décidé d’adresser une lettre au président de la République lui demandant de prendre des mesures”, regrette Emmanuel Umpula Nkumba.
    Jusqu’ici, Félix Tshisekedi n’a pas montré son intention d’inquiéter son prédécesseur et partenaire de coalition Joseph Kabila.
    Mais les pressions extérieures l’ont visiblement contraint à affaiblir plusieurs pro-Kabila, dont le chef de son parti (PPRD) et ancien candidat à la présidentielle Emmanuel Ramazani Shadary, l’ex-chef des renseignements Kalev Mutondo, ou encore Albert Yuma, le patron de la Gecamines, qui n’a pas le droit de quitter Kinshasa en raison du dossier judiciaire lié au prêt des 128 millions d’euros.

    Avec DW

  • Kinshasa: “Les sauts de mouton nous font souffrir”

    Kinshasa: “Les sauts de mouton nous font souffrir”

    -Environ dix mois après le lancement des travaux du programme des 100 jours du président Félix Tshisekedi, les activités sont paralysées par les embouteillages dus aux travaux de construction dits des “sauts de mouton”.

    Une seule route relie le centre-ville de Kinshasa, qui concentre les activités principales des habitants, à l’aéroport international de Ndjili.
    Il s’agit du boulevard Lumumba, sur lequel on compte trois chantiers “sauts de mouton” dans le district de la Tshangu, le plus peuplé de Kinshasa. Les habitants se plaignent des conséquences de ces travaux. L’un d’entre eux, qui préfère ne pas donner son nom, explique le calvaire que cela représente au quotidien.
    “Il y a trop d’embouteillages et de perte de temps. Pour arriver à temps il faut venir à pieds. Si vous prenez la moto ou bien un taxi c’est que pour quelques mètres. Ensuite, il faut descendre et en prendre un autre et ça coute beaucoup d’argent. Et puis quand on marche, on rentre à la maison fatigué. Nous dépensons plus de 8.000 francs par jour dans les transports.”
    Kinshasa compte sept chantiers “sauts de mouton” sur les boulevards qui sont souvent rétrécis sur une ou deux voies dans lesquelles les véhicules, les milliers de motos, les pousse-pousse et les piétons s’agglutinent.
    C’est un véritable calvaire que subit la population au quotidien, comme l’explique ce conducteur qui a aussi requis anonymat.

    “Ça perturbe la circulation et la population souffre. Nous, les conducteurs, souffrons également mais la population souffre plus parce qu’ils ne font que courir du matin au soir. Nous allons le matin au boulot et nous devons partir tôt pour pouvoir circuler facilement. Les sauts de mouton nous font souffrir. Les vendeurs arrivent en retard et ceux qui vont au boulot arrivent aussi en retard, parfois même à neuf heures.”
    Malversations financières
    Les travaux ne devaient durer que six mois mais désormais la barre des dix mois est franchie et ceux-ci sont loin d’être finis.
    La raison est liée en partie aux détournements des fonds destinés à ces travaux.
    Des enquêtes sont en cours et plusieurs arrestations ont eu lieu, dont celle du patron de la compagnie Safricas, l’américain David Blattner, et du directeur général de l’Office des routes, Mutima Sakrini.
    Ceux-ci ont été placés en détention préventive pour abus de confiance.
    Ce scandale a été évoqué la semaine dernière en Conseil des ministres et le président Félix Tshisekedi a insisté sur le respect des lois, comme le précise cet extrait du compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, Jolino Makelele.
    “S’agissant des enquêtes judiciaires, le chef de l’Etat a insisté sur le fait que celles-ci doivent se dérouler dans le strict respect de la constitution et des lois de la République. Il a en effet déploré que certains magistrats en charge des dossiers soient l’objet de menaces et de manipulations. De même, il a relevé que certaines personnes interpelées sont victimes de mauvais traitement dans l’unique but d’extorquer leurs aveux.”
    Le lancement de ces travaux avait suscité un grand espoir au sein des habitants de Kinshasa mais désormais, c’est la déception qui l’emporte face aux retards et même à une aggravation des bouchons. La population souhaite aussi voir les coupables de détournements réellement punis.

    Avec DW

  • Les évêques catholiques haussent le ton contre le pouvoir

    Les évêques catholiques haussent le ton contre le pouvoir

    -Anciens médiateurs entre l’opposition et le pouvoir, les évêques ont fait une déclaration musclée. S’ils se sont dits satisfaits de quelques actions du président Tshisekedi, ils ont émis des critiques acerbes contre la coalition au pouvoir.

    Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

    Les évêques congolais se sont réunis du 24 au 28 février pour plancher sur la situation du pays. Ils ont notamment salué la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire et des « avancées significatives » en matière de liberté d’expression, ainsi que le retour de la RDC sur le plan international.
    Mais ils ont aussi listé leurs inquiétudes, tout particulièrement les dysfonctionnements au sein de l’appareil d’État. « Beaucoup de problèmes auxquels le pays est confronté restent sans solution adéquate, à cause de la crise qui mine la coalition. Il est inacceptable que le pays soit pris en otage par un accord qui, du reste, est occulte », a estimé l’abbé Donatien Nshole, le secrétaire général de l’épiscopat congolais.
    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dit ne pas être intéressée par les contours de l’accord entre Félix Tshisekedi et son prédécesseur, mais elle reste convaincue que cet accord est à l’origine des tensions actuelles. Les prélats sont d’autant plus préoccupés qu’ils disent avoir constaté une mauvaise gestion des finances publiques et redoutent des détournements.

    « Nous assistons à un enrichissement injustifié et scandaleux d’une poignée d’acteurs politiques, au détriment de la grande majorité de la population. La corruption et le détournement de deniers publics persistent. Ces détournements sont l’œuvre de ceux-là mêmes qui sont appelés à être des garants du bien commun », ajoute Donatien Nshole.
    Les évêques, déjà irrités par la non-tenue des élections locales, ont appelé les populations à « demeurer vigilantes » dans l’exercice du contrôle citoyen des institutions.

    Avec RFI

     

  • Le concert historique de Fally Ipupa s’est tenu, malgré les menaces des « combattants »

    Le concert historique de Fally Ipupa s’est tenu, malgré les menaces des « combattants »

    -La star congolaise a pu se produire vendredi soir devant des milliers de spectateurs. Des groupes d’opposants congolais radicaux ont pourtant tout fait pour empêcher le concert de Fally Ipupa, à l’AccorHotels Arena.
    Les dernières heures précédant le concert de Fally Ipupa à Paris laissaient craindre le pire. Un incendie spectaculaire, déclenché par des feux de scooters et de poubelles, a d’abord enfumé, dans l’après-midi, le quartier de la gare de Lyon, proche de l’AccorHotels Arena du XIIe arrondissement. Ce n’est que vers 18h30, à un peu plus d’une heure du début théorique de l’événement, que les pompiers ont maîtrisé les flammes.
    Vous risquez gros en y allant
    Mais les intimidations ne se sont pas arrêtées là. Plusieurs centaines de “combattants”, la plupart des hommes jeunes et déterminés, se sont donnés rendez-vous aux abords de la salle de 20 000 places dans le but d’empêcher le concert. « C’est annulé », « Vous risquez gros en y allant », « Vous êtes fiers de ce que vous faites ? » « Là-haut, Dieu vous voit ! »… Mêlant mensonges et menaces, empoignant parfois des spectateurs ou les bousculant, les combattants ont tenté le tout pour le tout.

    C’était sans compter sur un impressionnant dispositif de sécurité. Métros fermés, dizaines de fourgons de gendarmerie, barrières métalliques… Des contrôles de billets ont été mis en place à distance de la salle pour trier spectateurs et agitateurs. Et le parcours menant à l’enceinte de l’AccorHotels n’avait rien à envier à la sécurité des aéroports : boissons et parapluies confisqués, consigne obligatoire pour les sacs, fouilles, passage sous un portique de détection de métal : rien n’a été laissé au hasard.
    Faire la fête, loin des querelles politiques
    Après cette parenthèse pesante, qui a tout de même réussi à intimider une petite partie du public, on découvrait une ambiance totalement différente. Sapeurs, familles au complet, Africains de tous les pays, s’étaient donné rendez-vous pour chanter et danser. Bref, faire la fête, loin des querelles politiques.
    « Bien sûr, on a eu un peu peur en voyant les dernières infos, mais après l’Olympia annulé en 2017, c’était ce soir ou jamais », confiait une maman ivoirienne venue avec sa fille applaudir « l’aigle » depuis la fosse. En regardant le public rire et papoter, on pouvait même penser qu’il s’agissait d’un concert presque comme un autre.
    Presque, seulement. La première partie, du spectacle, avec notamment Robinio Mundibu, l’un des protégés de Fally, a commencé avec une quarantaine de minutes de retard du fait des incidents dans une salle à moitié vide. Et ce n’est qu’après un long entracte (sans doute pour attendre que la jauge se remplisse) que la star de la soirée a fait une entrée triomphante.
    à lire RDC : Fally Ipupa, sous l’aile de « l’aigle »
    Après une vidéo montrant un aigle survoler Kinshasa et les grandes métropoles occidentales, le rideau s’est levé sur une gigantesque structure gonflable du rapace qui a lentement elle-même « pris son envol. »
    “Jour historique”
    Sa Majesté Fally, en peignoir et baskets, une couronne revisitée posée sur la tête, pouvait enfin commencer à chanter… après un long silence dans la capitale française. La chanson inaugurale « La vie est belle », sonnait comme un pied de nez aux combattants.
    Le concert, maîtrisé de bout en bout, a été une véritable démonstration de force. Fally, en forme vocalement, était accompagné sur scène par une quarantaine de danseurs, chanteurs et musiciens, dans la grande tradition congolaise. Il a su alterner tubes urbains façon Tokooos et classiques rumba, multipliant les costumes et faisant le show pendant plus de deux heures.
    Sur scène, quelques personnalités sont apparues : les chanteurs Mokobé et Bramsito, l’actrice et réalisatrice Angela Bassett… Mais c’est surtout le Franco-Congolais Dadju qui a retenu l’attention avec un tour de chant inspiré et en clamant tout haut ce que beaucoup de spectateurs pensaient tout bas : « Aujourd’hui est un jour historique, c’est une grande victoire pour le Congo ! »
    Mais quelques minutes avant 23h30, un agent venait glisser un mot à l’oreille de Fally, visiblement agacé. Le chanteur était contraint de terminer son concert, assez brutalement, à l’heure convenue avec la salle, sans avoir le temps d’interpréter tous les tubes qu’il avait répétés pour la soirée.
    Avant de quitter la scène la star congolaise a néanmoins promis de venir rapidement faire à nouveau l’événement en France. On espère le retrouver dans une ambiance plus apaisée.

    Avec JA

  • Albert Yuma s’insurge contre le « harcèlement fiscal » et l’« ingérence étrangère » en RDC

    Albert Yuma s’insurge contre le « harcèlement fiscal » et l’« ingérence étrangère » en RDC

    -Environnement des affaires délétère, morose et peu transparent, harcèlement fiscal… Albert Yuma, le président de la fédération des entreprises du Congo (FEC), a lancé une violente charge contre la politique du gouvernement. Mais aussi contre l’« ingérence étrangère » dans les questions minières.
    « Aucun gouvernement ne devrait jamais promettre ce qu’il n’est pas certain de tenir. C’est une question de crédibilité et de responsabilité de l’action publique vis-à-vis des gouvernés ». Actuellement au centre d’une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Kinshasa portant sur une dette de 128 millions d’euros contractée par la Gécamines, qu’il préside, c’est sous sa casquette de président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) qu’Albert Yuma Mulimbi a tapé du poing sur la table le 29 février, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de l’organisation patronale, à l’hôtel Pullman.
    Ce proche de Joseph Kabila – qui avait un temps tenté de l’imposer à la primature, en avril 2019 – a appelé le nouveau pouvoir à amorcer des grandes réformes pour améliorer le climat des affaires et instaurer un système fiscal efficace en RDC. Des réformes, qui permettraient à l’État, assure-t-il, de stimuler les investissements et les recettes publiques.
    Son appel intervient quelques jours après la fin de la mission d’évaluation du programme intérimaire du FMI, dont le compte-rendu témoigne d’inquiétudes similaires.
    Croissance économique en repli
    Les dernières données statistiques publiées par la Banque centrale du Congo indiquent que l’activité économique en RDC a fléchi en 2019 par rapport à l’année 2018. Ainsi, le taux de croissance économique a atteint 4,6 % contre 5,8 % en 2018. « Bien que ce taux de croissance soit supérieur à la moyenne des pays subsahariens, la croissance économique de la RDC demeure fragile et peu inclusive car portée par le secteur minier, secteur hautement capitalistique mais peu pourvoyeur d’emplois », souligne Albert Yuma.
    Pour démontrer l’impact négatif de cette fragilité, le président de la FEC fait référence au dernier Rapport sur le développement humain de 2019, du Pnud, qui classe la RDC à la 179e position avec un IDH de 0,459. « Cette position est en recul de 3 places par rapport à l’année 2018. Sans grande surprise nous continuons donc à stagner, voire à régresser, dans le peloton de queue des pays à développement humain les plus faibles », s’inquiète Albert Yuma.
    Ce n’est pas la sortie la plus sévère du patron des patrons sur le sujet. Lors de la même cérémonie des vœux de la FEC, en janvier 2014, il avait ainsi remis en cause les chiffres officiels de la croissance et déploré la persistance du sous-emploi et de la pauvreté, critiquant sévèrement la politique économique d’Augustin Matata Ponyo, alors Premier ministre.
    Un climat des affaires qui « dissuade toute velléité d’entreprendre »
    La loi de finances 2020 prévoit la collecte d’environ 203 taxes et impôts pour alimenter les caisses de l’État. Pour Albert Yuma, « l’environnement des affaires reste largement délétère, morose et peu transparent, dominé par la corruption, le harcèlement fiscal, l’insécurité juridique et judiciaire ainsi que par des coûts de facteurs de production si élevés, qu’ils dissuadent toute velléité d’entreprendre ».
    Pas de concertation dans les décisions publiques
    « Les capacités d’intervention de l’État se sont dégradées en raison d’initiatives prises sans concertation aucune, et si certaines d’entre elles ont eu certaines mérites, elles s’avèrent en fin de compte créatrices de frustrations car non applicables financièrement », a déploré Albert Yuma.
    Le patron des patrons est ainsi revenu sur le plan de trésorerie publié début février, qui réduit les recettes courantes à environ deux millions de dollars, contre une prévision de plus de sept millions de dollars dans la loi de finance. « Nous avons observé avec regret, mais avec le sentiment qu’il ne pouvait en être autrement, la réduction implicite du budget de l’État », a-t-il déclaré, rappelant avoir « émis des doutes » lors de l’adoption de ce budget « sur la capacité du pays à soutenir de telles dépenses avec des recettes que nous jugions irréalistes et […] sans rapport avec nos capacités contributives ».

    Soutien au gouvernement sur la sous-traitance minière
    Sur la question des mines, en revanche, le patron des patrons congolais a espéré la fermeté de Kinshasa après que les ambassadeurs de 19 pays ainsi que la délégation de l’union européenne ont saisi le gouvernement, le 21 février, pour réclamer un moratoire de six mois quant à l’application de la loi sur la sous-traitance [imposant de recourir exclusivement à des entreprises locales] et un dialogue en vue d’aplanir les « incompréhensions ». « Je le dis très clairement ici, il est inadmissible que que des ambassades étrangères se mêlent des politiques publiques internes », a martelé Albert Yuma pour qui cette loi est un « levier à l’émergence d’entreprises locales » et à des investissements futurs.
    « Il est patent qu’aujourd’hui, le tissu économique n’est pas en capacité d’absorber 100 % de la demande de sous-traitance », a-t-il reconnu. « Mais il est tout aussi clair que si on ne fait rien, on trouvera difficilement des acteurs locaux susceptibles d’investir dans la durée sans avoir la garantie de pouvoir compter sur des contrats futurs », a-t-il argué.
    Albert Yuma a également fait part de ses « inquiétudes » quant aux futures propositions du FMi pour le secteur minier, accusant les rapports officiels de l’organisation de « plagier quasi intégralement les conclusions de certaines ONG ». « Soit le FMI n’a pas de vision propre pour l’industrie minière, ce qui est troublant, soit c’est que les dés sont déjà pipés en fonction des intérêts représentés par ces ONG et que je juge contraires à ceux du Congo et à sa souveraineté ».

    Avec JA

  • Encore un mort: Décès de Léon Lukaku, le chef du contre-espionnage de l’ANR

    Encore un mort: Décès de Léon Lukaku, le chef du contre-espionnage de l’ANR

    -Le chef du service de contre-espionnage au sein de l’Agence nationale de renseignement est mort ce lundi, dans des circonstances qui restent encore floues.
    Plusieurs sources gouvernementales, ainsi que des sources au sein des services du renseignement congolais, ont confirmé l’information à Jeune Afrique : Léon Lukaku, chef du service de contre-espionnage de l’Agence nationale de renseignement (ANR), est décédé ce lundi à Kinshasa.
    Les causes de son décès ne sont, pour le moment, pas connues. Plusieurs cadres des services de renseignement congolais, sous couvert d’anonymat, ont cependant avancé que ce dernier « était malade ». Selon nos informations, Léon Lukaku avait été suspendu de son poste de directeur des services contre-espionnage de l’ANR au cours du mois de février.
    Ce décès intervient trois jours après celui du général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint chargé du renseignement militaire, décédé vendredi 28 février dans des circonstances encore non élucidées. L’armée et la présidence ont annoncé avoir ouvert des enquêtes sur la mort de ce haut gradé qui fut un proche de Joseph Kabila.

    AVEC JA