Tag: USA

  • Les USA appellent Kabila à quitter le pouvoir après décembre 2018

    Les USA appellent Kabila à quitter le pouvoir après décembre 2018

    -Les États-Unis demandent au président congolais Joseph Kabila de “quitter le pouvoir” après les élections prévues le 23 décembre 2018.

    Selon un communiqué du département d’État, les USA ont salué la publication de ce calendrier électoral.

    Les États-Unis se déclarent “résolus à travailler avec le peuple et les institutions de la RDC, l’Union Africaine, les partenaires régionaux et internationaux et la Monusco” pour que les “quelque 45 millions d’électeurs congolais puissent voter à temps et comme prévu en décembre 2018″.

    L’Union africaine pour sa part déclare avoir” pris note avec satisfaction” de la publication du calendrier électoral en République Démocratqiue du Congo.

    Dans un communiqué, le Président de la Commission de l’Union africaine invite l’ensemble des acteurs politiques à se montrer responsables et de s’abstenir de tout propos ou acte de nature à générer des tensions.

    L’UA réaffirme sa détermination à mobiliser toutes les ressources pour accompagner et soutenir le processus électoral en RDC.

    BBC

  • Nikki Haley  a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    Nikki Haley a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU est à Kinshasa où le calendrier électoral n’a toujours pas été publié. La diplomate a insisté pour que “les élections soient organisées en 2018 sinon la RDC ne pourra pas compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale”

    À la CENI qui évoque un délai de 504 jours pour organiser ces élections, soit un scrutin à organiser à la mi-2019, l’ambassadrice américaine a déclaré que “les élections sont possibles si toutes les parties s’impliquent, la CENCO notamment, et toutes les parties prenantes doivent mettre la main à la pâte.”

    Suite à sa rencontre avec les évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, les religieux ont déclaré “que le peuple congolais souhaite obtenir l’appui de la communauté internationale afin d’organiser les élections dans le délai convenu.”

    “Elle voulait avoir une idée de la situation générale et savoir ce que nous attendons de la communauté internationale. Les évêques lui ont dit attendre de la communauté internationale, comme la communauté nationale, un appui dans le sens de ce que le peuple congolais attend, les élections dans les meilleures délai”, a dit l’Abbé Donatien N’shole, le porte-parole de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.

    Nikki Haly entourée des membres de l'opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haly entourée des membres de l’opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haley a ensuite rencontré les leaders de l’opposition Vital Kamerhe (UNC), Eve Bazaiba (MLC), Felix Tshisekedi (UDPS) et Pierre Lumbi (MSR). Ces derniers ont insisté sur le respect de l’accord du 31 décembre 2016

    L’ambassadrice américaine à l’ONU rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue de cet échange.

    Réaction du gouvernement congolais

    Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a, de son côté, dénié à l’ambassadrice américaine la qualité de la porte-parole de toute la communauté internationale. M. Mende a rappelé que la fixation de la date des élections relève plutôt de la CENI et non “ni du gouvernement congolais ni de celui des Etats-Unis”.

    “Nikki Haley est ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. Donc, elle représente un pays au sein de la communauté internationale. S’agissant du calendrier des élections, ceci ne relève pas du gouvernement congolais ni du gouvernement américain. Donc, la volonté de Mme Nikki Haley n’a rien à voir là-dedans. C’est à la Commission électorale nationale indépendante de voir si elle peut organiser les élections en 2018. Mais il faut attendre que la Commission électorale nationale indépendante nous dise quand est-ce qu’elle sera prête à organiser les élections pour savoir si cette volonté va coïncider avec la réalité congolaise”, a déclaré M. Mende.

    La visite de Nikki Haley intervient au moment où la RDC est rongée par une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.

    Le climat politique est tendu en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016.

    La Constitution interdit à M. Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur.

    En vertu d’un accord majorité/opposition signé fin 2016, sous l’égide des évêques, les élections auraient dû se tenir avant fin 2017, mais la Commission électorale chargée de l’organiser table désormais sur 2019.

    voa

  • RDC : l’élection présidentielle devra être organisée en 2018, prévient Nikki Haley

    RDC : l’élection présidentielle devra être organisée en 2018, prévient Nikki Haley

    -En visite en RDC, l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, a appelé vendredi à l’organisation des élections en 2018, alors que la Commission électorale table sur 2019.

    « Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale », a déclaré Nikki Haley à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

    « Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 », a-t-elle martelé. Avant de lancer, à l’adresse des autorités congolaises : « Cela est possible si toutes les parties s’impliquent ».

    Nikki Haley invite les évêques à « mettre la main à la pâte »

    À l’issue d’une rencontre avec l’épiscopat congolais, Nikki Haley a invité les évêques à « mettre la main à la pâte ». L’abbé Donatien Shole, porte-parole des évêques, a pour sa part de nouveau demandé « un appui » de la part de la communauté internationale pour la tenue des « élections dans le meilleur délai », a-t-il déclaré devant la presse à l’issue de la rencontre avec l’Américaine.

    Il s’agit du premier voyage en Afrique de l’ambassadrice, qui a rang de ministre dans l’administration américaine. Arrivée à Kinshasa mercredi 25 octobre, elle s’est rendue à Goma puis à Kitchanga dans la province du Nord-Kivu (est), où elle a visité un camp de personnes déplacées. Vendredi après-midi, elle doit rencontrer le président Joseph Kabila, selon les informations de Jeune Afrique.

  • USA/Russie: Hillary Clinton a financé en partie le dossier anti-Trump

    USA/Russie: Hillary Clinton a financé en partie le dossier anti-Trump

    Hillary Diane Rodham Clinton, Secrétaire d’État des États-Unis,

    -L’équipe d’Hillary Clinton et le Comité national des démocrates (DNC) ont contribué au financement de recherches qui ont alimenté le dossier sensible sur les liens de la campagne électorale de Donald Trump avec la Russie, a rapporté mardi le Washington Post.

    En avril 2016, l’avocat Marc Elias, qui travaillait pour la campagne d’Hillary Clinton et le DNC, a retenu l’entreprise Fusion GPS, basée à Washington, pour enquêter sur les relations de Donald Trump avec la Russie, selon le journal.

    Les paiements à cette entreprise se sont poursuivis jusqu’à quelques jours avant l’élection présidentielle de novembre.

    Dès avant l’accord avec les démocrates, Fusion GPS avait entrepris des recherches sur Donald Trump à la demande d’un de ses rivaux du camp républicain pour la primaire. L’identité de ce rival n’est pas encore connue, selon le journal.

    Fusion GPS a demandé à un juge fédéral de rejeter une demande de la commission du renseignement de la Chambre des représentants d’accéder à ses comptes bancaires, arguant que cela violerait ses droits constitutionnels.

    Le rapport contenant les recherches en question, qui compte 35 pages, a été préparé par Christopher Steele, un ancien agent du MI6, le contre-espionnage britannique, et constitue une pièce maîtresse des enquêtes du Congrès sur les ingérences de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

    Donald Trump a qualifié le rapport de “fake news“, de désinformation.

    Controversé, ce rapport fait état de nombreuses allégations compromettantes pour Donald Trump, notamment l’existence d’une vidéo à caractère sexuel impliquant des prostituées ou des échanges d’informations pendant près d’une décennie avec le Kremlin.

    Samedi, le président américain a tweeté que le département de la Justice et le FBI “devraient immédiatement divulguer qui a payé pour” réaliser ce rapport, après avoir laissé entendre qu’il pouvait s’agir des démocrates, et sans exclure la Russie et le FBI.

    RTBF

  • Premier voyage de Nikki Haley en Afrique la semaine prochaine

    Premier voyage de Nikki Haley en Afrique la semaine prochaine

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, effectuera la semaine prochaine son premier voyage en Afrique, notamment au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo où les violences redoublent en dépit d’une forte présence de Casques bleus.

    Annoncé en septembre par Donald Trump, “profondément préoccupé” par les “millions de vies en danger” dans ces deux pays, ce voyage conduira d’abord en Ethiopie celle qui a rang de ministre dans l’administration américaine.

    Son séjour en Afrique durera du 23 au 28 octobre. “Outre des entretiens avec les autorités des pays visités, des responsables de l’Union africaine et des représentants de l’ONU, Nikki Haley rencontrera des hommes, femmes et enfants qui bénéficient sur le terrain de la protection et du soutien des opérations de l’ONU”, indique vendredi un communiqué de ses services.

    Avec ce déplacement, “l’ambassadrice Haley pourra se rendre compte par elle-même du travail de l’ONU dans des pays dévastés par les conflits, avec des visites auprès de missions de maintien de la paix et de sites où oeuvrent d’autres agences de l’ONU apportant de l’aide humanitaire vitale”.

    “J’envoie l’ambassadrice Nikki Haley en Afrique pour discuter des conflits et de leur résolution, et plus important, de la prévention”, avait affirmé en septembre le président américain.

    Au Soudan du Sud et à la RDCongo, “nous continuons de fournir une aide humanitaire. Mais de vrais résultats pour arrêter ces catastrophes nécessitent un processus de paix dirigé par des Africains et un sincère, réellement sincère engagement de toutes les parties concernées”, avait-il dit.

    Le Soudan du Sud est plongé depuis décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, alimentée par une rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Le conflit a éclaté seulement deux ans et demi après l’indépendance du pays acquise en juillet 2011 grâce notamment aux Etats-Unis.

    Le mois dernier, Nikki Haley avait affirmé à l’ONU qu’une récente et nouvelle initiative de paix venue de pays de la région était “la dernière chance” pour les autorités sud-soudanaises d’en finir avec le conflit.

    La mission de paix de l’ONU au Soudan du Sud compte quelque 14.000 Casques bleus.

    Missions trop coûteuses

    A l’égard de la République démocratique du Congo secouée par des violences meurtrières et où la situation politique est bloquée, les Etats-Unis se montrent de plus en plus critiques. Ils ont dénoncé lundi l’élection de ce pays au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU au regard de son bilan dans ce domaine.

    En dépit d’un mandat expiré depuis fin 2016, le président Joseph Kabila est toujours au pouvoir et aucun calendrier électoral n’a encore été rendu public malgré de multiples pressions de la communauté internationale pour des élections “au plus tôt”.

    La Constitution ne permet pas à Joseph Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur. En vertu d’un accord avec l’opposition, le scrutin aurait du se tenir avant fin 2017 mais la Commission électorale chargée de l’organiser parle désormais de 2019.

    En mars, deux experts de l’ONU, une Suédo-Chilienne et un Américain, ont été assassinés dans le Kasaï (centre), un crime impuni qui devrait être évoqué par Nikki Haley.

    La mission de l’ONU en RDCongo est la plus importante de sa quinzaine d’opérations de paix dans le monde, avec environ 18.000 Casques bleus.

    A côté du discret secrétaire d’Etat Rex Tillerson, l’ex-gouverneure de Caroline du Sud, 45 ans, jusqu’alors inexpérimentée en politique étrangère, a pris depuis janvier une importance considérable dans l’administration Trump.

    Parmi ses précédents voyages, celle à qui sont prêtées des ambitions présidentielles a été en Israël en juin et à Vienne en août s’enquérir auprès de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AEIA) du respect par l’Iran de ses obligations nucléaires. Moins de deux mois avant le choix de Donald Trump de ne pas certifier que Téhéran applique bien ses engagements.

    Sa visite en Afrique s’inscrit dans une volonté des Etats-Unis de revoir l’une après l’autre toutes les opérations de maintien de la paix de l’ONU, jugées trop coûteuses par le plus gros contributeur au budget de l’Organisation.

    Avec AFP

  • RDC : L’ambassadrice américaine à l’ONU à Kinshasa le 21 octobre

    RDC : L’ambassadrice américaine à l’ONU à Kinshasa le 21 octobre

    U.S. President Donald Trump talks with U.S. Ambassador to the U.N. Nikki Haley as they attend a session on reforming the United Nations at U.N. Headquarters in New York, U.S., September 18, 2017. REUTERS/Lucas Jackson

    -La République démocratique du Congo n’en démord pas, elle est candidate à un siège au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Une position qui, notamment, au vu des innombrables critiques sur les violences perpétrées en RDC par les forces de l’ordre contre les populations civiles flirte avec le surréalisme ou le cynisme. Une lecture qui ne semble pas correspondre à la lecture de plusieurs pays africains qui soutiennent cette candidature.

    Les Etats-Unis ont d’ailleurs critiqué mercredi dernier, ces pays africains, affirmant que cela enflammerait encore le conflit dans ce pays.

    Le Conseil, basé à Genève, enquête actuellement sur les atrocités qui ont été commises en République démocratique du Congo par les forces armées du pays et des milices dans la région du Kasaï, où plus de 80 fosses communes ont été découvertes et deux experts des Nations unies exécutés. La situation de plusieurs opposants contraints à l’exil, emprisonnés ou subissant des pressions psychologiques intolérables comme Gabriel Kyungu wa Kumwanza dont la demeure est constamment sous contrôle policier (voir illustration ci dessous) est aussi régulièrement évoquée.

    « Un manquement au droit de l’homme »

    Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, a jugé que le soutien à la candidature de la RDC était « un manquement inexcusable » à la promotion des droits de l’homme par les pays africains.

    « Quand des pays du groupe Afrique avancent la candidature d’un pays comme la République démocratique du Congo pour qu’il devienne membre du Conseil des droits de l’homme, cela n’affaiblit pas seulement cette institution – mais alimente également le conflit qui provoque tant de souffrances sur ce continent », a déclaré Mme Haley qui est attendue le 21 octobre à Kinshasa.

    Le Conseil des droits de l’homme peut être un atout pour le continent si les pays africains proposent des candidats « crédibles », a encore déclaré Mme Haley.

    Le souvenir de Bill Richardson

    Une visite espérée, même si le contexte est bien différent, par nombre d’opposants au régime Kabila qui se souviennent de la visite de l’ambassadeur américain à l’ONU Bill Richardson, à la fin du règne du maréchal Mobutu. L’ambassadeur américain n’y était pas allé avec le dos de la cuiller pour montrer le chemin de l’exil à un Mobutu malade et qui ne régnait déjà plus que sur une partie de son Zaïre. « Les temps et les acteurs ont changé », explique un opposant. « On peut penser que Mme Haley, dont on connaît le caractère bien trempé, sera ferme avec le président Kabila. On n’est pas naïfs, on sait que le Kabila de 2017 n’est pas le Mobutu de 1997. Mais les Etats-Unis ont démontré qu’ils n’avaient pas perdu notre pays de vue. Si Mme Haley vient à Kinshasa, ce n’est pas pour faire des emplettes. Son discours à l’annonce du soutien des autres Etats africains à la candidature de la RDC au conseil des droits de l’homme, montre son engagement et sa détermination face à un pouvoir voyou. »

    L’Assemblée générale de l’ONU doit voter en octobre pour pourvoir des sièges de ce Conseil fort de 47 membres.

    Le groupe de pays africains s’est mis d’accord pour proposer outre la RDC, l’Angola, le Nigeria et le Sénégal pour occuper les quatre sièges alloués au continent.

    L’élection l’année dernière de l’Arabie saoudite et de la Chine au Conseil, en dépit de preuves de violations des droits de l’homme, avait également suscité des critiques.

    Par Hubert Leclercq

  • l’entourage de Kabila « surpris » par la demande de nouvelles sanctions américaines

    l’entourage de Kabila « surpris » par la demande de nouvelles sanctions américaines

    -Dans une correspondance adressée mardi à Donald Trump, sept sénateurs américains exhortent le président de leur pays à s’impliquer davantage dans la recherche d’une solution à la crise en RDC. L’une des pistes avancées : de nouvelles sanctions contre le régime de Joseph Kabila. Kinshasa se dit « surpris ».

    Ils sont tous démocrates et se disent préoccupés par la situation politique et sécuritaire en RDC. Autour de Cory Booker, élu du New Jersey et représentant principal de son parti au sein du sous-comité sur l’Afrique du Sénat américain, six autres sénateurs des États-Unis ont adressé, ce mardi 3 octobre, une lettre au président Donald Trump.

    Dans cette correspondance, les sénateurs Cory Booker, Ben Cardin (Maryland), Dick Durbin (Illinois), Chris Coons (Delaware), Sherrod Brown (Ohio), Elizabeth Warren et Edward Markey (Massachusetts) rappellent au chef de l’État américain les raisons, selon eux, de l’aggravation de la crise actuelle en RDC : le non-respect par le président Joseph Kabila de la lettre et de l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre. Un compromis politique signé in extremis le 31 décembre 2016 entre le camp présidentiel et l’opposition politique.

    Il était alors question d’organiser les élections d’ici la fin de l’année et de cogérer la période préélectorale. Seulement, lors de l’application de l’accord, Joseph Kabila, dont le second mandat constitutionnel est arrivé à terme le 19 décembre dernier, a choisi de nommer les dissidents du Rassemblement de l’opposition à la fois à la tête du gouvernement et du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA).

    Un geste considéré comme une provocation, qui s’est attiré des critiques des évêques catholiques, médiateurs de ces derniers pourparlers, mais aussi des partenaires internationaux qui continent d’appeler à l’application « intégrale » de l’accord trouvé. Pis, la possibilité d’organiser les scrutins d’ici décembre ne tiendrait plus qu’à un miracle.

    Si Kabila ne respecte pas l’accord, les États-Unis devraient recourir aux sanctions

    Kabila de nouveau pointé du doigt

    Pour les sénateurs américains auteurs de la lettre adressée à Trump, le responsable de cette situation est bien connu : Joseph Kabila. Ils accusent le chef de l’État congolais de n’avoir pas voulu appliquer « de bonne foi » l’accord de la Saint-Sylvestre.

    Ces élus américains dressent également un tableau sombre de la situation sécuritaire en RDC : graves violations des droits de l’homme dans le Kasaï, imputables notamment aux forces gouvernementales et à des milices pro-gouvernementales, troubles dans le Tanganyika où l’on compte « 500 000 déplacés supplémentaires », recrudescence des violences dans le Kivu, répression des manifestants pacifiques à Kinshasa et dans les autres villes du pays…

    Avant que toute la région ne s’embrase, ces sénateurs prient Donald Trump de nommer un successeur à James Swan, parti en retraite, au poste d’ambassadeur des États-Unis en RDC. D’autant que, pour l’instant, c’est Dennis Hankins, ambassadeur américain en Guinée, qui chapeaute aussi la représentation diplomatique américaine à Kinshasa en tant que chargé d’affaires.

    Il est également demandé à Trump de désigner un secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, mais aussi un administrateur adjoint chargé de l’Afrique au sein de l’USAID.

    Selon les sénateurs américains, sans des responsables permanents à ces postes stratégiques, la politique africaine des États-Unis, mais aussi tous les efforts diplomatiques que le pays pourrait déployer, ne produiront pas d’effets escomptés.

    En attendant, ils sollicitent auprès de Donald Trump le recours à des mesures coercitives pour contraindre le régime de Kinshasa. « Si le gouvernement [congolais] refuse de respecter l’esprit et la lettre de l’accord [de la Saint-Sylvestre], les États-Unis devraient utiliser les moyens dont nous disposons, notamment l’adoption des sanctions », soutiennent les sept sénateurs dans leur missive.

     

     

    Nous avons l’impression que ces sénateurs américains ne nous écoutent pas

    Dans l’entourage du président Kabila, c’est l’incompréhension. D’autant que, par l’entremise de Mer Security and Communication System, une entreprise israélienne, Kinshasa avait renforcé ces derniers mois des actions de lobbying auprès des instances américaines.

    Raymond Tshibanda, ancien chef de la diplomatie congolaise, a même été nommé « envoyé spécial » sur place. Et Barnabé Kikaya Bin Karubi, le conseiller diplomatique du chef de l’État, confie à Jeune Afrique avoir rencontré à plusieurs reprises trois des sénateurs signataires de cette « lettre assortie de menaces de sanctions ».

    « Nous sommes surpris par le fait qu’ils reviennent sur un argumentaire dépassé, alors que nous avons eu à les expliquer de long en large la situation réelle, politique et sécuritaire, en RDC », dit-t-il. « Nous avons l’impression qu’ils ne nous écoutent pas, déplore le diplomate. C’est très inquiétant s’ils se contentent de ce que leur disent des opposants intéressés qui ne cherchent qu’en découdre avec le pouvoir en place à Kinshasa. »

    L’ambassadrice américaine Nikki Haley attendue à Kinshasa

    Quant à la situation sécuritaire épinglée dans la lettre, elle serait depuis « maîtrisée » dans le Kasaï, jure Kikaya qui en veut pour preuve « l’enrôlement des électeurs qui se poursuit » dans cette partie centrale du pays.

    « Les procès des fouteurs de troubles s’y poursuivent. Le FBI et la justice suédoise travaillent déjà avec nous pour élucider le meurtre de deux experts onusiens [l’Américain Sharp et la Suédoise Zaida Catalán assassiné en mars dans le Kasaï, NDRL] », poursuit ce proche de Kabila qui regrette qu’ « on ne retrouve nulle part ces évolutions de la situation dans la lettre des sénateurs ». Celle-ci, nuance Kikaya, « n’engage que ses signataires ».

    « Nous, à Kinshasa, nous attendons au cours de ce mois d’octobre Nikki Haley, la représentante permanente des États-Unis aux Nations unies, le seul haut responsable américain qui s’est prononcé à plusieurs reprises sur la situation en RDC », indique le diplomate congolais. « Si de nouvelles sanctions américaines tombent sur nous, ce serait un très mauvais signal », grimace pour sa part un ancien ministre.

    Côté opposition, l’on se réjouit en revanche de cette sortie des sénateurs américains. Olivier Kamitatu, porte-parole de l’opposant Moïse Katumbi, y voit une « nouvelle salve du Congrès américain qui invite Donald Trump à adopter des mesures pour la mise en œuvre de l’accord de la Cenco et le départ de Kabila ». D’autant que le Rassemblement, la principale plateforme de l’opposition congolaise, ne plaide désormais qu’en faveur d’une transition sans le président actuel.

    J.A.

  • L’auteur des mémoires de Trump prévoit sa démission

    L’auteur des mémoires de Trump prévoit sa démission

    -L’auteur des mémoires de Donald Trump, “The Art of the Deal” publié en 1987, pense que le milliardaire va démissionner de la présidence des Etats-Unis avant la fin de son mandat en 2021, peut-être même avant la fin de cette année.

    L’écrivain Tony Schwartz a affirmé sur Twitter que M. “Trump va démissionner” avant que les enquêteurs de l’affaire russe “ne lui laissent aucune alternative”.

    “L’encerclement progresse à une vitesse incroyable”, a poursuivi M. Schwartz dont l’ouvrage contribua à forger la réputation d’homme d’affaires astucieux de l’actuel président. “Trump va démissionner et déclarer victoire avant que Mueller et le Congrès ne lui laisse aucune alternative”.

    Il fait référence à l’enquête fédérale menée par le procureur spécial Robert Mueller et aux enquêtes menées par deux commissions parlementaires du Congrès des Etats-Unis sur l’ingérence de la Russie dans le processus électoral en 2016, sur des soupçons de collusion pendant la campagne entre des proches de M. Trump et des responsables russes ou encore sur des soupçons d’entrave à la justice de la part du président républicain.

    Dans un second tweet, M. Schwartz a estimé que “la présidence Trump était dans les faits terminée”, confiant qu’il serait “étonné s’il survit jusqu’à la fin de l’année”. “Le plus probable, c’est qu’il démissionnera d’ici l’automne, si ce n’est plus tôt”, dit-il.

    Pendant l’écriture de l’ouvrage qui est devenu un succès dès sa parution, il a passé dix-huit mois avec le magnat de l’immobilier. Le livre est resté 48 semaines sur la liste des best-sellers du New York Times et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.

    L’auteur avait fait part de son aversion pour le milliardaire l’an dernier pendant la campagne électorale, estimant qu’il avait mis avec son livre “du rouge à lèvres sur un porc”.

    “Je ressens un profond sentiment de remords pour avoir contribué à présenter Trump d’une façon qui lui a attiré davantage d’attention et qui l’a rendu beaucoup plus intéressant qu’il ne l’est”, avait-il dit en juillet 2016.

    Avec AFP