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  • Les États-Unis gèlent les avoirs de Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa

    Les États-Unis gèlent les avoirs de Célestin Kanyama, chef de la police de Kinshasa

    C. Kanyama-Le général Célestin Kanyama, commissaire provincial de la police nationale congolaise à Kinshasa, voit ses avoirs aux États-Unis gelés pour « violences contre des civils ».

    Cela faisait plusieurs semaines que la menace de sanctions américaines ciblées contre des responsables congolais se précisaient. Ce jeudi 23 juin, Washington a franchi le pas, pour accroître la pression sur l’entourage du président Joseph Kabila pour qu’il organise l’élection présidentielle avant la fin de son ultime mandat constitutionnel, le 19 décembre prochain.

    Le Trésor américain a ainsi ajouté le chef de la police de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, à la liste des individus sanctionnés, pour « violences envers des civils ».

    Tous ses avoirs « basés aux États-Unis ou en possession de citoyens américains sont gelés » et « tous les citoyens américains ont interdiction d’effectuer des transactions avec lui », indique le communiqué du Trésor.

    Une vive critique du régime

    « Alors que le dernier mandat constitutionnel du président Kabila approche de sa fin, en décembre, le régime est engagé dans un schéma répressif, avec des arrestations d’opposants et la répression violente de manifestations politiques afin de d’éviter la programmation des élections nationales », explique John Smith, le directeur du Bureau de contrôle des avoirs étrangers au département du Trésor.

    Chef de la police de Kinshasa, Célestin Kanyama, parfois surnommé « esprit de mort », a été épinglé à plusieurs reprises par les organisations de défense des droits de l’Homme ces dernières années, notamment pour la répression violente contre des manifestations de janvier 2015. « Plus de 40 personnes ont été tuées […] dont au moins 20 par arme à feu et par les forces de sécurité, écrit le Trésor américain. Les manifestants protestaient contre des modifications de la loi électorale dont de nombreux Congolais pensaient qu’elle allaient permettre au président Kabila de rester au-delà de la limite de deux mandats constitutionnels. »

    Ce premier gel d’avoirs pourrait être suivi d’autres. Les États-Unis cherchent en effet à accroître la pression contre l’entourage du président Joseph Kabila afin que la prochaine élection présidentielle soit organisée dans les délais constitutionnels.

    Le porte-parole du gouvernement congolais n’était pas immédiatement disponible pour commenter cette décision.

    JA

  • Audios-Remise aux autorités américaines de Darryl Lewis accusé de mercenariat pour Katumbi

    Audios-Remise aux autorités américaines de Darryl Lewis accusé de mercenariat pour Katumbi

    LEWIS-L’avocat général de la République de la RDC, Victor Mumba,  a annoncé la remise aux autorités américaines de Darryl Lewis, ancien militaire des Etats-Unis arrêté le 24 avril 2016 à Lubumbashi et accusé par la suite de recrutement des mercenaires en faveur de l’opposant Moïse Katumbi.

    Victor Mumba, a déclaré, au terme d’une rencontre avec l’ambassadeur américain à Kinshasa, que M. Lewis fera l’objet d’une procédure en RDC et aux Etats-Unis.

    La mise à disposition aux autorités américaines de son ressortissant “ne signifie pas que le dossier est clos. Il va se poursuivre en même temps ici et là-bas”, a expliqué M. Mumba, affirmant espérer en la collaboration de la justice américaine.

    “Le parquet général de la république a remis à l’ambassade des USA en RDC son compatriote Lewis poursuivi dans l’affaire mercenaires dans l’ex province du Katanga, pour qu’il puisse être retourné dans son pays”, a-t-il affirmé.

    Selon lui, une commission rogatoire pourrait être dépêchée ultérieurement aux Etats-Unis pour recueillir des éléments à apporter au dossier.

    “Nous croyons que les États-Unis est un pays épris de justice, ces éléments ne pourraient que nous être donnés pour nous aider dans la bonne poursuite de cette instruction”, a soutenu le haut magistrat congolais.

    Pour sa part, James C. Swan, l’ambassadeur des États-Unis qui s’est rejoui de l’annonce de M. Mumba a précisé que l’implication de l’ambassade “dans cette affaire a été essentiellement de nature consulaire étant donné qu’il est un citoyen américain”.

    Sur VOA Afrique, l’ambassadeur Swan explique que Darryl Lewis va quitter dès ce mercredi soir Kinshasa pour rejoindre sa famille et qu’il collabore pleinement avec la justice congolaise

    Sur le climat de tension politique qui règne actuellement en RDC, l’ambassadeur américain rappelle que “c’est une année décisive pour la RDC, c’est important de continuer d’avancer vers des élections libres et démocratiques et de protéger l’espace politique.”

    voa

  • Adieu Mohamed Ali- sa vie

    Adieu Mohamed Ali- sa vie

    Mohamed Ali.1-Le 25 février 1964, l’Américain Cassius Clay, qui n’était pas encore Mohamed Ali, devenait à 22 ans Champion du Monde des poids lourds en dominant Sonny Liston. Retour en vidéos sur un champion d’exception qui a marqué son sport et son époque et qui vient de disparaitre ce 4 juin 2016.

    Cassius Marcellus Clay Jr est né le 17 janvier 1942 à Louisville, aux Etats-Unis. Un policier, l’initie à la boxe et l’entraîne à ses débuts. Au lycée, il remporte 6 Kentucky Gold Glove, qui lui permettent d’obtenir son diplôme malgré des notes médiocres. Aux Jeux olympiques d’été de 1960 à Rome, il gagne la médaille d’or des poids mi-lourds. Il devient alors professionnel sous la tutelle d’Angelo Dundee et se fait rapidement connaître pour son style peu orthodoxe, ses résultats spectaculaires et son auto-promotion incessante.

    À Louisville, le 29 octobre 1960, il gagne son premier combat professionnel aux points contre Tunney Hunsaker. A 19 ans, Clay part pour la Floride avec son entraîneur où il remporte quelques victoires. Il revient dans son fief de Louisville et continue à vaincre tous ses adversaires.

    C’est en 1962 que sa notoriété commence à se répandre à travers l’Amérique. Clay boxe pour la première fois dans les villes de New York et Los Angeles. Nommé boxeur de l’année 1963, c’est presque naturellement que Clay devient l’adversaire du champion du monde Sonny Liston, un boxeur jugé invincible. Le 25 février 1964 à Miami, le public s’attend à une formalité pour le tenant du titre. À la surprise générale, Liston se retrouve dominé par un Clay énergique qui se sert de sa rapidité et de son jeu de jambes avec brio.

    Après le fabuleux match de boxe où Cassius Clay, vingt-deux ans, remporte la victoire du championnat du monde catégorie “poids lourds”, nous découvrons, grâce à ce reportage, la personnalité de ce boxeur et les arrières-plans financiers et politiques qu’il représente.

    Le combat du 30 octobre 1974, entre le rebelle Mohamed Ali et le champion du monde George Foreman, reste dans les mémoires africaines le plus grand combat du siècle. Organisé par des Noirs à Kinshasa, au Zaïre de Mobutu, cette rencontre avait une signification particulière.

    Le choix de la capitale zaïroise comme théâtre du combat ne manque pas de surprendre les observateurs. Pourtant, il revêt, particulièrement pour Mohamed Ali, une importance symbolique et politique.

    Nous sommes alors en pleine période d’affirmation du Tiers monde et des peuples noirs. Le boxeur militant est d’ailleurs extraordinairement populaire chez les Africains qui voient en lui le digne représentant et champion des Noirs.

    « Je suis ici chez moi ! », s’exclame-t-il à plusieurs reprises dans les rues de Kinshasa. Le combat fera date dans l’histoire de la boxe et forgera définitivement la victoire d’Ali, The Greatest.

    Le champion de boxe Américain Mohamed Ali ,ex-Cassius Clay, qui vient de publier un livre autobiographique ” Le plus grand” est l’invité principal de ce numéro spécial d’Apostrophes entièrement consacré à la boxe. Il est interrogé par Bernard Pivot, Pierre Salinger, Jean Cau, Roland Passevant et Jacques Marchand sur ses mémoires récemment parues, son opinion sur le boxing-business, ses convictions politiques, religieuses, raciales, et sa personnalité profonde.

    afrik

  • La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    Mohamed Ali-La légende de la boxe, Mohamed Ali, a perdu vendredi à 74 ans son dernier et plus long combat, celui contre la maladie de Parkinson, a annoncé sa famille dans un communiqué.

    “Après un combat de 32 ans contre la maladie de Parkinson, Mohamed Ali est décédé à l’âge de 74 ans. Le triple champion du monde des lourds est mort dans la soirée”, a indiqué son porte-parole, Bob Gunnell.

    Ses obsèques auront lieu dans sa ville natale de Louisville, dans le Kentucky, a ajouté le porte-parole du boxeur le plus célèbre de la planète, sans préciser de date.

    “La famille Ali voudrait remercier tous ceux qui l’ont accompagné par leurs pensées, prières et soutien et elle demande le respect de son intimité”, selon le texte.

    Mohamed Ali était hospitalisé depuis jeudi dans une clinique de Phoenix, ville de l’Arizona où il s’était établi avec sa quatrième épouse Lonnie, pour soigner un problème respiratoire.

    Son porte-parole avait alors annoncé qu’il “se trouvait dans un bon état de santé” et que “son séjour devrait être de courte durée”.

    Mais dans la journée de vendredi, plusieurs médias américains avaient fait état d’une nette détérioration de son état de santé qui avait incité les membres de sa famille à converger vers Phoenix pour se rassembler à son chevet.

    Une source proche de la famille avait indiqué vendredi dans la soirée à l’AFP que l’ancien boxeur “était dans un état très grave”.

    Ali souffrait depuis une trentaine d’années de la maladie de Parkinson et avait déjà été hospitalisé à deux reprises fin 2014 et début 2015 pour une pneumonie et une infection urinaire.

    Cassius Clay

    Né sous le nom de Cassius Clay, champion olympique à Rome en 1960, il avait débuté sa carrière professionnelle la même année, devenant champion du monde WBA en 1964 en battant Sonny Liston par KO au 7e round. Il avait changé son nom en Mohamed Ali après s’être converti à l’islam en 1964.

    Maître mondial incontesté de la catégorie reine des lourds, celui qu’on surnommait “The Greatest” (Le plus grand) avait choqué les Etats-Unis en 1967 en refusant de faire son service militaire et de partir faire la guerre du Vietnam, en raison de ses convictions religieuses.

    ‘Combat dans la jungle’

    Il avait été emprisonné, déchu de ses titres et interdit de boxer pendant trois ans et demi, avant de redevenir champion du monde en 1974, réunifiant les titres WBA et WBC lors de sa victoire par KO (8e round) sur George Foreman lors du “combat dans la jungle” à Kinshasa au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo).

    Il avait perdu son titre aux points face à Leon Spinks le 15 février 1978 et l’avait récupéré en prenant sa revanche le 15 septembre de la même année.

    Il avait terminé sa carrière professionnelle sur une défaite aux points face à Trevor Berbick, le 11 décembre 1981 au Queen Elizabeth Sports Centre de Nassau. Il a raccroché ses gants avec un palmarès de 56 victoires dont 37 avant la limite, et cinq défaites.

    Il était apparu, malade et affaibli, lors de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques 1996 d’Atlanta où, tremblant, il avait embrasé la vasque olympique.

    En 2005, il avait reçu le médaille présidentielle de la liberté, la plus haute décoration civile aux Etats-Unis.

    Ses apparitions en public étaient de plus en plus rare, la dernière remontait à avril dernier à Phoenix lors d’un diner de charité pour lever des fonds pour la recherche contre la maladie de Parkinson.

    Avec AFP

  • Donald Trump décroche l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine

    Donald Trump décroche l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine

    donald-L’homme d’affaires républicain Donald Trump a franchi un cap historique jeudi en atteignant la majorité de délégués requise pour l’investiture automatique du parti à la présidentielle de novembre, succédant à Mitt Romney (2012) et John McCain (2008).

    Donald Trump a revendiqué avoir “passé la barre” lors d’une conférence de presse à Bismarck, dans le Dakota du Nord (nord), où il devait prononcer un discours sur l’énergie lors d’une conférence sur le pétrole, l’une de ses rares allocutions thématiques.

    “C’est un honneur”, a-t-il déclaré. “J’adore voir Hillary et Bernie se taper dessus”, a-t-il dit, en ironisant sur sa probable rivale démocrate, qui reste embourbée dans des primaires qui n’en finissent pas.

    Symbolisant l’unité recherchée du parti républicain, une quinzaine de membres de la délégation du Dakota du Nord se trouvait aux côtés de Donald Trump –dont plusieurs ex-partisans de Ted Cruz.

    Après une extraordinaire campagne de moins d’un an, le quasi-néophyte de la politique a surmonté la concurrence de pas moins de 16 autres candidats aux primaires, dont une nouvelle génération de républicains comme Ted Cruz et Marco Rubio qui ont mordu la poussière face au milliardaire de 69 ans.

    Sans concurrence depuis trois semaines, Donald Trump était de facto devenu le candidat officieux du parti pour la Maison Blanche, mais il n’avait pas encore atteint techniquement le nombre de délégués lui garantissant la victoire.

    Les chaînes CNN et ABC, ainsi que l’agence de presse Associated Press, avaient affirmé plus tôt que l’affaire était désormais dans le sac. Elles ont chacune publié jeudi un nouveau décompte du nombre de délégués obtenus au fil des primaires, ou s’étant engagés à voter pour lui à la convention d’investiture de Cleveland (Ohio, nord), du 18 au 21 juillet.

    Il a désormais dépassé la barre des 1.237 délégués, une majorité qu’il était de toute façon assuré d’atteindre le 7 juin, lors de la dernière journée de primaires républicaines dans plusieurs Etats dont la Californie.

    Le parti républicain ne centralise pas de façon officielle le nombre de délégués obtenus par les candidats, et les médias américains procèdent à leurs propres estimations, ce qui conduit à de légères différences. Selon AP, Donald Trump pouvait compter sur 1.238 délégués, tandis que CNN lui en attribuait au moins 1.237.

    – Clinton sur la défensive –

    Les derniers rivaux de Donald Trump ont jeté l’éponge à l’issue de la primaire de l’Indiana (nord), après laquelle Donald Trump a été adoubé par un nombre croissant de responsables du parti, à l’exception notable du président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, qui conditionne son soutien à des concessions idéologiques du milliardaire populiste.

    “J’essaie de faire en sorte que l’unité de notre parti soit réelle, et non factice”, a dit le chef républicain à Washington.

    Chez les démocrates, Hillary Clinton ne devrait parvenir à l’investiture que le 7 juin, lors des scrutins démocrates de Californie et de cinq autres Etats.

    Bernie Sanders continue activement sa campagne, et a même demandé un nouveau dépouillement dans le Kentucky, où Hillary Clinton l’avait emporté de justesse –un résultat confirmé jeudi par les autorités locales.

    Donald Trump oriente désormais sa puissance de feu contre sa probable adversaire démocrate, qu’il qualifie inlassablement de “malhonnête”, un terme repris par ses partisans. Citant “Bernie le fou”, il affirme qu’elle a souvent fait preuve d’un “manque de jugement” au cours de sa carrière politique.

    La publication mercredi d’un rapport très critique de l’inspecteur général du département d’Etat sur le recours par Hillary Clinton à un serveur privé de messagerie pour communiquer lorsqu’elle était à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013), a apporté de l’eau au moulin de Donald Trump, des républicains et de la majorité d’Américains qui considèrent que la démocrate n’est pas digne de confiance.

    “Ce n’est pas une question qui va affecter ma campagne ou ma présidence”, s’est défendue Hillary Clinton dans un entretien diffusé par CNN jeudi.

    Désireuse d’abréger les primaires et d’être intronisée par le parti démocrate, elle a investi la semaine en Californie, où une défaite le 7 juin face à Bernie Sanders ne remettrait pas en cause sa victoire présumée, mais s’avèrerait coûteuse pour l’image de rassembleuse qu’elle tente de construire.

    Avec AFP

  • Kinshasa demande à l’ambassade américaine de laisser la justice congolaise faire son travail

    Kinshasa demande à l’ambassade américaine de laisser la justice congolaise faire son travail

    Swan_James_C_200_1-Le gouvernement de la RDC a réagi à la mise au point de l’ambassade américaine sur les allégations de mercenariat impliquant des ressortissants des Etats-Unis en relation avec Moïse Katumbi, candidat déclaré à la prochaine présidentielle.

    Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, déclare, dans un communiqué, “qu’il est inapproprié de parler d’allégations” quant à l’enquête judiciaire que Kinshasa mène depuis l’arrestation de l’américain Darryl Lewis à Lubumbashi.

    Selon M. Mende, le gouvernement de la RDC a commandé l’enquête judiciaire suite aux déclarations faites par M. Lewis lui-même après été pris en flagrant délit de troubles à l’ordre public à Lubumbashi le 24 avril dernier. “Les procès-verbaux de son audition faisant foi”, souligne M. Mende.

    Si fausses allégations il y a dans cette affaire, elles sont donc le fait de M. Darryl Lewis, affirme le porte-parole du gouvernement congolais.

    M. Mende soutient que M. Darryl qui a obtenu son visa de séjour en RDC en se déclarant expert agricole, alors que lors de audition en présence de représentants de l’Ambassade américaine à Kinshasa et de ses avocats, il a reconnu sa seule qualité d’expert en armements et en matière de sécurité.

    “Qu’il n’ait pas été porteur d’armes à feu lors de son interpellation n’enlève rien au fait qu’il a usé de fausses déclarations sur ses activités et intentions réelles, ce qui constitue une infraction pénale. Les enquêtes initiées par la justice congolaise en détermineront les raisons”, souligne m. Mende.

    D’autres Américains comme Nickloson Maurice Allan, Allan Green Coleman, David John Mercer, James Logan Jones, Toon Juniro Leonard O’Neil sont aussi, selon M. Mende, concernés par les enquêtes. Ils ne sont les seuls car d’autres sujets étrangers qui ont récemment séjourné illégalement en RDC, sont aussi vissés.

    Jeudi, l’ambassade des Etats-Unis s’est dite profondément préoccupée par les accusations d’activités de mercenariat faite par le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

    “Nous sommes au courant de la détention le 24 avril d’un citoyen américain qui travaillait au Katanga comme conseiller en sécurité. M. Darryl Lewis n’était pas armé et les allégations selon lesquelles il était impliqué dans des activités mercenaires sont fausses. Nous comprenons qu’il travaille dans une société privée américaine qui fournit des services de consultation à des clients à travers le monde entier”, avait précisé l’ambassade dans un communiqué.

    Le gouvernement a ordonné l’ouverture de l’enquête alors que moïse Katumbi acceptait de se présenter comme candidat à la prochaine élection présidentielle comme le lui demandent plusieurs plateformes de l’opposition.

    M. Katumbi a, pour sa part, dénoncé un montage et crié aux accusations fallacieuses.

    Une confusion a régné jeudi autour de la résidence de M. Katumbi à Lubumbashi encerclée par des forces de sécurité et des renseignements. Ses proches avaient donné des alertes sur son imminente arrestation et avait sollicité une protection de la Mission des Nations unies en RDC.

    La tension continue à monter en RDC à l’approche du délai constitutionnel de la présidentielle (avant décembre 2016).

    L’opposition accuse le président Kabila de retarder la présidentielle et de vouloir se représenter alors que la Constitution le lui interdit pour avoir fait plus de deux mandats. La tenue de cette élection dans le délai de la Constitution, devient hypothétique car la Commission électorale nationale indépendante (CENI) voudrait avant tout réviser le fichier électoral, une opération qui, selon elle, durera entre 13 à 16 mois.

    Selon des sources place, les anciens gardes de M. Katumbi ont été arrêtés. Deux Chinois ont aussi été mis aux arrêts suspectés de vouloir essayer de le sortir du pays. Les contrôles sont renforcés à la frontière avec la Zambie.

    VOA

  • Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    kabila-kerry-John Kerry persiste et signe : il faut respecter le calendrier électoral en RDC

    A New York, le 20 avril, en marge de la cérémonie de signature de l’accord de Paris sur le changement climatique, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a eu des entretiens avec le président Joseph Kabila. M. Kerry lui a encore répété qu’il faut en RDC des élections crédibles et à temps. Il rappelé qu’une transition pacifique en RDC permettrait au président kabila de consolider son héritage.

    M. Kerry a aussi signalé que Kinshasa devrait permettre aux citoyens congolais de s’exprimer librement sans intimidation. Le 20 avril, la police a usé de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants de l’opposition à Lubumbashi. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés dont 4 étrangers par lesquels un Américain.

    Réponse de Kinshasa à Washignton

    Sur VOA Afrique, Lambert Mendé ministre de la communication et porte-parole du gouvernement déclare : “c’est un peu bizarre que le ministre des affaires étrangère d’un pays étranger demande au président de la République Démocratique du Congo, qui a prêté serment de respecter la Constitution donc de respecter le calendrier électoral qui sera publié par la CENI, de le faire. Comme s’il était en charge de vérifier le respect par notre président de ses engagements constitutionnels ! C’est un peu bizarre. Mais enfin, il n’y a aucun problème. Le calendrier électoral sera scrupuleusement respecté, c’est-à-dire le calendrier que la CENI va publier.”

  • McCain Vs L. Mende, la guerre des lettres

    McCain Vs L. Mende, la guerre des lettres

    Mende-Mccain-Le sénateur américain John McCain et le ministre congolais de la Communication et Médias, Lambert Mende se sont livrés une guerre par lettres interposées. Au cœur de la bataille, les élections ou pas à venir. Des étincelles en l’air.

    Entre John McCain et Lambert Mende, c’est la guerre. Celle des écrits. Le sénateur américain et le ministre congolais de la Communication et Médias se sont livré à un échange d’idées via des lettres. Tout a commencé le 15 avril dernier lorsque le sénateur américain, adresse une lettre à François Balumuene, ambassadeur de la RDC à Washington. Dans sa lettre, l’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2008 accuse le Président Joseph Kabila arrivé à la fin de son second et dernier mandat de vouloir esquiver la tenue des élections avant d’exprimer son souhait d’un transfert démocratique du pouvoir cette année en RDC.  «Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation sur le climat politique de plus en plus répressif et la détérioration de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC). Concernant les deux dernières années, le Président Kabila semble manœuvrer pour éviter les élections nationales et consolide le pouvoir d’éroder le processus démocratique et la fermeture de l’espace politique. De telles actions sont contraires aux obligations internationales de la RDC et risquent la poursuite du conflit dans votre pays», dit-il.

    Et d’ajouter : «Le Président Kabila a contribué au parcours de la RDC d’hostilité à une stabilité relative. Il a maintenant l’opportunité de cimenter son héritage en mettant le pays sur la voie démocratique et la prospérité pour les générations futures de Congolais et le monde va longtemps célébrer». Avant de conclure: «Mon espoir est que la RDC aura son tout premier transfert démocratique du pouvoir cette année».

    On ne provoque pas Lambert Mende

    John McCain a certes pensé avoir dit haut son souhait mais il ne s’attendait certainement pas à la réplique musclée que cela susciterait. Quatre jours après, Lambert Mende a la langue déliée. Et comme souvent, le porte-parole du gouvernement congolais n’a pas fait dans la demi-mesure. Répliquant également par une lettre,  Mende a avant tout regretté que McCain ait publié sa lettre dans les médias avant de la faire parvenir à son destinataire.  Il a ensuite rappelé les obstacles à la tenue des élections dans le délai et le bien-fondé de la tenue du dialogue national inclusif. «Tous les Congolais qui aiment leur pays ont résolu de prendre part à ce dialogue imminent à l’exception de quelques extrémistes ambitieux qui caressent l’espoir de ramasser le pouvoir en créant le chaos. Plutôt que de s’associer à cette démarche pacifique et républicaine qui s’inscrit dans nos traditions, ils se sont transformés en fétichistes des dates et n’ont de projet que l’agitation de l’épouvantail d’une insurrection populaire sous le prétexte du non-respect des délais qu’ils savent pourtant objectivement intenables. Il est déplorable que vous acceptiez de mettre votre célébrité et leadership au service d’un dessein aussi irresponsable». Lambert Mende a par la suite choisi de recadrer l’homme d’Etat américain. «Les propos de John McCain sont assimilables aux menaces d’une époque révolue. Nous apprécierons que vous ayez une lecture plus réaliste de la situation en RDC, pays qui est en si bons termes avec les USA au lieu des vous inscrire, sur base d’informations délibérément biaisées, dans la défense de thèses de ceux qui ne fondent leur existence politique que sur le schéma de l’instabilité chronique de nos institutions. C’est de cette manière que les Etats-Unis pourraient contribuer efficacement au tout premier transfert démocratique du pouvoir en RDC», a-t-il déclaré.

    Quoi de mieux qu’une guerre des lettres pour mettre de l’huile au feu dans un climat politique congolais déjà sous une chaleur de plomb.

    © OEIL D’AFRIQUE

  • Lambert Mende répond au sénateur américain John McCain

    Lambert Mende répond au sénateur américain John McCain

    Mende-Quatre jours après la lettre de John McCain à l’ambassadeur de la RD Congo à Washington, portant sur le processus électoral en panne dans le pays, Kinshasa a réagi mardi soir, reprochant au sénateur américain de défendre ceux qui prônent un “schéma de l’instabilité chronique [des] institutions” congolaises.

    Que dit la lettre du sénateur américain McCain ?

    À l’instar des autres officiels américains, démocrates ou républicains, qui appellent tous à l’organisation de la présidentielle congolaise dans les délais constitutionnels, soit d’ici fin novembre, John McCain a adressé une lettre, datée du 15 avril, à François Balumuene, ambassadeur de la RD Congo à Washington.

    « En affaiblissant le processus démocratique et en restreignant le champ politique ces deux dernières années, le président [Joseph] Kabila semble manœuvrer pour éviter la tenue des élections nationales », écrit le sénateur américain qui se dit « profondément inquiet du climat de plus en plus répressif et de la détérioration de la situation des droits de l’homme en RD Congo ».

    Joseph Kabila a l’occasion de cimenter son héritage.

    Et de prévenir : « Avec les menaces grandissantes dans la région [des Grands Lacs], nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en péril le partenariat [entre la RD Congo et les États-Unis] avec des actions qui pourraient ébranler la sécurité et la stabilité de la RD Congo à long terme. » Allusion faite aux tensions qui surgiraient inévitablement dans le pays si Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de son second mandat constitutionnel.

    Pour McCain, Joseph Kabila a réussi a préserver une certaine stabilité en RD Congo et « a aujourd’hui l’occasion de cimenter son héritage en s’inscrivant le pays sur la voie de la démocratie et de la prospérité ». Un appel limpide à ce qui serait la première alternance démocratique dans l’histoire du pays.

    La réponse de Kinshasa à McCain

    « Au nom du gouvernement [congolais] », c’est Lambert Mende qui se charge, comme très souvent, de la réplique à donner à ceux qui critiquent le régime de Kinshasa. Dans sa correspondance adressée lundi à McCain, dont Jeune Afrique a reçu copie, le porte-parole du gouvernement congolais regrette d’abord que la correspondance du sénateur américain, qui a fuité sur les réseaux sociaux, ait été « publiée dans les médias avant livraison à son destinataire ».

    Qu’à cela ne tienne, le ministre congolais rappelle au sénateur américain les contraintes techniques et financières qui ne permettent pas la tenue des élections dans les délais constitutionnels en RD Congo. En cause notamment, la problématique de la révision du fichier électoral – une note interne de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) indique que le processus doit prendre au minimum 13 mois et 10 jours – mais aussi le financement même des scrutins à venir, « dans un contexte de rétrécissement des ressources budgétaires du fait de la chute des cours des matières premières (…) et des promesses d’appui non tenues de la communauté internationale », États-Unis compris, rappelle Lambert Mende.

    Que les États-Unis viennent concrètement au chevet du processus électoral en RD Congo

    Le porte-parole du gouvernement congolais explique également à son interlocuteur que le dialogue politique préconisé par le président Kabila voudrait « trouver des solutions idoines aux problèmes soulevés par le processus électoral que tout le monde souhaite transparent, démocratique et surtout apaisée ». Il regrette également que McCain « [s’inscrive], sur la base d’informations délibérément biaisées, dans la défense de thèses de ceux qui ne fondent leur existence politique que sur le schéma de l’instabilité chronique [des] institutions » de la RD Congo. Et conclut en invitant les États-Unis à « [venir] concrètement au chevet [du] processus électoral [congolais] avec des appuis financiers au lieu de se cantonner dans des anathèmes et des menaces d’une époque révolue ».

    JA.

     

  • Lettre à Joseph Kabila – Le Sénateur John McCain donne un dernier avertissement à Joseph Kabila

    Lettre à Joseph Kabila – Le Sénateur John McCain donne un dernier avertissement à Joseph Kabila

    John mccain-Ambassadeur François Balumuene
    Ambassadeur de la République Démocratique du Congo
    1100 Connecticut Avenue NW, Suite 725
    Washington DC. 20 036

    Monsieur l’Ambassadeur Balumuene
    ( CLIQUEZ ICI )

    Je vous écris pour exprimer ma profonde préoccupation sur le climat politique de plus en plus répressif et la détérioration de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (RDC). Concernant les deux dernières années, le Président Kabila semble manœuvrer pour éviter les élections nationales et consolide le pouvoir d’éroder le processus démocratique et la fermeture de l’espace politique. De telles actions sont contraires aux obligations internationales de la RDC et risquent la poursuite du conflit dans votre pays.

    Comme beaucoup de leaders aux États-Unis et à travers le monde, j’avais suivi de près les développements dans votre pays qui méritent préoccupation. L’année dernière, le Président Kabila a présenté un acte au Parlement qui lui permettrait de rester au pouvoir jusqu’à ce qu’un recensement soit achevé, qu’il estime prendrait environ quatre ans. Cela avait conduit à des manifestations de masse au cours de laquelle des dizaines de personnes ont été tuées par les forces gouvernementales.

    Depuis ce temps, le Président Kabila a entrepris une campagne à grande échelle pour réprimer la dissidence politique et consolider le pouvoir. Au mois de Décembre 2015, sept personnalités politiques ont été expulsées de la Majorité Présidentielle pour avoir signé une lettre exhortant le président Joseph Kabila à respecter la Constitution. Peu après, six militants avaient été arrêtés et condamnés à deux ans de prison après avoir appelé à une grève générale contre les actions du président. Ces incidents corroborent d’autres rapports disant que les responsables de la sécurité et de renseignement congolais ont été menés pour réprimer les militants pacifiques, les dirigeants politiques, et d’autres qui opposent les tentatives faites par le Président Joseph Kabila pour rester au pouvoir. Humant Rights Watch a documenté des dizaines de cas de militants et de dirigeants de partis politiques qui ont fait face à une arrestation arbitraire et détention illégale. Pire encore, les rapports crédibles des groupes de droits de l’homme indiquent que les opposants politiques sont désormais confrontés à des menaces de mort de la part des autorités.

    Il y a deux ans, le secrétaire d’Etat américain John Kerry  avait visité Kinshasa et avait publiquement appelé le Président Kabila de respecter les prescrits de la constitution du pays interdisant la recherche d’un troisième mandat et de permettre aux élections de 2016 d’avoir lieu comme prévu. Malheureusement, les actions du Président Kabila à ce jour ont démontré le mépris de la loi dûment constituée du pays, ainsi que pour les appels internes et de la communauté internationale, de s’y conformer. Les étapes qu’il a prises pour contourner la constitution, obstruant illégalement les opposants politiques, créer ingénieusement des obstacles aux élections prévues, et réprimer les journalistes portent atteinte à la primauté du droit et manifestent un mépris évident pour l’avenir démocratique de la RDC et le bien-être du peuple congolais.

    Par conséquent, je demande urgemment le Président Kabila et votre gouvernement de respecter et de protéger les droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, et de mettre fin à toutes les formes d’intimidation, de harcèlement, des attaques contre les militants des droits de l’homme et des opposants politiques. Tous les acteurs politiques congolais ne doivent épargner aucun effort, dans le cadre de la constitution du pays, pour assurer des élections libres et équitables, préserver la paix, renforcer la démocratie, et de renforcer la primauté du droit.

    Les États-Unis prennent avec valeur sa bonne relation avec la RDC et sont fiers d’avoir fourni une assistance à votre gouvernement pour que vous continuiez à confronter les défis en cours. Au moment où les menaces dans la région sont de plus en plus croissantes, nous ne pouvons pas nous permettre de mettre en danger notre partenariat à travers des actions qui pourraient nuire à la sécurité et à la stabilité à long terme de la RDC. Le Président Kabila a contribué au parcours de la RDC d’hostilité à une stabilité relative. Il a maintenant l’opportunité de cimenter son héritage en mettant le pays sur la voie démocratique et la prospérité pour les générations futures de Congolais et le monde va longtemps célébrer.

    Mon espoir est que la RDC aura son tout premier transfert démocratique du pouvoir cette année. A cette fin, je vais travailler avec mes collègues pour appuyer le processus électoral et de continuer à renforcer les liens entre nos deux nations.

    Cordialement,

    John McCain
    États-Unis sénateur.

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