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À Oman, la RDC présente son plan de construction de 1 000 nouvelles écoles par an

Inauguration d'une nouvelle école par Matata Ponyo, en avril 2014 à Kinshasa. Inauguration d’une nouvelle école par Matata Ponyo, en avril 2014 à Kinshasa. © DR

Augustin Matata Ponyo a été convié, du 12 au 14 mai à Mascate (Oman), à la “réunion annuelle sur l’éducation pour tous” organisé par l’Unicef. L’occasion pour le Premier ministre congolais de présenter son plan de (re)construction de 1 000 écoles par an en RDC.

Construire et réhabiliter des écoles sans attendre le financement extérieur. C’est le nouveau défi du gouvernement congolais qui s’est fixé comme objectif de bâtir 1 000 établissements scolaires par an en RDC. Sur “fonds propres” de l’État (100 millions de dollars disponibles chaque année), insiste un proche du Premier ministre Matata Ponyo, pour souligner la “nouveauté” du projet.

Mis en place au mois d’avril 2013, le projet “Éducation” a démarré en septembre de la même année, après quelques “études de faisabilité”. “Sept mois plus tard, 600 nouvelles écoles sont soit construites ou rehabilitées, soit en chantier à travers le pays”, indique Roger Ndaywel, l’un des conseillers du chef du gouvernement congolais.

À l’Unicef, qui accompagne le pays dans ses efforts de promotion de l’éducation, l’initiative surprend. C’est pourquoi l’agence onusienne a convié Matata Ponyo à Mascate (Oman) où se tient du 12 au 14 mai la “réunion annuelle sur l’éducation pour tous (EPT)”. Une rencontre destinée à “[évaluer] de manière critique des progrès accomplis en vue de la réalisation de l’EPT (…), et à convenir de mesures de suivi concrètes”.
Plus de 3 millions d’enfants à scolariser

Dans la capitale du sultanat, le Premier ministre congolais a reconnu néanmoins que beaucoup restait encore à faire dans le secteur éducatif en RDC. Même si la part du budget alloué à l’enseignement est “passée 6 % en 2007 à 13 % en 2014”, plus de 3 millions d’enfants ne sont toujours pas scolarisés. Le pays doit encore construire plus 20 000 écoles pour pouvoir contenir la “pression démographique” dans les années à venir. L’enseignement primaire n’est pas non gratuite sur l’ensemble du territoire national.
Par ailleurs, des efforts ont été déployés pour que le salaire des enseignants soit désormais versé de manière régulière. Et ce, par la bancarisation de leur paie de fin de mois. Mais c’est encore un salaire qui demeure insignifiant par rapport au coût de la vie en RDC. “Nous sommes toujours clochardisés”, résumé à Jeune Afrique un instituteur kinois, sous couvert de l’anonymat.

La synergie des syndicats des enseignants congolais a organisé fin avril à Kinshasa un sit-in devant le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel pour réclamer notamment “la régularisation de la situation de plusieurs milliers d’enseignants qui travaillent sans être payés en RDC”. Décidément, Matata Ponyo a encore du pain sur la planche…

________Jeune Afrique_______________

Par Trésor Kibangula

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