Skip to content

Makolo Digital Tele- LAVDCONGO

Après la rencontre du Collège Boboto L’opposition manifeste les premiers signes de désaccord !

Source: Le Palmares

-C’est à peine perceptible. Mais, tous ceux qui ont suivi avec attention les derniers développements de l‘actualité à l’opposition, comprennent que le chemin de croix commence pour dette dernière. Depuis la rencontre historique du Collège Boboto où presque tous les ténors de l’opposition ont répondu à l’appel, une série de déclarations croisées ont révélé le dilemme qui noyaute l’alternance au pouvoir. 
Dernière née de l’opposition, l’UNC a donné la première le ton. Lors de la récente tournée de son président national en Europe, le parti a fait savoir qu’il n’accepterait le diktat de personne dans le processus de désignation du candidat unique de l’opposition. Néanmoins, il reste ouvert à tout compromis allant dans le sens de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.
Dans  l’entendement de l’UNC, il n’y a pas de prime à accorder à qui que ce soit ni de privilège préétabli. Le candidat unique, à désigner doit se soumettre au consensus général et répondre au profil impersonnel préalablement établi.
A l’Udps, cette prise de position a froissé plusieurs susceptibilités. Des voix se sont aussitôt élevées pour dénoncer l’attitude de la jeune homologue. En effet, au niveau de la 10ème rue Limete, on est, convaincu qu’au banquet des, aînés, les nouveaux venus ou les jeunes n’ont aucune leçon à donner aux convives, Ils doivent se tenir sagement et bien droit et se contenter du plat qui leur sera servi.
Les ténors de l’Udps qui ont pris le contre-pied de l’UNC s’expliquent : l’histoire de l’opposition est faite de’ longues années de lutte, écrites dans la douleur et dans le sang. Il n’est donc pas question de mettre sur le même piédestal tout le monde. La hiérarchisation s’impose de soi.
Comme on le voit, l’épreuve de force s’annonce déjà. Chacun se prépare à la grand messe de l’opposition avec une idée derrière la tête. Le décor se trouve planté pour une paralysie complète. Au rythme de la bouderie qui a vu le jour, il devient difficile de croire à un consensus sur l’élaboration des principes généraux.
Surtout en ce qui concerne la candidature unique. Car, à ce’ qu’il apparaît, chacun sera tenté d’avancer des critères adaptés à la carrure de son leader. Et c’est là que les Romains vont s’empoigner à mort.


L’huile sur le feu 

Comme  si la gué guerre latente qui prévaut en ce moment ne suffisait pas, l’Union sacrée pour l’Alternance a aussi fait entendre un son discordant. Pour cette mouvance de l’opposition, avant la grande rencontre, on doit définir au préalable qui est opposant. Nous entrons dans les méandres d’une histoire qui ne promet rien de rassurant. Qui aura le droit de décerner ou non le badge d’opposant aux autres ? Sur la base de quels critères cette sélection va s’établir? Comme à Byzance, nous serons en face d’une discussion de sourds où les conférenciers s’occupent à définir le sexe des anges.
II est clair que cette manière de procéder va conduite à un schisme au sein de l’opposition. Autant la vision de l’USA pose problème, autant celle de l’Udps ne rassure pas vraiment tout le monde. Les partenaires se retrouvent en face du complexe de supériorité d’une part et de celui de suffisance de l’autre.
Il ne faut pas non plus oublier cet autre pachyderme qu’est le Mlc. Il ne parle pas beaucoup autour  de la question brûlante de l’heure. Mais des indiscrétions signalent que le parti cher à Bemba attend toute l’opposition au tournant. Précisément au moment où il faudra définir les règles du jeu et le profil du candidat unique.
De ce point de vue, François Mwamba et les siens préfèrent opposer à tous le langage concret des urnes. Il n’y a nul besoin de réitérer Byzance pour définir quel est le premier parti d’opposition au Congo. Les élections générales  de 2006 ont déjà permis de répondre de manière irrévocable à cette question. Avec 75 députés et 42 pour cent au second tour de la présidentielle en 2006, le Mlc n’a pas de concurrent. Tous ceux qui peuvent se prévaloir d’une quelconque assise populaire n’ont rien de concret en main. Ils n’ont que des projections. En toute logique, pense-t-on au Mlc, le premier critère est d’établir le poids de chaque formation politique sur base de la réalité concrète du terrain. Le reste viendra de soi. Ce n’est vraiment pas demain la veille à l’opposition.