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Au Congo, une ONG dénonce les conditions de travail dans une entreprise chinoise

Source: Aujourd’hui la Chine

L’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho) a dénoncé lundi les conditions de travail “inacceptables” des Congolais dans une entreprise chinoise de construction engagée dans la reconstruction de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un rapport intitulé “Les conditions de travail des Congolais au sein de l’entreprise chinoise Crec sont inacceptables”, remis à la presse, l’Asadho dénonce “l’absence de contrat de travail, le non respect des heures de travail, le paiement de salaire à un taux inférieur au taux officiel, le licenciement abusif, l’absence des mesures de sécurité et la faible prise en charge médicale”.

Dans le cadre de la reconstruction de la RDC, le gouvernement congolais avait signé en 2008 une convention de collaboration avec un groupement d’entreprises chinoises (Crec, China Railway Engineering Corporation) pour la réhabilitation ou construction de plus de 6.000 km de routes, plus de 3.000 km de voies de chemin de fer, deux barrages, des hôpitaux, logements et écoles à travers le pays.

L’entreprise “participe à l’appauvrissement des travailleurs locaux”, affirme l’Asadho, qui a mené une enquête mi-novembre 2009 dans les différents sites où Crec exécute les travaux de construction des routes. En novembre, “le dollar valait 890 francs congolais mais Crec avait un taux de 420 francs pour un dollar”, selon le rapport qui cite également les cas de deux ouvriers licenciés pour n’avoir pas exécuté un ordre donné en mandarin.

L’ONG stigmatise en outre “l’impuissance et la peur” des inspecteurs du travail qui “refusent” d’agir contre les responsables de Crec, qui “jouirait de certaines faveurs qui l’exonèreraient de ses obligations légales à l’égard des travailleurs” congolais.

Aucun responsable de Crec n’était disponible lundi pour commenter ce rapport mais l’ambassadeur de Chine en RDC, Zexian Wu, met en doute la crédibilité du rapport de l’Asadho. “Pourquoi seulement les entreprises chinoises alors que les entreprises des autres pays font la même chose. Elargir le champ d’enquête aurait donné plus de crédibilité à ce rapport”, a-t-il déclaré à l’AFP.