Revue de Presse du 27.3.18- RDC va financer seule les elections, d’ou viendrait cet argent?


Revue de Presse du 27.3.18- RDC va financer seule les elections, d’ou viendrait cet argent?

C’est une histoire digne d’un thriller historique que conte Michel Bouffioux dans la dernière livraison de “Paris Match”.
Le journaliste a pu voir, à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB), une boîte dans laquelle se trouve le crâne de Lusinga Iwa Ng’ombe, chef congolais de la région du lac Tanganyka, qui refusa, en 1884, de se soumettre à l’autorité d’Emile Storms, à l’époque lieutenant belge. Celui-ci avait été chargé par le roi Léopold II de diriger la quatrième expédition de l’Association internationale africaine.
De cette expédition, qui préparait la Conférence de Berlin du 26 février 1885, au cours de laquelle le Congo fut livré à Léopold II, Emile Storms revint, passablement épuisé, fin 1885. Il alla ensuite de conférence en conférence, expliquant sa mission “pacificatrice” et rendant hommage au Roi “qui a largement contribué à la civilisation de l’Afrique centrale”.
Les membres de la société d’anthropologie de Bruxelles feront des exposés sur les… trois crânes ramenés du Congo par Storms, explique Michel Bouffioux. C’est que la “craniologie” bat alors son plein. Il s’agissait d’une discipline de l’anthropologie physique consistant à mesurer des crânes, à les comparer et à tirer de tout cela des conclusions sur la supériorité de certaines races ou cultures.
Selon le journaliste de “Match”, ces exposés sont teintés de racisme et les récits de Storms révéleraient une violence assumée dans la manière dont lui et ses troupes ont “colonisé” la région.
C’est avec ostentation que l’officier montre son “butin” de guerre, les crânes donc, mais aussi des statuettes que la veuve d’Emile Storms (mort en 1918) confiera, dans les années ‘30, au futur Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren. Les crânes ne furent, on s’en doute, jamais exposés. Ces restes humains furent transférés en 1964 à l’IRSNB. Ils y furent rangés et… oubliés.
Restituer les crânes ?
Michel Bouffioux a décidé de s’intéresser à nouveau au dossier. Le conservateur de l’IRSNB n’a fait aucune difficulté pour lui montrer les crânes de Lusinga et celui d’un autre chef, appelé Malibu. Le troisième crâne, celui du chef Mpampa, a, lui, disparu. Le fait que les noms de ces individus soient connus n’est pas indifférent. En 2016, à une question du sénateur Bert Anciaux (SP.A) portant sur l’existence de restes humains dans les établissements scientifiques fédéraux, la secrétaire d’Etat Elke Sleurs (N-VA) avait répondu qu’on ne connaissait pas le nom des Africains auxquels appartenaient ces restes.
Michel Bouffioux prouve donc le contraire et se pose désormais la question de la restitution des crânes aux familles des victimes mais aussi de la restitution aux autorités africaines des objets d’art, comme les statuettes ramenées par Emile Storms, dérobés aux populations locales. Une question récemment posée en France par le président Macron en personne.
En Belgique, l’article de “Match” risque d’obliger les politiques à rouvrir le débat.
Avec La Libre Belgique

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-Adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat en janvier 2018, le nouveau code minier attend encore la signature du chef de l’État, facultative selon la Constitution congolaise, avant sa promulgation.
Parmi les mesures phares que ce texte comporte, la hausse des royalties de 2 à 3,5 % du chiffre d’affaires réalisé sur les minerais classiques – tels que le cuivre ou l’or – , et surtout de 2 à 10 % sur les minerais dits stratégiques, comme le cobalt, dont les prix flambent actuellement.
Selon un avocat spécialiste du droit minier en Afrique, qui a eu accès à la dernière version du texte, toujours évolutif, le code est parfois imprécis, voire contradictoire. « Dans l’une de ses clauses, il est question d’une application immédiate des dispositions fiscales et douanières à tout le monde, y compris à ceux déjà présents dans le pays.
Mais une autre clause évoque un moratoire de cinq ans pour les mines en exploitation. Laquelle doit-on prendre en compte ? » s’interroge l’expert, pour qui la rédaction de la clause relative à l’obligation de recourir à la sous-traitance locale est, elle aussi, alambiquée. « Même la Tanzanie, qui n’a pourtant pas la cote auprès des miniers du fait de sa politique souverainiste, a pris plus de temps pour prévoir une approche juridique plus fine », estime le même avocat.

-L’attaquant international congolais Cédric Bakambu a officiellement été présenté jeudi par son nouveau club chinois du Beijing Guoan, mettant fin à un feuilleton administratif de plusieurs semaines depuis son départ de Villarreal.
Né en France, passé notamment par le FC Sochaux, Bakambu évoluait depuis 2015 dans l’équipe espagnole, où il avait effectué un solide début de saison (9 buts en 15 matches).
Mi-janvier, il avait déclaré qu’il rejoignait le Beijing Sinobo Guoan en Super League chinoise. Le club basé à Pékin avait ensuite publié une photo de Bakambu à l’entraînement… mais s’était refusé à confirmer son transfert.
“Ce n’était pas facile de prendre cette décision (de venir). Car je faisais du bon travail avec Villarreal”, a déclaré le joueur jeudi lors d’une conférence de presse, vêtu d’un survêtement vert aux couleurs du club.
“Mais maintenant je suis ici avec ma nouvelle équipe et je ferai le maximum pour marquer autant de buts que possible”, a indiqué Bakambu, s’estimant “très heureux” d’être à Pékin.
Le manque de clarté du club pékinois autour du transfert, qui pourrait être le plus cher du mercato hivernal pour le championnat chinois (40 millions d’euros selon la presse locale), serait dû à un règlement de la Fédération chinoise de football (CFA).
Celle-ci impose depuis 2017 aux clubs chinois une taxe à 100% sur les transferts dépassant 45 millions de yuans (5,7 millions d’euros), destinée à décourager les dépenses extravagantes pour attirer des stars étrangères. Et la CFA a mis en garde les clubs qui tenteraient de contourner cette mesure.
“Le processus de transfert lui-même a été très compliqué. Et puis il a fallu décrypter et assimiler les nouvelles règles de la fédération, pour savoir comment y répondre”, a indiqué Li Ming, le manager général du club chinois.
“Nous avons eu un arrangement approprié avec la fédération”, a déclaré M. Li sans autre précision.
Il s’est par ailleurs refusé à confirmer le montant du transfert, qui fait l’objet d’une “clause de confidentialité”.
Selon la presse chinoise, Bakambu a signé pour quatre ans, pour un salaire annuel brut estimé à 18 millions d’euros.
Le Beijing Sinobo Guoan a terminé 9e sur 16 en championnat la dernière saison. Il cmpte aussi dans ses rangs, parmi les joueurs étrangers, l’international brésilien Renato Augusto.
La Super League chinoise débute ce vendredi et durera jusqu’en novembre.
Avec AFP

-Le Congo Research Group, associé à l’Université de New York, a rédigé un rapport intitulé « L’art du possible: le nouveau mandat de la Monusco ». Il contient un intéressant sondage de GEC/Berci effectué en janvier 2018.

Les ennemis (Occupants et collabos) peuvent couper toutes les fleurs, mais ils n’empêcheront pas que le Printemps arrive et ils ne seront pas les maîtres du Printemps
(Pablo Neruda)
Très Cher Compatriote et Compagnon de lutte Rossy Mukendi Tshimanga,
Dimanche le 25 Février 2018, tu es tombé sur le champ de la bataille dont l’objectif est de reconquérir la souveraineté de notre Patrie occupée, assujettie et pillée et reconquérir notre droit d’être un peuple souverain, jouissant de toutes les libertés et de tous les droits dans une Cité libre. Tu as été assassiné par .
En plus des pleurs de voir un intellectuel partir si jeune et en tant que martyr, nous avons le devoir de te rendre un vibrant hommage. Tu connaissais la valeur non négociable d’une Patrie et de la Liberté. Tu savais pourquoi tu étais venu faire sur terre : une vie entièrement consacrée au triomphe des valeurs, des causes nobles et justes. Généreux de cœur et d’esprit, tu étais habitée par une âme pétrie de noblesse.
Rien ne pourra jamais éteindre la flamme de l’idéal qui était en toi, ni le flambeau du patriotisme et de la liberté que tu tenais dans tes mains, ni l’exemple que tu nous as donné, ni ton souvenir de notre mémoire, ni le lien qui désormais lie tout un peuple à toi, ni affadir l’amour et l’admiration que nous avons de toi et qui sont plus forts que le temps.
Repose en Paix et dans le Bonheur Eternel.
Fait le 02 03 2018
Dr Fr Tshipamba Mpuila
GSM 0032-493-325-104