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Rassemblement de l’opposition en RDC: toujours pas d’accord sur la présidence
-Pour ou contre une double présidence du Rassemblement ? En RDC, au sein de cette coalition de l’opposition, les divisions se confirment. Les uns s’accusent d’être achetés par la majorité, les autres de faire des arrangements entre amis. Et la société civile s’impatiente.Après la scission d’une frange du Rassemblement nommant un président bis, hier samedi 4 mars, c’est un autre membre de cette coalition de l’opposition qui a exprimé son mécontentement. Pour Raphaël Katebe Katoto, l’un des fondateurs du Rassemblement en juin 2016 et frère de Moïse Katumbi, aujourd’hui suspendu, les procédures n’ont pas été respectées. « Ils n’ont pas associé le Conseil des sages, ça c’est le plus important, explique à RFI, Raphaël Katebe Katoto. Si on associe le Conseil des sages et qu’une décision est prise, nous nous inclinons et soutenons cette décision ».
Raphaël Katebe Katoto appelle donc les évêques congolais à aider le Rassemblement à s’entendre. Mais pour le secrétaire général de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, cette fronde au sein du Rassemblement est une manoeuvre soutenue par la majorité et qui vise à déstabiliser la coalition mais aussi son parti. « Ces gens-là ont l’intention de déstabikiser l’Udps parce qu’ils sont instrumentalisés, financés par le pouvoir. Le pouvoir leur a donné de l’argent, et ils sont entrepris de recruter les esprits faibles pour détruire le parti ».
Et pour ajouter à cette cacophonie, Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle a apporté hier son soutien à une double présidence du Rassemblement, désavouant ainsi son frère qui plaide encore pour de nouvelles discussions.
L’impatience croissante de la société civile
La Nouvelle Société civile appelle les membres du Rassemblement de l’opposition à revenir à la raison, à cesser leurs querelles internes et à s’entendre pour que l’accord du 31 décembre entre pouvoir et opposition puisse être mise en oeuvre. Pour le coordonnateur national de la Nouvelle Société civile, Jonas Tshiombela, la population congolaise ne comprend pas la scission d’une partie du Rassemblement de l’opposition.
RFI
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Donald Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute et demande une enquête

President Donald Trump and former President Barack Obama talk on the East front steps of the US Capitol after inauguration ceremonies on January 20, 2017 in Washington, DC. / AFP / Robyn BECK (Photo credit should read ROBYN BECK/AFP/Getty Images) -Donald Trump a lancé une bombe politique en accusant son prédécesseur Barack Obama de l’avoir placé sur écoute avant l’élection américaine du 8 novembre, et demande au Congrès d’enquêter sur d’éventuelles écoutes le concernant. Cette accusation a été catégoriquement démentie par l’entourage de l’ancien président.
“Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire”, a tweeté M. Trump, qualifiant l’ex-président démocrate de “personne malfaisante (ou malade)”. Mais M. Trump n’a fourni aucun détail, ni aucune preuve à l’appui de cette allégation.
How low has President Obama gone to tapp my phones during the very sacred election process. This is Nixon/Watergate. Bad (or sick) guy!
C’est l’attaque la plus violente menée contre son prédécesseur depuis sa prise de fonctions le 20 janvier.
“Le président Obama, ni aucun responsable de la Maison Blanche, n’ont jamais ordonné la surveillance d’un quelconque citoyen américain”, a indiqué Kevin Lewis, porte-parole de M. Obama, dans un communiqué en milieu de journée. “Toute suggestion du contraire est tout simplement fausse”.
“Une règle d’or de l’administration Obama était qu’aucun responsable de la Maison Blanche ne devait interférer avec une quelconque enquête indépendante menée par le ministère de la Justice”, a-t-il poursuivi.
Dimanche, le président Trump “demande à ce que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l’activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d’enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016”, a indiqué Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué.
“C’est du maccarthysme”, avait ajouté M. Trump, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux Etats-Unis dans les années 1950. Il a également fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l’affaire d’espionnage politique qui avait abouti en 1974 à la démission du président républicain Richard Nixon.
“Je suis sûr qu’un bon avocat pourrait faire une excellente affaire du fait que le président Obama a mis mes téléphones sur écoute en octobre, juste avant l’élection!”, a relevé Donald Trump qui passait le week-end dans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride.
Relations très tendues
Le camp républicain était plutôt absent sur le sujet samedi. Le sénateur Lindsey Graham a estimé que, si c’était vrai, ce serait “le plus grand scandale politique depuis le Watergate”.
Jusqu’à l’élection de novembre, Barack Obama et Donald Trump entretenaient des relations très tendues.
Pendant plusieurs années, le milliardaire avait été le fer de lance des “birthers”, affirmant avec des relents de racisme que Barack Obama était né au Kenya –pays de son père– et non à Hawaï et que, par conséquent, il ne pouvait présider les Etats-Unis. Il s’était finalement rangé à la raison en septembre 2016, en déclarant sans fioritures: “Le président Barack Obama est né aux Etats-Unis, point final”.
M. Obama, de son côté, avait lancé de très violentes attaques contre le républicain pendant la campagne.
Puis les deux hommes s’étaient entretenus à la Maison Blanche deux jours après la victoire de Donald Trump et avaient joué l’apaisement. “Monsieur le président, c’était un grand honneur d’être avec vous”, avait déclaré le républicain sur un ton très posé, presque intimidé.
Collusion?
Ces attaques contre Barack Obama s’inscrivent dans un contexte politique difficile pour le président américain. Six semaines après son entrée à la Maison Blanche, il est englué dans des accusations de collusion entre son entourage et des responsables russes pendant la campagne et pendant la période de transition.
La presse a révélé cette semaine que l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, avait rencontré avant et après l’élection plusieurs conseillers ou proches de M. Trump.
En particulier le ministre de la Justice Jeff Sessions qui a été placé sur la défensive après avoir confirmé deux entretiens l’an dernier avec l’ambassadeur russe –en juillet et en septembre– mais avoir omis de le mentionner lors de sa récente audition sous serment devant les sénateurs.
La rencontre de septembre s’est déroulée alors même que la Russie était déjà soupçonnée publiquement d’avoir piraté le parti démocrate pour nuire à la campagne de leur candidate, Hillary Clinton. Des sanctions ont été prises contre Moscou en décembre.
Le ministre a annoncé jeudi qu’il se récusait dans toutes les éventuelles enquêtes sur la campagne électorale et donc sur les possibles ingérences russes.
Un autre proche de Donald Trump, Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale, a été contraint de démissionner le 13 février, lui aussi à cause de contacts avec l’ambassadeur russe.
Donald Trump a rejeté toute accusation d’entente avec la Russie. C’est une “chasse aux sorcières” menée par les démocrates, a-t-il répliqué cette semaine.
Avec AFP
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Pierre Lumbi, ancien conseiller spécial de Kabila jusqu’en 2015, devient le chef de l’Opposition
-C’est fait. Depuis jeudi 2 février 2017, Pierre Lumbi Okongo, ancien ministre des Infrastructures à l’origine des contrats chinois et conseiller spécial de Kabila jusqu’au deuxième semestre de l’année 2015, a succédé à Étienne Tshisekedi à la présidence du Comité des sages du Rassemblement.
Logiquement et conformément aux dispositions de l’Accord de la Saint Sylvestre, cet ancien bonze de la Société civile passé par l’Udps au début des années 1990 devra prendre les commandes du Conseil national de suivi de l’Accord -CNSA.
Un scénario impensable jusqu’à la mort de Tshisekedi le 1er février 2017 à Bruxelles.
A ses côtés, Félix Tshisekedi, porté à la présidence politique de la plate forme et chargé de relancer les contacts avec la Conférence épiscopale nationale du Congo -Cenco- et les signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.
Malgré ce beau rôle attribué Félix Tshisekedi et en attendant l’entrée en lice de Moise Katumbi, l’actuel patron du Rassemblement est bel et bien le tout récent ancien Conseiller spécial de Kabila.
À la Majorité présidentielle, on jubile. En témoigne ce tweet de Tryphon Kin-kiey Mulumba, membre du Bureau politique de la MP et président du parti politique Kabila Désir.
« Circulez, il n’y a rien à voir. Depuis Mobutu, l’opposition sert de blanchisserie aux gens du pouvoir. Kengo parti est revenu en force PM », a posté ce docteur en Sciences politiques et journaliste de renom.AVEC AfricaNews
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Le Rassemblement de l’opposition se déchire en RDC
-Une bonne partie de membres du Rassemblement a porté son choix, vendredi, sur Joseph Olenghankoy pour diriger la principale plateforme de l’opposition, réagissant à la désignation, la veille, de Felix Tshisekedi à ce même poste par un autre groupe de la même coalition. Pour l’heure, chaque camp ne reconnait que son candidat.La principale coalition de l’opposition constituée en mars 2016 autour d’Etienne Tshisekedi, est au bord de l’implosion. Elle se réunit désormais en deux camps.
Affirmant avoir réuni le grand nombre des membres, un groupe des membres de l’opposition ont opté pour Joseph Olenghakoy pour être le président du Rassemblement.
Parmi eux, Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint du parti de Tshisekedi et porte-parole du Rassemblement a déclaré à l’issue de la réunion qu’il fallait revenir à la légalité.
“Même les évêques doivent tenir compte de la réalité. La majorité a décidé autrement”, a affirmé M. Tshibala.
L’autre camp a désigné jeudi soir Felix Tshisekedi, fils du feu Etienne Tshisekedi, au même poste de président du Rassemblement et Pierre Numbi du G7, coalition rangée derrière Moise Katumbi, à celui du président du Conseil des sages.
La désignation de Felix Tshisekedi s’est faite, selon Christophe Lutundula, cadre du G7, par un consensus majoritaire.
“Il y avait 6 candidats pour le poste du Conseil des sages… De ces consultations est sortie une majorité confortable –pas d’individus mais de composantes- qui a appuyé la candidature de Pierre Lumbi”, s’est défendu M. Lutundula
Pour sa part, Joseph Olengnakoy, la désignation du fils de Tshisekedi a été faite en l’absence des candidats, et “est donc irrégulière”, martèle-t-il.
“Il n’y avait aucun autre candidat à cette séance”, explique-t-il.
Le Rassemblement est donc au bord de l’implosion. Et les tergiversations dans lequelles il plonge ne font que retarder la mise en application de l’accord signé sous la médiation des évêques le 31 décembre avec l’opposition et en vue de résoudre la crise née de la fin du mandat du président Kabila et de la non-tenue des élections en décembre dernier.
L’accord prévoit l’élection présidentielle en décembre 2017. Le président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001, ne pourra plus se représenter selon la Constitution.
L’application de l’accord est bloquée par les discussions autour de la désignation du Premier ministre. Le décès d’Etienne Tshisekedi, le 1er février dernier, a davantage compliqué la donne car la tâche de designer le Premier ministre lui revenait.
voa
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Des revenus miniers de l’Etat versés à un proche de Kabila, selon Global Witness
-L’ONG britannique Global Witness a accusé vendredi le géant minier suisse Glencore d’avoir versé plus de 75 millions de dollars à un homme d’affaires israélien proche du président congolais Joseph Kabila au détriment de la principale société publique minière de RDC.Dans une enquête, Global Witness “a découvert que de 2013 à 2016, Katanga Mining, société cotée à la bourse de Toronto et détenue majoritairement par Glencore, a adressé des ‘pas de porte’ et d’autres paiements d’un total de plus de 75 millions de dollars US à la société Africa Horizons, détenue par Dan Gertler et enregistrée dans les îles Caïmans”, écrit l’ONG dans un rapport.
“En vertu du contrat initial, ces paiements auraient dû être effectués à la Gécamines (Générale des carrières et des mines, ndlr)”, écrit Global Witness.
Cette accusation s’est ajouté aux révélations de l’ONG de novembre sur des versements des royalties de la Gécamines au milliardaire israélien Dan Gertler, homme d’affaires proche de M. Kabila.
Glencore a justifié ces versements en déclarant que “les paiements de pas de porte pour 2013, 2014, 2015 et 2016 à Africa Horizons Investment Limited ont été effectués conformément à l’instruction de paiement de Gécamines” et “des accords tripartites de royalties entre KCC (Kamoto copper compagny), Gécamines et AHIL”.
“Il est scandaleux que Glencore ait effectué des paiements à un ami du président congolais accusé de pots-de-vin et de corruption et qu’elle n’ait pas informé ses actionnaires ou le public de ces transactions”, s’insurge l’ONG britannique.
Le 13 février, Glencore avait annoncé le rachat pour 905 millions d’euros de parts dans deux mines de la République démocratique du Congo appartenant à Dan Gertler.
Global Witness a souvent accusé le magnat israélien d’avoir acquis dans des conditions opaques des concessions minières en RDC, l’un des pays les moins développés de la planète en dépit de ses immenses ressources naturelles.
A la crise économique et sociale en RDC s’ajoute la crise politique aggravée par le maintien au pouvoir de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter et dont le mandat a échu le 20 décembre. Un accord passé entre pouvoir et l’opposition pour cogérer le pays avant des élections prévues d’ici la fin de l’année est au point mort.
Avec AFP
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Kinshasa rejette l’aide de l’ONU dans les enquêtes sur des massacres présumés au Kasaï
-Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende, indique que Kinshasa décline l’offre d’appui de l’ONU dans les enquêtes menées sur des massacres présumés de civils par des soldats congolais dans le Kasaï, dans le centre du pays.“Si c’est l’aide du genre à nous déstabiliser davantage, non merci”, a expliqué le porte-parole du gouvernement Lambert Mende lors d’une conférence de presse, au sujet de l’aide proposée par l’ONU.
“Si c’est pour aller calomnier nos forces armées, c’est non!”, a insisté M. Mende, assurant que “les enquêtes sont en train d’être menées par des hauts magistrats militaires” congolais.
La région du Kasaï, au centre de la RDC, est le théâtre depuis septembre 2016 d’une rébellion née de la mort, le mois précédent, lors d’une opération militaire, d’un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, entré en conflit avec le pouvoir central.
Si c’est pour aller calomnier nos forces armées, c’est non!”En février, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait des hommes en uniforme tirant sur des villageois non armés, ou simplement de lance-pierres ou de bâtons, dans le Kasaï. Le gouvernement avait d’abord qualifié de “montage grossier” ces images tournées en plan séquence unique, refusant d’enquêter avant de faire volte-face après une forte pression internationale.
“Nous sommes prêts à apporter notre appui comme toujours” aux enquêtes ouvertes à la demande du président Joseph Kabila pour “faire la lumière sur les évènements qui se déroulent là-bas”, avait proposé mercredi le directeur du Bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’Homme en RDC (BCNUHD), José-Maria Aranaz.
M. Mende a lancé par ailleurs un “appel à témoins” afin de recueillir “toute information supplémentaire sur les faits portés à la connaissance du public dans les réseaux sociaux”. Le gouvernement assure que plusieurs militaires ont déjà été arrêtés.
M. Aranaz avait proposé son appui juste après la présentation d’un rapport du BCNUHD estimant que les forces de sécurité avaient fait “un usage disproportionné de la force” lors des manifestations à Kabila et en province contre le maintien au pouvoir du président Kabila entre les 15 et 31 décembre derniers.
Selon le rapport du BCNUDH, au moins 40 personnes ont été tuées et 147 blessées, pour la plupart “des civils non armés. M. Mende avance de son côté un bilan de 15 personnes tuées.
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Obsèques de Tshisekedi au cimetière de la Gombé: réactions à l’UDPS
-En RDC, la ville de Kinshasa a décidé hier d’attribuer un carré de 500m² pour accueillir la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi au cimetière de la Gombé à Kinshasa. Le gouverneur de la ville de Kinshasa a donc finalement tranché en faveur de cette solution, contre l’avis des responsables de l’UDPS, qui avaient demandé que l’opposant historique soit inhumé au siège de son parti à Limete. Reportage au siège de l’UDPS.Dans la cour du siège de l’UDPS, comme presque tous les jours depuis le décès du « sphinx de Limete », se tient un concert de musique traditionnelle du Kasaï. Ici, dans le soleil de fin d’après-midi, la décision du gouverneur de Kinshasa d’enterrer Etienne Tshisekedi au cimetière du centre-ville passe difficilement.
« Au lieu que le gouverneur puisse nous répondre, subitement nous avons appris comme tout le monde, à travers les médias, qu’il avait signé un arrêté officialisant l’endroit ; là, devant le cimetière de la Gombé, explique à RFI Augustin Kabouya, porte-parole de l’UDPS. Nous, en tant que sa famille politique, nous n’avons fait aucun bruit. Nous avons pris seulement acte, en attendant que la famille biologique du président puisse se prononcer ».
Pas de « bruit » du côté des cadres du parti, mais dehors, parmi les combattants de l’UDPS, c’est une autre histoire : « On ne peut pas enterrer Etienne Tshisekedi dans le cimetière. Nous préférons qu’on enterre Etienne Tshisekedi sur le lieu public… », explique un militant. Un autre renchérit : « Ils doivent quand même savoir que Tshisekedi, c’est une icône. Pas de cimetière ! Si jamais on veut nous donner un endroit, nous allons ériger sa tombe au niveau de la permanence de notre parti. Et que personne ne vienne nous en vouloir, parce que c’est une propriété privée. Quiconque s’approcherait d’ici, il va trouver les combattants sur ses épaules ! ».
En attendant, les autorités de la ville assurent que les travaux d’aménagement de la tombe d’Etienne Tshisekedi commenceront dans les prochains jours devant le cimetière de la Gombé.
RFI
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Le cimetière de la Gombe se prépare à accueillir la dépouille de Tshisekedi
-Il aura fallu attendre un mois. Trente jours après la mort d’Etienne Tshisekedi en Belgique, un accord sur son inhumation a finalement été trouvé. La famille de l’opposant historique congolais a annoncé que son corps serait rapatrié à Kinshasa le samedi 11 mars. Et coïncidence ou non, au cimetière de la Gombe, en plein centre-ville, où doit être inhumé l’opposant historique, les travaux ont justement démarré mardi. Reportage.A genoux, deux ouvriers étalent une épaisse couche de ciment sur le sol. Un peu plus loin une bétonnière déverse une nouvelle cargaison dans une brouette. Depuis le matin, ils sont une vingtaine à pied d’œuvre sur le futur site du tombeau d’Etienne Tshisekedi.
Un grand trou rectangulaire a déjà été creusé dans la terre. « La place de la tombe est ici, explique Ibrahim Tarhini, l’un des architectes du chantier. Tout autour, on va faire l’escalier avec du marbre et des décorations. On travaille jour et nuit pour terminer dans dix jours. »
Dix ou 15 jours a déjà prévenu l’entreprise suivant les aléas de la pluie. Dans l’immédiat le futur tombeau ressemble encore à un terrain vague en chantier. Un petit bureau du ministère de l’Intérieur doit être rasé, deux arbres coupés et l’ensemble du terrain de 14 m de large sur 42 m de long, en retrait du boulevard central de Kinshasa, nettoyé.
Mais les autorités de la ville semblent vouloir être prêtes pour le 11 mars, la date choisie par la famille, même si mardi soir le gouvernement disait n’avoir pas encore reçu de notification officielle ni discuté de la suite des détails techniques pour accueillir la dépouille mortelle du plus grand opposant du pays.
RFI
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Etats-Unis: la politique migratoire de Trump inquiète les communautés africaines
-Les nouvelles directives du département de la Sécurité nationale sur les expulsions de clandestins sont génératrices d’angoisse dans les communautés étrangères des Etats-Unis. Dans un pays où les contrôles d’identité inopinés ne sont pas du tout dans les habitudes, certains migrants sans papiers sont installés depuis des années. Ceux qui n’ont jamais eu affaire à la justice avaient fini par ne plus penser à une éventuelle expulsion. C’est le cas de nombre d’entre eux dans les communautés africaines.Avec notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio
Les ambassades africaines aux Etats-Unis n’ont pas été prévenues avant le public. Les diplomates ont découvert les nouvelles directives sur le site du département de la Sécurité nationale. Les voilà sollicités par leurs ressortissants inquiets de cette perspective d’expulsion de masse.
Ce qui fait peur, c’est le contrôle inopiné… Quels sont les droits des sans-papiers, quel avocat contacter et dans le cas extrême – l’expulsion – comment régler ses affaires ?
Un diplomate guinéen l’explique : certains migrants illégaux sont aux Etats- Unis depuis 20 ans. Ils ont bâti une vie, et le rêve américain peut se terminer en cauchemar. Un recensement est en cours, pour avoir une notion précise du nombre de Guinéens sur le sol américain.
Comportement impeccable
Le consul du Sénégal demande à ses compatriotes d’être irréprochables. « Nos compatriotes, ceux qui sont en situation irrégulière et qui ont des papiers, et ceux qui sont sans papiers, de la même manière, on leur suggère fortement de continuer à avoir une attitude irréprochable pour éviter d’être exposés ou confrontés à des décisions pareilles suite à une arrestation, altercation, une rencontre avec la police ou la sécurité intérieure », explique El Hadji Amadou Ndao.
Et pour les Maliens le problème est le même ; la crainte du contrôle et de l’expulsion affole les sans-papiers, et même ceux qui sont en possession d’un titre de séjour. La communauté malienne est bien organisée à travers les Etats-Unis, le dialogue est permanent et les diplomates tentent de rassurer leurs ressortissants.
Ils tentent aussi de discuter avec un département d’Etat qui s’installe, comme l’explique Tièna Coulibaly, ambassadeur du Mali aux Etats-Unis. « C’est ce langage que nous tenons, aussi bien avec le département d’Etat en leur demandant d’avoir plus de tolérance à l’endroit de tous ceux qui sont ici et dont la seule faute est de ne pas avoir de document de séjour, et aux Maliens, nous disons que personne ne doit se rendre coupable de crimes… »
Application stricte de la loi
Les directives du département de la Sécurité nationale sont simples : l’application de la loi à la lettre. Tout migrant illégal est susceptible d’être reconduit à la frontière, c’est la règle, même pour ceux qui n’ont commis aucun délit, et quel que soit le temps de résidence.
« Avant, c’était les cas de crimes qui étaient priorisés, explique le consul du Sénégal. Maintenant, ce qui est annoncé par la nouvelle administration, c’est qu’il n’y aura plus de priorité. Tous ceux qui seront pris en situation irrégulière seront traités de la même manière. Avant, le fait d’être en situation irrégulière n’était pas à l’origine de troubles avec la justice. Avec l’application de ces décisions de justice, ça va devenir plus compliqué. »
La prudence est donc de mise. Mais comme le fait remarquer Tièna Coulibaly, il faut bien vivre et sortir de chez soi pour aller travailler. L’ambassadeur du Mali espère que l’administration Trump reviendra à une politique plus clémente.
Si le décret Trump sur l’immigration n’avait pas été bloqué en justice, la Maison Blanche avait le projet d’ajouter cinq pays à la première liste : cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.
