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  • Côte d’Ivoire : Guillaume Soro prend un peu plus ses distances avec le RHDP

    Côte d’Ivoire : Guillaume Soro prend un peu plus ses distances avec le RHDP

    Sommé de clarifier sa position vis-à-vis du futur parti unifié RHDP, le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a lancé depuis le début de l’année une offensive médiatique et politique, confirmant un peu plus son rapprochement avec Henri Konan Bédié.

    Ses déclarations ont sans doute pris de court ses adversaires au sein du Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel, dont il est membre). Depuis son village natal, dans le septentrion ivoirien, Guillaume Soro a multiplié les piques et les réponses indirectes au sujet du futur parti unifié, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

    « J’ai entendu quelqu’un dire qu’il va me chasser. Il veut m’humilier ou il veut m’insulter ? Il peut me chasser, moi ? Bon, comme je le dis, les temps ont changé. Comme les temps ont changé, même tous les gringalets peuvent parler aussi », a lancé le 1er janvier Guillaume Soro, sur un ton à la fois familier et ironique, devant des cadres et des chefs de communautés villageoises, invités à partager avec lui un repas de Nouvel An.


    >>> À LIRE – Adama Bictogo : « Le congrès du RHDP sonnera l’heure de la clarification »


    Le président de l’Assemblée nationale, qui a volontairement omis de clôturer la session parlementaire 2018, répondait ainsi à Adama Bictogo, vice-président du RDR et président du comité d’organisation du congrès du RHDP, prévu le 26 janvier. Au cours d’une conférence de presse, Adama Bictogo, un proche du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, rival de Guillaume Soro, avait demandé que chaque personnalité se réclamant de la majorité présidentielle clarifie sa position vis-à-vis du parti unifié à constituer.

    Sera-t-il présent au congrès du RHDP ?

    « Chacun doit se déterminer. Évidemment, si vous êtes président de l’Assemblée nationale que vous n’adhérez pas au RHDP ou que vous avez décidé de ne pas être RHDP, n’attendez pas qu’on vous demande de partir, déposez le tablier », avait souligné Bictogo, qui se faisait l’écho d’une opinion largement répandue au sein des partisans d’Alassane Ouattara.


    >>> À LIRE – Côte d’Ivoire : des dissensions au RHDP à un mois de son congrès constitutif


    Guillaume Soro n’a jusque-là pas confirmé sa participation ou non au congrès constitutif du RHDP. Si l’on en croit le titre de l’édition du 4 janvier de Générations Nouvelles, dernier né des quotidiens ivoiriens et proche de Soro, ce dernier aurait décidé de ne pas s’y rendre. « Congrès constitutif du RHDP : Soro dit non à Ouattara », titrait ainsi le journal.

    Je vais aller saluer Bédié, matin, midi, soir, si je veux

    Un ticket Bédié-Soro en 2020 ?

    Une distance vis-à-vis du RHDP qui le rapproche davantage d’Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Les deux hommes ne cachent plus leur partenariat, dans le cadre d’une nouvelle plateforme politique devant regrouper les principaux opposants à Ouattara et dont les négociations se déroulent dans un secret absolu. Chacune de leurs rencontres faisant l’objet d’interprétations de la part de leurs pourfendeurs, Soro s’est voulu catégorique : « Je vais aller saluer Bédié, matin, midi, soir, si je veux ».

    Ajoutant : « Je suis en train de demander le pardon, la réconciliation, donc je peux aller voir qui je veux, en Côte d’Ivoire. Ils disent que jamais les Baoulés ne vont voter pour moi. J’ai compris. Mais quand je suis allé saluer Bédié, patron des Baoulés, il a dit que [j’étais] son fils. Donc, je suis Baoulé ». Cette phrase de Guillaume Soro a eu le mérite de livrer deux informations majeures sur sa propre posture vis-à-vis de la présidentielle de 2020. D’abord sa candidature à cette élection, puis la possibilité pour lui d’avoir le parrainage de Bédié et de son parti, le PDCI.

    En effet, dans les états-majors des deux personnalités, personne n’écarte l’idée d’un ticket Bédié-Soro, à la présidentielle de 2020.

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  • Élections en RDC : la majorité pro-Kabila ” dénonce l’attitude partisane ” de l’Église catholique

    Élections en RDC : la majorité pro-Kabila ” dénonce l’attitude partisane ” de l’Église catholique

    La majorité favorable au président Joseph Kabila a accusé vendredi 4 janvier la Conférence épiscopale d’avoir une « attitude partisane » et de « violer gravement la Constitution», après avoir affirmé la veille qu’elle connaissait le vainqueur de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

    La coalition au pouvoir, Front commun pour le Congo (FCC), « déplore, dénonce et condamne fermement l’attitude partisane, irresponsable et anarchique de la Cenco« , a déclaré l’un de ses porte-parole, vendredi lors d’un point-presse.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : la Conférence épiscopale dit posséder le nom du vainqueur


    Le FCC cite nommément le secrétaire général de la Cenco, l’abbé Donatien Nshole, qui « se permet de proclamer en toute illégalité des tendances culminant au choix à la présidentielle d’un candidat déjà bien identifié ». « Cela viole gravement autant la Constitution et la loi électorale que la charte de bonne conduite, lesquelles imposent aux parties prenantes de ne pas proclamer lesdits résultats, attribution reconnue à la seule Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », a ajouté ce porte-parole, Barnabé Kikaya Bin Karubi, par ailleurs conseiller du président Kabila.

    La Cenco n’a pas donné le nom du vainqueur, mais a invité la Ceni à publier les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice

    La Cenco « constate que les données à sa disposition, issues des procès-verbaux des bureaux de vote, consacrent le choix d’un candidat comme président de la République », avait déclaré jeudi l’abbé Nshole, en présentant le rapport préliminaire de la mission d’observation électorale de l’Église catholique. Il n’a pas donné le nom du vainqueur, mais a invité la Ceni à « publier en toute responsabilité les résultats des élections dans le respect de la vérité et de la justice ».

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  • [Tribune] En RDC, les risques d’un putsch électoral

    [Tribune] En RDC, les risques d’un putsch électoral

    Pour la première fois depuis 1960, une passation de pouvoir entre un président sortant et un autre démocratiquement élu devait avoir lieu. Mais au vu des éléments dont dit disposer la FIDH et des irrégularités constatées, le peuple congolais court, selon elle, le risque de se voir confisquer ses élections.

    Une tribune cosignée par Paul Nsapu, président de la Ligue des électeurs en RDC et secrétaire général adjoint de la FIDH, Jean-Claude Katende, président de l’Asadho, et Dismas Kitenge, président du Groupe Lotus.

    Tous les espoirs étaient permis. Grâce à la formidable vivacité du peuple congolais et notamment de sa société civile, le scrutin du 30 décembre conservait des chances d’être une réussite. Depuis les élections de 2011, tout particulièrement, des milliers de militants d’organisations échappant aux partis politiques traditionnels ont réclamé le respect de la Constitution, n’hésitant pas à risquer leur sécurité et souvent, hélas, leur vie, pour obtenir une réelle alternance politique.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : « La campagne s’est plutôt mieux déroulée qu’en 2011 », selon Leila Zerrougui (Monusco)


    Partout dans le pays, des marches et des manifestations pacifiques ont eu lieu. Partout dans le pays, la répression s’est abattue, avec une violence criminelle, comme dans le Kasaï, à Lubumbashi, à l’Est ou encore à Kinshasa, où les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer à balles réelles. Bilan : des dizaines de morts, des centaines de blessés, des militants arrêtés, emprisonnés, torturés. En vain. Par la seule force de cette volonté collective, ce mouvement de fond aura réussi l’impensable : faire reculer un pouvoir aux abois, avec la promesse d’un scrutin libre et transparent, et le départ du président Kabila.

     Des décisions inquiétantes

    C’est d’ailleurs cette même révolte citoyenne, ce même sentiment d’appartenir à une communauté de valeurs, qui a poussé des milliers de citoyens de Beni ou de Butembo, privés de vote par le pouvoir – officiellement pour une raison d’insécurité –, à installer des bureaux de vote de fortune, et braver de longues files d’attente pour faire entendre leurs voix.

    Car le pouvoir a pris peur et, dès le début, craignant certainement que cette frustration engrangée au fil des ans ne se traduise par un cuisant échec dans les urnes, a tout fait pour saboter cet exercice démocratique. Ayant pris conscience que sa stratégie isolationniste le conduisait droit dans une impasse, il a ainsi soudainement décidé de repousser d’une semaine les élections initialement prévues le 23 décembre. Puis, il a arbitrairement décidé que les plus d’un million d’électeurs de Beni, Butembo et Yumbi n’auraient pas le droit d’y participer avant trois mois.

    Des décisions qui ont davantage fait peser alors les soupçons d’une manipulation à grande échelle. Cette suspicion a par la suite été confirmée par le refus d’accréditer certains observateurs internationaux, ou des médias étrangers soucieux de rendre compte du scrutin. Juste avant le scrutin, le renvoi de l’ambassadeur de l’Union européenne, sous un prétexte fallacieux, a encore renforcé ces craintes.

    De nombreuses irrégularités

    Sur les réseaux sociaux, pourtant, le jour des élections, les premiers messages qui commençaient à être partagés témoignaient de la ferveur et de la fierté, de la joie aussi, partagée par tout un peuple, d’avoir pu accomplir ce devoir et ce droit citoyen. Mais c’était avant la coupure d’Internet imposée par le gouvernement. Et très rapidement, nos pires appréhensions sont devenues réalité.


    >>> À LIRE – Élections en RDC : la Ceni reconnaît des « incidents prévisibles qui ont été pris en charge »


    Ouverture tardive de certains bureaux de vote, absence ou retard de fourniture de bulletins de vote, dysfonctionnements des machines à voter : les premières constatations qui nous sont parvenues du terrain tendaient à montrer que tous les éléments d’une fraude massive avaient été mis en place. Toute la journée, les témoignages d’irrégularités n’ont eu de cesse d’être rapportés. Dès le début, l’absence des listes électorales affichées devant des bureaux de vote, ou encore celle de noms de candidats sur certaines machines à voter avaient été relevées. Jusqu’à la fin du scrutin, l’absence d’affichage des procès-verbaux sur les portes de certains bureaux a également été constaté.

    Depuis le 30 décembre, le régime ne cesse d’envoyer des signes de plus en plus inquiétants de fermeture vis-à vis de la communauté internationale. La coupure généralisée d’Internet en est bien sûr le plus spectaculaire des exemples. Radio France internationale (RFI), dont les émissions et les journaux d’information sont particulièrement suivis en République démocratique du Congo, a par ailleurs vu son signal couper, et le ministère de la Communication a retiré son accréditation à la correspondante de ce média à Kinshasa.

    La communauté internationale doit se tenir prête à activer tous les leviers dont elle dispose pour éviter une escalade de la violence politique

    Éviter l’escalade de la violence politique

    Les risques d’un putsch électoral sont donc bien présents, et nous désolent, car la déception sera grande, au sein d’une population qui avait commencé à croire à un changement politique. Mais les dangers d’une contestation des résultats des élections sont du coup bien réels, de même que ceux d’une escalade de la violence politique. L’attitude récente des forces de sécurité laisse en effet présager un possible bain de sang en cas de mouvement de foule.

    La communauté internationale doit se tenir prête à activer tous les leviers dont elle dispose pour éviter un tel scénario, en espérant que les menaces de sanctions ciblées contre les responsables des violences et d’éventuelles poursuites judiciaires seront suffisantes pour calmer les ardeurs des pourvoyeurs de haine. Ceux-là n’ont pas d’avenir au sein d’une RDC réellement démocratique et pluraliste, que nous appelons de tous nos vœux depuis trop longtemps.

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  • En Israël, Idriss Déby Itno en quête de nouveaux équipements pour surveiller le Tibesti

    En Israël, Idriss Déby Itno en quête de nouveaux équipements pour surveiller le Tibesti

    Le président tchadien a mené une visite inédite en israël, du 25 au 27 novembre. Au menu des discussions avec Benyamin Netanyahou : le rétablissement des relations diplomatiques et les questions sécuritaires, en particulier dans le Tibesti.

    Lors de sa visite en Israël (25-27 novembre), Idriss Déby Itno (IDI) a abordé avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre, le sujet du rétablissement des relations diplomatiques bilatérales, rompues depuis 1972. Dore Gold, l’ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU, joue un rôle actif en ce sens.

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  • Burkina Faso : deux structures françaises vont former 80 entrepreneurs informels

    Burkina Faso : deux structures françaises vont former 80 entrepreneurs informels

    Pendant quatre ans, l’entreprise Schneider Electric et l’association Initiative France vont financer, former et suivre 80 créateurs d’entreprises informelles du secteur de l’énergie au Burkina Faso.

    Quatre-vingt entrepreneurs du secteur informel devraient bénéficier d’un programme quadriennal de soutien à l’entrepreneuriat dans les métiers de l’énergie au Burkina Faso. Le projet est porté par l’entreprise française de gestion d’énergie et des automatismes, Schneider Electric, ainsi que par le réseau d’association de financement de la création d’entreprise, Initiative France.


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    Dans un contexte où 80 % des Burkinabè n’ont pas accès à l’électricité, ce programme prévoit un financement et un accompagnement personnalisé qui se déclinent en quatre volets : une formation technique des porteurs de projets, une aide au business plan et au montage financier desdits projets, un octroi de prêts à taux zéro sans garantie, remboursables sur deux à cinq ans, un suivi des remboursements et un accompagnement post-création de l’entreprise.

    Financement des équipements

    Les formations seront organisées à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou, dans des centres de formation partenaires de Schneider Electric. Chaque porteur de projet pourra bénéficier d’un financement de près de 400 000 francs CFA pour acquérir de l’équipement en lien avec son activité.


    >> LIRE AUSSI : RDC : Schneider Electric forme aux métiers de l’électricité à Lubumbashi


    Une approche ciblée

    Le programme s’intéresse à des travailleurs du secteur informel, spécialisés dans les métiers de l’électricité. L’objectif est de leur permettre « d’acquérir à la fois des compétences techniques et une capacité à créer et gérer une activité économique », explique dans un communiqué de presse, Diane le Goff, responsable formation et entrepreneuriat Afrique du programme « Accès à l’énergie » de Schneider Electric. Les 80 bénéficiaires seront identifiés grâce à quatre plateformes locales de financement et d’accompagnement des projets de création ou de développement d’entreprises, mises en place avec l’appui d’Initiative France. Il s’agit d’Initiative Tenkodogo, d’Initiative Ouagadougou, d’Initiative Bobo-Dioulasso et d’Initiative Plateau Central.

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  • Présidentielle en RDC : Tshisekedi et Kamerhe sous la pluie, Fayulu bientôt à Beni et Ramazani Shadary dans l’ex-Katanga

    Présidentielle en RDC : Tshisekedi et Kamerhe sous la pluie, Fayulu bientôt à Beni et Ramazani Shadary dans l’ex-Katanga

    À trois semaines du scrutin, les trois principaux candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre en RDC mènent une campagne souvent semée d’embûches. Tour d’horizon.

    • Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sous la pluie

    Dimanche, le « ticket » d’opposants Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe a lancé sa campagne à Kinshasa sous une pluie incessante, devant quelques centaines de sympathisants dans le quartier populaire du Camp Luka à Kinshasa.

    Le candidat Félix Tshisekedi a montré du doigt les routes détrempées pour dénoncer le bilan du chef de l’État sortant, Joseph Kabila : « C’était très difficile pour nous d’arriver ici. Ils n’ont rien fait, la population du Camp Luka est abandonnée. Nous regrettons les conditions de vie des habitants d’ici », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le site internet d’information actualité.cd.

    Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe doivent partir le mardi 4 décembre à la conquête de l’Est à Goma, dans le Nord-Kivu.

    • Martin Fayulu reporte son lancement de campagne

    Gwenn Dubourthoumieu pour JA

    Dans cette campagne, bien des rendez-vous peuvent toujours être annulés ou reportés à la dernière minute. C’est le cas pour l’autre candidat de l’opposition, Martin Fayulu, qui a finalement reporté à mercredi le lancement de sa campagne dans la ville de Beni, également dans le Nord-Kivu, où il voulait initialement arriver ce dimanche 2 décembre.

    Martin Fayulu tient à mettre l’accent sur les questions de sécurité à Beni, cible des attaques du groupe armé ADF et d’une épidémie d’Ebola. Il a accusé cette semaine le gouvernement de l’empêcher de faire campagne en retardant la réponse à sa demande d’utilisation d’un avion privé.

    • Ramazani Shadary dans l’ex-Katanga

    REUTERS/Kenny Katombe

    Le candidat de la majorité Emmanuel Ramazani Shadary a pour sa part fait campagne toute la semaine dans l’ex-Katanga minier (sud-est). « Au cours de notre mandat, un agent de l’État qui se livre à la corruption sera jeté dans la prison », a-t-il promis vendredi à Kalemie, la capitale du Tanganyika (sud-est), dans des propos rapportés par le site internet de la radio Okapi.

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  • Mali : retour sur l’opération de Barkhane qui a permis de ” neutraliser ” Amadou Koufa

    Mali : retour sur l’opération de Barkhane qui a permis de ” neutraliser ” Amadou Koufa

    Amadou Koufa, l’un des principaux chefs jihadistes au Mali, a été « neutralisé » dans la nuit du 22 au 23 novembre. L’opération a été menée après plus de six mois d’un travail « sans relâche » des services français.

    L’opération de la force Barkhane qui a permis de neutraliser Amadou Koufa, l’un des principaux chefs jihadistes au Mali, et une trentaine de ses hommes de la katiba Macina, dans la nuit du 22 au 23 novembre, entre Mopti et Nampala, est le fruit d’un long travail des services français.

    Tout a commencé dans le centre du pays il y a plus de six mois. L’ensemble des moyens de la DGSE et de la Direction du renseignement militaire (DRM) ont été mobilisés, afin d’intercepter des échanges téléphoniques, d’obtenir des images aériennes et de recueillir du renseignement humain (notamment grâce à l’appui des services maliens).

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  • RDC : Ramazani Shadary, l’homme du président

    RDC : Ramazani Shadary, l’homme du président

    À la surprise générale, Joseph Kabila a fait de Emmanuel Ramazani Shadary son dauphin. Fort d’un solide réseau local, pourra-t-il fédérer son propre camp et, surtout, s’émanciper de la tutelle du chef de l’État ?

    C’est un endroit discret dans le centre-ville de Kinshasa, au croisement des avenues Batetela et Gombe. De jeunes Kinois privilégiés ont pris place sur la terrasse. À l’intérieur du bâtiment, une boîte de nuit joue des anciens succès de la rumba congolaise. OK Jazz, Zaïko Langa Langa, Choc Stars… C’est ici qu’Emmanuel Ramazani Shadary a longtemps eu ses habitudes. Mais ça, c’était avant qu’à la surprise générale, le 8 août dernier, Joseph Kabila en fasse officiellement son dauphin et que la vie de cet homme, proche du président mais inconnu du grand public, bascule.

    « C’était notre coin, raconte Adolphe Lumanu, l’un de ses bras droits. Mais vous vous doutez bien que, maintenant, il ne peut plus venir. Il est potentiellement le prochain chef de l’État ! » Sous la lumière des boules à facettes, cet ancien directeur de cabinet du chef de l’État dit ne pas avoir été surpris de le voir choisi comme candidat du Front commun pour le Congo (FCC) pour la présidentielle du 23 décembre. À l’en croire, le fidèle Ramazani a même toujours figuré sur la short list de Kabila. « Il ne le savait sans doute pas, mais le président le préparait depuis longtemps. »

    « Coup sur coup »

    C’est peu dire qu’Emmanuel Ramazani Shadary vient de loin. Né il y a 58 ans dans l’est de la RD Congo, dans un petit village du territoire de Kabambare, dont est aussi originaire Mama Sifa, la mère de Joseph Kabila, il grandit dans une famille modeste. Sa mère est vendeuse de poissons, et son père comptable pour une église locale.

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  • Pétrole : le Qatar va quitter l’Opep

    Pétrole : le Qatar va quitter l’Opep

    Saad al-Kaabi, le nouveau ministre de l’Energie de l’émirat gazier, a annoncé le retrait du Qatar de l’Opep dès 2019, pour se concentrer sur la production de gaz.

    Le Qatar va quitter en janvier l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a annoncé lundi 3 décembre le nouveau ministre de l’Energie de l’émirat gazier.

    « Le Qatar a décidé de se retirer comme membre de l’Opep avec effet en janvier 2019 », a déclaré Saad al-Kaabi lors d’une conférence de presse à Doha, ajoutant que l’organisation en avait été informée lundi matin.


    >>> À LIRE – Crise du golfe : Qatar-Arabie saoudite, la guerre fratricide


    Le Qatar continuera à produire du pétrole, mais se concentrera sur la production de gaz. L’émirat du Golfe est le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.

    « Nous n’avons pas beaucoup de potentiel (dans le pétrole), nous sommes très réalistes. Notre potentiel, c’est le gaz », a souligné Kaabi.

    Le Qatar est membre de l’Opep depuis 1961. Les bases de l’organisation ont été établies en septembre 1960, notamment sous l’impulsion de l’Arabie saoudite qui domine le cartel de 15 membres aujourd’hui. L’Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar en juin 2017 en l’accusant d’abriter des individus et des organisations qui lui sont hostiles.

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  • Burundi : visé par un mandat d’arrêt, l’ex-président Pierre Buyoya dénonce une ” manipulation politique “

    Burundi : visé par un mandat d’arrêt, l’ex-président Pierre Buyoya dénonce une ” manipulation politique “

    L’ex-président burundais Pierre Buyoya a dénoncé dimanche 2 novembre une « manipulation politique » suite à un mandat d’arrêt international émis contre lui par la justice de son pays, qui l’accuse d’être impliqué dans l’assassinat de l’ancien président Melchior Ndadaye en octobre 1993.

    « Tout laisse à penser qu’il s’agit là d’une simple manipulation politique et d’une nouvelle manœuvre de diversion visant à faire oublier les questions douloureuses non résolues », écrit Pierre Buyoya dans un communiqué diffusé dimanche 2 décembre.

    « Il est symptomatique que la réouverture du dossier de feu Melchior Ndadaye intervient au moment où, face aux multiples sollicitations de la communauté internationale, le gouvernement a choisi de s’emmurer délibérément dans le refus du dialogue », ajoute l’ancien président burundais, actuel représentant de l’Union africaine (UA) au Mali.

    Mandat d’arrêt international

    Le Burundi a lancé vendredi 29 novembre un mandat d’arrêt international contre l’ancien président, ainsi que 11 hauts gradés des forces de sécurité (armée et gendarmerie) et cinq de ses anciens proches collaborateurs civils, pour leur rôle présumé dans l’assassinat de Melchior Ndadaye.

    Quatre haut gradés de l’armée à la retraite ont été arrêtés dans le cadre de la même enquête, le 24 novembre. « Des éléments de l’enquête » révèlent que d’autres personnes « pourraient avoir été impliquées dans ce crime, dans sa préparation ou même dans sa commission », a affirmé vendredi le procureur général, Sylvestre Nyandwi, pour justifier l’émission de ces mandats d’arrêts.

    Dans son communiqué, Pierre Buyoya rappelle pour sa part qu’un jugement a déjà été rendu dans cette affaire. Une dizaine de soldats – dont le plus haut gradé était lieutenant – ont en effet été condamnés en 1998, dans un procès considéré comme celui « des exécutants ».

    Les tenants du pouvoir se félicitent d’une « décision historique », les opposants dénoncent « un deux poids, deux mesures »

    Il souligne également qu’un « consensus (avait) été dégagé sur la voie à suivre pour résoudre ce qu’il a été convenu d’appeler le contentieux de sang » dans le cadre de l’accord de paix d’Arusha.

    Depuis, les dirigeants politiques, les membres de l’ancienne armée et des mouvements rebelles avaient bénéficié d’une immunité provisoire, alors que cet accord prévoyait que tous les crimes commis relèveraient désormais de la Commission vérité et réconciliation (CVR).

    Ces mandats d’arrêt ont suscité des tensions à Bujumbura. Les tenants du pouvoir se sont félicités d’une « décision historique ». Mais les opposants ont dénoncé « un deux poids, deux mesures », en rappelant qu’aucun membre de l’ex-rébellion hutu, aujourd’hui au pouvoir, n’a été inquiété pour les nombreux massacres de Tutsi qui ont suivi la mort du président Ndadaye.

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