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  • Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Football : le Cameroun n’est pas prêt à accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF

    Réunie à Accra, la commission d’organisation de la CAN 2019 a étudié les rapports des missions d’inspection effectuées au Cameroun. Et les conclusions ne lui sont pas favorables, alors que le comité exécutif de la CAF doit définitivement décider le 30 novembre si le Cameroun accueillera la compétition.

    La CAN 2019 (15 juin-13 juillet) se tiendra-t-elle au Cameroun ? Selon nos informations, les conclusions de la commission d’organisation du tournoi, après avoir étudié les rapports des dernières missions d’inspection effectuées dans le pays (avancées des travaux, sécurité, etc) ne lui sont pas favorables. Une source interne a confirmé cette tendance à Jeune Afrique. « Les conclusions de cette commission montrent que le Cameroun ne peut pas être prêt pour organiser la CAN 2019. La décision finale sera prise le vendredi 30 novembre par le comité exécutif de la Confédération africaine de football [CAF] », a ajouté cette source, qui a exigé l’anonymat.


    >>> À LIRE – CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF


    Décision finale de la CAF

    Le comité exécutif, qui a commencé à se réunir ce vendredi à Accra à partir de 9h (10h à Paris), doit décider si le Cameroun organisera ou non l’année prochaine (du 15 juin au 13 juillet) la première CAN à 24 de l’histoire. Le comité devrait normalement suivre l’avis de la commission d’organisation. Il s’agira du dernier point de l’ordre du jour à être abordé.

    Au cas où la CAF décide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel à candidatures sera lancé très rapidement

    Au cas où la CAF décide de retirer l’organisation de la CAN au Cameroun, un appel à candidatures serait lancé très rapidement. Des pays comme le Maroc, présenté depuis longtemps comme le principal recours en cas d’impossibilité du Cameroun d’accueillir le tournoi, mais aussi l’Afrique du Sud ou l’Égypte, pourraient être candidats. Pour rappel, le Maroc avait remplacé le Kenya pour l’organisation du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2018, le pays d’Afrique de l’Est accusant trop de retard au niveau des différents chantiers pour organiser l’épreuve.

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  • CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    CAN 2019 : le Cameroun dans l’attente de la décision de la CAF

    Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), qui se réunit le vendredi 30 novembre, prendra une décision importante : il décidera si le Cameroun organisera ou non la première CAN à 24 de l’histoire, l’année prochaine (15 juin-13 juillet).

    Les membres du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) sont arrivés jeudi 29 novembre en ordre dispersé à Accra, la capitale du Ghana, et pas seulement pour assister à la fin de la Coupe d’Afrique des nations féminine, dont la finale, entre le Nigeria et l’Afrique du Sud, est prévue dimanche 2 décembre. Car le 30 novembre, toute l’Afrique en général et le Cameroun en particulier devraient être suspendus à la décision de l’instance, pour un sujet devenu hautement sensible : celui de la CAN 2019.

    Depuis plusieurs mois, et même un peu plus, une des occupations essentielles de tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux affaires du football africain consiste à spéculer sur un éventuel retrait de la compétition au Cameroun, et de la voir confiée à un autre pays, le Maroc par exemple.

    Le 30 novembre, la CAF devrait prendre une décision définitive, mais pourrait ne pas la communiquer dans la foulée. Soit la CAN aura bien lieu au Cameroun, et le débat sera clôt. Soit elle lui retirera l’organisation, avant de lancer un appel à candidatures auquel répondront les pays volontaires. Et parmi eux, on mettrait bien une pièce sur le Maroc…


    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    L’UNAF met la pression, le Maroc tout en retenue

    Du côté de Rabat, la mesure est de mise. Même si certains marocains rêvent plus ou moins ouvertement de récupérer l’événement le plus couru du sport africain, personne, et surtout pas en haut lieu, n’a eu le mauvais goût d’y faire officiellement allusion. Pas plus tard que le 26 novembre, lors d’une conférence de presse, Fouzi Lekjâa, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et Hervé Renard, le sélectionneur français des Lions de l’Atlas déjà qualifiés pour la phase finale, ont assuré le Cameroun de tout leur soutien, tout en confirmant que gagner la CAN serait l’objectif du Maroc.

    Une déclaration pleine d’empathie, intervenue juste après la divulgation d’un courrier adressé à la CAF par l’Union nord-africaine de football (UNAF) – et dont le Maroc fait partie – à l’issue de son Assemblée générale organisée à Rabat, et où cette organisation régionale réclamait le strict « respect du cahier des charges pour l’organisation de la CAN 2019. » Un courrier qui a fortement déplu au Cameroun, alors qu’un dirigeant d’une fédération africaine s’est gondolé en lisant les propos du duo Lekjâa-Renard : « Le Maroc, diplomatiquement, ne peut rien faire d’autre que soutenir le Cameroun. La lettre de l’UNAF est forcément un moyen de faire pression sur la CAF. En Afrique, où des gens s’interrogent sur la capacité du Cameroun à respecter les délais, tout le monde sait que le Maroc a tout ce qu’il faut pour accueillir la CAN. Tout est prêt au cas où ! »

    Quatre missions d’inspection

    La CAF, depuis qu’elle a validé la réforme de sa compétition en juillet 2017, a modifié le cahier des charges, exigeant notamment que six stades (Douala, Garoua, Limbé, Bafoussam et deux à Yaoundé), soient retenus, contre quatre pour une édition à 16. Et Ahmad Ahmad, le président malgache de la CAF, a plusieurs fois rappelé le Cameroun à ses obligations, évoquant des retards pris sur certains chantiers, regrettant même, en août 2017, « l’inertie du Cameroun. »

    Quatre missions ont été effectuées sur place pour faire le point sur l’avancée des travaux (stades, terrains d’entraînement, voies d’accès, hôtellerie, communication…) dont la dernière a été réalisée du 10 au 15 novembre dernier. Au mois d’octobre, une délégation conduite par le Djibrilla Hima Hamidou, colonel de l’armée nigérienne et président de la Fédération de football de son pays, avait pour thème principal la situation sécuritaire. Car le Cameroun traverse une période agitée politiquement, avec la crise anglophone et les fréquentes attaques terroristes des islamistes de Boko Haram dans le Nord.

    Ahmad joue l’apaisement

    Lors de sa rencontre avec Paul Biya à Yaoundé le 2 octobre dernier, juste avant l’élection présidentielle camerounaise qui a conduit à la réélection du chef de l’État, Ahmad Ahmad avait tenu des propos un peu plus rassurants, affirmant que « la CAF n’a pas de plan B, et n’avait pas réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun. » Le Malgache avait plusieurs fois répété avant son voyage en Afrique centrale que la CAF ne prendrait aucune décision avant la présidentielle camerounaise, afin de ne pas perturber la campagne électorale. Et Paul Biya avait assuré à son invité que tout serait prêt pour organiser la grande fête du football africain.

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  • Mini-sommet à N’Djamena pour coordonner la lutte contre Boko Haram

    Mini-sommet à N’Djamena pour coordonner la lutte contre Boko Haram

    Les présidents du Nigeria, du Niger et du Tchad, ainsi que le Premier ministre camerounais, étaient réunis jeudi 29 novembre à N’Djamena pour un mini-sommet consacré à la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, dont les attaques se sont récemment intensifiées dans la région du lac Tchad.

    Les présidents du Nigeria, Muhammadu Buhari, et du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi que le Premier ministre camerounais Philémon Yang sont arrivés jeudi 29 novembre pour une réunion à huis clos avec le président tchadien Idriss Déby Itno.

    La rencontre a porté sur « la situation sécuritaire dans le lac Tchad », région touchée par les attaques de Boko Haram, dont le « regain » préoccupe les dirigeants, selon une source diplomatique tchadienne.

    Ces quatre pays sont membres de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), engagée dans la lutte contre Boko Haram, un groupe né en 2009 au Nigeria et qui s’est scindée en 2015 en deux branches, dont l’une est affiliée à l’organisation de l’Etat islamique (EI).

    Boko Haram a récemment accru ses raids et autres attaques visant notamment l’armée nigériane.

    >>> À LIRE – Lac Tchad : quelle réorganisation de Boko Haram se cache derrière la recrudescence des attaques ?

    Mi-novembre, la branche de Boko Haram qui a prêté allégeance au groupe à l’EI a revendiqué la mort de 118 soldats au cours d’une série d’attaques dans la région du lac Tchad, particulièrement au Nigeria. Jeudi, un officier nigérian a déclaré qu’une autre base proche du lac Tchad avait été attaquée mardi par Boko Haram et que les soldats, qui ont perdu trois des leurs, avaient été « écrasés » par les insurgés.

    Les pays voisins touchés

    Au Cameroun, au moins 29 personnes ont été blessées mercredi dans un attentat-suicide perpétré par une femme à Amchidé (Extrême-nord), ville proche de la frontière nigériane.

    Le président Buhari avait promis lors de la campagne de la présidentielle de 2015 d’éradiquer le groupe jihadiste et avait assuré, quelques mois après son élection, que Boko Haram était « techniquement vaincu ».

    Candidat à sa propre succession pour la présidentielle de février prochain, il doit faire face à un bilan sécuritaire très critiqué.

    Il a déclaré mercredi devant des hauts gradés que Boko Haram devait être « éliminé de la surface de la terre » mais ses soldats déployés dans le Nord-Est se sont plaints à plusieurs reprises de manquer d’armes et de vivres.

    Une Force multinationale mixte appuyée par l’Occident et regroupant des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, a été créée en 2015 pour surveiller le lac Tchad, avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

    Plus de 27 000 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’insurrection jihadiste en 2009 au Nigeria et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

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  • Malgré les sanctions, les armes ont continué à affluer au Soudan du Sud, selon une ONG

    Malgré les sanctions, les armes ont continué à affluer au Soudan du Sud, selon une ONG

    Même s’il est soumis à des embargos sur les armes, le Soudan du Sud, en guerre civile depuis décembre 2013, a continué à recevoir de l’armement, qui a transité le plus souvent par des pays voisins, selon un rapport de l’ONG britannique Conflict Armament Research publié jeudi 29 novembre.

    Au terme d’une enquête de quatre années, Conflict Armament Research (CAR) a établi comment des pays de la région, en particulier l’Ouganda, avaient contourné les embargos pour alimenter en armes les protagonistes de la guerre au Soudan du Sud, qui a fait plus de 380 000 morts selon une étude récente.

    Si le Conseil de sécurité des Nations unies a attendu juillet 2018 pour imposer un embargo sur les armes au Soudan du Sud, l’Union européenne (UE) avait interdit dès 1994 à ses États membres de vendre directement des armes au Soudan. Elle avait amendé cet embargo pour inclure le Soudan du Sud à son indépendance du Soudan en 2011.

    Malgré tout, l’armée gouvernementale, l’Armée de libération du peuple soudanais (SPLA), n’a jamais été à cours d’armement et a continué à recevoir des armes fournies par l’Ouganda et provenant parfois d’Europe ou des États-Unis, explique CAR.

    Les rebelles de la SPLA-IO (SPLA en opposition) ont éprouvé beaucoup plus de difficultés à se doter en armes et ont souvent dû se contenter de celles prises à l’ennemi, ajoute l’ONG dans son rapport rendu public jeudi 29 novembre.

    Le directeur général de CAR, James Bevan, a indiqué que son organisation avait mené « une enquête exhaustive, de terrain, sur le type d’armement utilisé », qui l’avait amenée à recenser des centaines d’armes et plus de 200 000 munitions.

    « Le résultat, c’est une photographie scientifique de la manière dont l’interdiction sur les transferts d’armes aux parties en guerre a échoué », a-t-il estimé.

    Le rôle de l’Ouganda

    CAR souligne que, malgré les accusations et rumeurs, aucune arme d’origine chinoise n’est arrivée au Soudan du Sud après mai 2014.

    Mais avant cela, la SPLA avait légalement reçu, via Mombasa au Kenya, deux larges cargaisons d’armes chinoises, dont l’une incluait plus de 27 millions de munitions de petit calibre, des roquettes, des grenades, des missiles, des fusils d’assaut et des mitrailleuses.

    Après l’arrivée de ces cargaisons, plus de 50% des munitions en circulation au Soudan du Sud étaient d’origine chinoise, contre « moins de 2% » auparavant, remarque CAR.

    « La conclusion logique est que les 27 millions de munitions de petit calibre transférées légalement par la Chine à la SPLA en 2014 ont permis à la SPLA de continuer ses opérations dans les années qui ont suivi », indique le rapport.

    Dans le même temps, l’Ouganda « a continué à être un conduit pour le matériel » destiné à la SPLA, ajoute l’ONG. Le président ougandais Yoweri Museveni est un ardent soutien de son homologue sud-soudanais Salva Kiir.

    >>> À LIRE : Soudan du Sud : Riek Machar face à Salva Kiir, un duel interminable

    Kampala est accusé par CAR d’avoir fourni au Soudan du Sud des armes qu’il avait reçues légalement de sociétés européennes et américaines en 2014 et 2015, très probablement sans que celles-ci en aient été informées.

    Ce faisant, l’Ouganda aurait contrevenu à des clauses censées garantir que les armes soient utilisées par les pays vers lesquels elles sont initialement expédiées.

    Des armes prises à l’ennemi

    CAR dit avoir également découvert des preuves de ventes d’armes par le Soudan à la SPLA-IO – ce que les observateurs soupçonnaient depuis longtemps -, mais pas récentes.

    L’étude montre aussi combien les rebelles de l’ancien vice-président Riek Machar ont été isolés et ont eu du mal à se fournir en armes.

    « Malgré les accusations lancées par la SPLA en 2017, CAR a trouvé peu d’indications d’un réapprovisionnement externe de la SPLA-IO depuis la mi-2015 », note-t-elle.

    Les efforts de  Riek Machar au début 2014 pour se faire livrer une « liste de courses » censée inclure 43 millions de munitions, des mortiers, des roquettes, des fusils et des missiles sol-air ont échoué.

    À la place, les rebelles ont dû se contenter des armes prises à l’ennemi sur les lieux de combat.

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  • Burkina : des manifestants dans la rue contre la hausse des prix des carburants

    Burkina : des manifestants dans la rue contre la hausse des prix des carburants

    Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi 29 novembre à Ouagadougou, au cours d’une journée de grève générale lancée pour protester contre la hausse des prix des carburants et exiger le retour aux anciens prix.

    À l’appel de la Coalition nationale contre la vie chère (CCVC), les manifestants, majoritairement vêtus de rouge, se sont réunis à la Bourse du travail de la capitale burkinabè où ils ont scandé « Non à la hausse des hydrocarbures », « Non à la paupérisation des citoyens » ou encore « Pain et liberté pour le peuple ».

    « Trop c’est trop. Nous n’arrivons pas à nous en sortir avec ce qu’on gagne et voilà qu’on augmente le prix des hydrocarbures, ce qui a pour effet d’entrainer la hausse de tous les produits et services », s’est plaint Charles Coulibaly, un fonctionnaire de 42 ans.

    « Augmenter le prix de l’essence et du gasoil, au moment même où le prix du baril baissait et justifier cela par une soi-disant hausse à l’international, je pense que le gouvernement fait preuve d’incompétence », a pesté Prosper Zébango, un libraire de 36 ans. Depuis le 9 novembre, le prix du litre d’essence et de gasoil au Burkina Faso a connu une hausse de 75 francs CFA (0,11 euro), soit une majoration de 12%.

    Des restrictions au droit de grève

    Le cortège de manifestants s’est dirigé vers le ministère en charge du Commerce, où une plateforme de revendications a été remise au ministre Harouna Kaboré. Outre le prix de l’essence, ces revendications portent sur l’arrêt des atteintes aux libertés démocratiques et syndicales et le retrait de l’avant-projet de loi organique adopté par le conseil des ministres qui prévoit de graves restrictions au droit de grève, selon le vice-président de la CCVC, Chrisogone Zougmoré.

    Le ministre Kaboré a reçu les manifestants et a promis de « transmettre dès aujourd’hui la plateforme au Premier ministre ». « Nous nous battons tous pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des populations en général », a-t-il soutenu.

    Pour justifier la hausse des prix des carburants, le gouvernement invoque la hausse du prix du pétrole sur le marché international, la situation difficile de la trésorerie de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures et la nécessité de soutenir l’effort de guerre contre les jihadistes. Le Burkina fait face à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait 229 morts depuis 2015, selon un bilan officiel publié fin septembre.

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  • Côte d’Ivoire : des étudiants blessés par balles dans des affrontements avec les forces de l’ordre à Bouaké

    Côte d’Ivoire : des étudiants blessés par balles dans des affrontements avec les forces de l’ordre à Bouaké

    Au moins cinq étudiants ont été blessés par balles dans des affrontements avec des gardes pénitentiaires à Bouaké, mercredi 28 dans la soirée. Le Parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête que le gouvernement assure suivre de près.

    Braman Koné, procureur de la République du tribunal de première instance de Bouaké, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « situer les responsabilités » et « déclencher des poursuites judiciaires contre toutes les personnes impliquées » dans les violences qui ont fait au moins dix blessés, dont cinq par balles dans la nuit du 28 novembre.

    Selon plusieurs sources contactées à Bouaké, les événements ont été déclenchés à la suite d’une altercation entre un étudiant et deux agents des forces de l’ordre – un gendarme et un garde pénitentiaire – qui a éclaté en début de soirée. la bagarre, qui a démarré dans un maquis situé « en face du campus II de l’université de Bouaké », selon un communiqué signé du procureur de la République Braman Koné, a dégénéré.

    Les étudiants, mis en difficulté, ont battu le rappel des troupes dans leurs résidences universitaires, avant de converger en nombre vers la prison civile de Bouaké, avec la volonté d’en découdre avec les gardes pénitentiaires.

    Des armes à feu face aux étudiants

    En face, ces derniers « ont fait usage de leurs armes à feu », a confié à Jeune Afrique un ministre du gouvernement. « Nous ne déplorons pas de morts. Il y a eu des blessés par balles, touchés aux membres inférieurs. Ce qui s’est passé est regrettable », a-t-il précisé, sous couvert d’anonymat.

    Le bilan officiel fait état de « huit blessés dans les rangs des étudiants, dont cinq par balles, et de deux blessés du côté des gardes pénitentiaires ».

    Le lendemain, en guise de représailles, des étudiants ont investi plusieurs établissements scolaires de la ville pour perturber les cours. Les forces de sécurité ont été déployées en nombre pour contenir tout débordement.


    >>> À LIRE – Côte d’Ivoire : Bouaké la rebelle


    Si le calme est revenu à Bouaké, « le chef de l’État n’est pas content », glisse à Jeune Afrique un autre membre du gouvernement ivoirien, toujours sous couvert d’anonymat. Alassane Ouattara « estime que, quelles que soient les circonstances, les forces de l’ordre ne doivent pas faire usage de leurs armes face à des civils. Mais, il ne dédouane pas pour autant les étudiants », continue notre source.

    Le président ivoirien, qui s’est rendu à Dakar dans l’après-midi du 29 novembre pour le 62ème congrès de l’Internationale libérale, a donné des instructions pour que ce dossier soit géré avec célérité. Depuis quelques semaines, des éruptions de violences ont éclaté dans plusieurs régions du pays, notamment à Zouan Hounien, dans l’Ouest, ainsi que dans les régions du Tonkpi et à Duékoué, dans le Guemon.

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  • ” Colonialisme volontaire ” : des économistes proposent de confier la gestion des villes africaines aux Occidentaux

    ” Colonialisme volontaire ” : des économistes proposent de confier la gestion des villes africaines aux Occidentaux

    En proposant que les pays occidentaux construisent des « villes sous charte » en Afrique afin de limiter les flux migratoires vers l’Europe, Günter Nooke, conseiller spécial pour l’Afrique d’Angela Merkel, s’aligne sur une thèse controversée selon laquelle le développement du continent ne peut provenir que de l’extérieur.

    « Colonialisme volontaire ». L’expression est clairement anachronique. Elle est pourtant revenue dans l’actualité, le 22 novembre, par la voix de Günter Nooke, conseiller spécial pour l’Afrique de la Chancelière allemande. Pour endiguer le flux migratoire de jeunes Africains vers l’Europe, il suggérait un nouveau type de coopération. « Des États ou des organisations telles que l’Union européenne ou la Banque mondiale, devraient construire et diriger des villes en Afrique afin de booster la création d’emplois et le développement du continent », a-t-il estimé, au micro de la BBC. Des propos qui, étrangement, n’ont suscité que peu de réactions négatives.

    Comment cela fonctionnerait-il ? Au terme d’accords, et en respectant « des règles qui seront établies à cet effet, le pays céderait pour 50 ans une parcelle de son territoire », répond le conseiller d’Angela Merkel. Les investisseurs construiraient ensuite des « villes libres » sur les terres ainsi concédées. « Nous avons besoin d’espaces où les gens peuvent vivre, travailler et créer des sortes de villes fonctionnelles. Cela veut dire s’installer, construire leurs propres maisons, créer les infrastructures, les routes, les écoles et toutes les commodités nécessaires », détaille Günter Nooke, qui insiste : « Une ville prospère représente une contribution à l’industrialisation du pays. »

    Les règles du marché

    Vincent Yu/AP/SIPA

    Paul Romer base sa théorie de « villes sous contrat » sur l’exemple de Hong Kong

    Cette idée de citées créées ex-nihilo et gérées par des investisseurs privés avait été théorisée par l’américain Paul Romer, ancien économiste en chef de la Banque mondiale (2016-2018) et récipiendaire du prix Nobel d’économie 2018, pour « avoir intégré les changements climatiques et les innovations technologiques aux analyses économiques ».

    L’économiste a exposé sa théorie de « villes sous contrat » en se basant sur l’exemple de Hong Kong. Bien que située en territoire chinois, celle-ci a fonctionné pendant plusieurs décennies à partir d’un ensemble d’institutions typiques des économies occidentales, « calquées sur les économies de marché de l’époque et administrées par les Britanniques », précisait l’économiste lors d’une conférence donnée dans le cadre de TEDGlobal, à Oxford, en 2009.

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  • RDC : Bemba et Katumbi appellent à voter Fayulu, mais sans la machine à voter

    RDC : Bemba et Katumbi appellent à voter Fayulu, mais sans la machine à voter

    Dans une vidéo postée jeudi 29 novembre sur les réseaux sociaux, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba réaffirment leur soutien à Martin Fayulu et appellent les électeurs à ne pas voter le 23 décembre avec la machine à voter.

    Élection le 23 décembre ? Oui, mais sans la controversée machine à voter. À moins d’un mois de la tenue des scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux en RDC, la ligne de la coalition Lamuka (« Réveille-toi », en lingala) n’a pas bougé. Elle vient d’être confirmée ce jeudi dans une vidéo de 140 secondes publiée sur Twitter.

    Debout, visages serrés et face caméra, Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi, tous les deux exclus de la présidentielle, appellent à tour de rôle à voter pour Martin Fayulu, le candidat commun issu des négociations de l’opposition à Genève.

    « Tous derrière Fayulu »

    « Nous démarrons aujourd’hui la campagne électorale pour les élections du 23 décembre. Je vous demande à tous, mes parents et mes frères, d’être derrière Martin Fayulu. C’est notre frère et candidat commun de l’opposition », explique en premier et en lingala Jean-Pierre Bemba.

    Le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC) ajoute : « Vous savez aussi que nous rejetons la machine à voter. C’est une machine à tricher. Nous dénonçons aussi les listes électorales mensongères élaborées par la Ceni [Commission nationale électorale indépendante]. Nous voulons que les scrutins se déroulent avec des bulletins papiers. »

    Voter Martin Fayulu sans machine à tricher ni fichier corrompu

    Abondant dans le même sens en swahili, Moïse Katumbi, chef d’Ensemble pour le changement, qui a décliné l’appel du pied de Vital Kamerhe et de Félix Tshisekedi, invite également les Congolais à « voter Martin Fayulu, sans machine à tricher ni fichier corrompu ». « C’est le mot d’ordre que nous vous donnons avec mon frère Jean-Pierre Bemba pour reconstruire ensemble le pays ».

    Boycotter ou pas ?

    « C’est une confusion inutile, regrette un responsable de l’opposition qui a requis l’anonymat. Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi ne disent pas clairement s’il faut boycotter, ou pas, les élections en cas du maintien des machines à voter le 23 décembre. »

    Un point de vue partagé par Adam Bombole, candidat à la présidentielle de 2011 et cadre d’Ensemble pour le changement. « Tous les faits indiquent aujourd’hui que les scrutins à venir se dérouleront avec la machine à voter, sauf si la Ceni ne parvient pas, comme c’est le cas présentement, à déployer à temps ces engins à travers le pays », estime-t-il.

    L’ancien député appelle à trouver un consensus pour « recourir aux bulletins papiers à la présidentielle et utiliser la machine à voter pour les législatives et les provinciales ». Un compromis déjà proposé par Mgr Fridolin Ambongo, nouvel archevêque de la ville de Kinshasa.

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  • Lac Tchad : quelle réorganisation de Boko Haram se cache derrière la recrudescence des attaques ?

    Lac Tchad : quelle réorganisation de Boko Haram se cache derrière la recrudescence des attaques ?

    Depuis plusieurs semaines, les attaques attribuées à Boko Haram se multiplient dans le bassin du lac Tchad, notamment dans la zone frontalière entre le Niger et le Nigeria. Une recrudescence qui s’explique par la redistribution des rôles au sein du groupe jihadiste. Décryptage.

    Aucune attaque revendiquée en juin et juillet, quatre en août, quatre en septembre, six en octobre et neuf en novembre. Ces quatre derniers mois, la recrudescence des activités de Boko Haram est indéniable. Celles-ci visent en particulier des bases militaires situées dans le nord de l’État nigérian de Borno, comme à Metele le 18 novembre (42 soldats tués selon Boko Haram) et à Kangarwa, quelques jours plus tard.

    De nombreux assauts ont notamment entraîné la fuite des soldats présents dans lesdites bases, permettant le pillage du matériel militaire. Si l’armée nigériane est parvenue par la suite à réoccuper ses positions, en envoyant des renforts et en utilisant sa puissance aérienne, c’est bien Boko Haram qui dicte, depuis plusieurs semaines, le rythme du conflit dans la zone frontalière entre le Niger et le Nigeria, sur les rives du lac Tchad.


    >>> À LIRE – Nigeria : Boko Haram doit être « éliminé de la surface de la terre », assure Buhari


    Jeudi 29 novembre, les présidents nigérien, Mahamadou Issoufou, nigérian, Muhammadu Buhari, et tchadien, Idriss Déby Itno, en ont discuté lors d’une rencontre à N’Djamena, la capitale du Tchad. Selon nos informations, le chef de l’État du Niger est en effet particulièrement agacé par les dérives de l’armée nigériane, qu’il estime en grande partie responsable du renforcement de Boko Haram ces derniers mois.

    Rivalités internes

    Mais que se cache-t-il derrière cette recrudescence soudaine des attaques ? Certes, la proximité de la présidentielle nigériane, qui doit se tenir en février 2019, pousse les jihadistes à affirmer leur présence, tandis que Buhari est gêné aux entournures par sa promesse, non tenue, d’en finir avec le mouvement terroriste. Toutefois, ce sont surtout des rivalités internes qui expliqueraient la radicalisation de Boko Haram.

    Les jihadistes avaient auparavant tendance à négocier la libération des otages contre rançon

    Depuis septembre, les jihadistes se sont notamment remis à exécuter certains de leurs otages, notamment un travailleur humanitaire mi-septembre, puis un autre mi-octobre. Ils avaient auparavant tendance, sous la direction du Camerounais Mamman Nur, bras droit d’Abou Moussab al-Barnawi, gouverneur de l’État islamique en Afrique de l’ouest (branche de Boko Haram), à négocier leur libération contre rançon durant les mois précédents.

    L’exécution de Nur, un tournant

    La mort de Mamman Nur, natif de Maroua tué en août par ses propres troupes, a-t-elle enclenché une radicalisation du mouvement ? Nur – considéré comme l’organisateur de l’attentat suicide qui a tué 21 personnes au siège des Nations unies à Abuja en août 2011 était en tous cas considéré comme le véritable cerveau de la faction d’al-Barnawi, qui s’oppose à celle conduite par Abubakar Shekau autour de la forêt de Sambissa.

    Mais ses troupes se seraient retournées contre lui. L’accusant de s’être enrichi en négociant avec le gouvernement nigérian des libérations d’otages, notamment des écolières de Dapchi, ses subordonnés l’avaient arrêté en avril, jugé pour trahison puis maintenu en résidence surveillée. Ils l’ont finalement exécuté en août, sur ordre de l’État islamique, selon un document sonore diffusé en haoussa.

    La disparition de Nur pourrait avoir relancé la surenchère meurtrière entre l’aile Shekau à Sambissa et l’aile Barnawi dans le bassin du lac Tchad

    « Nur a été perçu comme trop modéré et trop impliqué avec le gouvernement. Il est fort possible qu’un groupe de militants plus radicaux ait décidé de l’écarter et de prendre le contrôle de la faction d’al Barnawi », explique un spécialiste de Boko Haram, qui ajoute : « La disparition de Nur pourrait avoir relancé la surenchère meurtrière entre l’aile Shekau à Sambissa et l’aile Barnawi, pilotée par l’État islamique, dans le bassin du lac Tchad ».

    Si Abou Moussab al-Barnawi reste le leader désigné de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, c’est désormais autour d’un certain Aboubacar Menok que se tournent les regards des services de sécurité de la région. Ce dernier, jusqu’ici chef militaire de la faction al-Barnawi et réputé plus radical, devrait profiter de la disparition de Nur pour prendre du galon.

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  • Réunion de l’UMA : selon Taïeb Baccouche, ” les choses vont se concrétiser bientôt “

    Réunion de l’UMA : selon Taïeb Baccouche, ” les choses vont se concrétiser bientôt “

    La Tunisie a annoncé qu’elle souhaitait organiser prochainement une réunion à huis clos avec ses homologues maghrébins. Une énième tentative de réenclencher la coopération régionale et de réconcilier le Maroc et l’Algérie, renforçant l’optimisme du secrétaire général de l’UMA.

    L’organisation d’une réunion de consultation à huis clos entre les ministres des Affaires étrangères des cinq États maghrébins, sans présence médiatique, est actuellement en discussion. C’est en tous cas ce qu’a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaouidans une interview accordée au quotidien tunisien Assabah. Il a également annoncé que la Tunisie était prête à accueillir la rencontre.


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    Cette réunion aura pour but, selon le ministre, la poursuite des efforts diplomatiques avec les dirigeants marocains et algériens, « en vue de tourner la page des divergences bilatérales arabes et régionales, y compris le différend maroco-algérien ». « Il s’agit d’un message qui m’a été adressé. La Tunisie s’est proposée depuis un an pour abriter cette réunion », confie à Jeune Afrique Taïeb Baccouche, secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

    Optimisme

    Une annonce qui intervient seulement trois jours après la publication d’un communiqué du ministère mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, qui exprimait la volonté du pays « d’abriter une session extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA ».

    La Mauritanie a exprimé sa volonté d’abriter une session extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA

    L’Algérie avait appelé le 22 novembre dernier à la tenue de cette réunion, dans les plus brefs délais. La diplomatie algérienne a alors évoqué dans un communiqué la nécessité de relancer « l’édification de l’ensemble maghrébin et de la réactivation de ses instances ». Une « conviction intime et maintes fois exprimée » par le pays, insiste le ministère.

    Face à cet engouement, Taïeb Baccouche se montre optimiste : « Je pense que les choses vont se concrétiser bientôt », déclare-t-il.

    Pas de médiation tunisienne à proprement parler

    Si certains médias ont analysé l’interview du ministre comme une proposition de médiation dans le cadre d’une réconciliation algéro-marocaine, aucun projet concret n’a été annoncé. Les députés de la commission des droits, libertés et des relations extérieures de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tunisienne, n’ont d’ailleurs pas été informés d’un projet de médiation. « Nous avons été très occupés avec le projet de loi de finances 2019. Le ministère des Affaires étrangères ne nous a pas contactés à ce sujet », affirme à Jeune Afrique Naoufel Jammali, membre de ladite instance.

    Dans son traditionnel discours de la Marche verte, mardi 6 novembre, Mohammed VI avait proposé « la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation ». Et le souverain d’affirmer : « Nous réitérons notre engagement à œuvrer main dans la main avec nos frères en Algérie ».


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    Toutefois, face au silence des officiels algériens, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, s’est entretenu lundi 26 novembre avec l’ambassadeur d’Algérie à Rabat afin d’exiger une réponse claire. La proposition du département d’Abdelkader Messahel de réunir leurs homologues de l’UMA « est sans rapport avec l’initiative royale » car « celle-ci est bilatérale, alors que la démarche algérienne s’inscrit dans le cadre de la relance de la construction régionale », avait considéré Rabat.

    Le ministère marocain indiquait également, dans le communiqué publié après la rencontre, qu’il n’avait « pas d’objection de principe quant à la tenue d’une réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’UMA ». Tout en ajoutant qu’il doutait que « cette 35e réunion ministérielle puisse parvenir à des résultats tangibles, différents des 34 précédentes, en l’absence d’une bonne préparation et d’un dialogue direct responsable entre deux États membres de l’UMA ».

     

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