Category: Afrique

  • [Vidéo] AKAA 2018: l’Afrique au centre de l’art contemporain?

    [Vidéo] AKAA 2018: l’Afrique au centre de l’art contemporain?

    Afrique

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    L’édition 2018 d’AKAA (Also Known As Africa) a fermé ses portes, mais le débat reste ouvert : l’Afrique sera-t-elle bientôt le centre de l’art contemporain ? Dans cette troisième édition, Victoria Mann, fondatrice et directrice de cette foire d’art contemporain centrée sur l’Afrique, a voulu rendre visibles les interconnexions de l’Afrique avec d’autres continents en mettant le continent noir au centre de l’art contemporain. Avec notamment l’artiste cubaine Susana Pilar, Didier Claes, galeriste belge réputé pour l’art classique et contemporain africain, l’artiste congolais Gastineau Massamba, Daudi Karungi, galeriste ougandais d’Afriart et directeur de la Biennale de Kampala et l’artiste-plasticien burkinabè Saïdou Dicko.

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  • Ethiopie: une soixantaine d’officiers arrêtés par les autorités

    Ethiopie: une soixantaine d’officiers arrêtés par les autorités


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    RFI

    Publié le 13-11-2018
    Modifié le 13-11-2018 à 15:58

    En Ethiopie, les autorités ont arrêté 63 officiers de l’armée et des services de renseignement. Des officiers accusés de corruption et de violation des droits de l’homme. Ce genre d’arrestation est assez rare dans le pays et représente une nouvelle inflexion de la politique du Premier ministre Abiy Ahmed.

    Abiy Ahmed veut rompre avec le passé autoritaire du pays. Le Premier ministre enchaîne les mesures d’assouplissement depuis son arrivée au pouvoir, en avril dernier. Levé de l’état d’urgence, libération de milliers de prisonniers politiques, signature de la paix avec l’Erythrée pour ne citer que les plus exemplaires.

    Donc, ce lundi, les autorités ont annoncé l’arrestation de 63 officiers du puissant appareil de sécurité : 27 arrêtés pour corruption présumée et 36 écroués pour violation présumée des droits de l’homme. Berhanu Tsegaye, le procureur général, n’a pas précisé l’identité des suspects, mais il a indiqué que certains faits avaient eu lieu à la Metals and Engeneering Corporation (Metec), une entreprise dirigée par l’armée.

    La Metec est notamment impliquée dans la construction du méga-barrage éthiopien de la renaissance, sur le Nil Bleu. Les responsables auraient acheté des biens pour le montant de 1,8 milliard d’euros. Des achats sans appel d’offres.

    Pour ce qui est des violations des droits de l’homme, elles auraient lieu dans les prisons secrètes où les détenus subissaient divers sévices tels que viol en réunion, sodomie, exposition prolongée à une chaleur et à un froid extrêmes, simulacre de noyade et privation de lumière naturelle.

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  • Congo-Brazzaville: l’ONU juge arbitraire la détention du général Mokoko

    Congo-Brazzaville: l’ONU juge arbitraire la détention du général Mokoko


    Par
    RFI

    Publié le 13-11-2018
    Modifié le 13-11-2018 à 14:24

    L’ONU épingle le Congo-Brazzaville sur sa gestion du cas Jean-Marie Michel Mokoko. Le général, candidat de la présidentielle de 2016, a été condamné en mai dernier à 20 ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre. Ses avocats ont déposé des pourvois pour contester cette décision. Ils affirment attendre une date pour cela, mais ils avaient également saisi le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire. Et ce groupe estime finalement que la détention du général est arbitraire.

    Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire préconise même la libération immédiate du général Jean-Marie Michel Mokoko. « Préconise », car ce groupe de travail rend des avis consultatifs, non contraignants pour les Etats donc. Mais c’est tout de même l’avis d’un organe onusien. Il est rattaché au Haut-Commissariat aux droits de l’homme. C’est donc depuis Genève, en Suisse, que le dossier a été examiné.

    Un examen finalement plus rapide que prévu, car seuls les arguments des avocats du général ont été étudiés. En mai dernier, le groupe de travail a pourtant sollicité le gouvernement congolais, lui donnant jusqu’au 3 juillet pour donner sa réponse. Or, le 12 juillet seulement, les autorités congolaises ont demandé à prolonger le délai. Refus du groupe de travail puisque ce délai était déjà forclos.

    Résultat : ces experts estiment que le gouvernement a décidé de ne pas contester les allégations de la défense de Jean-Marie Michel Mokoko. Des allégations jugées « à première vue crédibles ». Sur cette base, l’avis conclut que l’assignation à domicile et la prolongation de la détention du général en 2016 manquaient de fondement légal. L’avis note également une ingérence substantielle des autorités congolaises dans le droit à un procès équitable.

    Les experts onusiens en déduisent donc que les mesures appropriées seraient de libérer Jean-Marie Michel Mokoko, de lui ouvrir droit à réparation, une indemnisation notamment. Enfin, les experts exhortent le gouvernement congolais à ouvrir une enquête complète et indépendante sur les circonstances entourant cette détention arbitraire.

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  • Alassane Plea et Ferland Mendy en Bleu, adieu Mali et Sénégal?

    Alassane Plea et Ferland Mendy en Bleu, adieu Mali et Sénégal?

    Didier Deschamps a convoqué lundi 12 novembre le Franco-Malien Alassane Plea et le Franco-Sénégalais Ferland Mendy. Courtisé respectivement par le Mali et le Sénégal, les deux joueurs avaient toujours décliné l’invitation attendant un appel du sélectionneur français. C’est désormais le cas. Reste à savoir s’ils entreront sur la pelouse lors de la renontre en Ligue des nations vendredi 16 novembre face aux Pays-Bas.

    Préconvoqué lorsqu’il évoluait à Nice la saison passée sans jamais être appelé, Alassane Plea   a bénéficié des forfaits d’Anthony Martial et d’Alexandre Lacazette pour une première convocation pour la confrontation face aux Pays-Bas en Ligue des nations.

    Alassane Plea eficace en Bundesliga

    Alasane Plea est un renfort intéressant pour Didier Deschamps. Quatre mois après son départ en Allemagne, le Franco-Malien s’est largement adapté à la Bundesliga avec 8 buts en 11 rencontres, en atteste son triplé sur le terrain du Werder Brême (3-1) le week-end dernier avec Borussia Mönchengladbach qui pointe à la deuxième place du championnat. Le club allemand a déboursé 25 millions d’euros pour s’attacher ses services cet été.

    « J’étais sûr de mon choix et, au vu de mon début de saison, je ne suis pas déçu d’avoir rejoint la Bundesliga, confie Alassane Plea. Et être appelé en équipe de France, c’est quelque chose d’extraordinaire. J’ai hâte de la découvrir, d’avoir ma première cape et d’essayer d’y rester. C’est une des sélections les plus difficiles et être convoqué, c’est super. »

    L’ancien joueur de l’OG Nice, 25 ans,  a indiqué  qu’il savait que le coach regardait ses performances. « Ça m’a donné envie de travailler, d’être performant en match sur le terrain, d’être décisif et je savais qu’un jour ou l’autre j’allais être appelé si j’étais bon, indique-t-il. L’équipe de France A, c’est le plus haut niveau. Je connais pas mal de monde, il y a des champions du monde avec lesquels j’ai joué en sélections de jeunes, la sélection 1993, j’espère qu’ils vont me mettre dans de bonnes conditions ».

    Courtisé depuis de longues années par le Mali

    Né à Lille, Alassane Plea a commencé sa carrière de jeune footballeur dans le club de Wasquehal.  Il s’est ensuite retrouvé dans le centre de formation de l’OL pour y effectuer ses débuts en 2009-2010 avec les U17. Là-bas, il a notamment croisé Nabil Fekir, déjà appelé en sélection.

    C’est à Nice que Plea se fait un nom. Il y reste quatre saisons, et termine l’exercice 2017-2018 avec 16 buts en Ligue 1.

    Très généreux dans la vie, Alassane Plea a une autre qualité : il n’hésite jamais à se livrer dans le travail défensif. Ce qui ne devrait pas déplaire à Didier Deschamps qui en a fait sa marque de fabrique lors de la dernière Coupe du monde en Russise.

    Courtisé depuis de longues années par le Mali, Plea a toujours repoussé sa décision. S’il dispute la moindre minute en match officiel contre les Pays-Bas, il ne sera définitivement plus éligible pour une autre sélection. Par contre, s’il ne participe qu’au match amical contre l’Uruguay le 20 novembre, un changement de nationalité sportive est toujours possible.

    Ferland Mendy rêvait des Bleus

    Le Franco-Sénégalais Ferland Mendy, défenseur à l’Olympique Lyonnais, a aussi été appelé par Didier Deschamps pour remplacer Benjamin Mendy. Il a longtemps été indécis entre France et Sénégal puisqu’il possède les deux nationalités.  « Je ne me suis pas encore penché sur le Sénégal. J’essaie déjà de jouer le plus de matches avec l’OL, d’être le plus performant en club, avait-il confié dans un entretien à Lyon Capitale en mars dernier. Bien sûr, je pense au choix de la sélection, mais je n’ai pas encore tranché. (Pour les Bleus) Je ne sais pas. Je suis sincère quand je dis ça. Je ne sais pas ce qui va se passer, ce que je vais faire. En tout cas, même si je vais écouter les conseils de mes proches, je déciderai seul. »

    En mars dernier, le sélectionneur du Sénégal, Aliou Cissé, avait indiqué lors d’une conférence de presse avoir eu un entretien avec Ferland Mendy dans le but de le faire entrer dans la tanière. Le joueur avait indiqué qu’il réfléchirait et qu’il en parlerait à son entourage. Mais il n’avait pas caché que les Bleus étaient pour lui un objectif.

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  • Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l’amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade

    Sénégal: Macky Sall laisse entrevoir l’amnistie pour Khalifa Sall et Karim Wade


    Par
    RFI

    Publié le 13-11-2018
    Modifié le 13-11-2018 à 13:38

    De passage à Paris pour le centenaire de l’armistice de 1914-1918, le président sénégalais a accordé une longue interview à nos confrères de France 24. Et pour la première, Macky Sall a évoqué longuement la présidentielle de février prochain qu’il compte gagner au premier tour et ses adversaires politiques, Karim Wade et Khalifa Sall, condamnés par la justice et exclus de la prochaine élection. Macky Sall indique qu’il pourrait les amnistier en cas de réélection.

    « Le premier, le second », pendant près de sept minutes, Macky Sall refuse de nommer Karim Wade et Khalifa Sall. Accusé depuis des mois d’avoir instrumentalisé la justice pour éliminer ses deux personnalités de la course à la présidence, le chef de l’Etat affirme au contraire que la justice est indépendante.

    « Je pense que personne n’a été éliminé volontairement. Nous avons une justice, certes perfectible comme toutes les justices du monde, mais nous avons une justice responsable. »

    La procédure judiciaire contre Khalifa Sall n’est pas terminée, la Cour de cassation n’a pas encore rendu sa décision. Karim Wade, qui doit 220 millions d’euros à l’Etat, affirme qu’il sera au Sénégal fin novembre. Ce lundi, le journal Jeune Afrique évoquait une possible amnistie pour les deux hommes, mais après la réélection de Macky Sall.

    Une possibilité admet le président : « Je ne peux pas écarter, dans une circonstance nouvelle d’une réélection, d’engager une nouvelle phase pour la reconstruction nationale dans un esprit de renouveau national, de consensus national. Parce que je pense qu’il faut savoir tourner des pages aussi. »

    Macky Sall indique enfin qu’il compte gagner l’élection présidentielle au premier tour. Pour les proches de Khalifa Sall et de Karim Wade, ces déclarations du président, cette possibilité d’amnistie, montre que ces dossiers sont des dossiers politiques.

    C’est une honte pour un président de parler ainsi.

    Amadou Sall, ancien ministre du Parti démocratique sénégalais

    13-11-2018
    – Par
    Guillaume Thibault

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  • Le Forum sur la paix de Paris se penche sur la lutte contre le terrorisme

    Le Forum sur la paix de Paris se penche sur la lutte contre le terrorisme


    Par
    RFI

    Publié le 13-11-2018
    Modifié le 13-11-2018 à 12:39

    Le Forum sur la paix de Paris se poursuit à la grande halle de la Villette, dans le nord de la capitale française. Trois jours de réflexion autour du thème du multilatéralisme pour un monde plus apaisé. La lutte contre le terrorisme et la radicalisation a fait l’objet de discussions lundi 12 novembre 2018. Il était question notamment du combat contre les campagnes de propagande et de désinformation des groupes jihadistes.

    Issah Mohamed Ahmed est le président de l’Association pour la fraternité, la paix et l’éducation de Djibouti. Il publie des livrets éducatifs pour essayer d’enrayer les campagnes de désinformation qui poussent à la radicalisation : « Depuis 1991, c’est-à-dire depuis la guerre en Irak, les gens s’identifient au problème mondial qui existe. Les masses privilégient la confrontation, le nationalisme religieux. »

    Des idées que les groupes terroristes diffusent dans des vidéos de propagande sur Internet. Les terroristes maîtrisent l’art de raconter, mais aussi de diffuser, comme l’explique Benoît Tabaka, directeur des relations institutionnelles chez Google France : « Les groupes terroristes, progressivement, effectivement, ont acquis de plus en plus de compétences sur YouTube. Aujourd’hui, 98% des vidéos extrêmes sont supprimées avant même d’avoir une dizaine de vues. Souvent, ces groupes vont plutôt héberger leurs contenus dans des plus petites plateformes, qui elles, n’ont pas les capacités techniques de mettre ça en place. »

    Pour Jérôme Pigné, président du Réseau de réflexion stratégique sur la sécurité au Sahel, une seule solution : les médias africains doivent reprendre le contrôle de l’information. « Aujourd’hui, le récit que l’on développe sur les questions sahéliennes ou sur les questions du terrorisme, c’est essentiellement un récit occidental. Donc, il faut renforcer les récits du Sud au niveau des médias locaux. Renforcer leur expertise, aussi, technique. Si vous produisez de la connaissance, mais que vous n’avez pas les moyens de diffusion derrière, finalement c’est comme si vous ne produisiez rien. »

    Google emploie près de 10 000 personnes dans le monde pour surveiller les contenus à caractère terroriste.

    Forum sur la paix: Emmanuel Macron veut relancer la régulation mondiale du Web

    13-11-2018
    – Par
    Anthony Lattier

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  • Election au Togo: pour le front Togo-Debout, les conditions ne sont pas réunies

    Election au Togo: pour le front Togo-Debout, les conditions ne sont pas réunies

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  • [Du côté de chez Mandela] Magique Mashigo

    [Du côté de chez Mandela] Magique Mashigo

    La jeune Marubini s’entend bien avec sa mère qui a la main verte, sa grand-mère qui a son franc-parler, son frère qui a un bon coup de crayon et son petit ami Pierre, métis franco-camerounais et chef cuisinier de son état. Elle commercialise du vin dans la région du Cap. Mais elle est sujette à des crises qui pourraient être épileptiques et déclenchent des visions. Elle se blesse durant une de ces transes. Son entourage croit qu’elle veut mettre fin à ses jours.

    Petit à petit, Marubini traque la cause principale de son trouble. Son père adoré était un sangoma – guérisseur traditionnel – à Soweto. Elle accepte mal sa disparition. Est-il mort engoncé dans un pneu en flammes ? S’est-il fait tabasser à mort par des nervis de l’Inkatha ? Elle finit par communiquer avec lui et obtient des réponses partielles : les ancêtres ont soulagé l’homme de son fardeau, mais lui ont ordonné de ne jamais revenir parmi les siens.

    Ce qui séduit dans ce roman bien léché*, c’est le mélange entre une vie quotidienne enlevée et un monde magique esquissé. La lecture est facilitée par une typographie différente, selon que l’on aborde l’enfance de l’héroïne ou sa vie d’adulte.

    Chaque personnage cherche à se reconstruire. La mère se lance dans des pépinières à Soweto, puis à Orange Grove. Le frère dessine des scènes qui s’avèrent prémonitoires. L’ensemble de l’ouvrage n’est pas larmoyant. Au contraire, un zeste d’irrationnel et des touches d’humour donnent à ce roman une saveur bienvenue. Marubini arrive lentement à concilier son passé traditionnel (adolescente, elle a été initiée) et son immersion dans le monde trépidant de Johannesburg au XXIe siècle. Elle donne à son bébé un prénom curieusement présenté comme camerounais.

    Tout au plus peut-on reprocher le souci, fréquent chez les écrivains sud-africains, de rendre compte de la diversité linguistique dans les dialogues contemporains. Dans un pays qui compte onze langues officielles, sans parler des argots urbains, ajouter un glossaire en fin d’ouvrage ne serait pas un luxe.

    Née Carol Mashigo en 1983 à Soweto, l’auteure est aussi animatrice de radio. Elle compose et chante sous le nom de Black Porcelain. Elle se décrit d’abord comme une conteuse, et explique avoir voulu se soigner en écrivant son roman. Le manuscrit a été rejeté à maintes reprises. Sa mère, n’ayant jamais perdu foi dans le talent littéraire de sa fille, organisait des préachats du livre dans sa paroisse.

    Finalement publié, l’ouvrage a reçu le prix du premier roman à l’Université de Johannesburg en 2016.

    Mohale Mashigo a commencé à écrire parce qu’elle ne trouvait pas grand-chose qui lui parle dans la littérature actuelle. Pas étonnant que ses modèles soient Alice Walker (Colour Purple) et l’excellente auteure de Nervous Conditions, la Zimbabwéenne Tsitsi Dangarembga. Elle aussi dispose de beaucoup de cordes à son arc : dramaturge, cinéaste, universitaire. Traduit en français sous le titre A fleur de peau (Albin Michel, 1991), son roman avait été distingué par le Prix du Commonwealth. Il renvoyait aux thèses de Frantz Fanon, soulignant les souffrances psychiques d’être une femme dans un univers machiste et colonial.

    Black Porcelain murmure à l’oreille de son aînée que l’on peut se reconstruire. Avec courage, avec l’appui des autres, avec le sourire et un brin de magie.


    *Mohale Mashigo, The Yearning, Picador Africa, 2016

    Avis au futur traducteur / traductrice : en français, yearning signifie aussi bien la nostalgie que l’aspiration ou que le désir ardent. Choix délicat.

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  • Procès Gbagbo: la fiabilité des sources remise en cause par la défense

    Procès Gbagbo: la fiabilité des sources remise en cause par la défense


    Par
    RFI

    Publié le 13-11-2018
    Modifié le 13-11-2018 à 13:46

    Laurent Gbagbo est donc de retour à la barre de la Cour pénale internationale. L’ancien président de Côte d’Ivoire est dans le box des accusés, aux côtés de Charles Blé Goudé, l’ex-leader des Jeunes patriotes. Tous deux sont poursuivis pour crime contre l’humanité. Les dernières audiences ont permis à la défense de plaider l’acquittement et d’exposer son argument principal, le manque de fiabilité du dossier du procureur.

    Pour la défense, le dossier du procureur comporte de nombreuses anomalies, à commencer par une définition de sa thèse qui n’est pas établie, manque de preuves pour définir l’existence d’un plan commun établi par un cercle restreint de l’ancien président, qui aurait commis des violences pour se maintenir au pouvoir. Des preuves, qui de manière générale, sont peu fiables et dont l’authenticité est largement remise en question par la défense.

    Cette dernière journée d’audience a mis en lumière une question importante : comment trouver des sources fiables en période de crise ? Un point déjà soulevé par le procureur qui assure que ses sources, replacées dans leur contexte, ont de la valeur. Mais aux yeux de la défense, il s’agit là d’une faille.

    Les avocats de Laurent Gbagbo en sont convaincus : le bureau du procureur a eu libre accès aux personnes ressources dès 2011. Ils remettent en question la proximité entre les autorités et l’équipe du procureur.

    « Il ressort clairement que le procureur a collaboré étroitement avec les autorités ivoiriennes pour mener ses enquêtes dès 2011. Nous savons que Jean-Pierre Mignard, avocat d’Alassane Ouattara, a transmis au procureur le 21 mars 2011, donc en plein milieu de la crise, un rapport sur la situation humanitaire en Côte d’Ivoire, établi à la demande d’Alassane Ouattara », explique Me Jennifer Naouri, avocate de la défense.

    Des documents douteux pour la défense

    La défense doute donc de l’authenticité de nombreux documents militaires, du registre de la résidence, et de papiers d’état civil fournis par l’accusation.

    Exemple pour Me Naouri avec le permis d’inhumer d’une victime établi par la mairie d’Abobo : « Ce permis d’inhumer est daté du 3 mars 2011. Comment est-il possible qu’un permis d’inhumer ait été délivré le 3 mars 2011, alors que la mairie était fermée ? Ce document qui pouvait paraître authentique est, à l’évidence, un faux qui a l’air d’un vrai. Et si ce permis d’inhumer est un faux, qu’en est-il des autres documents qui ont le cachet de la mairie d’Abobo ? »

    La défense pointe aussi du doigt le manque de crédibilité des preuves utilisées par l’accusation pour prouver qu’il y a eu des tirs de mortiers sur le marché Siaka Koné le 17 mars 2011. Pour elle, les vidéos montrées par le procureur ne sont pas fiables : ces vidéos, souligne la défense, n’ont pas été authentifiées.

    « Certaines pièces sont falsifiées », « ce sont des montages », affirme Me Jennifer Naouri, qui n’hésite pas à parler de manque de rigueur du procureur. Ce dernier, souligne Me Naouri, n’a pas jugé utile de mener des tests ADN sur les corps de victimes. Face à ces critiques, le substitut du procureur, Eric MacDonald, reste de marbre, enfoncé dans son fauteuil.

    Dans cet état d’esprit, la défense estime que le dossier ne tient pas. Et qu’il est bien difficile de prouver la responsabilité de son client dans les violences survenues en 2010 et 2011. Et dans la galerie, qui surplombe la salle d’audience, les fidèles de l’ancien président ivoirien, n’hésitent pas à éclater de rire par moments, affichant leur soulagement.

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  • Force G5 Sahel: les ministres française et allemande de la Défense au Mali

    Force G5 Sahel: les ministres française et allemande de la Défense au Mali


    Par
    RFI

    Publié le 13-11-2018
    Modifié le 13-11-2018 à 10:22

    Visite au Mali des ministres française et allemande de la Défense. Elles ont rencontré, lundi 12 novembre à Bamako, les militaires européens qui, dans le cadre de la coopération, participent à la formation des militaires maliens. Mais Florence Parly est son homologue allemande ont également rencontré à Bamako le commandement de la force conjointe G5 Sahel, qui a transféré ses quartiers généraux dans la capitale malienne après l’attaque jihadiste de fin juin dernier contre ses locaux de Sévaré.

    Après le huis clos entre l’état-major du G5 et les ministres française et allemande de la Défense, le commandant de la force conjoint du G5 Sahel confie que « la rencontre s’est bien passée ». Mais pour être vraiment opérationnel, le général mauritanien demande « d’abord un quartier général, et puis on veut que les équipements arrivent beaucoup plus vite qu’ils ne le font actuellement ».

    Parmi les équipements militaires, il faut des blindés, mais également des équipements contre les engins explosifs improvisés, qui font de nombreuses victimes. Une demande entendue par Florence Parly, la ministre de la Défense de la France, partenaire de la force conjointe G5 :

    « Nous avons fait un point sur l’évolution de l’arrivée de l’aide financière, des équipements, la montée en puissance des différents PC de fuseaux. Parce que cette force conjointe a la capacité de franchir les frontières et les terroristes ne connaissent pas les frontières. Et c’est en cela que la force conjointe doit jouer un rôle complémentaire du rôle que jouent les forces armées de ces cinq pays. »

    Les opérations militaires sur le terrain contre les terroristes, officiellement interrompus à cause de la saison des pluies, devraient bientôt reprendre.

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