Category: Culture & Art

  • Maroc : le parquet veut faire appliquer la nouvelle loi sur le travail domestique

    Maroc : le parquet veut faire appliquer la nouvelle loi sur le travail domestique

    Dans une circulaire, le ministĂšre public a demandĂ© aux autoritĂ©s judiciaires de veiller au respect d’une loi offrant de nouveaux droits aux travailleurs domestiques, adoptĂ©e en octobre mais trĂšs peu appliquĂ©e.

    Le ministĂšre public a Ă©mis le 6 dĂ©cembre dernier une circulaire – rendue publique Ă  la fin du mois – , Ă  l’attention des responsables judiciaires, les exhortant Ă  « prendre les mesures nĂ©cessaires pour mettre en application les dispositions de la loi fixant les conditions de travail et d’emploi des travailleuses et travailleurs domestiques », selon le quotidien Le Matin.

    La loi qu’il appelle Ă  faire respecter a Ă©tĂ© adoptĂ©e le 2 octobre dernier. « Le Parlement l’a approuvĂ©e le 26 juillet 2016, mais les autoritĂ©s ont retardĂ© son entrĂ©e en vigueur pour adopter les dĂ©crets d’application correspondants », rappelait alors l’ONG Human Rights Watch (HRW).


    >>> À LIRE – Maroc : la nouvelle loi sur les travailleurs domestiques loin de faire l’unanimitĂ©


    Depuis octobre, les travailleurs domestiques doivent disposer d’un contrat de travail et ont droit Ă  une couverture sociale. La loi prĂ©voit aussi diffĂ©rentes dispositions : un repos hebdomadaire, fixĂ© Ă  un jour par semaine, ainsi qu’un salaire minimum de 1 542 dirhams (environ 140 euros) par mois. Le texte laisse encore cinq ans de tolĂ©rance pour l’emploi des 15-18 ans, avant de le proscrire complĂštement.

    Une centaine de contrats établis en deux mois

    Le texte avait Ă©tĂ© promulguĂ© suite aux dĂ©nonciations par une large partie du tissu associatif et de la presse de la situation « catastrophique » des « petites bonnes ». « Certains domestiques mineurs (travaillent) 12 heures par jour, sept jours sur sept, pour un salaire d’à peine 100 dirhams par mois », rapportait en octobre HRW. Les journaux faisaient aussi rĂ©guliĂšrement Ă©tat de terribles histoires, tenant autant du fait divers que du droit social. Le statut prĂ©caire des travailleurs domestiques et le maintien de ce secteur dans l’informel ont souvent Ă©tĂ© pointĂ©s du doigt pour expliquer en partie ces mauvaises conditions de travail.

    Si la nouvelle loi a Ă©tĂ© saluĂ©e par la sociĂ©tĂ© civile et les syndicats, elle ne place cependant pas les travailleurs sur un pied d’égalitĂ© en terme de volume horaire et de salaire minimum. TrĂšs rapidement aprĂšs son adoption en octobre, des voix avaient relevĂ© un outillage possiblement inadĂ©quat. Les mĂ©canismes de plainte ou de conciliation ne prĂ©voient notamment pas de dĂ©lai ou de durĂ©e de procĂ©dure. La crainte Ă©tait de voir les employĂ©s empĂȘchĂ©s, dans les faits, de pouvoir faire respecter leurs nouveaux droits. Ainsi, deux mois aprĂšs l’entrĂ©e en vigueur de la loi, des associations et des mĂ©dias marocains relevaient que le nombre de contrats dressĂ©s Ă©tait faible, si ce n’est insignifiant, ne dĂ©passant pas la centaine.

    La circulaire appelle les substituts du procureur Ă  recevoir les PV d’inspecteurs du travail et les requĂȘtes relatives Ă  l’application de la nouvelle loi

    C’est Ă  ces inquiĂ©tudes que le parquet, qui reconnaĂźt que ces travailleuses et travailleurs constituent une « catĂ©gorie vulnĂ©rable », essaie de rĂ©pondre. La circulaire appelle Ă  communiquer avec toutes les parties concernĂ©es, notamment les inspecteurs du travail, et surtout Ă  charger un ou plusieurs substituts du procureur de recevoir dans chaque tribunal les procĂšs-verbaux et les requĂȘtes relatives Ă  l’application ou des infractions Ă  la nouvelle loi.

    Un autre sujet soulevĂ© par la sociĂ©tĂ© civile a Ă©tĂ© que la loi ne prend pas en considĂ©ration le fait qu’une certaine partie de ces travailleurs domestiques sont Ă©trangers. En 2014, le consul honoraire des Philippines Ă  Casablanca assurait que 3 000 ressortissantes de son pays travaillaient dans des foyers marocains. Des travailleurs Ă©trangers potentiellement effrayĂ©s, s’ils venaient Ă  rĂ©clamer leurs droits, Ă  l’idĂ©e de perdre leur statut de rĂ©sident ou d’ĂȘtre confrontĂ©s Ă  des ennuis avec les autoritĂ©s.

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  • Football : le Top 5 des meilleurs clubs africains en 2018

    Football : le Top 5 des meilleurs clubs africains en 2018

    Vainqueur de la Ligue des champions, l’EspĂ©rance Tunis est logiquement leader du classement Jeune Afrique des clubs. Les Sang et Or forment avec le Raja Casablanca et Al-Ahly un trio de tĂȘte 100 % nord-africain. L’As Vita Club (4e) et le Primeiro de Agosto complĂštent ce Top 5.

    1. Espérance Tunis (Tunisie)

    Kamran Jebreili/AP/SIPA

    Si les Sang et Or occupent la tĂȘte de ce classement, c’est d’abord parce qu’ils ont remportĂ©, sous la direction de Mouine Chaabani, un enfant du club, leur troisiĂšme Ligue des champions d’Afrique face aux Ă©gyptiens d’Al-Ahly (1-3, 3-0), aprĂšs celles de 1994 et 2011. Les Tunisiens, qui resteront Ă  jamais comme les premiers vainqueurs de cette C1 relookĂ©e en 2018 (une phase de poules avec quatre groupes au lieu de deux), ont retrouvĂ© les sommets du foot africain, non sans avoir connu une grosse frayeur en demi-finales face aux Angolais de Primeiro de Agosto (0-1, 4-2). Au niveau domestique, l’EspĂ©rance a dĂ©crochĂ© le titre de champion 2018, le 28e de son histoire, malgrĂ© trois changements d’entraĂźneurs (Benzarti, Kebaier et Ben Yahia). Seule grosse dĂ©ception, son Ă©limination dĂšs son entrĂ©e en lice en Coupe du monde des clubs face aux Émiratis d’Al-AĂŻn FC (0-3).

    2. Raja Casablanca (Maroc)

    Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

    Le Raja est de retour ! Le grand club de Casablanca, qui n’avait plus brillĂ© sur la scĂšne continentale depuis 2003 et sa victoire en Coupe de la CAF, a comblĂ© ce vide en s’offrant le mĂȘme trophĂ©e face aux Kinois de l’AS Vita Club (3-0, 1-3) Les Marocains, au terme d’un parcours Ă©puisant – seize matches – ont inscrit Ă  leur palmarĂšs un titre qui les hisse parmi les grands d’Afrique, puisqu’ils ont dĂ©jĂ  remportĂ© trois fois la Ligue des champions. Ils doivent en partie ce titre Ă  l’efficacitĂ© de leur attaquant Mahmoud Benhalib (22 ans), auteur de 12 buts lors de cette compĂ©tition. Et aussi Ă  la stabilitĂ© technique des dirigeants rajaouis, qui font confiance Ă  l’Espagnol Juan Carlos Garrido depuis aoĂ»t 2017. Un quasi exploit, en Afrique du Nord



    >>> À LIRE – Football : du Maroc Ă  la GuinĂ©e, le classement JA 2018 des meilleures sĂ©lections africaines


    3. Al-Ahly SC (Égypte)

    Mosa’ab Elshamy/AP/SIP

    MĂȘme s’il reste le club le plus puissant d’Afrique, Al-Ahly a subi un choc le 9 novembre dernier en s’inclinant Ă  RadĂšs face Ă  l’EspĂ©rance Tunis lors de la finale retour de la Ligue des champions qui lui Ă©chappe depuis 2013. Les Red Devils, qui pensaient avoir fait le plus dur aprĂšs leur succĂšs de l’aller (3-1), sont tombĂ©s de haut, et trois semaines plus tard, l’entraĂźneur français Patrice Carteron, a Ă©tĂ© limogĂ©. Al-Ahly s’est consolĂ© avec le championnat d’Égypte, mais en 2019, le mastodonte cairote cherchera forcĂ©ment Ă  rattraper cette contre-performance en Ligue des champions.

    4. AS Vita Club (RDC)

    Gwenn Dubourthoumieu pour J.A.

    Les Kinois pourront toujours raconter un peu partout qu’ils sont allĂ©s plus loin en Coupe de la CAF que leur grand rival du TP Mazembe, Ă©jectĂ© de la Ligue des champions en quarts de finale. Cela attĂ©nuera peut-ĂȘtre leur amertume nĂ©e d’un Ă©chec en finale de la C2 face aux Marocains du Raja Casablanca (0-3, 3-1), Ă  cause d’un match aller complĂštement ratĂ©. Mais l’AS Vita club, qui n’a plus rien gagnĂ© en Afrique depuis 1973 (Ligue des champions), tentera en 2019 de bonifier les rĂ©sultats obtenus en 2018, tout de mĂȘme rĂ©compensĂ©s par un titre de champion de RDC.

    5. Primeiro de Agosto (Angola)

    Capture écran/YouTube/
    Sport African Video

    La pilule a mis du temps Ă  passer. L’erreur d’arbitrage qui a peut-ĂȘtre privĂ© les Angolais d’une finale de Ligue des champions lors de la demi-finale retour face Ă  l’EspĂ©rance (2-4, 1-0 Ă  l’aller), a Ă©tĂ© vĂ©cue comme une injustice. Depuis, le club de Luanda, qui n’avait jamais dĂ©passĂ© les quarts de finale d’une coupe d’Afrique, s’est remis au travail avec un effectif relativement stable. Champion d’Angola en 2018, le Primeiro de Agosto a complĂštement manquĂ© son retour sur la scĂšne continentale en se faisant Ă©liminer au premier tour de la Ligue des Champions 2018-2019 par les Congolais de l’AS Otheno (4-2, 0-2).

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  • Maroc : Rachid Aylal, un auteur face aux ” oulĂ©mas officiels “

    Maroc : Rachid Aylal, un auteur face aux ” oulĂ©mas officiels “

    Son dernier ouvrage, « Sahih Al Boukhari, fin d’une lĂ©gende », avait fait polĂ©mique au Maroc et en Tunisie. Jeune Afrique a rencontrĂ© l’auteur Rachid Aylal Ă  Marrakech.

    Rachid Aylal est installĂ©, sourire aux lĂšvres, dans un cafĂ© de Gueliz, quartier central de Marrakech. Les multiples tracas que lui a causĂ© son dernier ouvrage Sahih Al Boukhari, fin d’une lĂ©gende n’entament pas sa bonne humeur.

    PubliĂ© en 2017, le livre avait fait polĂ©mique au Maroc et en Tunisie et avait mĂȘme valu Ă  son auteur de devenir la cible d’un petit groupe jihadiste dĂ©mantelĂ© par la police en septembre.

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  • RDC : les condamnĂ©s du procĂšs Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila exclus de la grĂące prĂ©sidentielle

    RDC : les condamnés du procÚs Laurent-Désiré Kabila exclus de la grùce présidentielle

    Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice, qui s’apprĂȘte Ă  publier des arrĂȘtĂ©s d’application de la grĂące prĂ©sidentielle annoncĂ©e, a indiquĂ© le 31 dĂ©cembre Ă  Jeune Afrique que les condamnĂ©s dans l’assassinat de Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila n’étaient pas concernĂ©s par cette mesure.

    « Plusieurs centaines d’individus vont recouvrer la libertĂ©. » C’est en tout cas ce qu’affirme Ă  Jeune Afrique Alexis Thambwe Mwamba, le garde des Sceaux congolais. Le ministre de la Justice prĂ©cise nĂ©anmoins qu’ « il faudra une dizaine de jours pour sortir [de la prison] toutes les personnes concernĂ©es ».

    Il s’agit de l’application de la dĂ©cision du prĂ©sident Joseph Kabila, annoncĂ©e le 29 dĂ©cembre lors de ses probables derniers vƓux de fin d’annĂ©e Ă  la nation. « À la veille du jour de l’an, j’ai instruit le ministre de la Justice de mettre en exĂ©cution les mesures de grĂące que j’ai prises en faveur de certaines catĂ©gories de prisonniers », a dĂ©clarĂ© le chef de l’État sortant, sans donner plus d’indications sur les possibles bĂ©nĂ©ficiaires de cette disposition.

    Eddy Kapend parmi les oubliés de la grùce

    « Les condamnĂ©s dans le procĂšs de l’assassinat de Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila [pĂšre et prĂ©dĂ©cesseur de Joseph Kabila, tuĂ© le 16 janvier 2001, ndlr] ne sont pas concernĂ©s », a rĂ©vĂ©lĂ© le lundi 31 dĂ©cembre Alexis Thambwe Mwamba, qui s’apprĂȘte Ă  rendre publics les arrĂȘtĂ©s d’application de la grĂące prĂ©sidentielle.

    Le colonel Eddy Kapend, aide du camp de Kabila pĂšre et principal condamnĂ© Ă  la peine capitale dans cette affaire, a pourtant toujours clamĂ© son innocence. Mais jamais le nom de cet homme qui emprisonnĂ© Ă  Makala depuis prĂšs de dix-huit ans ni ceux de ses compagnons de fortune n’ont Ă©tĂ© repris sur les listes des amnistiĂ©s ou des graciĂ©s.

    Pour le ministĂšre de la Justice, il n’existe aucun cas emblĂ©matique

    D’autres prisonniers politiques emblĂ©matiques, bien que citĂ©s expressĂ©ment dans l’accord de la Saint-Sylvestre comme pouvant ĂȘtre libĂ©rĂ©s pour dĂ©crisper le climat politique, pourraient Ă©galement rester en dĂ©tention. D’ailleurs Me Firmin Yangambi ne se fait pas d’illusion.

    ArrĂȘtĂ© en septembre 2009, puis condamnĂ© Ă  vingt ans de prison notamment pour tentative d’organisation d’un mouvement insurrectionnel et dĂ©tention d’armes de guerre, ce brillant avocat et candidat dĂ©clarĂ© Ă  la prĂ©sidentielle de 2011 est aujourd’hui convaincu que des prisonniers politiques seront de nouveaux exclus de cette suppression de la sanction pĂ©nale annoncĂ©e.

    C’est depuis prĂšs de cinq ans qu’un de ses coaccusĂ©s a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© Ă  la suite de la promulgation d’une loi d’amnistie en fĂ©vrier 2014. Mais Firmin Yangambi attend toujours son tour. Il a exposĂ© par Ă©crit son cas Ă  l’ancien Premier ministre togolais Edem Kodjo, alors facilitateur de l’Union africaine du dialogue politique en RDC, puis il a saisi la Cour constitutionnelle. Sans succĂšs.

    Sans Ă©tendre sur la question, le ministĂšre de la Justice a indiquĂ© de son cĂŽtĂ© que, pour lui, « il n’existe aucun cas emblĂ©matique ». Qui recouvriront donc leur libertĂ© dans les prochaines heures ?

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  • GĂ©nocide des Tutsi au Rwanda : un ancien prĂ©fet rwandais renvoyĂ© aux assises en France

    Génocide des Tutsi au Rwanda : un ancien préfet rwandais renvoyé aux assises en France

    Les perspectives de procĂšs liĂ©s au gĂ©nocide se multiplient en France: aprĂšs un ancien chauffeur et un mĂ©decin, l’ex-prĂ©fet rwandais Laurent Bucyibaruta, accusĂ© d’ĂȘtre impliquĂ© dans le gĂ©nocide commis en 1994, est Ă  son tour renvoyĂ© devant les assises de Paris.

    Le juge d’instruction Alexandre Baillon a ordonnĂ© le 24 dĂ©cembre un procĂšs aux assises pour un ancien fonctionnaire de la province de Gikongoro, au sud du Rwanda.

    L’ex-prĂ©fet rwandais Laurent Bucyibaruta, accusĂ© d’ĂȘtre impliquĂ© dans les massacres de masse commis en 1994, est nĂ© en 1944. RĂ©fugiĂ© depuis 1997 en France oĂč il est placĂ© sous contrĂŽle judiciaire, il est soupçonnĂ© de s’ĂȘtre rendu complice d’actes de gĂ©nocide et de crimes contre l’humanitĂ© entre avril et juillet 1994.

    Dans son ordonnance, le juge du pĂŽle crimes contre l’humanitĂ© du tribunal de Paris estime en particulier que l’ancien prĂ©fet s’est « rendu complice d’une pratique massive et systĂ©matique d’exĂ©cutions sommaires ».

    Des tueries Ă  l’encontre de personnes regroupĂ©es sur certains sites ainsi que de « personnes interpellĂ©es aux rondes et aux barriĂšres, inspirĂ©s par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisĂ©e en exĂ©cution d’un plan concertĂ© Ă  l’encontre d’un groupe de population civile, en l’espĂšce la population tutsi ».

    Le magistrat a en revanche rendu Ă  son Ă©gard un non-lieu partiel concernant notamment l’assassinat d’un gendarme et de trois prĂȘtres, ainsi que des viols.

    « Nous allons faire appel dans les jours qui viennent parce qu’il y a dans ce dossier un certain nombre d’élĂ©ments Ă  dĂ©charge », a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Ghislain Mabonga Monga, avocat de Bucyibaruta.

    Des « avancées » aprÚs une lenteur pointée du doigt

    « C’était une dĂ©cision que nous attendions depuis trĂšs longtemps », a rĂ©agi de son cĂŽtĂ© Alain Gauthier, le prĂ©sident du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), une association qui traque les gĂ©nocidaires prĂ©sumĂ©s. « Nous ne pouvons que nous en rĂ©jouir, d’autant plus qu’elle vient s’ajouter Ă  d’autres avancĂ©es » dans le dossier du gĂ©nocide, a-t-il poursuivi.

    Cet ancien haut-responsable, qui avait quittĂ© le Rwanda pour l’ex-ZaĂŻre (aujourd’hui RDC) puis la Centrafrique avant de rejoindre la France – il habite dans la rĂ©gion de Troyes (Aube) – Ă©tait visĂ© depuis 2000 par une plainte dĂ©posĂ©e par les associations Survie et FIDH et des familles des victimes.

    Il avait Ă©tĂ© un temps rĂ©clamĂ© par le Tribunal pĂ©nal international pour le Rwanda (TPIR) qui l’accusait d’avoir ordonnĂ© aux Interahamwe (extrĂ©mistes hutu) qui Ă©taient sous ses ordres de commettre plusieurs massacres contre les Tutsi. Le TPIR s’était finalement dessaisi au profit des juridictions françaises. Mais en 2013, il s’était dit prĂ©occupĂ© par la lenteur de celles-ci dans le traitement de cette affaire.

    Une vingtaine de dossiers Ă  Paris

    Quelque 25 dossiers liĂ©s au gĂ©nocide perpĂ©trĂ© au Rwanda sont instruits au pĂŽle « crimes contre l’humanité » du tribunal de Paris, créé en 2012 face Ă  l’accumulation des plaintes, plusieurs auteurs prĂ©sumĂ©s s’étant rĂ©fugiĂ©s en France.

    À ce jour, leur travail a dĂ©bouchĂ© sur deux grands procĂšs: celui de Pascal Simbikangwa, condamnĂ© dĂ©finitivement Ă  25 ans de prison pour gĂ©nocide, et celui de deux anciens maires rwandais, dont la condamnation Ă  la rĂ©clusion criminelle Ă  perpĂ©tuitĂ© a Ă©tĂ© confirmĂ©e en appel en juillet.

    En novembre 2017, la justice française a ordonnĂ© un troisiĂšme procĂšs aux assises, visant cette fois Claude Muhayimana, un Franco-Rwandais accusĂ© de « complicité » de gĂ©nocide pour avoir transportĂ© des miliciens auteurs de massacres. La cour d’appel de Paris doit confirmer ou pas ce renvoi fin mars.

    Et dĂ©but dĂ©cembre, le mĂ©decin rwandais SosthĂšne Munyemana, rĂ©fugiĂ© sur le territoire français depuis septembre 1994 et qui exerce depuis 17 ans comme urgentiste dans un hĂŽpital de Villeneuve-sur-Lot (sud-ouest de la France), a Ă©tĂ© renvoyĂ© devant les assises pour « gĂ©nocide » et « crimes contre l’humanité ». Ses avocats avaient aussitĂŽt annoncĂ© leur intention de faire appel de cette dĂ©cision.

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  • CAN 2019 : le Cameroun, plus qualifiĂ© d’office, jouera sa place le 22 mars face aux Comores

    CAN 2019 : le Cameroun, plus qualifiĂ© d’office, jouera sa place le 22 mars face aux Comores

    Le retrait de l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun n’est pas sans consĂ©quences pour l’Ă©quipe des Lions indomptables. En perdant leur qualification d’office, ils joueront leur place le 22 mars prochain face aux Comores.

    Il a beaucoup Ă©tĂ© question de stades, de terrains d’entraĂźnement, de structures hĂŽteliĂšres ou de voiries le 30 novembre Ă  Accra, au Ghana, oĂč le comitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) a dĂ©cidĂ© de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 au Cameroun. Mais beaucoup moins de football, alors qu’une autre question, et pas des moindres, se pose : les Lions indomptables du Cameroun, champions d’Afrique en titre et qui Ă©taient, jusqu’aux alentours de 18h15 le jour oĂč tout a basculĂ©, qualifiĂ©s d’office pour la phase finale, sont-ils toujours dans la compĂ©tition ?

    Un point face aux Comores suffiraAvant le dĂ©but des Ă©liminatoires, et comme cela est la rĂšgle depuis l’édition 2017, le pays organisateur, Ă©videmment qualifiĂ© d’office, est incorporĂ© Ă  un groupe et rencontre en matches aller-retour les trois autres sĂ©lections. Ses rĂ©sultats sont pris en compte pour le classement final, mais une seule Ă©quipe en plus du pays organisateur est qualifiĂ©e. Le Cameroun avait Ă©tĂ© intĂ©grĂ© au groupe B, avec le Maroc, le Malawi et les Comores. Jusqu’à la dĂ©cision du 30 novembre, les choses Ă©taient encore limpides : le Maroc, au bout de cinq journĂ©es, Ă©tait dĂ©jĂ  qualifiĂ©, et le Cameroun Ă©galement.

    En cas de dĂ©faite face aux Comores, l’équipe camerounaise sera Ă©liminĂ©e

    Depuis, la situation a changĂ©. Les Lions de l’Atlas, qui occupent la premiĂšre place du classement avec dix points, disputeront la phase finale, quel que soit leur rĂ©sultat le 23 mars prochain au Malawi, et que le Maroc organise ou non la CAN 2019. Mais les Camerounais, qui sont deuxiĂšmes avec huit points, ne sont Ă©videmment plus qualifiĂ©s d’office, et ils devront au minimum faire match nul Ă  YaoundĂ© face aux Comores le 22 mars prochain pour valider leur ticket. En cas de dĂ©faite, ils seraient Ă©liminĂ©s.

    Le Cameroun a disputĂ© cinq matches dans ce groupe B. Il s’est imposĂ© Ă  domicile face au Maroc (1-0) et au Malawi (1-0), a fait un match nul aux Comores (1-1) et au Malawi (0-0) et s’est inclinĂ© Ă  Casablanca (0-2). Il prĂ©sente une diffĂ©rence de buts de zĂ©ro (trois buts marquĂ©s, trois encaissĂ©s), alors que les Comoriens, qui comptent cinq points, affichent une diffĂ©rence de buts nĂ©gative (moins 1). Le cas du Cameroun est diffĂ©rent de celui du Maroc, lequel avait renoncĂ© Ă  accueillir la CAN 2015 Ă  cause de l’épidĂ©mie du virus Ebola, qui sĂ©vissait alors en Afrique de l’Ouest. Les Marocains, qualifiĂ©s d’office, avaient logiquement Ă©tĂ© privĂ©s de phase finale, qui s’était dĂ©roulĂ©e en GuinĂ©e Ă©quatoriale. « Comme il s’agit d’une dĂ©cision de la CAF et que le Cameroun a pris part aux qualifications, il n’était pas question de l’exclure. Ce n’est pas comme si le Cameroun avait lui-mĂȘme renoncĂ© », explique un membre de la CAF.

    Casse-tĂȘte en vue si l’Afrique du Sud organise la CAN 2019

    La situation pourrait devenir un brin plus embarrassante pour l’instance si la CAN 2019 devait ĂȘtre attribuĂ©e Ă  l’Afrique du Sud, Ă  condition qu’elle soit candidate. Car celle-ci n’a pas encore assurĂ© sa prĂ©sence en phase finale. Les Bafana Bafana ont encore besoin d’un point face Ă  la Libye, laquelle est Ă©galement toujours en course dans un groupe oĂč le Nigeria est dĂ©jĂ  certain d’ĂȘtre qualifiĂ©. Si la CAF devait faire de la nation arc-en-ciel l’organisatrice de la CAN 2019, sa sĂ©lection serait automatiquement qualifiĂ©e d’office. Et les Libyens, au cas oĂč ils s’imposent le 23 mars prochain, auront quant Ă  eux validĂ© leur qualification sur le terrain. La CAF devra donc clarifier les choses une fois que le nom du pays qui remplacera le Cameroun sera connu, avant le 31 dĂ©cembre prochain.

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  • CAN 2019 : comment la CAF a retirĂ© Ă  l’unanimitĂ© l’organisation au Cameroun

    CAN 2019 : comment la CAF a retirĂ© Ă  l’unanimitĂ© l’organisation au Cameroun

    Le Cameroun n’organisera pas la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, comme l’a entĂ©rinĂ© le comitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) vendredi 30 novembre Ă  Accra (Ghana). Retour sur les coulisses de cette dĂ©cision, prise Ă  l’unanimitĂ©.

    Les 22 membres du comitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF) sont longtemps restĂ©s enfermĂ©s dans l’une des salles de l’hĂŽtel Kempiski d’Accra, en marge de la Coupe d’Afrique des nations fĂ©minine. PrĂšs de dix heures de rĂ©union, pendant lesquelles de nombreux dossiers ont Ă©tĂ© abordĂ©s. Dont celui, au centre de toutes les attentions, de l’organisation de la CAN 2019, confiĂ©e en 2014 au Cameroun.


    >>> À LIRE – Football : la CAN 2019 officiellement retirĂ©e au Cameroun par la CAF


    La dĂ©cision de la CAF a Ă©tĂ© officiellement annoncĂ©e vendredi soir Ă  18h17 heure locale alors que dĂšs le matin, les rumeurs couraient sur un trĂšs probable retrait de l’organisation de la compĂ©tition au pays. « Si le prĂ©sident Ahmad Ahmad a communiquĂ© en fin de journĂ©e, c’est parce qu’il y avait d’autres points Ă  Ă©tudier, et celui de la CAN Ă©tait le dernier Ă  l’ordre du jour », prĂ©cise une source interne Ă  Jeune Afrique.

    Une vidĂ©o d’inspection « trĂšs explicite »

    La veille de la dĂ©cision, les membres du comitĂ© exĂ©cutif avait eu accĂšs au rapport des diffĂ©rentes missions d’inspection effectuĂ©es ces derniers mois au Cameroun. Et le bilan prĂ©sentĂ© par la commission d’organisation de la CAN pointait dĂ©jĂ  du doigt de nombreux retards, avec un premier avis trĂšs dĂ©favorable pour les Camerounais. Selon plusieurs participants Ă  cette rĂ©union, l’ensemble du comitĂ© exĂ©cutif s’est unanimement rangĂ© derriĂšre les conclusions de cette commission.

    Tout le monde a reconnu que le Cameroun avait fait des efforts, mais qu’il n’était pas possible d’organiser une telle compĂ©tition dans ces conditions

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  • AlgĂ©rie – Paul Desfarge : ” Cette bĂ©atification est l’occasion de prĂ©parer la venue du pape “

    AlgĂ©rie – Paul Desfarge : ” Cette bĂ©atification est l’occasion de prĂ©parer la venue du pape “

    Moines de Tibhirine, relations avec les autoritĂ©s, dialogue interreligieux, prosĂ©lytisme Ă©vangĂ©lique : Paul Desfarge, archevĂȘque d’Alger, livre sa vision du rĂŽle de l’Église catholique dans le pays.

    Dix-neuf religieux catholiques, moines, PĂšres blancs et bonnes sƓurs, assassinĂ©s dans les annĂ©es 1990 lors de la dĂ©cennie noire, seront Ă©levĂ©s au rang de bienheureux le 8 dĂ©cembre Ă  la basilique de Santa Cruz, Ă  Oran. La mĂ©moire de 114 imams victimes du terrorisme sera Ă©galement honorĂ©e.

    Jean-Paul Vesco, Ă©vĂȘque d’Oran, John Mac William, Ă©vĂȘque de Laghouat-Ghardai, Jean-Marie Jehl, administrateur de Constantine et de Hippone, et Paul Desfarges, archevĂȘque d’Alger, seront prĂ©sents.

    Ce dernier explique pour JA le sens de l’évĂ©nement et revient sur la place de l’Église en AlgĂ©rie.

    Jeune Afrique : Comment a Ă©tĂ© prise la dĂ©cision de la bĂ©atification de ces 19 religieux ? 

    Mgr Paul Desfarges : C’est l’aboutissement d’une longue enquĂȘte qui a rassemblĂ© tous les tĂ©moignages concernant la vie et les Ă©crits de ces hommes et femmes de foi. Au terme d’un travail qui a durĂ©, le pape François a signĂ© un dĂ©cret autorisant leur bĂ©atification. Il est juste que ces 19 personnes soient montrĂ©es comme des exemples de vie selon l’Évangile, des modĂšles de don de soi Ă  Dieu et Ă  l’humanitĂ©, et de foi profonde.

    Quelle est la symbolique de cette cĂ©rĂ©monie et de cette dĂ©cision du pape ?

    Pour notre Église, elles sont une attestation de la fraternitĂ© par-delĂ  ce qui peut apparaĂźtre comme des barriĂšres. On peut tĂ©moigner, chrĂ©tiens et musulmans, chercheurs de sens et personnes de bonne volontĂ©, qu’on peut vivre ensemble parce qu’au fond il y a une fraternitĂ© humaine qui nous unit. Nous sommes dans un climat de pardon, de paix et de rĂ©conciliation.

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  • Cameroun : YaoundĂ© sous le choc aprĂšs le retrait de la CAN 2019

    Cameroun : Yaoundé sous le choc aprÚs le retrait de la CAN 2019

    AprĂšs l’annonce du retrait de la CAN 2019 au Cameroun, les rues de YaoundĂ© se sont vidĂ©es. Entre frustration et rĂ©signation, les Camerounais semblent sous le choc. Le gouvernement, lui, parle d’une « injustice flagrante ».

    Christophe Mbida a du mal Ă  s’en remettre. Au lendemain de l’annonce du retrait de la CAN 2019 au Cameroun, ce propriĂ©taire d’une maison d’hĂŽte situĂ©e dans le quartier Simbock, dans la pĂ©riphĂ©rie de YaoundĂ©, s’inquiĂšte.

    « C’est une grosse dĂ©ception », confie-t-il en pointant le domaine bĂąti sur prĂšs d’un hectare, flambant neuf, qu’il envisageait de rentabiliser pendant la compĂ©tition. « J’avais fait cet investissement en me projetant sur la CAN. Je dois reprendre tous mes calculs Ă  prĂ©sent », dĂ©plore le quinquagĂ©naire, qui avoue avoir « dormi tĂŽt » le 30 novembre, jour de l’annonce de la dĂ©cision de la CAF.

    Yaoundé désertée

    Une attitude partagée par de nombreux Camerounais, qui ont rapidement déserté les rues, pourtant généralement bondées le vendredi soir.

    C’est que le retrait de la CAN embarrasse. Sur la CRTV, l’office de radio et tĂ©lĂ©vision publique, le sujet a Ă©tĂ© soigneusement esquivĂ© pendant les tranches d’informations. MĂȘme silence chez les officiels camerounais, qui se sont abstenus de dĂ©clarations sur la question tout au long de la soirĂ©e du 30 novembre.

    C’était une question d’honneur, il ne fallait pas perdre la face

    « Le ministre des Sports a convoquĂ© une rĂ©union en urgence samedi 1er dĂ©cembre, Ă  la premiĂšre heure », s’est contentĂ© de prĂ©ciser Ă  Jeune Afrique un cadre du ministĂšre, sous couvert d’anonymat, vendredi aprĂšs l’annonce fatidique.

    La colĂšre Ă©tait pourtant perceptible, et certains ont tenu Ă  se faire entendre. « C’était une question d’honneur, il ne fallait pas perdre la face. C’est comme si je recevais un coup de poignard », a ainsi commentĂ© Cabral Libii, candidat Ă  la derniĂšre Ă©lection prĂ©sidentielle.

    Consternation affichée

    Adrienne Surprenant/collectif item pour JA

    Mais dĂšs le lendemain, les Ă©lĂ©ments de langages du gouvernement Ă©taient en place. « Cette dĂ©cision est Ă©tonnante Ă  plus d’un titre, car elle ne rend justice ni aux investissements colossaux consentis par notre pays, ni Ă  l’engagement du peuple camerounais. Notre pays a fait l’objet d’un traitement qui ne peut que susciter des interrogations », a ainsi dĂ©clarĂ© le ministre de la Communication, au cours d’un point de presse samedi.

    Une consternation affichĂ©e et une colĂšre vis-Ă -vis de la dĂ©cision de la CAF qui contraste pourtant avec celle  manifestĂ©e par ceux qui attribuent l’échec au pouvoir. Pour ceux-lĂ , le retrait de l’organisation de la compĂ©tition Ă©tait prĂ©visible, et rien n’aurait Ă©tĂ© fait par le gouvernement pour l’empĂȘcher.

    Les autoritĂ©s nous ont assurĂ© que tout allait bien. Voila oĂč le mensonge nous entraĂźne

    « Il faut qu’on apprenne de nos erreurs. La dĂ©cision de la CAF est une trĂšs bonne chose, car cela va nous servir de leçon pour l’avenir. Si nous avons encore un peu de dignitĂ©, il faut que les responsables de cet Ă©chec soient sĂ©vĂšrement sanctionnĂ©s », affirme ainsi Evina Essono, un jeune mĂ©decin de la capitale politique du Cameroun.

    « Les autoritĂ©s nous ont assurĂ© que tout allait bien. Et Ă  chaque passage des experts de la CAF, on nous rapportait qu’ils Ă©taient repartis satisfaits. Voila donc oĂč le mensonge nous entraĂźne », vitupĂšre pour sa part Vanessa, une Ă©tudiante.


    >>> À LIRE – Cameroun : « La CAF n’a pas de plan B » pour la CAN 2019, assure Ahmad Ahmad


    Quid des chantiers engagés ?

    Glez

    Sur les réseaux sociaux, la question du sort qui sera réservé aux travaux de construction déjà engagés mais inachevés revient fréquemment. Plusieurs internautes craignent que les chantiers ne soient purement et simplement abandonnés.

    Et certains s’inquiĂštent de voir bientĂŽt les fonds qui y ont Ă©tĂ© allouĂ©s ĂȘtre dĂ©tournĂ©s. Issa Tchiroma Bakary se veut cependant rassurant : « Nous poursuivrons les travaux comme si de rien n’était. Ils se poursuivront et les Ă©quipements seront livrĂ©s Ă  bonne date, comme s’y est engagĂ© le prĂ©sident Paul Biya ».

    Pas de dĂ©claration officielle, cependant, sur la perche tendue par la CAF, qui a proposĂ© au Cameroun de reprendre l’organisation de l’édition de 2021, initialement attribuĂ©e Ă  la CĂŽte d’Ivoire. « Le football africain ne pourra se hisser au niveau de celui des autres continents plus avancĂ©s sans respecter une certaine Ă©thique », s’est contentĂ© de commenter le ministre de la Communication.

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  • Football : la CAN 2019 officiellement retirĂ©e au Cameroun par la CAF

    Football : la CAN 2019 officiellement retirée au Cameroun par la CAF

    Le comitĂ© exĂ©cutif de la ConfĂ©dĂ©ration africaine de football (CAF), rĂ©uni vendredi 30 novembre Ă  Accra (Ghana), a officiellement dĂ©cidĂ© de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 au Cameroun, lançant dans le mĂȘme temps un appel Ă  candidatures pour trouver un remplaçant.

    Se basant sur plusieurs rapports de missions d’inspection, la commission d’organisation de la CAN 2019 avait estimĂ© dans la matinĂ©e du 30 novembre que le Cameroun n’était pas prĂȘt Ă  accueillir l’évĂ©nement, accusant des retards notamment en matiĂšre d’infrastructures et de sĂ©curitĂ©. Dans la soirĂ©e, le comitĂ© exĂ©cutif de la CAF a officiellement dĂ©cidĂ© de retirer l’organisation au pays de Paul Biya, selon une source de Jeune Afrique au sein de la CAF.

    L’information a Ă©tĂ© confirmĂ©e dans les minutes qui ont suivi par la CAF, sur son compte Twitter. Un communiquĂ© plus dĂ©taillĂ© doit ĂȘtre publiĂ© dans les heures qui viennent pour motiver cette dĂ©cision.


    >>> À LIRE – Football : le Cameroun n’est pas prĂȘt Ă  accueillir la CAN 2019, selon la commission d’organisation de la CAF


    Le Maroc d’ores et dĂ©jĂ  intĂ©ressĂ©

    Les candidatures sont dĂ©sormais ouvertes pour trouver un nouvel hĂŽte Ă  la plus grande compĂ©tition sportive continentale, programmĂ©e du 15 juin au 13 juillet. Cette nouvelle Ă©dition, redimensionnĂ©e Ă  24 Ă©quipes – contre 16 jusqu’à prĂ©sent – , implique la mobilisation d’infrastructures consĂ©quentes. Le Maroc, qui s’était dĂ©jĂ  substituĂ© en janvier dernier au Kenya pour la tenue du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), a d’ores et dĂ©jĂ  confirmĂ© qu’il Ă©tait intĂ©ressĂ©. L’Égypte et l’Afrique du Sud pourraient Ă©galement se porter candidats.

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