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Kamhere dans nos murs !

Source:La Prospérité 

*Il est revenu mardi 23 février, dans la soirée à Kinshasa, après un séjour ponctué des conférences au Canada. Il a été presque butté à une certaine hostilité développée par une frange des congolais d’Ottawa. Il s’est requinqué à Montréal, à l’Université du Québec où il a multiplié des interventions axées sur la situation à l’Est et les problèmes de mal gouvernance, des questions de fond abordées sur base d’une franchise moulée de vérité, des perspectives d’avenir suscitant la mobilisation des intelligences congolaises, sous forme d’une nouvelle union sacrée, des pistes de sortie avancées pour un Congo nouveau et, enfin, l’appel au retour à un Congo, terre d’espoir pour l’humanité. L’ex-Speaker de l’Assemblée Nationale aurait eu des contacts avec Oscar Kashala, un des candidats malheureux de la présidentielle 2006 et Président de l’Urec. Sur son passage, il aurait laissé un suspense sur ce qu’il compte faire, après son éviction du perchoir. Va-t-il créer son propre parti politique ou œuvrer sous la bannière d’une AMP dont il aura perdu le contrôle ? Cherchera-t-il à tenter l’expérience d’un courant réformiste au sein de la famille présidentielle ? Jusqu’où futurisera-t-il ses vraies ambitions, pour 2011 ? Il est revenu à Kinshasa, le mardi 23 février dernier, dans la soirée. Il était au Canada. Sur son chemin de retour à Kinshasa, il est passé par Paris. L’homme, c’est Vital Kamhere, l’ex-Speaker de la petite chambre du Parlement. C’est à l’étranger qu’il a choisi de livrer ses vues sur la place publique, depuis son départ impromptu du Palais du Peuple. Si, à Ottawa, quelques petits incidents ont tenté de le perturber dans sa démarche, il n’en a pas été le cas à l’Université du Québec, à Montréal. Ici, en effet, il s’est exprimé librement sur tous les sujets, y compris des questions liées à l’insécurité à l’Est, à la problématique de la corruption endémique et de la mal gouvernance, comme freins réels au développement. Il a esquissé des pistes de solution, en proposant, par exemple, cette idée de la création d’une « union sacrée des intelligences congolaises ». Il voulait ainsi qu’un centre d’études stratégiques soit créé, sous sa férule, avec la participation de tous les congolais épris de paix. Mais, il y a laissé un suspense notamment, sur la face cachée de ses propres ambitions politiques, s’il sera candidat ou pas, en 2011. Un goût d’inachevé donc devant une brochette des congolais venus de tous les coins du Canada, de l’Europe et de l’Amérique. Elections 2011 La chronique est là. Les compteurs sont à zéro. Koyagialo parle déjà des futures élections, comme seule occasion, pour les ambitieux, de reprendre du poil de la bête. Le Secrétaire Exécutif Adjoint de l’AMP est un visionnaire conscient de ses responsabilités. Il savait qu’en s’adressant au CNDP, l’ex-rébellion actuellement dirigée par Philippe Gafishi, toute la classe politique serait appelée à plus d’équilibre dans les calculs. Cet appel, dit-on, est un marteau contre les esprits de tous ceux qui se sont écartés du giron du pouvoir. L’Opposition a, certes, compris qu’il faut bien se préparer, pour laver l’affront, le moment venu. L’enjeu sera aux urnes, pour départager les uns et les autres. Le pouvoir actuel a pris ses marques, avec Muzito II qui a reçu missions notamment, de consolider la paix, de poursuivre le vaste programme de reconstruction du pays, d’atteindre le point d’achèvement, d’améliorer le climat des affaires, par le biais de la requalification de la qualité de la gestion, de rabibocher le tissu social déjà enchainé dans des grèves brusques et récessives, comme la dernière en date enclenchée par les rois de la colline inspirée, les professeurs de l’Université de Kinshasa et, enfin, d’organiser les élections. Cette dernière mission confiée à Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu semble focaliser l’essentiel des énergies. Dans cet espace politique clair où le binôme Pouvoir-Opposition pourrait s’enchevêtrer, à brève échéance, dans des discours de pré-campagne, il est difficile de cerner aujourd’hui, la vraie position de Kamhere. Que fera-t-il ? Avec qui et pour quel but ? Il aurait eu, selon certaines sources, des entretiens avec Oscar Kashala, un des candidats malheureux de la présidentielle 2006. De quoi s’agissait-il ? D’une alliance ? Dans tous les cas, l’élu de Bukavu est libre, même s’il tangue encore dans cet environnement difficile. D’aucuns pensent qu’il ferait mieux de créer son propre parti. D’autres, par contre, estiment qu’il n’aurait pas tort de se lancer dans un nouvel élan, avec un courant réformiste au sein de l’AMP. Au juste, que fera-t-il pour fixer les esprits ? L’opinion l’attend, sur ce point.

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