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nouveaux affrontements entre les mutins et l’armée au Nord-Kivu

Par AFP

 – De nouveaux affrontements opposaient jeudi l’armée congolaise aux mutins ex-rebelles qui semblaient gagner du terrain, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté l’AFP.

Selon le porte-parole des mutins du M23 (Mouvement du 23 mars) les Forces armées congolaises (FARDC) ont commencé à bombarder tôt le matin leurs positions dans la zone de la colline de Mbuzi,Par AFP

 – De nouveaux affrontements opposaient jeudi l’armée congolaise aux mutins ex-rebelles qui semblaient gagner du terrain, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a constaté l’AFP.

Selon le porte-parole des mutins du M23 (Mouvement du 23 mars) les Forces armées congolaises (FARDC) ont commencé à bombarder tôt le matin leurs positions dans la zone de la colline de Mbuzi, à la limite du parc national des Virunga, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

“Ils nous ont attaqués depuis 05H00 (03H00 GMT) du matin. Nous les avons repoussés et nous avons récupéré cinq de leurs positions”, a affirmé à l’AFP le colonel Vianney Kazarama.

Les FARDC de leur côté affirment que les mutins ont débuté les hostilités.

En début d’après-midi, les combats se situaient près de Rwanguba, au nord de la route qui va de Rutshuru vers le sud-est à Bunagana, un important poste frontalier avec l’Ouganda, ont constaté des journalistes de l’AFP.

“Le M23 a attaqué depuis 04H30 toutes les positions FARDC. L’armée a fait un repli stratégique”, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un militaire, à Rubare, où l’AFP a vu de nombreux soldats et de jeep FARDC.

Rubare est situé sur l’axe Goma-Rutshuru, à une quinzaine de km au sud de cette dernière localité.

Un peu plus tôt des chars de la Mission de l’ONU (Monusco) se trouvaient également sur cette route près de Rwanguba. La Monusco avait renforcé sa présence ces derniers jours notamment à Bunagana, dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles.

Les mutins sont des anciens membres de la rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans l’armée dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application.

Ils ont commencé à faire défection de leurs unités début avril au Nord et au Sud-Kivu, et sont regroupés depuis mi-mai sur plusieurs collines dans une petite bande du parc des Virunga, frontalière avec l’Ouganda et le Rwanda, où l’armée ne parvient pas à la déloger malgré des bombardements réguliers à l’arme lourde ou par hélicoptères.

Kinshasa accuse le général en fuite Bosco Ntaganda d’être à la tête de la mutinerie avec le colonel Sultani Makenga, chef du M23 qu’il a créé début mai après avoir fait défection.

Recherché par la Cour pénale internationale pour enrôlement d’enfants quand il était dans une autre milice au début des années 2000, Ntaganda était le chef d’état-major du CNDP, et Makenga son adjoint dans cette rébellion à l’époque soutenue par le Rwanda, selon des rapports de l’ONU.

Le Rwanda a été mis en cause dans la mutinerie en cours au Nord-Kivu, Kinshasa ayant affirmé que 200 à 300 mutins ont été recrutés chez son voisin, accusé de “passivité ou plus” par le gouvernement congolais.

Ces nouvelles violences au Nord-Kivu et le regain d’activité des groupes armés depuis avril ont forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur foyers, selon l’ONU. à la limite du parc national des Virunga, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Goma, la capitale du Nord-Kivu.

“Ils nous ont attaqués depuis 05H00 (03H00 GMT) du matin. Nous les avons repoussés et nous avons récupéré cinq de leurs positions”, a affirmé à l’AFP le colonel Vianney Kazarama.

Les FARDC de leur côté affirment que les mutins ont débuté les hostilités.

En début d’après-midi, les combats se situaient près de Rwanguba, au nord de la route qui va de Rutshuru vers le sud-est à Bunagana, un important poste frontalier avec l’Ouganda, ont constaté des journalistes de l’AFP.

“Le M23 a attaqué depuis 04H30 toutes les positions FARDC. L’armée a fait un repli stratégique”, a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un militaire, à Rubare, où l’AFP a vu de nombreux soldats et de jeep FARDC.

Rubare est situé sur l’axe Goma-Rutshuru, à une quinzaine de km au sud de cette dernière localité.

Un peu plus tôt des chars de la Mission de l’ONU (Monusco) se trouvaient également sur cette route près de Rwanguba. La Monusco avait renforcé sa présence ces derniers jours notamment à Bunagana, dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles.

Les mutins sont des anciens membres de la rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés dans l’armée dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, dont ils réclament la pleine application.

Ils ont commencé à faire défection de leurs unités début avril au Nord et au Sud-Kivu, et sont regroupés depuis mi-mai sur plusieurs collines dans une petite bande du parc des Virunga, frontalière avec l’Ouganda et le Rwanda, où l’armée ne parvient pas à la déloger malgré des bombardements réguliers à l’arme lourde ou par hélicoptères.

Kinshasa accuse le général en fuite Bosco Ntaganda d’être à la tête de la mutinerie avec le colonel Sultani Makenga, chef du M23 qu’il a créé début mai après avoir fait défection.

Recherché par la Cour pénale internationale pour enrôlement d’enfants quand il était dans une autre milice au début des années 2000, Ntaganda était le chef d’état-major du CNDP, et Makenga son adjoint dans cette rébellion à l’époque soutenue par le Rwanda, selon des rapports de l’ONU.

Le Rwanda a été mis en cause dans la mutinerie en cours au Nord-Kivu, Kinshasa ayant affirmé que 200 à 300 mutins ont été recrutés chez son voisin, accusé de “passivité ou plus” par le gouvernement congolais.

Ces nouvelles violences au Nord-Kivu et le regain d’activité des groupes armés depuis avril ont forcé plus de 200.000 personnes à fuir leur foyers, selon l’ONU.