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Sassou Nguesso, une lecture osée…

Interview de M. Tshiyoyo Mufoncol sur la liberation de la RD Congo!-La République Démocratique du Congo partage une frontière commune avec plus de 9 pays. À l’Est, les Anglo-Saxons déstabilisent la RD-Congo en la faisant surveiller par le Rwanda, l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi. Le Sud-Soudan rentre également dans le jeu à travers l’Ouganda, son « parrain » africain direct. Et au Nord, la France vient de dévoiler son jeu connu en République Centre Africaine avec laquelle la RD-Congo partage une frontière au nord. Loin de moi l’idée de me plaindre de ce que font les USA et la France en Afrique, ce sont des États souverains et prédateurs, je constate seulement que face aux prédateurs ceux qui jouent pour la défense des intérêts de la RD-Congo tardent à apprendre vite la leçon. Ses Congolais, « opposition » ou « pouvoir » préfèrent collaborer dans tous les cas et ils oublient que même l’Antilope, dans sa faiblesse, se soumet à peine à la nature prédatrice du lion et autres prédateurs.

Pour l’Occident, nous rentrons déjà l’Occident l’ère post-conflit idéologique. L’Angola faute de mieux soutient les Tutsi au pouvoir à Kinshasa. Je souligne et répète que c’est faute de mieux. Sassou a apporté à un moment donné son soutien à Jean Pierre Bemba et au MLC. Un autre mouvement politique de la RD-Congo a bénéficié aussi de son attention. Personne ne voyait Jusque-là quoi reprocher à l’homme. Aujourd’hui, trop d’émotions et je comprends, personne ne cherche à savoir pourquoi Sassou donne l’air de ne pas aimer de « Zaïrois ». Mais Sassou est Mboshi, c’est-à-dire « muana Mungala ». Comprend qui peut car je me sépare ici de mes sentiments. Et je vois mal comment « un frère » peut en vouloir à ses « frères ». Si nous, « Zaïrois », n’arrivons pas à bien jouer, si certains d’entre nous lui ont fait des promesses qu’ils n’ont pas sues tenir et ont trahi, je me demande en quoi il faudrait aujourd’hui mettre tout sur son dos alors que Sassou vient une fois de plus nous donner une grande leçon de politique et de défense des intérêts de son pays.  

Bien sûr que Je déplore et condamne tout ce qui se fait contre les nôtres à Brazzaville. Nous sommes les seuls qui accueillons sur notre sol n’importe qui et même des sans-papiers. Nous sommes les seuls qui délivrent aux uns et autres des papiers d’identité et un séjour. Les Tutsi du Rwanda en ont abusé et ils ont fini par nous poignarder du dos. Nous pleurons aujourd’hui qui se souvient que la RD-Congo est aujourd’hui entre les mains du Rwanda à cause de ceux qui hier encore pensaient bien faire en confiant de responsabilité à un certain Bisengamana et ceux qui ont nommé un certain Bizima Kahara comme ministre des affaires étrangères. Non seulement qu’ils sont chez nous mais avec leur nouvelle identité congolaise acquise, ils entrent au Congo-Brazzaville comme des citoyens de la RD-Congo. Et tout le monde sait de quoi ils sont capables. Je ne demande pas à Sassou de laisser faire ce qui se fait. contre des « ressortissants « Zaïrois à Brazzaville. Mais faut-il pour autant laisser des Rwandais arracher le Congo-Brazzaville à nos frères C’est ici que Sassou se différencie de Mobutu et des mobutistes. Ils ont laissé faire. Kasi Tokomi wapi (Où sommes-nous)? Je ne défends pas Sassou mais je veux comprendre.

Pendant que tout le monde se taisait, et l’Afrique toute entière aussi, il faudra ici rappeler qu’aucun homme politique congolais sérieux et africain n’a osé tenir des propos que Sassou a eus à l’endroit de Paul Kagamé et de « Joseph Kabila ». Pierre Péan rapporte des propos de Sassou dans son livre « Carnages, les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique ». Je cite :

« À Oyo m ce 8 août 2008, […] Nous sommes tous deux sur les bords de l’Alima […] Sassou Nguesso ne comprend pas le silence observé par Paris, qui ne proteste pas contre [les] fausses accusations [de Paul Kagamé]. […] Pour illustrer son propos, [Sassou] me conte la courte parabole du paralytique sous le manguier : « Quand le paralytique assis au pied du manguier joue avec des feuilles vertes, c’est qu’il y a quelqu’un dans l’arbre qui les lui a jetées. Sinon, il ne joue qu’avec des feuilles mortes ! » Et d’ajouter : Il suffirait à Paris de dire à ses « amis » les protecteurs de Kagamé – les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël- de calmer un peu leur protégé pour que les attaquent cessent ! Puis le président complète son tableau de la nouvelle Afrique en évoquant le mystère Joseph, ce jeune « Joseph Kabila, président du Congo voisin : « venu de nulle part, en quinze jours il a eu les honneurs de Paris, Bruxelles, Londres et Washington….Joseph est un cheval de Troie du président rwandais. Officiellement, pendant la journée, il s’oppose à Paul Kagamé, mais la nuit tombé, il marche avec lui… Or, en Afrique, c’est la nuit que les choses importantes se passent ». (Péan, 2010 : 531-532).

Ce qui voudrait dire que Sassou sait qui est réellement « Joseph Kabila » que des « Zaïrois » laissent régner chez eux. Il le désigne par le terme de « Cheval de Troie de Paul Kagamé ». Il sait également qui est Paul Kagamé, un « paralytique ». je demande que l’on me montre un seule homme « congolais de Kinshasa ou Africain qui aurait traite ces gens de ceux qu’ils sont ? Les deux, « Joseph Kabila » et son maître connaissent la position de Sassou. Et l’accuser de tous les noms serait une faute politique je ne saurais franchir. Nous entrons ici dans un jeu politique périlleux où je nous invite à mettre de côté nos sentiments. Le passé de Sassou peut apprendre aux uns et autres que cet homme est loin d’être un enfant de chœur. L’homme a certes ses défauts, mais la question est de savoir de quoi nous sommes capables. La réponse nous permettra à jouer autant qu’à faire face à la dure réalité qui nous est chaque jour imposée.

Je m’autorise d’inviter notre peuple à la tempérance et à la raison. C’est pourquoi je fais la demande aux Congolais que nous sommes de constituer une délégation pour d’abord aller rencontrer l’ambassadeur de Sassou à Paris et de chercher auprès de lui à saisir ce qui réellement se passe avec des « Zaïrois » à Brazzaville. Et au cas où nous serons insatisfaits, et au nom des Congolais, c’est alors que nous solliciterons par la suite une rencontre avec Sassou et l’entendre à ce sujet. Ainsi, Sassou aura en face de lui des interlocuteurs avec lesquels il pourra parler de la RD-Congo comme l’amateurisme installé à Kinshasa n’arrive à assumer sa fonction régalienne. Et au retour de toutes ces rencontres en rendre compte à la base et ce avant d’entreprendre toute autre action ultérieure. Nous aurons gagné en élévation et désormais on nous prendra au sérieux.

Sassou peut être un allié, dictateur ou pas, mais c’est à nous de savoir arracher de lui un soutien quelconque. Et ce quel que soit ses liens avec la France en ce moment où la France, allié des USA, rejette les mensonges de Paul Kagamé et de ses amis anglo-saxons sur le génocide perpétré au Rwanda.

Et si en faisant rentrer les “Zaïrois” à Kinshasa, on les pousserait malignement à un sursaut d’orgueil national, c’est-à-dire à un soulèvement populaire contre le régime de Kinshasa. Ne dit-on pas qu’à quelque chose malheur est bon. Ce qui me préoccupe à ce niveau est plus l’incapacité à concevoir de ceux qui prétendent être élite congolaise. Comment savoir tirer profit de la situation actuelle avec tous ces “refoulements.

Que l’on me prive des commentaires inutiles. La RD-Congo sera une conquête ou cessera d’exister. Je m’inscris, les nôtres et moi, dans la logique de conquête.

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Mufoncol Tshiyoyo

Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle
Mouvement Politico-militaire, 
mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com, 
004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo

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