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Spectacle : Monsieur Fraize, itinéraire d’un clown gâté

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L’humoriste et comédien est sur la scène de L’Européen à Paris, chaque mardi et mercredi, jusqu’au 21 novembre.

Par Sandrine Blanchard Publié hier à 16h30, mis à jour hier à 19h07

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En cet automne, Marc Fraize se régale. La ­patience de cet humoriste clownesque, qui a sillonné les salles de province pendant des années, est aujourd’hui récompensée. Alors il est heureux et ne s’en cache pas. Heureux de partager ses semaines entre Paris – où il joue chaque mardi et mercredi son inoubliable personnage lunaire et ingénu sur la scène de L’Européen – et Bourgvilain, un village de Saône-et-Loire où il vit avec sa femme, institutrice, et ses deux enfants. Heureux aussi des « cadeaux » que lui fait depuis peu le cinéma en lui offrant des seconds rôles remarqués (Problemos, d’Eric Judor, Le Redoutable, de Michel Hazanavicius, Au poste !, de Quentin Dupieux).

« Je suis gâté en ce moment et je n’ai pas besoin de plus », résume ce comédien qui, avec son air de débarquer de nulle part, déboussole le public par son jusqu’au-boutisme et sa sincérité enfantine. Son personnage de ­Monsieur Fraize, qu’il interprète depuis dix-sept ans, s’est bonifié, enrichi et s’inscrit à rebours de la scène humoristique actuelle, où les vannes doivent fuser toutes les quatre secondes. Lui a pris le contre-pied de cette mode. « Je suis un enfant de Coluche, de ­Mister Bean, de Bourvil, de ces personnages antihéros. C’est ce qui m’a donné envie de faire rire », ­explique-t-il.

Marc Fraize, humoriste : « Je suis un enfant de Coluche, de ­Mister Bean, de Bourvil, de ces personnages antihéros »

Marc Fraize est comme son ­personnage, d’une franchise déconcertante, sympathique et attachant. Hermétique au show-biz, il a quitté sans regret, en 2011, le plateau d’On ne demande qu’à en rire, sur France 2, refusant de se plier au format et au rythme de l’émission. « Je plais beaucoup aux déçus de l’humour, à ceux qui le voient se formater et devenir un business, constate-t-il avec lucidité. J’ai un style à part, hors cadre et je ne cherche pas le pognon. »

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