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  • Le Danemark affirme avoir dĂ©jouĂ© un attentat et accuse l’Iran

    Le Danemark affirme avoir dĂ©jouĂ© un attentat et accuse l’Iran

    Le Danemark a dĂ©jouĂ© un projet d’« attaque » sur son sol contre des opposants au rĂ©gime iranien, a affirmĂ©, mardi 30 octobre, le chef de la diplomatie danoise, Anders Samuelsen. L’ambassadeur d’Iran Ă  Copenhague a Ă©tĂ© convoquĂ© dans l’aprĂšs-midi au ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres.

    « Le Danemark ne peut, en aucune façon, tolĂ©rer que des individus liĂ©s aux services de renseignement iraniens fomentent des attaques contre des personnes, a protestĂ© M. Samuelsen, lors d’une confĂ©rence de presse Ă  Copenhague. C’est le gouvernement iranien, c’est l’Etat iranien qui est derriĂšre. »

    De son cĂŽtĂ©, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a jugĂ© sur son compte Twitter « inacceptable que l’Iran ou tout autre Etat Ă©tranger fomente des assassinats sur le sol danois » et fait savoir que « des mesures contre l’Iran [seraient] discutĂ©es au sein de l’Union europĂ©enne ». Un porte-parole de la diplomatie iranienne citĂ© par l’agence officielle Irna a rĂ©futĂ© ces accusations, accusant les ennemis de l’Iran de vouloir nuire Ă  ses relations avec l’Europe.

    Attentat déjoué en France

    Selon les services du renseignement du pays scandinave, au moins un individu liĂ© au renseignement iranien, arrĂȘtĂ© le 21 octobre, projetait un attentat contre trois membres prĂ©sumĂ©s du Mouvement arabe de lutte pour la libĂ©ration d’Ahvaz rĂ©sidant au Danemark. Cette organisation est soupçonnĂ©e par TĂ©hĂ©ran d’avoir participĂ© Ă  un attentat contre un dĂ©filĂ© militaire qui avait fait 24 morts le 22 septembre Ă  Ahvaz, capitale de la province iranienne du Khouzestan (sud-ouest).

    Fin septembre, TĂ©hĂ©ran avait accusĂ© le Danemark, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne « d’hĂ©berger certains membres du groupe terroriste » que l’Iran accuse d’ĂȘtre responsable de l’attentat.

    Ce projet d’attentat au Danemark rappelle l’annonce Ă  la fin du mois de juin des autoritĂ©s françaises, qui auraient Ă©galement dĂ©jouĂ© un attentat organisĂ© par les services de renseignement de TĂ©hĂ©ran, visant un rassemblement en France d’un groupe d’opposants iraniens. Un couple belge d’origine iranienne avait notamment Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© Ă  Bruxelles en possession de 500 grammes de TATP, un explosif artisanal trĂšs instable, et un diplomate iranien, contact de ce couple, avait alors Ă©tĂ© interpellĂ© en Allemagne.

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  • Midterms : un record de candidatures LGBT+ en rĂ©ponse aux attaques de l’administration Trump

    Midterms : un record de candidatures LGBT+ en rĂ©ponse aux attaques de l’administration Trump

    Deux semaines avant les Ă©lections de mi-mandat, le New York Times rĂ©vĂ©lait que le ministĂšre de la santĂ© amĂ©ricain avait proposĂ© de dĂ©finir trĂšs strictement l’identitĂ© sexuelle comme Ă©tant liĂ©e aux organes sexuels Ă  la naissance, ĂŽtant aux personnes transgenres la possibilitĂ© de se faire reconnaĂźtre officiellement.

    Cette mesure, si elle est adoptĂ©e, ne constitue qu’une des attaques supplĂ©mentaires de l’administration Trump contre plusieurs mesures protĂ©geant les personnes transgenres et la communautĂ© LGBT+ (lesbienne, gay, bi, trans
) en gĂ©nĂ©ral.

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    PrÚs de 400 candidats

    C’est pour rĂ©pondre Ă  ces attaques qu’une vague de candidats aux couleurs arc-en-ciel s’est lancĂ©e et a dĂ©crochĂ© des investitures pour les Ă©lections du 6 novembre. Il n’y a actuellement qu’un sĂ©nateur, six Ă©lus Ă  la Chambre des reprĂ©sentants et une gouverneure (Kate Brown, dans l’Oregon) qui se rĂ©clament de la communautĂ© LGBT+, rapporte le Victory Institute, qui se prĂ©sente comme la seule organisation Ă  Ɠuvrer pour l’élection de personnes ouvertement LGBT+. Cette annĂ©e, prĂšs de 400 candidats de la communautĂ© LGBT+ sont en course pour des postes, alors qu’ils n’étaient que 250 lors des Ă©lections de 2016. Parmi eux, seize le sont pour un poste de gouverneur ou au CongrĂšs.

    « Les candidats issus de la communautĂ© LGBT+ se prĂ©sentent en nombre parce qu’ils en ont assez des attaques venant de la Maison Blanche et des lĂ©gislatures d’Etat », confirme Elliot Imse, chargĂ© de la communication du Victory Fund. Il ajoute : « Ils se prĂ©sentent aussi parce qu’ils ont vu qu’il Ă©tait possible de se faire Ă©lire dans plein d’endroits. »

    Comme pour la vague fĂ©minine, la vague LGBT+ est unilatĂ©rale, ou presque, le Parti rĂ©publicain Ă©tant en retard. « Les politiques anti-LGBT+ menĂ©es par la Maison Blanche ont pour consĂ©quence que peu de membres de cette communautĂ© se prĂ©sentent ouvertement aux Ă©lections primaires rĂ©publicaines. Et lorsqu’elles le font, elles sont mises Ă  l’écart, alors que l’électeur rĂ©publicain moyen est de plus en plus prĂȘt Ă  voter pour un candidat LGBT+. »

    Le site Log Cabin Republican, qui essaye de dĂ©fendre la cause LGBT+ au sein du Parti rĂ©publicain, n’a ainsi identifiĂ© que
 six membres de la communautĂ© candidats Ă  des postes Ă  la Chambre ou au SĂ©nat : Gina Sosa (Floride), Jeffrey Sossa-Paquette (Massachusetts), Eugene Truono, un ancien dirigeant de PayPal (Delaware) et Bradley Boivin (Wisconsin). Aucun d’eux n’a dĂ©passĂ© les primaires. Deux candidats sortants se reprĂ©sentent Ă  la Chambre des reprĂ©sentants : Jason Elliott (Caroline du Sud) et Todd Novak (Wisconsin).

    Plusieurs candidatures démocrates

    A l’inverse, le camp dĂ©mocrate soutient plusieurs candidatures, comme Lupe Valdez, ancienne shĂ©rif du comtĂ© de Dallas, qui aspire Ă  devenir gouverneure du Texas, ou celle de Gina Ortiz Jones, dans la 23e circonscription du Texas, oĂč elle fait face Ă  de nombreux dĂ©fis : elle serait la premiĂšre femme Ă©lue au CongrĂšs dans cette circonscription, en serait la premiĂšre reprĂ©sentante ouvertement lesbienne et la premiĂšre amĂ©ricaine d’origine philippine Ă©lue.

    Dans le Vermont, Christine Hallquist est la premiÚre candidate transgenre à un poste de gouverneur, mais elle aura fort à faire face au républicain sortant, Phil Scott, tandis que dans le Colorado, Jared Polis, déjà élu du Colorado à la Chambre des représentants, est en passe de devenir le premier gouverneur ouvertement homosexuel des Etats-Unis.

    Kyrsten Sinema, dĂ©mocrate ouvertement bisexuelle Ă©lue de l’Arizona Ă  la Chambre des reprĂ©sentants, dispute le siĂšge du sĂ©nateur rĂ©publicain sortant Jeff Flake Ă  Martha McSally, Ă©lue rĂ©publicaine de l’Arizona Ă  la Chambre des reprĂ©sentants. Quel qu’en soit le rĂ©sultat, l’élection entrera dans l’histoire, puisque la vainqueure sera la premiĂšre sĂ©natrice de l’Arizona.

    Elliot Imse du Victory Fund explique l’arrivĂ©e de candidats issus de la communautĂ© LGBT+ comme une rĂ©volution dans la politique amĂ©ricaine : « Les Ă©lecteurs les choisissent comme solution aux divisions et aux dysfonctionnements observĂ©s Ă  Washington. Les luttes et les expĂ©riences des candidats LGBT+ rencontrent un Ă©cho auprĂšs des Ă©lecteurs. »

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  • « Bolsonaro n’est pas mon prĂ©sident » : les BrĂ©siliens de France sonnĂ©s

    « Bolsonaro n’est pas mon prĂ©sident » : les BrĂ©siliens de France sonnĂ©s

    « J’ai honte. 70 % de ma ville natale a votĂ© Bolsonaro, confie Luis, 41 ans. J’ai honte, parce que mes copains et mes parents ont donnĂ© carte blanche Ă  un mouvement qui est contre l’avortement et qui envisage de flexibiliser le port d’armes, dans un pays oĂč 60 000 personnes sont mortes l’annĂ©e derniĂšre par arme Ă  feu. » Comme cet informaticien arrivĂ© il y a dix ans Ă  Paris, de nombreux BrĂ©siliens de France se sont rĂ©veillĂ©s, lundi 29 octobre, avec la gueule de bois. La veille, leur pays natal Ă©lisait le candidat d’extrĂȘme droite Jair Bolsonaro, avec plus de 55 % des voix.

    Dans un appel Ă  tĂ©moignages du Monde, des dizaines d’entre eux ont confiĂ© leur surprise, voire leur incomprĂ©hension face Ă  la victoire de cet ancien militaire, nostalgique de la dictature qui a dirigĂ© d’une main de fer le BrĂ©sil entre 1964 et 1985. Une dictature que certains d’entre eux ont fuie, avec leurs parents, pour la France, et qu’ils craignent de voir revenir avec Jair Bolsonaro.

    Cette envie de faire barrage Ă  l’extrĂȘme droite s’est vue dans les urnes : 69 % des BrĂ©siliens de France ont votĂ© pour le candidat de gauche Fernando Haddad – contre moins de 30 % pour les expatriĂ©s brĂ©siliens du monde entier. L’échec digĂ©rĂ©, ils hĂ©sitent aujourd’hui entre s’engager davantage pour la dĂ©mocratie brĂ©silienne
 ou couper le cordon, au moins quelque temps, avec un pays qu’ils ne reconnaissent plus.

    Sidération

    Erika est « accablĂ©e ». Cette universitaire est arrivĂ©e en France en 1966, Ă  l’ñge de deux ans, dans les bras de ses parents qui fuyaient la dictature. Impossible pour elle de comprendre comment 55 % des BrĂ©siliens habitant dans son pays natal ont choisi Jair Bolsonaro, mĂȘme si « les dĂ©sillusions et les corruptions de l’ùre Lula [ont Ă©tĂ©] bien effectives et bien dĂ©cevantes ». Pour elle, le travail de mĂ©moire autour de la dictature n’a pas Ă©tĂ© fait. D’oĂč le rĂ©veil d’une certaine nostalgie pour l’autoritarisme. « Dans le musĂ©e de Rio, la partie dĂ©volue aux annĂ©es de plomb m’avait paru trĂšs succincte. Comme si ces annĂ©es dictatoriales avaient du mal Ă  ĂȘtre Ă©laborĂ©es dans une perspective Ă  la fois critique et historique », analyse-t-elle. Depuis sa visite, le musĂ©e est parti en flammes en septembre et le peu qu’il restait de la mĂ©moire sur les crimes de la dictature a Ă©tĂ© rĂ©duit en cendres. « Une Ă©trange allĂ©gorie » de cette Ă©lection, conclut-elle.

    Mais le vote Bolsonaro ne s’est pas seulement construit sur le souvenir vague de la dictature, selon les soutiens brĂ©siliens du nouveau prĂ©sident interrogĂ©s par Le Monde. Parmi la minoritĂ© d’expatriĂ©s faisant part de leur « bonheur » au lendemain de cette Ă©lection, Lucca, 28 ans, insiste sur la hausse de la dĂ©linquance et « la dĂ©gradation de la santĂ© publique et de l’éducation nationale » ces derniĂšres annĂ©es, qu’il impute Ă  la « corruption colossale » du Parti des travailleurs de Fernando Haddad.

    Le parti, au pouvoir entre 2003 et 2016, est, en effet, engluĂ© dans des scandales de corruption depuis plus de dix ans, allant du mensalao (grosse mensualitĂ©), en 2005 – l’achat de votes auprĂšs des membres du CongrĂšs –, Ă  « Lava Jato » (lavage express), en 2014 – une opĂ©ration anticorruption ayant abouti Ă  la condamnation Ă  douze ans de prison de l’ancien prĂ©sident Lula. « Maintenant, j’ai l’espoir de pouvoir un jour rentrer dans mon pays, un pays plus prospĂšre et moins dangereux », poursuit le jeune homme de 28 ans.

    Inquiétude pour les proches

    Si Lucca se rĂ©jouit du retour de la sĂ©curitĂ© dans son pays, la libĂ©ralisation du port d’armes et l’amnistie des crimes des policiers promises par Bolsonaro inquiĂštent certains BrĂ©siliens de France, dont les proches sont restĂ©s au pays.

    Un effroi particuliĂšrement vif chez les minoritĂ©s, qui craignent des bavures policiĂšres, voire la crĂ©ation de milices, galvanisĂ©es par le discours raciste, homophobe et misogyne de Jair Bolsonaro. Luisa, Ă©tudiante Ă  Sciences Po, raconte avoir appelĂ© sa sƓur, lesbienne, le soir du scrutin :

    « Elle pleurait parce qu’elle avait peur pour sa vie. »

    Une angoisse partagĂ©e par Aline, femme noire originaire de la banlieue nord de Rio, qui raconte « craindre pour la vie de [sa] famille, de [ses] amis et de [son] peuple ». Car les menaces sont bien rĂ©elles, raconte cette femme de 32 ans, rappelant que le 14 mars, l’élue locale lesbienne et militante antiraciste Marielle Franco a Ă©tĂ© assassinĂ©e. Aline espĂšre, cependant, soutenir ses proches depuis la France, d’oĂč elle se sent « privilĂ©giĂ©e de pouvoir raconter [son] histoire et de protester sans craindre d’ĂȘtre assassinĂ©e ».

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    La France, nouvelle patrie ?

    Car, au sein de la communautĂ© brĂ©silienne en France, le rejet de Jair Bolsonaro est tel que certains refusent de le reconnaĂźtre comme leur nouveau chef de l’Etat. « Il salue les tortionnaires, diffuse des fake news, n’en a rien Ă  faire de l’environnement
 Il n’est pas mon prĂ©sident », lĂąche Tarciane, 29 ans. Et s’il espĂšre qu’il retrouvera son BrĂ©sil intact aprĂšs le mandat prĂ©sidentiel de quatre ans, d’autres ont dĂ©cidĂ© d’abandonner pour de bon un pays qui leur semble perdu. « Je viens de faire ma demande de nationalitĂ© française, explique Adriano, coiffeur installĂ© depuis treize ans Ă  Paris. Vivre dans une sociĂ©tĂ© dominĂ©e par les militaires, ce n’est pas possible ! »

    Luisa, fraĂźchement arrivĂ©e en France pour Ă©tudier Ă  Paris, elle, ne veut pas baisser les bras. « Ce n’est pas la fin, je continuerai Ă  lutter contre les injustices. Et si Bolsonaro et ses Ă©lecteurs prennent des armes, moi, je prendrai des livres. AprĂšs tout, c’est pour ça que je suis lĂ . »

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  • Le gangster « Whitey » Bulger, incarnĂ© par Jack Nicholson et Johnny Depp, retrouvĂ© mort en prison

    Le gangster « Whitey » Bulger, incarné par Jack Nicholson et Johnny Depp, retrouvé mort en prison

    Il a Ă©tĂ© incarnĂ© au cinĂ©ma par Jack Nicholson et Johnny Depp. Le gangster amĂ©ricain James « Whitey » Bulger a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort, mardi 30 octobre, dans une prison fĂ©dĂ©rale de Virginie-Occidentale oĂč il venait d’ĂȘtre transfĂ©rĂ©, ont annoncĂ© les services pĂ©nitentiaires. Une enquĂȘte est en cours pour dĂ©terminer les circonstances de sa mort.

    Figure lĂ©gendaire du crime organisĂ© de Boston, James Bulger, qui avait 89 ans, a menĂ© pendant des annĂ©es une double vie de criminel particuliĂšrement violent Ă  la tĂȘte du Winter Hill Gang – un gang irlandais – dans les quartiers sud de Boston et d’informateur du FBI.

    Bulger s’était hissĂ© aux commandes de la pĂšgre de Boston au prix d’une meurtriĂšre guerre des gangs. Les complicitĂ©s nouĂ©es avec des responsables du FBI, qui partageaient comme lui des origines irlandaises et fermaient les yeux sur ses agissements en Ă©change de ses informations sur la mafia italienne, lui ont permis de verrouiller son emprise sur le crime organisĂ©.

    ArrĂȘtĂ© en 2011 aprĂšs seize ans de cavale

    PrĂ©venu de son arrestation imminente par un agent fĂ©dĂ©ral corrompu, il avait fui Boston en 1994 et a Ă©chappĂ© pendant plus de seize ans Ă  la traque du FBI, qui l’avait placĂ© sur sa liste des dix criminels les plus recherchĂ©s. Il avait finalement Ă©tĂ© capturĂ© en juin 2011 dans un appartement de Santa Monica, en Californie, oĂč il vivait sous une fausse identitĂ©.

    En 2013, il avait été doublement condamné à la prison à perpétuité aprÚs avoir été reconnu coupable de onze meurtres.

    En 2015, l’acteur Johnny Depp avait incarnĂ© au cinĂ©ma le cĂ©lĂšbre mafieux dans Strictly Criminal de Scott Cooper. Bugler avait auparavant inspirĂ© en partie Ă  Martin Scorcese le personnage de Frank Costello, un chef de gang irlandais interprĂ©tĂ© par Jack Nicholson dans Les InfiltrĂ©s (2006).

    Lire la critique du film :   « Strictly Criminal » : Johnny Depp Ă  l’aise dans la peau d’un gangster

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  • Un groupe de rap dĂ©fie la junte militaire en ThaĂŻlande

    Un groupe de rap défie la junte militaire en Thaïlande

    Dans son clip, publiĂ© sur Youtube, le groupe Rap Against Dictatorship critique ouvertement la junte militaire thaĂŻlandaise au pouvoir depuis un coup d’Etat en 2014. Corruption, nĂ©potisme, manque de transparence, suppression de la libertĂ© d’expression, privilĂšges accordĂ©s aux plus riches
 les rappeurs Ă©voquent les sujets qui font mal.

    Ce genre de critique du pouvoir est rare dans le pays. En ThaĂŻlande, porter atteinte Ă  l’image du pays est, en effet, puni de prison au nom de la « stabilitĂ© nationale ». Ce clip reflĂšte le ras-le-bol de la population Ă  l’égard des gĂ©nĂ©raux et de leurs pratiques liberticides. La vidĂ©o a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© vue plus de 22 millions de fois en une semaine.

    La police a d’abord menacĂ© le groupe de rap et ceux qui osaient partager le clip. Mais face Ă  la popularitĂ© de la chanson, les militaires n’ont pu empĂȘcher sa diffusion. En s’affichant tolĂ©rants, ils veulent Ă©viter de se mettre Ă  dos une partie de leur futur Ă©lectorat. En effet, des Ă©lections libres doivent se tenir en ThaĂŻlande en fĂ©vrier 2019. L’armĂ©e compte s’y prĂ©senter comme un parti politique lĂ©gitime. C’est en partie pour ça qu’ils laissent les rappeurs s’exprimer. MalgrĂ© les Ă©lections Ă  venir, la Constitution devrait permettre Ă  l’armĂ©e de continuer Ă  garder le pouvoir directement ou indirectement.

    LE MONDE

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  • Des « mercenaires Ă©trangers » en Libye, une stratĂ©gie Ă  risque

    Des « mercenaires étrangers » en Libye, une stratégie à risque

    RepliĂ©s dans le sud de la Libye, des mouvements rebelles soudanais ou tchadiens se retrouvent au cƓur des enjeux de pouvoir, attisant les tensions rĂ©gionales.

    Par Frédéric Bobin Publié hier à 18h31, mis à jour hier à 19h08

    Lecture 7 min.

    Le terme est dur : « occupation Ă©trangĂšre ». Ainsi le maire de Sebha, chef-lieu du Fezzan, rĂ©gion mĂ©ridionale de la Libye, qualifiait-il au printemps, selon la presse libyenne, la prĂ©sence dans cette zone de groupes armĂ©s originaires du Tchad et du Soudan. Six mois plus tard, le marĂ©chal Khalifa Haftar, l’homme fort de la CyrĂ©naĂŻque (est) et l’un des principaux protagonistes de la crise libyenne, cherche Ă  exploiter au mieux les crispations nationalistes autour d’une telle « occupation » en jouant de ses muscles dans le sud du pays, oĂč il renforce lentement sa prĂ©sence.

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    Alors que l’impasse politico-militaire se prolonge entre les deux pĂŽles de pouvoir, l’un Ă©tabli Ă  Benghazi (est) et l’autre Ă  Tripoli (ouest), le Sud libyen devient un théùtre de plus en plus disputĂ©, d’autant que sa position frontaliĂšre avec le Niger, le Tchad et le Soudan en accroĂźt la valeur stratĂ©gique. Le 13 octobre, l’aviation de Haftar, chef autoproclamĂ© de l’ArmĂ©e nationale libyenne (ANL), soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et, un peu, par la France, a bombardĂ© une nouvelle fois – la prĂ©cĂ©dente sĂ©rie de raids avait eu lieu en mars – les positions d’un groupe de l’opposition armĂ©e tchadienne Ă©voluant dans le Fezzan. Quelques jours plus tard, le 16 octobre, le marĂ©chal rendait visite Ă  N’Djamena au prĂ©sident tchadien, Idriss DĂ©by. La bonne coopĂ©ration entre les deux hommes est l’une des donnĂ©es cruciales dans la gĂ©opolitique de cette partie de l’aire sahĂ©lo-saharienne.

    Base de projection vers Tripoli

    Leurs intĂ©rĂȘts convergent. M. DĂ©by veut mettre hors d’état de nuire les factions de son opposition armĂ©e ayant trouvĂ© refuge dans le Sud libyen, d’oĂč elles lancent des attaques contre le nord du Tchad. Le 11 aoĂ»t, le Conseil du commandement militaire pour le salut de la RĂ©publique (CCMSR), le principal groupe rebelle tchadien, a revendiquĂ© une attaque sur une localitĂ© du Tibesti, le plus important assaut de ce type depuis 2009. Depuis, l’aviation de N’Djamena multiplie les raids aĂ©riens dans le but de « nettoyer » – selon le terme employĂ© officiellement – la zone d’orpailleurs y opĂ©rant de maniĂšre « illĂ©gale » et d’empĂȘcher ainsi la jonction entre ces derniers et des mouvements rebelles.

    Quant Ă  Khalifa Haftar, le dĂ©clenchement d’une offensive contre ces groupes « étrangers » lui permet de justifier sa prĂ©sence croissante dans le Sud libyen, qui vise, selon de nombreux observateurs, Ă  bĂątir une future base de projection vers Tripoli. Le marĂ©chal, qui ne reconnaĂźt pas la lĂ©galitĂ© du gouvernement d’accord national Ă©tabli dans la capitale sous la prĂ©sidence de Fayez Al-Sarraj (et soutenu par les Nations unies), n’a jamais fait mystĂšre de son intention de « libĂ©rer » la ville. A cette fin, relĂšvent les analystes du théùtre libyen, il cherche Ă  se glisser progressivement vers le nord-ouest tripolitain Ă  partir du sud, et Ă  prendre ainsi la capitale en Ă©tau.

    A l’origine, l’homme fort de la CyrĂ©naĂŻque ciblait les groupes de l’opposition armĂ©e tchadienne repliĂ©s en Libye, car ces derniers s’étaient alliĂ©s aux milices proches de Misrata, la citĂ© portuaire de la Tripolitaine oĂč se recrutent ses plus farouches adversaires. C’est, du reste, Ă  l’instigation de la TroisiĂšme Force, la grande brigade misratie dĂ©ployĂ©e dans le Fezzan, que s’était créé en 2016 le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) Ă  partir d’une dissidence de l’Union des forces pour la dĂ©mocratie et le dĂ©veloppement, jusqu’alors le principal groupe rebelle tchadien. Dans la gĂ©nĂ©alogie tourmentĂ©e de ces mouvements d’opposition, le FACT sera Ă  son tour Ă©branlĂ© par une scission, celle qui donnera naissance au CCMSR dĂ©fiant aujourd’hui ouvertement N’Djamena Ă  partir de la Libye.

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    L’effectif total de ces formations se situerait « entre 2 000 et 3 500 hommes », selon un rapport du groupe d’experts des Nations unies sur la Libye publiĂ© dĂ©but 2018. Le fait que nombre d’entre eux se soient mis au service – rĂ©munĂ©rĂ© – des factions libyennes antagonistes leur a valu l’appellation de « mercenaires Ă©trangers ». Les combattants tchadiens ont ainsi pris part Ă  nombre d’opĂ©rations militaires aux cĂŽtĂ©s de la TroisiĂšme Force et de la Brigade de dĂ©fense de Benghazi, un groupe « rĂ©volutionnaire » Ă  inclination islamiste. Ils sont intervenus en mars 2017 sur le Croissant pĂ©trolier – un arc de terminaux situĂ© en bordure du golfe de Syrte –, ravi temporairement Ă  Haftar, ainsi que dans l’attaque sanglante (entre 75 et 141 morts) en mai 2017 de la base de l’ANL Ă  Brak Al-Shati, Ă  proximitĂ© de Sebha, la « capitale » du Fezzan.

    Le sort des groupes tchadiens en Libye connaĂźt toutefois un profond bouleversement Ă  partir de ce printemps 2017, alors que la TroisiĂšme Force se retire progressivement du Fezzan, affaiblie par le grignotage de Haftar Ă©paulĂ© par l’aviation des Emirats arabes unis. Avec le repli des Misratis disparaĂźt un prĂ©cieux protecteur ; dĂšs lors, certains mouvements tchadiens sont forcĂ©s de composer avec le marĂ©chal libyen. Dans le district d’Al-Jufrah, le FACT est ainsi autorisĂ© Ă  rester sur place sous rĂ©serve qu’il « se tienne tranquille », selon le mot d’un observateur international basĂ© Ă  Tunis. Pour d’autres formations, « la survie passe par une implication croissante dans les rĂ©seaux de contrebande », note un journaliste libyen issu de la communautĂ© des Toubou, installĂ©e de part et d’autre des frontiĂšres entre le Tchad, la Libye et le Niger.

    « Gangs, terroristes et criminels »

    La rĂ©cente dĂ©gradation de la situation sĂ©curitaire dans le Fezzan, due notamment Ă  la multiplication d’enlĂšvements assortis de demandes de rançon, dĂ©coule Ă  l’évidence de cette reconversion de rebelles tchadiens dans des activitĂ©s criminelles. En lançant son opĂ©ration contre « les gangs, terroristes et criminels » dans le Sud libyen, Haftar cherche Ă  capitaliser sur l’exaspĂ©ration de la population locale. Si sa prĂ©sence – bien que croissante – est Ă  ce stade plutĂŽt limitĂ©e dans le Fezzan, l’ANL du marĂ©chal peut s’y appuyer sur des groupes supplĂ©tifs. Parmi ces derniers figure notamment la brigade Khalid Bin Walid, une force dirigĂ©e par un Toubou salafiste et active ces derniĂšres semaines dans des escarmouches contre des rebelles tchadiens.

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    Dans ce contexte, la pression sur les « mercenaires tchadiens » est vouĂ©e Ă  s’intensifier. La signature, fin mai, d’un accord de coopĂ©ration sĂ©curitaire entre le Soudan, le Tchad, la Libye et le Niger, qui autorise notamment un « droit de poursuite », va lĂ©galiser de possibles incursions de l’armĂ©e tchadienne du cĂŽtĂ© libyen de la frontiĂšre pour traquer des rebelles anti-N’Djamena.

    Pour ces derniers, la situation s’annonce d’autant plus dĂ©licate que les Toubou libyens, avec lesquels ils partagent d’étroits liens ethniques, ne sont pas – ou plus – nĂ©cessairement disposĂ©s Ă  embrasser leur cause. « Nombre d’entre eux estiment que les autres communautĂ©s [les tribus arabes] de cette zone gĂ©ographique remettent en cause leur prĂ©sence mĂȘme sur ce territoire. Dans ce contexte, les Toubou de Libye sont contraints de conserver de bonnes relations avec le Tchad », Ă©crivent JĂ©rĂŽme Tubiana et Claudio Gramizzi dans un rapport (« Les Toubou dans la tourmente : prĂ©sence et absence de l’Etat dans le triangle Tchad-Soudan-Libye ») publiĂ© en juin 2017 par l’organisation Small Arms Survey.

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    La reprise des affrontements Ă  Sebha entre des Toubou et la tribu arabe des Ouled Slimane, en fin d’annĂ©e 2017, a confirmĂ© – aprĂšs la guerre de 2014-2015 Ă  Oubari entre Toubou et Touareg – la fragilitĂ© des relations intercommunautaires dans le Sud libyen. Le discours sur une « occupation Ă©trangĂšre » menaçant la « souverainetĂ© nationale » rencontre un Ă©cho croissant dans les communautĂ©s arabes libyennes de la rĂ©gion, qu’il s’agisse des Ouled Slimane Ă  Sebha ou des Zway Ă  Kufrah (sud-est). « Les Toubou de Libye, du Tchad et du Niger veulent crĂ©er leur RĂ©publique sur le modĂšle kurde, dĂ©nonce un responsable Ouled Slimane de passage Ă  Tunis. Et cela, nous ne pouvons pas l’accepter. » De telles visĂ©es irrĂ©dentistes n’ont jamais Ă©tĂ© proclamĂ©es par les Toubou eux-mĂȘmes, mais certaines figures des autres communautĂ©s le croient, ou feignent de le croire, nourrissant une certaine paranoĂŻa autour d’un pĂ©ril sĂ©paratiste dans le Sud libyen.

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    Le paradoxe est que le marĂ©chal Haftar, qui cherche Ă  exploiter ce malaise Ă  son profit, n’hĂ©site pas lui-mĂȘme Ă  recourir aux services des « mercenaires Ă©trangers », notamment des rebelles darfouris en lutte contre le rĂ©gime soudanais, que l’ex-Guide libyen Mouammar Kadhafi avait jadis dĂ©jĂ  abritĂ©s. L’un des principaux groupes darfouris, l’ArmĂ©e de libĂ©ration du Soudan de Minni Minawai (SLA-MM), est ainsi dĂ©ployĂ© pour garder des installations du Croissant pĂ©trolier, dont Haftar s’était emparĂ© Ă  l’automne 2016. Preuve de cette collusion, le dernier rapport du groupe d’experts des Nations unies, publiĂ© en septembre, reproduit un « laissez-passer » signĂ© par un commandant de l’ANL de la zone d’Al-Jufrah au bĂ©nĂ©fice d’un convoi darfouri de la SLA-MM en route vers le sud de Sebha. « Haftar dĂ©nonce et utilise Ă  la fois les mercenaires Ă©trangers en Libye », remarque un observateur international Ă  Tunis. Et, comme pour le Tchad, la prĂ©sence dans le pays de ces groupes darfouris met la frontiĂšre avec le Soudan sous pression.

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  • Au Sri Lanka, une manifestation monstre pour soutenir le premier ministre dĂ©mis

    Au Sri Lanka, une manifestation monstre pour soutenir le premier ministre démis

    Le Sri Lanka s’enfonce dans une grave crise politique depuis le limogeage, vendredi 26 octobre, du premier ministre Ranil Wickremesinghe par le prĂ©sident Maithripala Sirisena. Le chef du gouvernement sortant, qui s’accroche Ă  son siĂšge, a reçu le soutien mardi de plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui dĂ©noncent un « coup antidĂ©mocratique ».

    Entre 25 000, selon la police, et 100 000 personnes, selon le United National Party (UNP) parti de M. Wickremesinghe, se sont rassemblĂ©es devant sa rĂ©sidence, oĂč il vit retranchĂ© depuis le dĂ©but de la crise politique, paralysant des axes routiers clĂ©s de la ville. Le rassemblement s’est dispersĂ© en dĂ©but de soirĂ©e sans que des incidents violents n’aient Ă©tĂ© signalĂ©s.

    Lire notre analyse :   Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise politique

    M. Wickremesinghe, qui estime que son renvoi est anticonstitutionnel, a Ă©tĂ© remplacĂ© par Mahinda Rajapakse, l’ex-prĂ©sident (2005-2015) du Sri Lanka. Ce dernier, accusĂ© de corruption et de violation des droits de l’homme, a d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ© une partie de son gouvernement.

    Dimanche, deux jours aprĂšs cette nomination surprise, M. Sirisena a justifiĂ© sa dĂ©cision au cours d’une longue dĂ©claration retransmise Ă  la tĂ©lĂ©vision, dans laquelle il accuse un ministre du prĂ©cĂ©dent gouvernement d’avoir prĂ©parĂ© une tentative d’assassinat le visant. Il reproche Ă©galement au chef du gouvernement sortant d’avoir pris des « dĂ©cisions individuelles » sans le concerter et d’avoir laissĂ© prospĂ©rer la « fraude et la corruption » dans le pays.
    Le prĂ©sident et le premier ministre sortant, qui s’étaient alliĂ©s en 2015 pour Ă©vincer M. Rajapakse, ont notamment des divergences sur la politique Ă©conomique et les tensions entre eux Ă©taient montĂ©es d’un cran Ă  un an de la prochaine Ă©lection prĂ©sidentielle, oĂč tous deux envisagent d’ĂȘtre candidats.

    « Coup d’Etat constitutionnel »

    Mais M. Wickremesinghe rĂ©clame une session d’urgence du Parlement, suspendu par le prĂ©sident jusqu’au 16 novembre, pour prouver qu’il dĂ©tient toujours la majoritĂ©. « Nous sommes contre le limogeage, les gens n’ont pas votĂ© pour que Sirisena se comporte de cette maniĂšre, a lancĂ© Ă  ses soutiens M. Wickremesinghe depuis un podium improvisĂ©. Nous rĂ©sisterons Ă  ce qu’a fait le prĂ©sident. »

    La foule de vert vĂȘtue, la couleur de l’UNP, a Ă©galement dĂ©chirĂ© des effigies du prĂ©sident Sirisena et chantĂ© « A bas le premier ministre voyou » en protestation Ă  ce que de nombreux journaux locaux ont qualifiĂ© de « coup d’Etat constitutionnel ». Cette crise est aussi celle du systĂšme politique sri-lankais, Ă  mi-chemin entre rĂ©gime parlementaire et rĂ©gime prĂ©sidentiel. Le premier ministre sortant a reçu le soutien du prĂ©sident du Parlement, Karu Jayasuriya, qui est Ă©galement issu de l’UNP. Dans une lettre Ă©crite au prĂ©sident, il dit redouter un « bain de sang » si les dĂ©putĂ©s ne sont pas consultĂ©s pour trancher.

    « Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons empĂȘcher le peuple de recourir Ă  des moyens alternatifs pour protĂ©ger leurs droits dĂ©mocratiques. Au nom de la dĂ©mocratie, je vous enjoins de reconsidĂ©rer votre position de proroger le Parlement et autoriser que justice soit faite. »

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  • Dans l’AmĂ©rique de Trump, un record de femmes se prĂ©sentent aux Ă©lections de mi-mandat

    Dans l’AmĂ©rique de Trump, un record de femmes se prĂ©sentent aux Ă©lections de mi-mandat

    La prĂ©sidence Trump s’est ouverte, le 21 janvier 2017, sur une marĂ©e de bonnets roses dans les rues de Washington et d’ailleurs, une marche inĂ©dite de femmes protestant contre son investiture. Vingt-deux mois plus tard, la mĂȘme marĂ©e rose – et bleue, aux couleurs du parti dĂ©mocrate – s’apprĂȘte Ă  dĂ©ferler, sur le CongrĂšs, cette fois, Ă  l’issue des Ă©lections de mi-mandat.

    Un an aprĂšs la vague #metoo, Donald Trump est toujours en dĂ©licatesse avec l’électorat fĂ©minin. A trois semaines du scrutin, mardi 16 octobre, il a renouvelĂ© ses attaques contre la sĂ©natrice dĂ©mocrate Elizabeth Warren et a adressĂ© une bordĂ©e d’insultes Ă  l’actrice pornographique Stormy Daniels, qu’il a appelĂ©e « Horseface » (Face de cheval)
 Ces remarques sont lancĂ©es Ă  un moment oĂč le scrutin du 6 novembre s’annonce comme un rĂ©fĂ©rendum plutĂŽt « contre » que « pour » le prĂ©sident, relĂšve une Ă©tude de Pew Research.

    Le dernier Ă©pisode de notre sĂ©rie :   Midterms J – 7 : Trump juge les « mĂ©dias bidon » responsables du climat de violence politique

    • Record de candidates au CongrĂšs

    Un constat s’impose, la saison des primaires pour le cycle Ă©lectoral de 2018 s’est terminĂ©e sur un record : 257 femmes ont dĂ©crochĂ© une investiture pour le CongrĂšs pour les Ă©lections de mi-mandat, relĂšve le Center for American Women and Politics de l’universitĂ© Rutgers (CAWP). Cette vague n’est pas sans rappeler l’annĂ©e 1992, qui est restĂ©e dans les mĂ©moires comme « l’annĂ©e des femmes » : 51 candidates avaient fait leur entrĂ©e au 103e CongrĂšs des Etats-Unis (47 Ă  la Chambre, 4 au SĂ©nat), doublant la reprĂ©sentation fĂ©minine au Parlement.

    Ce phĂ©nomĂšne avait Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© comme une rĂ©ponse au choc ressenti par les femmes face Ă  la maniĂšre humiliante dont avait Ă©tĂ© traitĂ©e Anita Hill, une jeune professeure d’universitĂ© afro-amĂ©ricaine qui accusait de harcĂšlement le juge Clarence Thomas, pressenti pour entrer Ă  la Cour suprĂȘme. En 2018, l’élĂ©ment dĂ©clencheur est Donald Trump, par ses propos sexistes, les menaces qu’il fait peser sur les droits des femmes ou ses positions rĂ©trogrades, sur l’avortement notamment.

    • Alexandria Ocasio-Cortez, l’espoir du parti dĂ©mocrate

    Membre des socialistes dĂ©mocrates amĂ©ricains, Alexandria Ocasio-Cortez est la star des candidates dĂ©mocrates Ă  la Chambre. A la fin de juin, elle a bousculĂ© l’establishment dĂ©mocrate en remportant les primaires du parti dans la 14e circonscription de New York, face Ă  Joseph Crowley, 56 ans, Ă©lu Ă  la Chambre des reprĂ©sentants depuis 1999. Son discours a sĂ©duit les communautĂ©s afro-amĂ©ricaines, asiatiques et latino-amĂ©ricaines du Bronx. Son Ă©lection en novembre semble une formalitĂ©, et elle s’apprĂȘte Ă  devenir, Ă  28 ans, la plus jeune Ă©lue du CongrĂšs. Elle pourra prĂ©tendre incarner le « futur du parti dĂ©mocrate ».

    • Duel de candidates en Pennsylvanie

    La Pennsylvanie, qui est l’un des onze Etats sans Ă©lue, Ɠuvre Ă  corriger cette anomalie. Deux candidates se prĂ©sentent dans la 5e circonscription : l’ancienne procureure Pearl Kim, pour les rĂ©publicains, et l’avocate Mary Gay Scanlon, 59 ans, pour les dĂ©mocrates. Si Pearl Kim l’emportait dans cette circonscription qui vote largement dĂ©mocrate, elle deviendrait la premiĂšre personne d’origine asiatique Ă  reprĂ©senter la Pennsylvanie au CongrĂšs, note le CAWP. Sur CNN, elle a expliquĂ© qu’elle soutenait le mouvement #metoo et la lutte contre les violences sexuelles, combat qui, selon elle, devrait transcender les partis.

    • Trois candidates amĂ©rindiennes

    En plus d’ĂȘtre l’annĂ©e des femmes, 2018 devrait ĂȘtre celle des AmĂ©rindiennes, note le site Indian Country Today. Debra Haaland, 58 ans, issue de la tribu Pueblo of Laguna, au Nouveau-Mexique, se prĂ©sente dans la premiĂšre circonscription. Cette dĂ©mocrate, en passe d’ĂȘtre Ă©lue face Ă  Janice Arnold-Jones dans une circonscription aux mains des dĂ©mocrates et oĂč Hillary Clinton l’a emportĂ© en 2016 avec 17 points d’avance, dĂ©fend le droit Ă  l’avortement et veut une rĂ©forme de l’immigration.

    Yvette Herrell, rĂ©publicaine de la tribu Cherokee, se prĂ©sente dans la 2e circonscription du Nouveau-Mexique (favorable aux rĂ©publicains), face Ă  la dĂ©mocrate Xochitl Torres Small. Elle se dĂ©finit comme « une chrĂ©tienne conservatrice » et rĂ©clame un renforcement des contrĂŽles aux frontiĂšres et l’expulsion des clandestins.

    Sharice Davids, qui appartient Ă  la nation Ho-Chunk du Wisconsin, est en position de l’emporter. Cette ancienne championne de MMA (arts martiaux mixtes), qui revendique aussi son homosexualitĂ©, qui entre en lice pour le parti dĂ©mocrate dans la 3e circonscription du Kansas face au candidat sortant, Kevin Yoder, est bien placĂ©e selon les sondages – portant sur de faibles Ă©chantillons – qui lui donnent entre 8 et 12 points d’avance.

    Analyse (Ă©dition abonnĂ©s) :   Les candidates dĂ©mocrates Ă  l’assaut de l’AmĂ©rique de Trump

    • Musulmanes, afro-amĂ©ricaines et latino-amĂ©ricaines

    Minnesota. La dĂ©mocrate Ilhan Omar, AmĂ©ricaine d’origine somalienne et de confession musulmane, part Ă  la conquĂȘte de la 5e circonscription, qui comprend la ville de Minneapolis. NĂ©e Ă  Mogadiscio en 1982 et installĂ©e aux Etats-Unis depuis l’ñge de 14 ans, elle a Ă©tĂ© Ă©lue Ă  la Chambre des reprĂ©sentants du Minnesota en novembre 2016. Lors de la primaire du printemps, elle a reçu le soutien d’Alexandria Ocasio-Cortez. Ilhan Omar devrait remporter l’élection – ayant levĂ© plus de fonds que son adversaire, Jennifer Zielinski, et faisant campagne dans une circonscription considĂ©rĂ©e comme acquise aux dĂ©mocrates – et devenir ainsi l’une des deux musulmanes Ă  entrer au CongrĂšs.

    Michigan. Rashida Tlaib, candidate musulmane d’origine palestinienne, native de Detroit, est l’aĂźnĂ©e d’une famille de quatorze enfants. Elle est la premiĂšre de sa famille Ă  faire des Ă©tudes supĂ©rieures. Elle est Ă©lue au parlement du Michigan depuis 2008. Sans opposant dans la 13e circonscription du Michigan, qui comprend des portions de Detroit, Rashida Tlaib, qui a fait campagne avec Ilhan Omar, sera Ă©lue.

    Massachusetts. Ayanna Pressley et Jahana Heyes sont en passe de devenir les premiĂšres Afro-AmĂ©ricaines Ă  reprĂ©senter des Etats de Nouvelle-Angleterre au CongrĂšs. Ayanna Pressley n’a pas d’opposant dans la 7e circonscription du Massachusetts (une portion de Boston) dans laquelle elle se prĂ©sente. Comme nombre de candidates, elle a, Ă  44 ans, bousculĂ© l’establishment dĂ©mocrate. Elle s’est imposĂ©e face Ă  Michael Capuano, Ă©lu depuis 1998, sur un argument fĂ©dĂ©rateur : « Une circonscription jeune et majoritairement non blanche a besoin d’une voix nouvelle Ă  Washington. »

    Connecticut. Pour sa part, la dĂ©mocrate Jahana Hayes, candidate dans la 5e circonscription du Connecticut, fait figure de « survivante », comme les aiment les AmĂ©ricains : fille d’une mĂšre toxicomane, mĂšre Ă  17 ans, elle a reçu des mains de Barack Obama, en mai 2016, le titre d’enseignante de l’annĂ©e 2016. Comme beaucoup d’enseignants, elle s’est portĂ©e candidate pour protester contre les politiques Ă©ducatives au niveau fĂ©dĂ©ral et s’est imposĂ©e dans les primaires face Ă  une reprĂ©sentante de l’establishment dĂ©mocrate, Mary Glassman. Un de ses chevaux de bataille : l’idĂ©e de Donald Trump de rĂ©pondre aux fusillades dans les Ă©coles en puisant dans le budget fĂ©dĂ©ral allouĂ© Ă  l’éducation pour armer les enseignants.

    Texas. Deux candidates latino-amĂ©ricaines sont en passe d’ĂȘtre Ă©lues au Texas : dans la 16e circonscription (celle d’El Paso), Veronica Escobar, 47 ans, ancienne juge du comtĂ© d’El Paso, s’est lancĂ©e pour sa premiĂšre candidature Ă  la conquĂȘte du siĂšge de reprĂ©sentant dĂ©tenu par Beto O’Rourke, lui-mĂȘme candidat au SĂ©nat face Ă  Ted Cruz. A elle seule, sa candidature rĂ©sume la somme des angoisses qu’a fait naĂźtre l’élection de Donald Trump : « Je m’inquiĂšte pour la planĂšte. Je m’inquiĂšte pour les immigrants. Je m’inquiĂšte pour les femmes. Je m’inquiĂšte pour la communautĂ© LGBT. Je m’inquiĂšte pour El Paso et la frontiĂšre. Et je ressens un sentiment d’angoisse trĂšs intense », dit-elle. Dans la 29e circonscription (Houston), favorable aux dĂ©mocrates, Sylvia Garcia devrait ĂȘtre Ă©lue.

    • PremiĂšre sĂ©natrice en Arizona et au Tennessee

    L’Arizona aura pour la premiĂšre fois une sĂ©natrice : les deux partis envoient en effet chacun des candidates Ă  la bataille, la rĂ©publicaine Martha McSally Ă©tant opposĂ©e Ă  la dĂ©mocrate Kyrsten Sinema pour prendre le siĂšge du rĂ©publicain Jeff Flake, qui ne se reprĂ©sente pas :

    La rĂ©publicaine Marsha Blackburn, qui est la premiĂšre femme Ă  dĂ©crocher l’investiture dans le Tennessee pour un siĂšge au SĂ©nat, en remplacement de Bob Corker, deviendrait, si elle remporte l’élection, la premiĂšre sĂ©natrice de cet Etat du Sud ; mais elle ne fait pas de son sexe un argument de campagne, prĂ©fĂ©rant ĂȘtre appelĂ©e
 congressman.

    Explications :   Le Parti démocrate mise sur les candidatures féminines

    • Gouverneur : le pari de Stacey Abrams

    Les Ă©lections au poste de gouverneur sont plus compliquĂ©es pour les candidates : 22 Etats n’ont jamais eu de femme Ă  ce poste et, actuellement, seules six femmes occupent cette fonction de chef de l’exĂ©cutif. En 2018, douze dĂ©mocrates et quatre rĂ©publicaines sont candidates Ă  un poste de gouverneur.

    A 44 ans, la dĂ©mocrate Stacey Abrams, Ă©lue Ă  la Chambre des reprĂ©sentants de GĂ©orgie, se prĂ©sente dans cet Etat sudiste et conservateur : elle s’est fait repĂ©rer lors de la convention dĂ©mocrate de Philadelphie en 2016, parlant de sa passion pour le service public. Et elle est depuis entrĂ©e dans l’histoire en devenant la premiĂšre Afro-AmĂ©ricaine Ă  dĂ©crocher l’investiture d’un parti pour un poste de gouverneur. Mais la bataille s’annonce difficile : l’Etat n’a pas Ă©lu de gouverneur dĂ©mocrate depuis 1998, et Donald Trump s’y est imposĂ© en 2016.

    Dans l’Idaho, Paulette Jordan, candidate dĂ©mocrate, pourrait, elle aussi, entrer dans l’histoire. Si elle l’emporte face au rĂ©publicain Brad Little, elle sera la premiĂšre AmĂ©rindienne (de la nation CƓur d’Alene), premiĂšre femme – et premier candidat dĂ©mocrate depuis le gouverneur Cecil Andrus (1987-1995) – Ă  s’imposer dans ce bastion rĂ©publicain.

    Analyse (édition abonnés) :   Aux Etats-Unis, la féminité devient un argument électoral

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  • Kazakhstan : l’arsenal rĂ©pressif se renforce

    Kazakhstan : l’arsenal rĂ©pressif se renforce

    C’est un vaste pays d’Asie centrale, riche en hydrocarbures et dont le prĂ©sident est en poste depuis prĂšs de trente ans, oĂč les libertĂ©s publiques sont systĂ©matiquement bridĂ©es et oĂč la torture en prison est chose courante d’aprĂšs les organisations des droits de l’homme. Le Kazakhstan de l’autocrate Noursoultan NazarbaĂŻev, ancienne rĂ©publique soviĂ©tique ayant accĂ©dĂ© Ă  l’indĂ©pendance Ă  la chute de l’URSS en 1991, dispose d’un arsenal rĂ©pressif de plus en plus sophistiquĂ© et qui vient tout juste de s’enrichir d’un nouvel outil.

    Une loi votĂ©e dimanche 28 octobre permet dĂ©sormais aux autoritĂ©s kazakhes de couper toutes les communications sur l’ensemble du territoire dans l’éventualitĂ© d’une « situation d’urgence Ă  caractĂšre social ». En clair, le pouvoir s’est offert les moyens de plonger tout le pays dans le silence en cas de contestation.

    Succession

    Ce nouveau durcissement de l’emprise qu’exercent les autoritĂ©s du Kazakhstan sur une sociĂ©tĂ© aux libertĂ©s sans cesse rognĂ©es intervient au moment oĂč la question de la succession de M. NazarbaĂŻev, 78 ans, se pose d’une maniĂšre de plus en plus pressante. Depuis le mois de mai, une loi lui permet de continuer Ă  rĂ©gner sur le pays, mĂȘme s’il devait quitter son poste officiel de prĂ©sident Ă  la fin de son mandat actuel, en 2020.

    La loi accorde en effet un statut constitutionnel au conseil de sĂ©curitĂ© du Kazakhstan, dont les recommandations Ă©taient auparavant uniquement consultatives, et autorise M. NazarbaĂŻev Ă  le diriger jusqu’à sa mort. L’homme fort des steppes kazakhes est aussi officiellement dĂ©tenteur du titre de « pĂšre de la nation », qui lui garantit une immunitĂ© judiciaire ainsi qu’un rĂŽle influent s’il finissait par quitter la prĂ©sidence.

    Lire aussi :   Le Kazakhstan soupçonnĂ© d’espionnage informatique de dissidents et de journalistes.

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  • Scandale d’abus sexuels en Angleterre : sept hommes, membres d’un mĂȘme gang, reconnus coupables

    Scandale d’abus sexuels en Angleterre : sept hommes, membres d’un mĂȘme gang, reconnus coupables

    Ces dĂ©cisions de justice sont les premiĂšres poursuites majeures engagĂ©es dans le cadre de l’opĂ©ration « Stovewood », portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire.

    Le Monde avec AFP PubliĂ© aujourd’hui Ă  20h21, mis Ă  jour Ă  20h21

    Lecture 2 min.

    Les premiĂšres condamnations tombent aprĂšs la dĂ©couverte, il y a quelques annĂ©es, d’un scandale d’abus sexuels dans le Yorkshire. Lundi 29 octobre, sept hommes, membres d’un mĂȘme gang, ont Ă©tĂ© reconnus coupables d’avoir violĂ© et exploitĂ© sexuellement des adolescentes Ă  Roterham, au nord de l’Angleterre.

    Ces dĂ©cisions de justice sont les premiĂšres poursuites majeures engagĂ©es dans le cadre de l’opĂ©ration « Stovewood », une enquĂȘte de la National Crime Agency (l’agence britannique de lutte contre le crime, NCA) portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire. L’enquĂȘte avait Ă©tĂ© lancĂ©e aprĂšs qu’un rapport rendu en 2014 Ă  la suite d’une enquĂȘte publique avait rĂ©vĂ©lĂ© l’ampleur des faits, survenus entre 1997 et 2013, et l’échec de la police et des services sociaux Ă  y mettre fin. Au total plus de 1 500 victimes ont Ă©tĂ© identifiĂ©es.

    Le gang Ă©tait composĂ© d’hommes originaires du Pakistan, ĂągĂ©s aujourd’hui d’une trentaine d’annĂ©es, qui s’en prenaient Ă  des adolescentes « ciblĂ©es » et « dans certains cas, soumises Ă  des actes dĂ©gradants et violents », a expliquĂ© la procureure Michelle Colborne. Les jeunes filles Ă©taient alcoolisĂ©es, droguĂ©es et victimes de viol collectif. Une des victimes est tombĂ©e enceinte aprĂšs avoir Ă©tĂ© violĂ©e Ă  quatorze ans par plusieurs hommes dans une forĂȘt, qui l’ont menacĂ©e de l’y abandonner si elle refusait de se plier Ă  leurs ordres. Ses parents l’ont ensuite forcĂ©e Ă  avorter.

    Plusieurs condamnations en octobre

    « Les filles Ă©taient fascinĂ©es par des hommes asiatiques plus ĂągĂ©s, des hommes qui avaient une voiture », a dĂ©clarĂ© la procureure. « Elles pensaient qu’ils menaient la grande vie » et « aucune n’avait la maturitĂ© de rĂ©aliser qu’elles Ă©taient manipulĂ©es et exploitĂ©es ». Pour Robin Pearson, responsable des enquĂȘtes de la NCA pour l’opĂ©ration « Stovewood », les accusĂ©s sont des « prĂ©dateurs » ; « aucun n’avait exprimĂ© de remords. »

    Depuis le dĂ©but du mois d’octobre, une vingtaine d’hommes ont Ă©galement Ă©tĂ© condamnĂ©s pour viols et agressions sexuelles graves sur des mineurs. Quatre hommes ont Ă©tĂ© condamnĂ©s le 8 octobre par le tribunal de Leeds pour de multiples agressions contre des jeunes filles dans la rĂ©gion d’Huddersfield, dans le Yorkshire de l’Ouest, au nord de l’Angleterre, entre 2004 et 2011.

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    Seize autres hommes avaient prĂ©cĂ©demment Ă©tĂ© condamnĂ©s par le mĂȘme tribunal lors de deux prĂ©cĂ©dents procĂšs. Le chef du groupe, Amere Singh Dhaliwal, un pĂšre de famille de 35 ans, a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  la prison Ă  vie avec une pĂ©riode de sĂ»retĂ© de 18 ans. Il a Ă©tĂ© reconnu coupable de 54 infractions, dont 22 viols envers onze adolescentes.

    « Ces hommes ont dĂ©libĂ©rĂ©ment pris pour cible des victimes vulnĂ©rables, les manipulant et les exploitant pour leur propre satisfaction sexuelle », a dĂ©clarĂ© Michael Quinn, du Crown Prosecution Service (CPS), service chargĂ© de l’accusation au Royaume-Uni, citĂ© dans un communiquĂ©.

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