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  • RDC: la Ceni ne cache plus son allégeance au pouvoir

    RDC: la Ceni ne cache plus son allégeance au pouvoir

    Les journaux kinois de ce mercredi 8 novembre ont publié une photo montrant le « numéro deux » de la Commission électorale nationale indépendante (sic), participant à une réunion « stratégique » des kabilistes sur les élections.

    La photo montre le président hors mandat Joseph Kabila entouré de membres de son parti, le PPRD, parmi lesquels figure le « numéro deux » de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Norbert Basengezi Kititima (encerclé de rouge sur notre cliché), considéré comme l’homme fort de cet organe. La photo illustre la réunion « stratégique » organisée mardi dans l’une des fermes privées de M. Kabila, Kingakati, pour y évoquer les prochaines élections.

    Serment de ne pas nuire à l’indépendance

    Les membres de la Ceni sont des mandataires de partis politiques et de la société civile. M. Basengezi, lui, émane du PPRD mais, comme tous ses collègues, il a, en prenant ses fonctions à la Commission électorale, juré sur l’honneur de, notamment, « n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité » de la Ceni (art. 20 de la loi sur la Ceni).

    En outre, l’article 22 de cette loi ajoute que « dans l’accomplissement de leur mission, les membres de la Ceni: 1. ne sollicitent ni ne reçoivent d’instructions d’aucune autorité extérieure; 2. jouissent de la totale indépendance par rapport aux forces politiques qui les ont désignées ».

    Si la photo a fait tiquer certains journalistes, il n’en va pas de même pour le très kabiliste l’Avenir, qui  semble trouver très naturelle l’absence de neutralité du vice-président de la Ceni à une réunion destinée à « maximiser les chances de succès » du PPRD.

    La Libre Afrique

  • Washington à Kabila: « Quittez le pouvoir après les élections »

    Washington à Kabila: « Quittez le pouvoir après les élections »

    -Les États-Unis ont demandé mardi au président congolais Joseph Kabila de « quitter le pouvoir après les élections » annoncées pour décembre 2018, dans un communiqué du département d’État relayé par l’ambassade à Kinshasa, qui a salué la publication de ce calendrier électoral.

    Selon ce calendrier publié dimanche, une élection présidentielle est prévue en République démocratique du Congo le 23 décembre 2018. M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter, mais la Cour suprême l’autorise à rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

    « Les États-Unis notent qu’il importe au président Kabila de respecter la Constitution de la RDC, tel que réaffirmé dans l’accord de la Saint Sylvestre, de ne pas chercher à exercer un troisième mandat et de quitter le pouvoir après les élections », selon le communiqué, dans une référence à l’accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016, qui prévoyait des élections d’ici décembre 2017.

    La fin des poursuites

    Dans leur communiqué, les États-Unis demandant à la RDC « la fin des poursuites motivées par des raisons politiques, la libération des prisonniers politiques et le respect du droit de réunion et d’association pacifiques » et la possibilité de « tenir des rassemblements publics pacifiques sans immixtion ou intimidation de la part du gouvernement ».

    Les États-Unis se déclarent « résolus à travailler avec le peuple et les institutions de la RDC, l’Union Africaine, les partenaires régionaux et internationaux et la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) » pour que les « quelque 45 millions d’électeurs congolais puissent voter à temps et comme prévu en décembre 2018 ».

    L’opposition et des mouvements citoyens rejettent ce calendrier électoral, souhaitant une « transition sans Kabila » à partir du 31 décembre 2017. Le Mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) a appelé les Congolais « au soulèvement » avec une première journée de manifestations le 15 novembre.

    AFP

  • RDC: Fin du suspens-les élections fixées au 23 décembre 2018, annonce la Céni

    RDC: Fin du suspens-les élections fixées au 23 décembre 2018, annonce la Céni

    -Fin du suspens en République démocratique du Congo (RDC). A l’issue d’un week-end de plénière, la Commission électorale a annoncé ce dimanche, devant la presse et les diplomates, la date des élections : la présidentielle, les législatives et les provinciales se tiendront le 23 décembre 2018. Trois scrutins en une seule séquence.

    Les élections présidentielle, législatives et provinciales sont fixées le 23 décembre 2018, a annoncé le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, dimanche 5 novembre, lors de la publication du calendrier électoral.

    Les résultats provisoires de la présidentielle seront annoncés le 30 décembre 2018. Le 9 janvier 2019 seront proclamés les résultats définitifs, a renchérit le rapporteur de la CENI, Jean-Pierre Kalamba.

    La prestation de serment du président de la République est prévue au 12 janvier 2019.

    Selon le président de la CENI, Corneille Nanngaa, ce calendrier publié est conforme à l’accord du 31 décembre.

    Les élections présidentielle, les législatives et les provinciales seront toutes organisées «une seule séquence», a précisé Corneille Nangaa.

    «Le calendrier que nous présentons est basé sur le principe de la rationalisation du système électoral pour réduire le coût excessif des élections», a-t-il dit.

    Ce calendrier est assorti de quatre contraintes :

    • Légales
    • Financières
    • Logistiques
    • Politiques et sécuritaires.

    Est-ce que ce calendrier va être accepté par l’opposition ?

    En tout cas, pas par Félix Tshisekedi. Le président du Rassemblement de l’opposition que l’on vient de joindre à l’instant, rejette ce calendrier, affirme ne plus reconnaître ni le gouvernement ni la Céni. Il estime que ce calendrier est une violation de la Constitution et de l’accord politique de la Saint-Sylvestre que lui-même a signé.

    C’est l’avis d’Eve Bazaiba du MLC qui rejette également de ce calendrier. « Le peuple n’acceptera », dit-elle.

    Ce soir, tous ces leaders de l’opposition sont en réunion pour déterminer la marche à suivre.

     

  • Bukavu: Abbas Kayonga entre les mains de la justice

    Bukavu: Abbas Kayonga entre les mains de la justice

    -Dimanche après-midi, après des coups des feux à l’arme lourde et armes légères entendus  à Muhumba et Nguba, dans le quartier résidentiel de Nyalukemba, le colonel Abbas Kayonga a été remis à la justice.

    Dimanche après midi, la Monusco a remis Abbas Kayonga aux autorités politiques et judiciaires du Sud-Kivu en présence de la société civile et les autorités militaires et policières.

    Le maire de la ville de Bukavu, Philemon Yogolelo, confirme qu’Abbas a été conduit à l’auditorat militaire pour répondre de ses agissements auprès de la justice militaire.

    Deux personnes ont été tuées dans des échanges des tirs entre les forces de sécurité et les gardes d’un fonctionnaire du service anti-fraude minière déchu la semaine dernière par les autorités.

    “Le bilan est de deux morts et huit blessés dans les échanges des tirs entre les forces de l’ordre et la garde rapprochée de Abbas Kayonga”, a déclaré sans plus de détaille à la presse le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo.

    Des sources militaires confirment que depuis 5 heures dimanche matin, l’armée et la police tentent de neutraliser la garde rapprochée de l’ancien coordonnateur de la cellule technique de lutte anti-fraude minière au Sud-Kivu, Abbas Kayonga, mais cette dernière résiste et riposte en utilisant des armes lourdes et automatiques.

    Une situation qui jusqu’au-delà de 10 heures, heures locales, a paralysé les activités à Bukavu. Les marchés n’ont pas ouvert jusque tard dans la matinée, la population restant attentive à l’évolution des affrontements à Muhumba, où de temps en temps des ambulances médicales et véhicules militaires plein d’éléments armées jusqu’au dent passent à grande vitesse.

    Les armes ont été saisies, au Sud-Kivu, RDC, le 5 novembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

    Les armes ont été saisies, au Sud-Kivu, RDC, le 5 novembre 2017. (VOA/Ernest Muhero)

    Au camp Militaire Saio, à moins de cinq kilomètres de Muhumba, certaines épouses et autres dépendants des militaires ont opté de quitter les camps avec leur effets.

    “Quand on a entendus de loin des tirs pendant des heures sans comprendre ce qui se passe, certains de nous ont proposé que comme nous sommes de civils, il serait prudent de quitter le camps pour nous mêler parmi les civils au cas où la situation peut dégénérée. C’est comme ça qu’on a pris nos effets pour nous rendre dans la cité”, confie à VOA Afrique une dame visiblement perturbée et paniquée qui a requis l’anonymat.

    Une autre rencontrée sur le chemin de retour en direction du camps saio affirme à VOA Afrique, toujours sous le sceau de l’anonymat que son mari venait de l’appeler pour lui demander de rentrer au camps car la situation se normalise peu à peu et que la sécurité des femmes des soldats n’est pas menacée.

    Dans la ville, de petits groupes se forment ca et la pour tenter de comprendre ce qui se passe et la rumeur coule à flot.

    Certains dépendants des soldats habitant le camp Saio quittent le camp pour la cité, à Bukavu, RDC. (VOA/Ernest Muhero)

    Certains dépendants des soldats habitant le camp Saio quittent le camp pour la cité, à Bukavu, RDC. (VOA/Ernest Muhero)

    Pour rappel, le 2 novembre 2017, le nouveau gouverneur du sud Kivu, Claude Nyamugabo a suspendu Abbas kayonga de ses fonctions de coordonnateur de la cellule technique chargée des opérations de terrain au sein de la commission provinciale de lutte contre la fraude minière pour manquements graves dans l’exercice de ses fonctions selon l’arrêté du gouverneur.

    Aussitôt, Mr Abbas qui traquait les fraudeurs depuis des années au Sud-Kivu a déclaré craindre pour sa sécurité si sa garde rapprochée lui était retirée.

    Plusieurs sources affirment que c’est en résistant à ce désarmement que les échanges de tir ont commencé dimanche.

    Le bilan des affrontements n’est pas encore communiqué par les FARDC mais d’emblée on signale qu’il y aurait des morts et des blessés.

    A midi, Abbas Kayonga et une dizaine de ses éléments ont été recueillis à la base de la Monusco à Muhumba à moins d’un demi kilomètre de là, après qu’il ait sollicité un couloir sécurisée jusqu’à cette base.

    Ernest Muhero, correspondant à Bukavu– VOA

  • RDC: Gécamines, où sont passés les 750 millions Dollars: les détails du rapport

    RDC: Gécamines, où sont passés les 750 millions Dollars: les détails du rapport

    -Le Centre Carter a publié ce 3 novembre la première partie d’un rapport sur la Gécamines, société minière publique congolaise, et sur ses principaux partenariats (https://afrique.lalibre.be/10520/ou-sont-passes-les-millions-de-la-gecamines/), qui cherche à établir ce qu’il est advenu de l’argent engrangé par l’entreprise.

    Le rapport raconte l’histoire de la Gécamines, société publique sous Mobutu devenue entreprise commerciale appartenant à l’Etat sous Joseph Kabila. Sur pression de la Banque mondiale, un Code minier est adopté en 2002, dans le but de mettre fin à la fois au monopole de l’Etat congolais sur les ressources minières et aux pratiques de vente à bas prix à des chevaliers d’industrie prêts à aider des politiciens en poste au Congo, pratiques inaugurées sous Mobutu et qui ont surtout fleuri sous le règne de Laurent Kabila (1997-2001).

    La Gécamines contrôle les meilleurs permis

    Profitant d’une disposition spécifique du Code minier, la majorité des entrepreneurs privés ont cependant préféré acheter à la Gécamines des concessions aux ressources avérées plutôt que d’acquérir auprès de l’Etat congolais des permis d’exploration aux résultats incertains. Comme elle contrôle les « meilleurs permis », l’entreprise publique s’est ainsi retrouvée  dans la position de gardien des « actifs miniers les plus désirables du Congo », rôle légalement dévolu au Cadastre minier, indique le rapport.

    Or, souligne le Centre Carter, la Gécamines joue sur le fait qu’elle est devenue une société commerciale pour ne plus rendre compte au parlement. Mais, en même temps, elle bénéficie de privilèges de société publique. Par exemple, indique le rapport, elle a pu transformer ses permis d’exploration en licences d’exploitation sans remplir les prérequis en matières financière, technique et environnementale exigés par la loi – ce qui lui a donné accès à 96 permis d’exploitation au lieu du maximum de 50 autorisé par le Code minier. En outre, elle a reçu une aide légale gratuite normalement réservées aux « gouvernements africains » de la part d’institutions financières internationales. Enfin, le président Joseph Kabila a signé « de multiples lois protégeant la Gécamines de la faillite », lois inaccessibles aux sociétés commerciales privées.

    Deux tiers de ces revenus sont intraçables

    Selon le rapport, la Gécamines a utilisé cette position privilégiée pour générer 1,1 milliard de dollars de contrats portant sur le cuivre et sur le cobalt entre 2011 et 2014. « Près des deux tiers de ces revenus – ou 750 millions de dollars – ne peuvent être tracés jusqu’à ses comptes en banque de manière fiable », indique le Centre Carter. Celui-ci a retrouvé la trace de certains de ces fonds, « détournés vers l’une des plus proches connexions d’affaires du Président, le groupe Fleurette de Gertler, pour rembourser un prêt. Mais le gros des revenus manquants n’a pas pu être retrouvé ».

    Et le rapport – qui souligne les « anomalies » existant dans les livres de comptes de la société congolaise – d’ajouter: « L’opacité continue des dépenses de la Gécamines, couplée à sa maigre production, a nourri des supputations selon lesquelles ses revenus ont été siphonnés pour bénéficier à un petit nombre d’acteurs politiques clés. Dans ce sens, la Gécamines n’agit plus comme un Etat dans l’Etat », comme c’était le cas sous Mobutu, quand elle fournissait à ses travailleurs logement, nourriture, soins de santé et écoles, mais plutôt comme « un Etat parallèle, opérant au-delà de la portée des institutions régulières et de la surveillance de l’Etat, capable d’accorder des actifs miniers, de collecter un revenu significatif et de déterminer comment canaliser ces fonds ».

    Participations et droits de passage

    La Gécamines  possède par ailleurs des participations minoritaires dans une vingtaine de partenariats. Bien que le patron de la Gécamines, Albert Yuma – très proche du président Joseph Kabila – ait assuré en 2015 que les partenariats avaient rapporté « absolument rien » à l’entreprise congolaise, celle-ci, indique le Centre Carter, en a généré des revenus qui ont atteint « en moyenne 262 millions de dollars par an en royalties, bonus et autres frais contractuels entre 2009 et 2014 ». Mais « seuls 5% de ces revenus ont pris le chemin du Trésor public ». Et de s’inquiéter de nouvelles ventes possibles dans les prochains mois, alors que la RDC est susceptible d’entrer en campagne électorale et que ses dirigeants vont avoir besoin d’argent.

    De plus, la Gécamines a évoqué à cinq reprises au moins un « droit de préemption » sur la revente des actifs d’un partenaire à une troisième partie. Normalement, ce droit permet à un des partenaires de racheter la part de l’autre au prix proposé par la tierce partie. Mais la Gécamines est incapable de racheter elle-même; elle a alors bloqué la conclusion de ces contrats si on ne lui payait pas une somme substantielle. De facto, elle a transformé ce « droit de préemption » en droit de passage prélevé sur le nouveau contrat.  Les paiements réclamés dans ce cadre par la Gécamines ont atteint jusqu’à 130 millions de dollars, indique le Centre Carter. Ce droit de passage n’est cependant pas appliqué à des sociétés liées à Dan Gertler, proche ami du président Joseph Kabila.

    Enfin, la Gécamines revend ses propres participations minoritaires dans des partenariats; elle a tenté au moins une opération de ce type chaque année depuis 2010, indique le rapport.

    Aucune relance de la Gécamines

    La Gécamines a assuré que ces revenus devaient lui permettre de relancer sa production minière, note le Centre Carter, mais « en pratique, ils semblent avoir été utilisés principalement pour d’autres objectifs ». Ainsi, si la production minière totale du Congo a été multipliée « par 50 entre 2004 et 2014, la production de la Gécamines a stagné aux niveaux de 2004 après une hausse brève et artificielle en 2012 et 2013 »; la société congolaise avait en effet présenté comme siennes des productions réalisées par d’autres entreprises, indique le rapport. Et si le patron de la Gécamines, Albert Yuma, a annoncé en 2014 une production de « 50.000 tonnes » de cuivre avant la fin 2015 (après avoir annoncé en 2012 « 100.000 tonnes » pour cette date), la production n’a pas dépassé 17.827 tonnes en 2015 et a encore baissé en 2016. Cette année-là, il a promis « 50.000 tonnes » pour 2017, mais les informations de La Libre Afrique indiquent que la Gécamines n’en prend pas le chemin.

    La Gécamines n’a pas non plus utilisé ces revenus pour payer les salaires de ses travailleurs, qui se plaignent d’arriérés.

    La libre Afrique

  • Nikki Haley  a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    Nikki Haley a rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila, pas de declaration!

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU est à Kinshasa où le calendrier électoral n’a toujours pas été publié. La diplomate a insisté pour que “les élections soient organisées en 2018 sinon la RDC ne pourra pas compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale”

    À la CENI qui évoque un délai de 504 jours pour organiser ces élections, soit un scrutin à organiser à la mi-2019, l’ambassadrice américaine a déclaré que “les élections sont possibles si toutes les parties s’impliquent, la CENCO notamment, et toutes les parties prenantes doivent mettre la main à la pâte.”

    Suite à sa rencontre avec les évêques de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, les religieux ont déclaré “que le peuple congolais souhaite obtenir l’appui de la communauté internationale afin d’organiser les élections dans le délai convenu.”

    “Elle voulait avoir une idée de la situation générale et savoir ce que nous attendons de la communauté internationale. Les évêques lui ont dit attendre de la communauté internationale, comme la communauté nationale, un appui dans le sens de ce que le peuple congolais attend, les élections dans les meilleures délai”, a dit l’Abbé Donatien N’shole, le porte-parole de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo.

    Nikki Haly entourée des membres de l'opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haly entourée des membres de l’opposition, de gauche à droite : Vital Kamrehe, Eve Bazaiba, Felix Tshisekedi et Pierre Lumbi, Kinshasa, le 27 octobre 2017

    Nikki Haley a ensuite rencontré les leaders de l’opposition Vital Kamerhe (UNC), Eve Bazaiba (MLC), Felix Tshisekedi (UDPS) et Pierre Lumbi (MSR). Ces derniers ont insisté sur le respect de l’accord du 31 décembre 2016

    L’ambassadrice américaine à l’ONU rencontré pendant près de deux heures le président Joseph Kabila. Aucune déclaration n’a été faite à l’issue de cet échange.

    Réaction du gouvernement congolais

    Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a, de son côté, dénié à l’ambassadrice américaine la qualité de la porte-parole de toute la communauté internationale. M. Mende a rappelé que la fixation de la date des élections relève plutôt de la CENI et non “ni du gouvernement congolais ni de celui des Etats-Unis”.

    “Nikki Haley est ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies. Donc, elle représente un pays au sein de la communauté internationale. S’agissant du calendrier des élections, ceci ne relève pas du gouvernement congolais ni du gouvernement américain. Donc, la volonté de Mme Nikki Haley n’a rien à voir là-dedans. C’est à la Commission électorale nationale indépendante de voir si elle peut organiser les élections en 2018. Mais il faut attendre que la Commission électorale nationale indépendante nous dise quand est-ce qu’elle sera prête à organiser les élections pour savoir si cette volonté va coïncider avec la réalité congolaise”, a déclaré M. Mende.

    La visite de Nikki Haley intervient au moment où la RDC est rongée par une grave crise politique, sécuritaire et humanitaire.

    Le climat politique est tendu en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis fin décembre 2016.

    La Constitution interdit à M. Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur.

    En vertu d’un accord majorité/opposition signé fin 2016, sous l’égide des évêques, les élections auraient dû se tenir avant fin 2017, mais la Commission électorale chargée de l’organiser table désormais sur 2019.

    voa

  • Félix Tshisekedi empêché de tenir un meeting à Lubumbashi

    Félix Tshisekedi empêché de tenir un meeting à Lubumbashi

    -Le chef de l’opposition congolaise a accusé la police d’avoir empêché la tenue d’un meeting à Lubumbashi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, en tirant des gaz lacrymogènes et des coup de feu en l’air, mais la police a démenti ces tirs.

    La police a tenté de nous brutaliser. Ils ont lancé des gaz lacrymogènes à quelques centimètres de mon visage. Cela ne m’a pas ébranlé. Je suis déterminé à mener mon combat contre Joseph Kabila jusqu’au bout. Il partira c’est certain”, a déclaré à VOA Afrique Félix Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition.
    “La police nous a empêchés de quitter l’hôtel en barricadant la route. Nous avons décidé de nous rendre au lieu du meeting avec la population à pieds, ils ont dressé un cordon 500 mètres plus loin, tirant sur nous des gaz lacrymogènes et montrant leurs fusils”, a poursuivi Félix Tshisekedi.

    ​”On n’a pas tiré sur lui. C’est faux. Il est avec moi, comment est-ce que j’ai pu tirer (des gaz lacrymogènes) sur lui”, a réagi auprès de l’AFP le général Paulin Kyungu, commandant de la police du Haut-Katanga, qui était en discussion avec M. Tshisekedi dans son hôtel.
    Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)
    Félix Tshisekedi, leader du Rassemblement, empêché de tenir un meeting à Lubumbashi, 24 octobre 2017. (VOA/Narval Mabila)

    Plusieurs dizaines de policiers anti-émeutes étaient positionnés aux abords de l’hôtel où est logé M. Tshisekedi, a rapporté dans la soirée le correspondant de VOA Afrique.

    Lundi, plusieurs dizaines de militants d’opposition ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes alors qu’ils se rendaient à l’aéroport pour accueillir M. Tshisekedi.

    ​La RDC traverse une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016.

    La Constitution ne lui permet pas de se représenter mais l’autorise à rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

    Félix Tshisekedi a dernièrement qualifié de déclaration de “guerre au peuple congolais” l’annonce du président de la Commission chargée d’organiser des élections en RDC, Corneille Nangaa, selon lequel il n’y aurait pas d’élection pour la succession de M. Kabila avant 2019.

    Depuis quelques semaines M. Tshisekedi appelle à une “transition sans Kabila” après le 31 décembre 2017, si la présidentielle n’est pas organisée avant cette échéance comme le prévoyait l’accord de la Saint-Sylvestre conclu par la majorité et l’opposition.

    VOA

  • RDC: pourquoi Mende est-il en Europe malgré les sanctions pesant contre lui?

    RDC: pourquoi Mende est-il en Europe malgré les sanctions pesant contre lui?

    -Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende est à Bruxelles, et ce malgré des sanctions européennes prises à son encontre en mai dernier. Lambert Mende bénéficie d’une « dérogation », expliquent les autorités belges.

    Lambert Mende est à Bruxelles depuis mercredi 18 octobre et pour une durée d’une semaine, pour des « raisons familiales », explique le porte-parole du gouvernement congolais qui confirme avoir bénéficié d’une « dérogation » de la part des autorités belges pour effectuer ce voyage.

    Car depuis le 29 mai, le ministre de la Communication, accusé entre autres de mener « une politique répressive envers les médias » et de ne pas favoriser l’organisation des élections dans son pays, fait partie d’un groupe de 16 personnalités congolaises sous le coup de sanctions de l’UE.

    Des sanctions qui gèlent les éventuels avoirs financiers en Europe et interdisent l’accès au territoire européen. Mais des dérogations existent, confirme le ministère des Affaires étrangères belges joint par RFI, et notamment pour raisons « humanitaires ».

    Le porte-parole du gouvernement ayant ses enfants et sa mère qui résident en Belgique, il a obtenu un visa d’une durée d’une semaine pour des raisons familiales.

    La majorité présidentielle hausse le ton

    Ces sanctions étrangères sont dénoncées par la majorité présidentielle, alors que les membres du Comité des sanctions des Nations unies se trouvent dans le pays et que l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, est attendue à Kinshasa dans quelques jours.

    André Alain Atundu, porte-parole de la coalition qui soutient le président Joseph Kabila, s’est fait lyrique pour élever les personnalités, frappées par les sanctions, au rang de héros patriotes, refusant de brader la dignité et la souveraineté de leur Etat.

    « Puisque les relations entre les États sont fondamentalement fonction des intérêts, les sanctions ciblées visent donc logiquement davantage la sauvegarde des intérêts d’un État, loin des préoccupations philosophiques sur la valeur morale ou le respect d’un contrat. Ceux qui sont victimes de telles sanctions sont, en réalité, tombés sur les champs d’honneur de la défense de la patrie, tandis que ceux qui conspirent avec les puissances étrangères ne sont, en réalité, que des Ganelons qui ne méritent aucune considération de la patrie. Leur place est plutôt dans un endroit austère, loin des salons qu’ils fréquentent d’habitude pour réaliser leur sale besogne », a-t-il déclaré.

    RFI

  • Les autorités dénoncent les “maux” de la justice en RDC

    Les autorités dénoncent les “maux” de la justice en RDC

    -Les autorités ont présenté mercredi à Kinshasa un “tableau sombre” d’une justice “infectée par plusieurs maux” en République démocratique du Congo, suscitant aussitôt les critiques des défenseurs des droits de l’Homme à leur encontre.

    “La justice reste infectée par plusieurs maux”, a déclaré le ministre de la Justice congolais Alexis Thambwe Mwamba, devant le Conseil supérieur de la magistrature au cours d’une cérémonie officielle.

    Selon le ministre Thambwe, “de nombreuses personnes [sont] détenues depuis de longues années sans régularisation de leur détention et sans qu’elles ne soient non plus présentées devant la juridiction du jugement tout simplement parce que l’inculpé ou sa famille n’a pas satisfait aux exigences pécuniaires du magistrat instructeur ou de son office”.

    Parmi les maux qui rongent le secteur judiciaire congolais, M. Thambwe cite “la lenteur dans la distribution de la justice” alors que “les délais des prononcés sont rarement respectés”.

    Le ministre a par ailleurs affirmé que “l’arrestation et la détention sont devenues un instrument d’intimidation et de terreur contre les inculpés pour les amener à libérer leurs avoirs”.

    M. Thambwe a également dénoncé les “actes de certaines autorités politiques dont l’interférence dans la procédure judiciaire impacte négativement la justice dans notre pays et mettent à mal l’indépendance de la magistrature”.

    “Ce tableau sombre de l’image actuelle de la justice dans notre pays” ne peut laisser indifférent, a-t-il encore dit.

    “Je partage totalement son analyse mais nous disons que la grande responsabilité incombe au gouvernement qui entretient cette situation”, a réagi auprès de l’AFP Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj, une ONG de défense des droits de l’Homme).

    Pour M. Kapiamba, “les détentions arbitraires sont le fait des services de sécurité congolais notamment l’Agence nationale de renseignements”.

    “Des plaidoyers menés par des défenseurs des droits de l’Homme auprès des ministres de la Justice et de l’Intérieur en faveur des personnes détenues au secret pendant des mois par les services de sécurité civil et militaire, sans droit de visite des membres de famille et d’avocats, sont restés sans suite”, a-t-il accusé.

    La RDC a été élue lundi au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, suscitant de vives critiques des Etats-Unis et d’ONG dénonçant son bilan en la matière.

    Avec AFP

  • A Kinshasa, Zuma exprime son soutien au processus électoral en RDC

    A Kinshasa, Zuma exprime son soutien au processus électoral en RDC

    -Le président sud-africain Jacob Zuma a exprimé dimanche à Kinshasa son “soutien au processus électoral en cours en République démocratique du Congo” après une rencontre avec son homologue congolais Joseph Kabila, a annnoncé la présidence congolaise, alors que l’opposition en RDC accuse le président Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir par tous les moyens.

    “Les deux chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination à consolider les acquis de la démocratie, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité en faveur des peuples de la région”, ajoute le communiqué de la présidence avant un sommet des chefs d’Etat sur la sécurité dans la région des Grands Lacs prévue jeudi à Brazzaville.

    Le chef de l’opposition congolaise, Félix Tshisekedi, a qualfiié de “forfaiture” cette semaine l’annonce du président de la Commission électorale, Corneille Nangaa, selon laquelle il n’y aurait pas d’élection avant 2019 pour la succession de M. Kabila.

    MM. Kabila et son “serviteur” Nangaa ont “déclaré la guerre au peuple congolais”, selon M. Tshisekedi dont la coalition veut une “transition sans Kabila” après le 31 décembre.

    Le second mandat de M. Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution ne lui permet pas de se représenter, mais l’autorise à rester au pouvoir jusqu’à l’installation d’un président élu.

    Un accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016 prévoyait des élections au plus tard en décembre 2017, délai qu’il est désormais impossible de tenir.

    Les autorités promettent depuis plusieurs semaine la publication d’un calendrier électoral, alors qu’une réunion d’évaluation du processus électoral se tient à Kinshasa jusqu’à mercredi.

    Avec AFP