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  • Premier voyage de Nikki Haley en Afrique la semaine prochaine

    Premier voyage de Nikki Haley en Afrique la semaine prochaine

    -L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, effectuera la semaine prochaine son premier voyage en Afrique, notamment au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo où les violences redoublent en dépit d’une forte présence de Casques bleus.

    Annoncé en septembre par Donald Trump, “profondément préoccupé” par les “millions de vies en danger” dans ces deux pays, ce voyage conduira d’abord en Ethiopie celle qui a rang de ministre dans l’administration américaine.

    Son séjour en Afrique durera du 23 au 28 octobre. “Outre des entretiens avec les autorités des pays visités, des responsables de l’Union africaine et des représentants de l’ONU, Nikki Haley rencontrera des hommes, femmes et enfants qui bénéficient sur le terrain de la protection et du soutien des opérations de l’ONU”, indique vendredi un communiqué de ses services.

    Avec ce déplacement, “l’ambassadrice Haley pourra se rendre compte par elle-même du travail de l’ONU dans des pays dévastés par les conflits, avec des visites auprès de missions de maintien de la paix et de sites où oeuvrent d’autres agences de l’ONU apportant de l’aide humanitaire vitale”.

    “J’envoie l’ambassadrice Nikki Haley en Afrique pour discuter des conflits et de leur résolution, et plus important, de la prévention”, avait affirmé en septembre le président américain.

    Au Soudan du Sud et à la RDCongo, “nous continuons de fournir une aide humanitaire. Mais de vrais résultats pour arrêter ces catastrophes nécessitent un processus de paix dirigé par des Africains et un sincère, réellement sincère engagement de toutes les parties concernées”, avait-il dit.

    Le Soudan du Sud est plongé depuis décembre 2013 dans une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts, alimentée par une rivalité entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar. Le conflit a éclaté seulement deux ans et demi après l’indépendance du pays acquise en juillet 2011 grâce notamment aux Etats-Unis.

    Le mois dernier, Nikki Haley avait affirmé à l’ONU qu’une récente et nouvelle initiative de paix venue de pays de la région était “la dernière chance” pour les autorités sud-soudanaises d’en finir avec le conflit.

    La mission de paix de l’ONU au Soudan du Sud compte quelque 14.000 Casques bleus.

    Missions trop coûteuses

    A l’égard de la République démocratique du Congo secouée par des violences meurtrières et où la situation politique est bloquée, les Etats-Unis se montrent de plus en plus critiques. Ils ont dénoncé lundi l’élection de ce pays au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU au regard de son bilan dans ce domaine.

    En dépit d’un mandat expiré depuis fin 2016, le président Joseph Kabila est toujours au pouvoir et aucun calendrier électoral n’a encore été rendu public malgré de multiples pressions de la communauté internationale pour des élections “au plus tôt”.

    La Constitution ne permet pas à Joseph Kabila de se représenter mais l’autorise à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur. En vertu d’un accord avec l’opposition, le scrutin aurait du se tenir avant fin 2017 mais la Commission électorale chargée de l’organiser parle désormais de 2019.

    En mars, deux experts de l’ONU, une Suédo-Chilienne et un Américain, ont été assassinés dans le Kasaï (centre), un crime impuni qui devrait être évoqué par Nikki Haley.

    La mission de l’ONU en RDCongo est la plus importante de sa quinzaine d’opérations de paix dans le monde, avec environ 18.000 Casques bleus.

    A côté du discret secrétaire d’Etat Rex Tillerson, l’ex-gouverneure de Caroline du Sud, 45 ans, jusqu’alors inexpérimentée en politique étrangère, a pris depuis janvier une importance considérable dans l’administration Trump.

    Parmi ses précédents voyages, celle à qui sont prêtées des ambitions présidentielles a été en Israël en juin et à Vienne en août s’enquérir auprès de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AEIA) du respect par l’Iran de ses obligations nucléaires. Moins de deux mois avant le choix de Donald Trump de ne pas certifier que Téhéran applique bien ses engagements.

    Sa visite en Afrique s’inscrit dans une volonté des Etats-Unis de revoir l’une après l’autre toutes les opérations de maintien de la paix de l’ONU, jugées trop coûteuses par le plus gros contributeur au budget de l’Organisation.

    Avec AFP

  • La procureure de la CPI prend ses distances avec Moreno Ocampo, mis en cause…lancé plusieurs procès contre des Congolais

    La procureure de la CPI prend ses distances avec Moreno Ocampo, mis en cause…lancé plusieurs procès contre des Congolais

    -La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, a pris jeudi soir, dans un communiqué, ses distances avec son prédécesseur, l’Argentin Luis Moreno Ocampo, mis en cause par une enquête de presse internationale. M. Moreno Ocampo a lancé plusieurs procès contre des Congolais lorsqu’il était procureur de la Cour.
    Plus de 40 000 documents confidentiels (courriels, câbles diplomatiques, courriers, relevés bancaires, etc…) obtenus par le journal en ligne français Mediapart au sujet de celui qui fut, durant neuf ans (2003-2012), le premier procureur de la Cour, ont été analysés par une dizaine de journaux dans le monde, auxquels ils ont été communiqués. Les révélations publiées par ces médias indiquent que Moreno Ocampo – qui représenta l’ong Transparency International en Amérique latine et aux Caraïbes – a été détenteur, avec sa femme, de sociétés offshore (du type que dénonce Transparency) aux Iles Vierges britanniques, au Panama, au Belize et en Uruguay pendant qu’il était procureur à la CPI. Et qu’il a tenté de le dissimuler.
    S’il n’en a pas parlé à la CPI, c’est parce qu’”ils n’ont rien demandé”, a-t-il répondu à Mediapart. « Mon salaire de magistrat n’était pas assez élevé”, a-t-il tenté de se justifier. Un salaire qui s’élevait tout de même à 150 000 euros par an nets d’impôts, soit 12 500 euros par mois…
    Contre des Congolais
    Ce salaire payait les poursuites engagées, au nom de la CPI, par le Bureau du procureur, notamment contre les Congolais Thomas Lubanga, Jean-Pierre Bemba, Mathieu Ngudjolo, Germain Katanga, Bosco Ntaganda. Sur les dix enquêtes ouvertes par la CPI, neuf concernent des Africains – ce qui a suscité un appel de l’Union africaine à ses membres, afin qu’ils ne collaborent pas avec elle, accusée de racisme. Plusieurs pays africains ont annoncé leur retrait du Traité de Rome qui crée la ou leur intention de s’en retirer, lui reprochant de ne pas être “véritablement indépendante” ou de ne pas avoir été à la hauteur des espoirs suscités. Beaucoup de reproches ont été faits au Bureau du Procureur sur la légereté avec laquelle sont constitués les dossiers.
    Après son départ de la CPI, en 2012, Luis Moreno Ocampo a rejoint un cabinet new-yorkais, Getnick&Getnick, “pour y développer le business, en pleine expansion, des lanceurs d’alerte”, écrit Mediapart. Il enseigne aussi à Harvard et possède une firme de consultance à New York, selon le journal allemand Der Spiegel, un des médias enquêteurs. L’Argentin a été embauché en juillet 2017 par l’Organisation des Etats américains pour enquêter sur le Vénézuela, en vue d’éventuellement constituer un dossier pour la CPI.
    Lobbying pour le financier d’un seigneur de guerre
    En 2015, indique l’enquête, Moreno Ocampo est devenu l’avocat de l’organisation “Justice First”, créée par le milliardaire libyen du pétrole Hassan Tatanaki. Ce dernier, après avoir appuyé Khadafi, explique Der Spiegel, soutient un des deux plus grands seigneurs de guerre en Libye, le maréchal Khalifa Haftar. Le contrat de Moreno Ocampo – pour 3 millions de dollars (2,55 millions d’euros) en trois ans – le chargeait de constituer des dossiers pour envoyer à la CPI  les adversaires du maréchal et de mettre au point une stratégie permettant (NDLR: à Tatanaki) d’échapper à toute poursuite de la Cour ».
    Les contacts de Moreno Ocampo à la CPI, indiquent les médias enquêteurs, lui permettent de faire bénéficier ses clients d’informations sur les documents en possession de la CPI qui pourraient être utilisés contre eux. Deux collaboratrices de la procureure Bensouda, pourtant tenues au secret, ont ainsi donné des conseils afin que Hassan Tatanaki ne soit pas poursuivi. Finalement, ce dernier mettra fin au contrat avec Moreno Ocampo au bout de trois mois et 750 000 dollars; on ignore pourquoi.
    Brèches dans la sécurité de la CPI?
    Jeudi soir, Mme Bensouda a affirmé que la Cour ignorait comment les 40 000 documents qui servent à mettre en cause Luis Moreno Ocampo ont été obtenus par Mediapart. Elle assure que la CPI « met tout en œuvre pour la mise en place de mesures renforcées pour garantir la sécurité des informations » en sa possession. La fuite de documents internes permet en effet de se poser des questions sur le sérieux de la protection des témoins qui accusent des puissants lors des procès de la CPI. « Rien n’indique à ce jour que ses systèmes (NDLR: de protection) aient été compromis », assure la procureure.
    Mme Bensouda avoue cependant son « inquiétude » au sujet des « allégations » impliquant deux de ses collaboratrices dans le travail de lobbying de Luis Moreno Ocampo pour le milliardaire libyen. Elle annonce que le Mécanisme de Contrôle Indépendant (MCI) de la Cour a prévu « une enquête complète » sur le sujet.
    Elle se démarque de Moreno Ocampo
    La procureure, si elle souligne que les dirigeants de la CPI doivent déclarer tous les ans leur patrimoine depuis 2015 – soit après le départ de l’Argentin – affirme que son bureau « n’a pris aucun contatc », ni « sollicité aucun conseil », ni « collaboré avec » Moreno Ocampo sur des affaires traitées par la CPI « depuis que j’ai pris mes fonctions de procureur ».
    « J’ai moi-même été très claire à ce sujet avec M. Ocampo par le passé et je lui ai demandé, sans aucune équivoque, de s’abstenir de toute déclarartion ou activité publique susceptible, en vertu de ses anciennes fonctions à la tête du Bureau (NDLR: du procureur), d’être perçue comme une ingérence dans les activités de celui-ci ou une atteinte à sa réputation », ajoute-t-elle. Ce qui permet de supposer que Mme Bensouda avait des raisons de s’inquiéter avant que n’éclate le scandale.
    Marie-France Cross
  • L’auteur des mémoires de Trump prévoit sa démission

    L’auteur des mémoires de Trump prévoit sa démission

    -L’auteur des mémoires de Donald Trump, “The Art of the Deal” publié en 1987, pense que le milliardaire va démissionner de la présidence des Etats-Unis avant la fin de son mandat en 2021, peut-être même avant la fin de cette année.

    L’écrivain Tony Schwartz a affirmé sur Twitter que M. “Trump va démissionner” avant que les enquêteurs de l’affaire russe “ne lui laissent aucune alternative”.

    “L’encerclement progresse à une vitesse incroyable”, a poursuivi M. Schwartz dont l’ouvrage contribua à forger la réputation d’homme d’affaires astucieux de l’actuel président. “Trump va démissionner et déclarer victoire avant que Mueller et le Congrès ne lui laisse aucune alternative”.

    Il fait référence à l’enquête fédérale menée par le procureur spécial Robert Mueller et aux enquêtes menées par deux commissions parlementaires du Congrès des Etats-Unis sur l’ingérence de la Russie dans le processus électoral en 2016, sur des soupçons de collusion pendant la campagne entre des proches de M. Trump et des responsables russes ou encore sur des soupçons d’entrave à la justice de la part du président républicain.

    Dans un second tweet, M. Schwartz a estimé que “la présidence Trump était dans les faits terminée”, confiant qu’il serait “étonné s’il survit jusqu’à la fin de l’année”. “Le plus probable, c’est qu’il démissionnera d’ici l’automne, si ce n’est plus tôt”, dit-il.

    Pendant l’écriture de l’ouvrage qui est devenu un succès dès sa parution, il a passé dix-huit mois avec le magnat de l’immobilier. Le livre est resté 48 semaines sur la liste des best-sellers du New York Times et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.

    L’auteur avait fait part de son aversion pour le milliardaire l’an dernier pendant la campagne électorale, estimant qu’il avait mis avec son livre “du rouge à lèvres sur un porc”.

    “Je ressens un profond sentiment de remords pour avoir contribué à présenter Trump d’une façon qui lui a attiré davantage d’attention et qui l’a rendu beaucoup plus intéressant qu’il ne l’est”, avait-il dit en juillet 2016.

    Avec AFP

  • CPI : Laurent Gbagbo reste en prison, un nouvel examen de son maintien en détention ordonné

    CPI : Laurent Gbagbo reste en prison, un nouvel examen de son maintien en détention ordonné

     

    Former Ivory Coast president Laurent Gbagbo awaits the start of his trial at the International Criminal Court in The Hague, Netherlands, Thursday, Jan. 28, 2016. Gbagbo and Goude stand trial for their alleged involvement in deadly post-election violence. (AP Photo/Peter Dejong, Pool)

    -La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné mercredi aux juges de première instance de réexaminer la demande de libération de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo pour le reste de son procès, une petite victoire pour l’ancien homme fort d’Abidjan.

    L’ancien président ivoirien en prison à la Cour pénale internationale, à La Haye reste en détention, selon une décision annoncée mercredi par la CPI.

    Premier ex-chef d’État remis à la CPI, Laurent Gbagbo avait fait appel en mars de la décision de la Cour de le maintenir en détention à La Haye pendant toute la durée de son procès pour crimes contre l’humanité commis lors de violences post-électorales ayant déchiré la Côte d’Ivoire en 2010-2011.

    “La chambre d’appel décide d’annuler la décision remise en question et ordonne à la chambre de première instance de mener un nouvel examen” pour “savoir si M. Gbagbo devrait continuer à être détenu ou devrait être libéré avec ou sans conditions”, a déclaré le juge Piotr Hofmanski.

    “Nous prenons acte et nous faisons confiance” à la CPI, a réagi de manière laconique Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement ivoirien.

    La branche des “frondeurs” du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Gbagbo, estime que la décision “in fine, contient les données qui fondent son espoir d’un prochain retour du président Laurent Gbagbo parmi” eux et “invite (…) sympathisants et militants à rester sereins et confiants dans l’attente d’un nouvel examen au plus tard dans 120 jours”, selon un communiqué.

    Le FPI est secoué depuis des mois par une crise interne entre des réformateurs qui ont pris la tête du parti, et des “historiques” (ou “frondeurs”) qui restent sur une ligne d’opposition, boycottant les différentes scrutins électoraux, se présentant comme les vrais fidèles de Gbagbo.

    L’ancien président, âgé aujourd’hui de 72 ans, et Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à Laurent Gbagbo, sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Les deux hommes ont plaidé non coupable.

    Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois, entre décembre 2010 et avril 2011, dans les deux camps, lors de cette crise née du refus de l’ex-chef de l’Etat de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle de 2010.

    Le procès, qui devrait durer trois à quatre ans, s’est ouvert le 28 janvier 2016 à La Haye. Laurent Gbagbo avait été livré à la CPI en novembre 2011, a souligné M. Hofmanski.

    Chemise bariolée de rouge et de bleu, l’ancien homme fort d’Abidjan est apparu mercredi grisonnant et amaigri, les yeux fatigués. Un ample foulard marron autour du cou, il écoutait la lecture du résumé du jugement, l’accueillant avec des signes de tête et de légers sourires approbateurs.

    L’ex-président ivoirien est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences pour tenter, en vain, de conserver le pouvoir. Charles Blé Goudé aurait, lui, été à la tête d’hommes ayant tué et violé des centaines de personnes dans le but de maintenir Laurent Gbagbo à la tête du pays.

    Cette crise, émaillée d’exactions perpétrées par les deux camps, avait paralysé pendant plusieurs mois ce pays, premier producteur mondial de cacao et moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.

    – Erreurs –

    Les cinq juges de la chambre d’appel ont fait état d’”erreurs” commises par la chambre de première instance dans sa décision.

    En mars, la défense avait demandé à nouveau la libération conditionnelle de l’ancien chef d’Etat, arguant qu’il était “déjà détenu depuis presque six ans” et qu’il souffrait de “maladies qui l’affectent tant physiquement que psychologiquement”.

    L’accusation avait répondu que Laurent Gbagbo pourrait “s’enfuir vers un territoire hors de la compétence de la Cour”.

    Les juges avaient alors décidé à deux contre un de le maintenir en détention.

    Pour la chambre d’appel, ces trois juges n’ont pas pris en compte ni l’âge avancé de M. Gbagbo, ni son état de santé, a souligné M. Hofmanski. “La chambre de première instance aurait dû prendre en considération la durée que M. Gbagbo a passé en détention et (déterminer) si la détention de M. Gbagbo continue d’être raisonnable”.

    L’ancien président ivoirien restera en détention jusqu’à ce que la question soit réexaminée.

    On ignore encore comment s’organiserait une éventuelle libération de M. Gbagbo, lui qui est obligé d’assister aux audiences. Son avocat Emmanuel Altit a assuré à l’AFP que toutes les options, y compris un retour en Côte d’Ivoire, restaient sur la table..

    Avec AFP

  • Le Japon promet 1 milliard de dollars à l’ONU

    Le Japon promet 1 milliard de dollars à l’ONU

    -Le Japon s’est engagé lundi à verser un milliard de dollars au cours des deux prochaines années pour financer les opérations en matière de développement menées par les Nations Unies, se hissant ainsi parmi les plus importants donateurs étrangers dans le domaine.

    Le ministre japonais des Affaires étrangères Fumio Kishida a indiqué lors d’une réunion à l’ONU que cette enveloppe permettrait d’aider des enfants et des jeunes dans le monde entier, en particulier en assurant la promotion de l’éducation, de la santé, d’opérations en cas de catastrophes et de la parité entre hommes et femmes.

    Le porte-parole du ministère Norio Murayama a précisé que ce financement comporterait des aides multilatérales et bilatérales.

    Cette annonce offre une bouffée d’oxygène aux Nations unies qui cherchent du soutien pour leurs objectifs de développement durable (SDG), visant notamment à mettre un terme à l’extrême pauvreté d’ici 2030.

    Les agences onusiennes d’assistance humanitaire sont confrontées à une crise de financement avec des demandes croissantes générées par les crises à travers le monde tandis que les Etats-Unis menacent d’opérer des coupes franches dans leurs contributions à l’instance internationale.

    Avec AFP

  • Donald Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute et demande une enquête

    Donald Trump accuse Obama de l’avoir mis sur écoute et demande une enquête

    President Donald Trump and former President Barack Obama talk on the East front steps of the US Capitol after inauguration ceremonies on January 20, 2017 in Washington, DC. / AFP / Robyn BECK (Photo credit should read ROBYN BECK/AFP/Getty Images)

    -Donald Trump a lancé une bombe politique en accusant son prédécesseur Barack Obama de l’avoir placé sur écoute avant l’élection américaine du 8 novembre, et demande au Congrès d’enquêter sur d’éventuelles écoutes le concernant. Cette accusation a été catégoriquement démentie par l’entourage de l’ancien président.

    “Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire”, a tweeté M. Trump, qualifiant l’ex-président démocrate de “personne malfaisante (ou malade)”. Mais M. Trump n’a fourni aucun détail, ni aucune preuve à l’appui de cette allégation.

    How low has President Obama gone to tapp my phones during the very sacred election process. This is Nixon/Watergate. Bad (or sick) guy!

    C’est l’attaque la plus violente menée contre son prédécesseur depuis sa prise de fonctions le 20 janvier.

    “Le président Obama, ni aucun responsable de la Maison Blanche, n’ont jamais ordonné la surveillance d’un quelconque citoyen américain”, a indiqué Kevin Lewis, porte-parole de M. Obama, dans un communiqué en milieu de journée. “Toute suggestion du contraire est tout simplement fausse”.

    “Une règle d’or de l’administration Obama était qu’aucun responsable de la Maison Blanche ne devait interférer avec une quelconque enquête indépendante menée par le ministère de la Justice”, a-t-il poursuivi.

    Dimanche, le président Trump “demande à ce que, dans le cadre de leurs enquêtes sur l’activité russe, les commissions sur le renseignement au Congrès exercent leur autorité de supervision pour déterminer si les pouvoirs d’enquête de la branche exécutive ont été outrepassés en 2016”, a indiqué Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué.

    “C’est du maccarthysme”, avait ajouté M. Trump, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux Etats-Unis dans les années 1950. Il a également fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l’affaire d’espionnage politique qui avait abouti en 1974 à la démission du président républicain Richard Nixon.

    “Je suis sûr qu’un bon avocat pourrait faire une excellente affaire du fait que le président Obama a mis mes téléphones sur écoute en octobre, juste avant l’élection!”, a relevé Donald Trump qui passait le week-end dans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride.

    Relations très tendues

    Le camp républicain était plutôt absent sur le sujet samedi. Le sénateur Lindsey Graham a estimé que, si c’était vrai, ce serait “le plus grand scandale politique depuis le Watergate”.

    Jusqu’à l’élection de novembre, Barack Obama et Donald Trump entretenaient des relations très tendues.

    Pendant plusieurs années, le milliardaire avait été le fer de lance des “birthers”, affirmant avec des relents de racisme que Barack Obama était né au Kenya –pays de son père– et non à Hawaï et que, par conséquent, il ne pouvait présider les Etats-Unis. Il s’était finalement rangé à la raison en septembre 2016, en déclarant sans fioritures: “Le président Barack Obama est né aux Etats-Unis, point final”.

    M. Obama, de son côté, avait lancé de très violentes attaques contre le républicain pendant la campagne.

    Puis les deux hommes s’étaient entretenus à la Maison Blanche deux jours après la victoire de Donald Trump et avaient joué l’apaisement. “Monsieur le président, c’était un grand honneur d’être avec vous”, avait déclaré le républicain sur un ton très posé, presque intimidé.

    Collusion?

    Ces attaques contre Barack Obama s’inscrivent dans un contexte politique difficile pour le président américain. Six semaines après son entrée à la Maison Blanche, il est englué dans des accusations de collusion entre son entourage et des responsables russes pendant la campagne et pendant la période de transition.

    La presse a révélé cette semaine que l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, avait rencontré avant et après l’élection plusieurs conseillers ou proches de M. Trump.

    En particulier le ministre de la Justice Jeff Sessions qui a été placé sur la défensive après avoir confirmé deux entretiens l’an dernier avec l’ambassadeur russe –en juillet et en septembre– mais avoir omis de le mentionner lors de sa récente audition sous serment devant les sénateurs.

    La rencontre de septembre s’est déroulée alors même que la Russie était déjà soupçonnée publiquement d’avoir piraté le parti démocrate pour nuire à la campagne de leur candidate, Hillary Clinton. Des sanctions ont été prises contre Moscou en décembre.

    Le ministre a annoncé jeudi qu’il se récusait dans toutes les éventuelles enquêtes sur la campagne électorale et donc sur les possibles ingérences russes.

    Un autre proche de Donald Trump, Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale, a été contraint de démissionner le 13 février, lui aussi à cause de contacts avec l’ambassadeur russe.

    Donald Trump a rejeté toute accusation d’entente avec la Russie. C’est une “chasse aux sorcières” menée par les démocrates, a-t-il répliqué cette semaine.

    Avec AFP

  • Etats-Unis: la politique migratoire de Trump inquiète les communautés africaines

    Etats-Unis: la politique migratoire de Trump inquiète les communautés africaines

    -Les nouvelles directives du département de la Sécurité nationale sur les expulsions de clandestins sont génératrices d’angoisse dans les communautés étrangères des Etats-Unis. Dans un pays où les contrôles d’identité inopinés ne sont pas du tout dans les habitudes, certains migrants sans papiers sont installés depuis des années. Ceux qui n’ont jamais eu affaire à la justice avaient fini par ne plus penser à une éventuelle expulsion. C’est le cas de nombre d’entre eux dans les communautés africaines.

    Avec notre correspondante à WashingtonAnne-Marie Capomaccio

    Les ambassades africaines aux Etats-Unis n’ont pas été prévenues avant le public. Les diplomates ont découvert les nouvelles directives sur le site du département de la Sécurité nationale. Les voilà sollicités par leurs ressortissants inquiets de cette perspective d’expulsion de masse.

    Ce qui fait peur, c’est le contrôle inopiné… Quels sont les droits des sans-papiers, quel avocat contacter et dans le cas extrême – l’expulsion – comment régler ses affaires ?

    Un diplomate guinéen l’explique : certains migrants illégaux sont aux Etats- Unis depuis 20 ans. Ils ont bâti une vie, et le rêve américain peut se terminer en cauchemar. Un recensement est en cours, pour avoir une notion précise du nombre de Guinéens sur le sol américain.

    Comportement impeccable

    Le consul du Sénégal demande à ses compatriotes d’être irréprochables. « Nos compatriotes, ceux qui sont en situation irrégulière et qui ont des papiers, et ceux qui sont sans papiers, de la même manière, on leur suggère fortement de continuer à avoir une attitude irréprochable pour éviter d’être exposés ou confrontés à des décisions pareilles suite à une arrestation, altercation, une rencontre avec la police ou la sécurité intérieure », explique El Hadji Amadou Ndao.

    Et pour les Maliens le problème est le même ; la crainte du contrôle et de l’expulsion affole les sans-papiers, et même ceux qui sont en possession d’un titre de séjour. La communauté malienne est bien organisée à travers les Etats-Unis, le dialogue est permanent et les diplomates tentent de rassurer leurs ressortissants.

    Ils tentent aussi de discuter avec un département d’Etat qui s’installe, comme l’explique Tièna Coulibaly, ambassadeur du Mali aux Etats-Unis. « C’est ce langage que nous tenons, aussi bien avec le département d’Etat en leur demandant d’avoir plus de tolérance à l’endroit de tous ceux qui sont ici et dont la seule faute est de ne pas avoir de document de séjour, et aux Maliens, nous disons que personne ne doit se rendre coupable de crimes… »

    Application stricte de la loi

    Les directives du département de la Sécurité nationale sont simples : l’application de la loi à la lettre. Tout migrant illégal est susceptible d’être reconduit à la frontière, c’est la règle, même pour ceux qui n’ont commis aucun délit, et quel que soit le temps de résidence.

    « Avant, c’était les cas de crimes qui étaient priorisés, explique le consul du Sénégal. Maintenant, ce qui est annoncé par la nouvelle administration, c’est qu’il n’y aura plus de priorité. Tous ceux qui seront pris en situation irrégulière seront traités de la même manière. Avant, le fait d’être en situation irrégulière n’était pas à l’origine de troubles avec la justice. Avec l’application de ces décisions de justice, ça va devenir plus compliqué. »

    La prudence est donc de mise. Mais comme le fait remarquer Tièna Coulibaly, il faut bien vivre et sortir de chez soi pour aller travailler. L’ambassadeur du Mali espère que l’administration Trump reviendra à une politique plus clémente.

    Si le décret Trump sur l’immigration n’avait pas été bloqué en justice, la Maison Blanche avait le projet d’ajouter cinq pays à la première liste : cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

  • Un fils du boxeur Mohamed Ali retenu en rentrant aux États-Unis

    Un fils du boxeur Mohamed Ali retenu en rentrant aux États-Unis

    -Un fils du légendaire boxeur Mohamed Ali a été retenu et interrogé deux heures durant à son retour aux Etats-Unis depuis la Jamaïque début février, en raison de son nom à consonance arabe, selon des médias américains.

    Mohamed Ali Jr, âgé de 44 ans, né à Philadelphie (Pennsylvanie) et porteur d’un passeport américain, voyageait avec sa mère Khalilah Camacho-Ali, une ex-épouse du boxeur décédé en 2016, selon son avocat et ami Chris Mancini au Courrier-Journal de Louisville.

    Tous deux ont été retenus pour interrogatoire à l’aéroport international de Fort Lauderdale le 7 février en raison de la consonance arabe de leurs noms, a précisé l’avocat.

    Mme Camacho-Ali a été relâchée après avoir montré aux douaniers une photo d’elle-même au côté de son ex-mari. Mais Ali Jr n’avait pas de photo et, selon l’avocat, il a été retenu durant près de deux heures pour se voir demander à plusieurs reprises: “D’où tirez-vous votre nom?” ou “Êtes-vous musulman?”. Il a répondu qu’il était musulman, comme son père, mais les douaniers ont poursuivi l’interrogatoire.

    “Pour la famille Ali, c’est clair que tout cela est directement lié aux efforts de M. Trump d’interdire l’entrée des musulmans aux Etats-Unis”, a déclaré Chris Mancini en référence au décret pris fin janvier par le président américain pour interdire l’entrée aux Etats-Unis des citoyens de sept pays majoritairement musulmans.

    L’avocat a précisé qu’il tentait, de concert avec la famille Ali, de découvrir combien d’autres personnes avaient été retenues pour des interrogatoires similaires et qu’ils envisageaient une plainte au niveau fédéral.

    Avec AFP

  • Donald Trump accueille le Premier ministre canadien Justin Trudeau

    Donald Trump accueille le Premier ministre canadien Justin Trudeau

    President Donald Trump meets with Canadian Prime Minister Justin Trudeau in the Oval Office of the White House, Monday, Feb. 13, 2017, in Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

    -Donald Trump a accueilli Justin Trudeau à la Maison Blanche, une rencontre délicate pour le jeune Premier ministre canadien qui espère esquisser un compromis sur le libre-échange mais aussi faire entendre sa différence, du climat à l’immigration.

    “Je suis très heureux d’être ici aujourd’hui avec le Premier ministre Trudeau dont je connaissais le père (Pierre Elliott Trudeau, ancien Premier ministre du Canada, NDLR) pour lequel j’avais beaucoup de respect”, a déclaré le président septuagénaire au début d’une table ronde centrée sur la place des femmes en entreprise.

    La fille du milliardaire, Ivanka Trump, femme d’affaires de 35 ans, était présente lors de cette rencontre, assise à la gauche du dirigeant canadien et en face de son père.

    L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche a soulevé de très nombreuses questions sur l’absence de frontière claire entre ses affaires – et celles de sa fille – et ses fonctions politiques.

    Troisième dirigeant étranger reçu par le nouveau président républicain, après la Britannique Theresa May et le Japonais Shinzo Abe, M. Trudeau a promis de parler à la fois avec “franchise et respect” au locataire de la Maison Blanche.

    Arrivé en fin de matinée à la Maison Blanche sous un soleil radieux, il a offert au magnat de l’immobilier une photo en noir blanc où on le voit avec son père, Pierre Elliott Trudeau, à New York en 1981.

    Les deux hommes devaient participer à une conférence de presse commune prévue à 14H00 (19H00 GMT).

    Le libre-échange en question

    “Le Canada restera toujours fidèle à ses valeurs qui ont fait de nous un pays extraordinaire, un lieu d’ouverture et de respect”, a pris soin de souligner le jeune dirigeant canadien avant son départ, interrogé sur la façon dont il entendait aborder cette rencontre.

    Les liens économiques entre les deux immenses pays, qui partagent la plus longue frontière au monde entre deux Etats, sont extrêmement denses: trois quarts des exportations canadiennes sont destinées au voisin du sud et le Canada est la première destination à l’export de 35 Etats américains.

    La renégociation, souhaitée par M. Trump, de l’accord de libre-échange Aléna, qui groupe Canada, Etats-Unis et Mexique, s’annonce délicate.

    Fervent partisan du libre-échange, M. Trudeau avait, pendant la campagne électorale américaine, mis en garde contre la tentation du “repli” et du “protectionnisme”.

    Et il a rappelé vendredi avec force que “des millions de bons emplois des deux côtés de la frontière” dépendaient d’une circulation sans heurts des biens et des personnes.

    L’exécutif américain est resté évasif sur la direction qu’il entendait donner aux négociations.

    Jugeant que l’Aléna, accord vieux de 23 ans, était une “catastrophe” pour les Etats-Unis et “très injuste” pour le travailleur américain, Donald Trump a jusqu’ici été nettement plus virulent sur le Mexique que sur le Canada.

    Divergence sur le climat

    Le parcours, les orientations politiques, le style: tout sépare Donald Trump de Justin Trudeau, de 25 ans son cadet, qui ne cachait pas sa complicité et ses réelles convergences de vue avec Barack Obama.

    M. Trudeau est arrivé au pouvoir en promettant de gouverner “avec optimisme vers l’avenir” et de redorer l’image du Canada à l’étranger.

    M. Trump l’a emporté le 8 novembre en dressant un tableau sombre des menaces qui pèsent sur les Etats-Unis et en brandissant un slogan: “l’Amérique d’abord”.

    Accueilli en grande pompe il y a près d’un an à Washington par le président démocrate, Justin Trudeau avait salué le “leadership” de son hôte sur le climat.

    Nul doute qu’il se heurtera à une autre tonalité sur ce thème, tant Donald Trump, qui s’est entouré de plusieurs figures climato-sceptiques, semble déterminé à détricoter le bilan de son prédécesseur.

    Si le Premier ministre canadien n’a pas commenté directement le décret Trump sur l’immigration, actuellement suspendu par la justice, il a clairement fait entendre sa différence.

    Au lendemain de la signature du texte très controversé, il soulignait que le Canada accueillerait “ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre” indépendamment de leur foi.

    Les deux hommes sont en revanche à l’unisson sur le projet de gigantesque oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis, qui avait été bloqué par Barack Obama et auquel Donald Trump vient de donner une nouvelle impulsion.

    Avec VOA

  • TERMINATOR – Ulcéré par les piques que lui a adressées Donald Trump, Arnold Schwarzenegger a réagi avec humour… Et agressivité.

    TERMINATOR – Ulcéré par les piques que lui a adressées Donald Trump, Arnold Schwarzenegger a réagi avec humour… Et agressivité.

    -Dans quelques années, peut-être un réalisateur aura-t-il l’idée de consacrer un film au duel épique, pour ne pas dire titanesque, qui oppose actuellement Arnold Schwarzenegger à Donald Trump. Interrogé par le Men’s Journal au sujet de sa réaction à la lecture du dernier tweet que le président des États-Unis lui a dédié, l’acteur a répondu : “J’ai appelé mon assistant et je lui ai dit : ‘Je crois qu’en fait, on devrait demander un rendez-vous et retourner à New York. (Il marque une pause) Et lui éclater la tête contre une table’”. Comment en est-on arrivé là ?

    L’histoire débute durant la campagne électorale. Le 8 octobre 2016, Arnold Schwarzenegger se fend d’un tweet pour annoncer qu’il ne votera pour Donald Trump : “Bien que je sois très fier d’être républicain, il y a autre chose de plus important encore : le fait d’être Américain, justifie-t-il alors. Je veux donc prendre un moment pour rappeler aux républicains que ce n’est pas seulement acceptable de choisir votre pays avant votre parti, c’est votre devoir.” Il vient d’ouvrir, sans le savoir, la boîte de Pandore.

    L’histoire devient encore plus savoureuse ensuite, quand Arnold Schwarzenegger reprend (après avoir postulé de son propre chef) l’ancien rôle de Donald Trump dans l’émission de télé-réalité “The Celebrity Apprentice”. Problème : c’est à la fille du président,  Ivanka Trump, qu’il devait initialement revenir, croit savoir le très sérieux Washington Post.

    Quelques semaines avant son investiture, le président fraîchement élu balance sa première salve : “Wow, les audiences d’Arnold Schwarzenegger se sont faites ‘engloutir’ (ou détruire) par celle du roi des audiences, DJT (pour Donald John Trump, ndlr). Bravo la star de cinéma !”

    Et puis, jeudi dernier, lors du rituel “petit-déjeuner national de prière” à Washington, qui rassemble les élus des deux bords, Donald Trump est monté au pupitre et a dégainé la sulfateuse : “Ils ont embauché une star de cinéma, Arnold Schwarzenegger, pour me remplacer. Et nous avons vu ce que ça a donné, une chute vertigineuse des audiences, des audiences que nous avons mis si longtemps à construire, un désastre total. Alors je veux juste prier pour Arnold et pour ses audiences.”

    Le coup a porté, puisque l’acteur d’origine autrichienne lui a répondu. D’abord avec le sourire, dans une vidéo mise en ligne sur Twitter : “Donald, j’ai une super idée : pourquoi on n’échangerait pas nos postes? Puisque tu es si bon en audimat, tu reprends ton job à la télé et je prends ta place, comme ça les gens pourront de nouveau bien dormir la nuit !”

Ensuite plus sérieusement, en critiquant sèchement le décret anti-immigration de Donald Trump : “Bannir du territoire des gens qui ont la carte verte, alors que les Etats-Unis vous ont donné la permission de travailler ici de manière permanente et que vous allez vers la citoyenneté américaine. C’est dingue, et nous avons l’air stupides quand la Maison Blanche est mal préparée à faire passer ce type de décret.”

Donald Trump a remis le couvert avec un dernier tweet, vendredi dernier : “Oui, Arnold Schwarzenegger a fait du très mauvais boulot à son poste de gouverneur de Californie et ce qu’il fait dans ‘The Apprentice’ est encore pire… Mais au moins il a essayé de toutes ses forces !”

Ce à quoi l’ex-Terminator a réagi immédiatement : “Je te souhaite bonne chance et j’espère que tu travailleras pour TOUS les Américains avec autant de pugnacité que tu as travaillé à ton audimat.”

Il a ensuite exprimé son envie de s’en prendre physiquement au président des Etats-Unis dans une interview. On attend la suite avec impatience.

AVEC LCI