Tag: Monde

  • On the Death of Former DRC Prime Minister Etienne Tshisekedi Share

    On the Death of Former DRC Prime Minister Etienne Tshisekedi Share

    -Press Statement

    Mark C. Toner
    Acting Spokesperson
    Washington, DC
    February 3, 2017

    The United States reiterates its sincerest condolences to the people of the Democratic Republic of the Congo following the recent passing of former Prime Minister Etienne Tshisekedi.

    While this is a difficult period and a time of mourning in the DRC, it is also a moment for unity. We urge the Congolese people to come together and honor Tshisekedi’s memory by continuing to pursue his ideals of a peaceful and democratic Congo.

    To that end, we call on all parties to the December 31, 2016 agreement and their supporters to work even more diligently towards its timely implementation and toward the country’s first democratic transfer of power. These achievements would be both a solid foundation for the DRC’s future and a lasting tribute to Etienne Tshisekedi’s legacy.

  • Donald Trump lance son projet de mur à la frontière mexicaine, le président Pena Nieto condamne

    Donald Trump lance son projet de mur à la frontière mexicaine, le président Pena Nieto condamne

    -Le président des Etats-Unis Donald Trump a donné une impulsion à la plus emblématique de ses promesses de campagne: la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique pour endiguer l’immigration illégale vers la première économie mondiale.

    Cinq jours seulement après sa prise de fonction, le nouveau président républicain a signé, mercredi en grande pompe, un décret fixant comme objectif de “sécuriser la frontière sud des Etats-Unis grâce à la construction immédiate d’un mur”.

    Le président mexicain Enrique Pena Nieto a aussitôt condamné ce projet et s’est engagé à défendre les migrants mexicains. “Je regrette et condamne la décision des Etats-Unis de continuer la construction du mur qui depuis des années, au lieu de nous unir, nous divise” a-t-il affirmé lors d’un bref message vidéo diffusé sur son compte Twitter.

    De très nombreuses questions restent posées sur le calendrier, le financement et l’efficacité de ce projet très controversé, évoqué dès le 16 juin 2015, jour de l’annonce sa candidature, par le magnat de l’immobilier (“Je vais construire un grand mur, personne ne construit les murs mieux que moi”).

    “Une nation sans frontières n’est pas une nation”, a-t-il lancé mercredi lors d’une cérémonie en présence du nouveau ministre de la Sécurité intérieure, l’ancien général John Kelly.

    “A partir d’aujourd’hui, les Etats-Unis reprennent le contrôle de leurs frontières”, a-t-il ajouté, promettant que les lois sur l’immigration seraient désormais appliquées avec force.

    Donald Trump a par ailleurs signé un autre décret portant sur une application plus rigoureuse des lois sur l’immigration, prévoyant en particulier de limiter l’accès aux fonds fédéraux pour les “villes sanctuaires” qui accueillent des immigrants clandestins.

    Son porte-parole Sean Spicer a annoncé la création de davantage de centres de détention le long de la frontière pour qu’il soit “plus facile et moins cher” de détenir puis de renvoyer les immigrant illégaux dans leur pays d’origine.

    ‘Fantasme qui déshonore la tradition américaine’

    “Le fantasme du président Trump de sceller la frontière avec un mur est alimenté par un parti pris racial et ethnique qui déshonore la tradition américaine de protection des migrants vulnérables”, a réagi l’Aclu, principale association américaine de défense des libertés individuelles.

    A New York, plus d’un millier de personnes ont manifesté mercredi soir pour dénoncer les mesures anti-immigration du nouveau président Donald Trump. “Pas d’interdiction! Pas de mur! New York est à tout le monde”, scandaient notamment les participants à la manifestation à Washington Square, au sud de Manhattan.

    Plus de 11 millions d’immigrants en situation irrégulière vivent aux Etats-Unis, certains depuis depuis de très nombreuses années. Près de la moitié sont originaires du Mexique.

    Interrogé sur la chaîne ABC, Donald Trump a par ailleurs de nouveau assuré que le financement de ce mur, dont la construction devrait débuter dans les mois à venir, serait, in fine, payé par le Mexique.

    Le président du Mexique a assuré qu’il ne paierait pas ? “Il est obligé de dire cela”, a-t-il répondu. “Mais moi je vous le dis: il y aura un paiement, même si le montage sera peut-être compliqué”.

    “Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas”, avait affirmé début janvier son homologue mexicain.

    Rencontre à la Maison Blanche fin janvier

    Le démocrate Luis Gutierrez, élu de la Chambre des représentants, a déploré que le nouvel locataire de la Maison Blanche “exploite les peurs” plutôt que de proposer “une politique réfléchie” et argumentée.

    Une délégation officielle mexicaine est présente à Washington pour entamer la renégociation de l’accord de libre-échange Aléna (USA, Canada et Mexique).

    Le gouvernement mexicain s’est dit prêt à “moderniser” cet accord en vigueur depuis 1994 et qui représente annuellement un commerce bilatéral de 531 milliards de dollars. A peu près 80% des exportations mexicaines prennent le chemin des Etats-Unis, un indicateur clair de la dépendance du Mexique envers son voisin du Nord.

    Mais le ministre de l’Economie Ildefonso Guajardo a clairement averti qu’il y avait “des lignes rouges” à ne pas franchir.

    Cette première réunion USA-Mexique vise à préparer la rencontre entre le nouveau président américain et son homologue mexicain Enrique Peña Nieto, le 31 janvier à Washington.

    Plusieurs personnalités de l’opposition mexicaine ont exhorté Enrique Peña Nieto d’annuler sa rencontre avec Donald Trump pour protester contre le projet de mur à la frontière entre les deux pays.

    “L’annonce de la construction du mur de @realDonaldTrump avant la visite d’@EPN (Peña Nieto) est un affront au Mexique”, a écrit sur Twitter l’opposante Margarita Zavala, potentielle candidate du parti conservateur (PAN) à l’élection présidentielle de 2018.

    El anuncio del muro de @realDonaldTrump previo a la visita de @EPN es una ofensa a México. Se debe reconsiderar la visita.

    Quant à l’ancien président mexicain Vicente Fox, il s’en est pris avec virulence au porte-parole de la Maison Blanche: “Sean Spicer, je l’ai dit à @realDonaldTrump et je vous le dis maintenant: le Mexique ne paiera pas pour ce putain de mur, a-t-il grondé en anglais sur Twitter.

    Sean Spicer, I’ve said this to @realDonaldTrump and now I’ll tell you: Mexico is not going to pay for that fucking wall.

    Avec AFP

  • Le contre-la-montre des migrants pour arriver aux Etats-Unis avant Trump

    Le contre-la-montre des migrants pour arriver aux Etats-Unis avant Trump

    -Dans une dangereuse course contre la montre pour arriver aux Etats-Unis avant l’accession vendredi de Donald Trump à la Maison Blanche, de nombreux migrants pressent le pas dans le désert mexicain, entre températures extrêmes, vipères et narcotrafiquants.

    Les quelque 3.000 kilomètres de frontière avec le voisin du Nord sont parsemés de postes de contrôle, où des centaines d’agents montent la garde, épaulés par des caméras, des hélicoptères et des drones.

    Mais les migrants, inquiétés par la promesse du futur 45e président des Etats-Unis de contruire un mur infranchissable entre les deux pays, parviennent à passer de l’autre côté.

    Dans la petite localité de Sasabe, collée à la frontière côté mexicain, on peut observer des marques blanchâtres sur une des colonnes en métal qui composent la barrière limitrophe. A quelques mètres sur le sable, on aperçoit une bouteille d’eau.

    “Quelqu’un a sûrement grimpé et a traversé là”, explique à l’AFP Sergio Flores, qui dirige un groupe d’aide aux migrants mis en place par les autorités. La bouteille a été peinte en noir afin d’éviter les reflets du Soleil qui pourrait les faire repérer, une astuce “fréquente”, explique-t-il.

    A Caborca, un autre village proche de la frontière dans l’Etat de Sonora (nord-ouest), quelques Honduriens attisent un feu à l’aide de détritus par une matinée glaciale.

    Fuyant les gangs criminels et le chômage, ils ont traversé le Mexique sur le fameux train de marchandises “La Bestia” (“la Bête”), en espérant arriver aux Etats-Unis avant l’investiture de Trump.

    “Quand j’ai vu cet homme dire à la télé qu’il détestait les migrants et qu’il allait construire un mur, je me suis dit: ‘c’est maintenant ou jamais’”, raconte le long des voies ferrées Wilson, un maçon hondurien de 48 ans qui a passé Noël sur la route et n’a pu voir naître sa dernière fille.

    Kit du migrant

    “Il y a de plus en plus” de migrants, constate Laura Ramírez, une activiste qui leur offre quotidiennement des petits-déjeuners.

    Selon des chiffres officiels, 20.709 sans-papiers ont été interpellés au Mexique en octobre, et 17.230 en novembre. Des gouverneurs ont demandé des ressources supplémentaires, affirmant être débordés par ce phénomène migratoire.

    De leur côté, les autorités américaines ont indiqué avoir interpellé 530.250 migrants en 2016, contre 462.328 un an plus tôt.

    Pour tromper la vigilance des policiers, les sans-papiers “ont perfectionné leurs méthodes”, selon Flores.

    Pantoufles équipées de semelles en tapis qui ne laissent pas de trace dans le sable ou vêtements de camouflage font partie de l’équipement nécessaire pour effectuer la traversée.

    Le ‘kit’ peut comprendre également des chaussures avec “semelles de vache” qui impriment sur le sol des traces de bovins pour tromper les autorités.

    Dans leur sac à dos, souvent aussi fabriqué en tissu de camouflage, les migrants emportent un imperméable, un sérum anti-venin en cas de morsure de vipère, de l’alcool pour faire du feu, du talc pour les pieds, des médicaments anti-douleur et contre les rhumes.

    Ils emportent aussi des amulettes pour s’attirer la chance, des photos d’une fiancée ou de leurs enfants, et une obsession pour le rêve américain.

    Ces équipements pour migrants sont proposés à la vente dans les boutiques situées sur la place principale de Altar, un village de Sonora surnommé le “Wal-Mart du migrant”.

    ‘Gros business’

    Chacun d’eux paye environ 1.000 dollars à des “coyotes”, des passeurs qui les conduisent de leur pays d’origine jusqu’à la frontière. Mais ensuite ils doivent débourser 5.000 dollars supplémentaires pour entrer aux Etats-Unis.

    “C’est un gros business”, commente Flores.

    Certains des migrants ne peuvent payer cette somme et doivent alors se transformer en “mule” pour franchir la frontière, avec un sac de 50 kilos de marijuana sur le dos.

    “Les narcotrafiquants ne nous payent pas, ils nous laissent simplement passer”, explique ce Hondurien.

    Donald Trump a déclenché la colère du voisin du sud en déclarant que parmi les migrants clandestins mexicains se trouvaient des criminels et des violeurs.

    “Cet homme raciste panique”, estime El Guero. “Notre seul péché est d’avoir vu le jour dans un pays pauvre et de ne pas avoir d’argent pour payer les mafias” aux frontières, se défend-il.

    De l’autre côté de la frontière, dans la ville d’Arivaca, en Arizona, les migrants ne sont pas populaires. “On ne peut pas nier qu’ils apportent des problèmes”, assure un serveur sous le couvert de l’anonymat.

    “Je pense qu’ils ne devraient pas être là. Ce n’est pas chez eux”, ajoute-t-il.

    A Caborca, Wilson regarde vers les Etats-Unis, où il espère qu’un avenir meilleur l’attend.

    “J’ai confiance en Dieu pour qu’il adoucisse le coeur de Trump”, dit-il.

    Avec AFP

  • Donald Trump devient le 45e président des Etats-Unis

    Donald Trump devient le 45e président des Etats-Unis

    -Donald J. Trump prête serment vendredi sur les marches du Capitole, au coeur de Washington, pour succéder à Barack Obama et devenir le 45e président des Etats-Unis, incroyable épilogue d’une campagne anti-élites qui a pris tout le monde à revers.

    A 70 ans, sans la moindre expérience politique, diplomatique ou militaire, le magnat de l’immobilier s’apprête à prendre les rênes de la première puissance mondiale sous le regard inquiet des alliés des Etats-Unis, échaudés par ses déclarations tonitruantes, parfois contradictoires.

    Après une nuit à Blair House, résidence réservée aux hôtes de marque située en face de la Maison Blanche, Donald Trump et son épouse Melania devaient partager un thé avec Barack et Michelle Obama avant de se rendre ensemble au Capitole.

    Des centaines de milliers d’Américains, partisans enthousiastes et farouches opposants, sont attendus sur les larges pelouses du National Mall qui lui fait face. Trois de ses prédécesseurs – Jimmy Carter, George W. Bush, Bill Clinton – seront présents, ainsi qu’Hillary Clinton, son adversaire malheureuse.

    “Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des Etats-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis”: peu avant midi (17h00 GMT), l’homme d’affaires prêtera serment, comme l’ont fait avant lui George Washington, Franklin D. Roosevelt ou encore John F. Kennedy.

    Il a choisi pour ce faire deux bibles: la sienne, qui lui a été offerte par sa mère en 1955, et celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union, également utilisée par Barack Obama il y a quatre ans.

    Après le temps de la campagne (17 mois) et celui de la transition (deux mois et demi), voici venu celui de l’exercice du pouvoir (quatre ans) pour cet ancien animateur d’une émission de téléréalité qui a promis de “rendre sa grandeur à l’Amérique” mais fait face à un pays fracturé, tant son style et ses propos, volontiers provocateurs, divisent.

    “Nous allons rassembler notre pays”, a-t-il promis jeudi.

    Des manifestations hostiles se sont déroulées jeudi soir à New York, avec des célébrités comme Robert de Niro accompagnant des milliers d’habitants, et vendredi matin à Manille devant l’ambassade américaine avec des centaines de Philippins. D’autres étaient attendues vendredi à Prague, Bruxelles, Berlin ou Londres.

    – Niveau d’impopularité record –

    Dans une journée chargée en rituels dont l’Amérique est friande, le 45e président de l’histoire américaine prononcera un discours d’investiture moins en forme de programme que de “vision”, assure son entourage.

    La cérémonie, qui sera suivie en direct à travers le monde, aura un goût de revanche pour l’homme d’affaires à la coiffure étonnante dont l’annonce de candidature avait été accueillie par des ricanements, chez les républicains comme chez les démocrates.

    Son équipe annonce pour le début de la semaine prochaine une série de décrets visant à défaire une partie du bilan de son prédécesseur démocrate (climat, immigration…) et à ébaucher le sien. Il pourrait en signer quelques-uns dès vendredi.

    La tâche s’annonce ardue pour l’auteur du best-seller “The Art of the Deal” qui a promis, avec un sens de la formule qui enchante ses partisans et consterne ses détracteurs, d’être “le plus grand créateur d’emplois que Dieu ait jamais créé”.

    La constitution de ses équipes a été difficile tant la victoire a pris le camp républicain par surprise. Du fonctionnement quotidien de la Maison Blanche, énorme administration, aux interactions avec les autres agences, les premières semaines pourraient être chaotiques.

    Et jamais depuis 40 ans un président américain n’avait pris le pouvoir avec un niveau d’impopularité aussi élevé.

    Par ailleurs, selon une étude du Pew Research Center publiée jeudi, 86% des Américains jugent que le pays est plus politiquement divisé que par le passé (ce chiffre était de 46% lorsque Barack Obama est arrivé au pouvoir en 2009).

    – Obama s’envole pour la Californie –

    Ceux qui espéraient que la fonction change l’homme ont été déçus.

    Grâce à Twitter, le septuagénaire continue de régler quotidiennement ses comptes avec ceux qui ont émis des critiques à son égard, de John Lewis, figure du mouvement des droits civiques, à l’actrice Meryl Streep, accusée d’être le “larbin” d’Hillary Clinton.

    “Il semble vouloir se battre contre tous les moulins à vent de la terre plutôt que de se concentrer sur le fait d’endosser le poste le plus important au monde”, a résumé d’une formule assassine le sénateur républicain John McCain, l’une des rares voix dissidentes au sein du Grand Old Party.

    Résultat, l’opposition démocrate fourbit ses armes, et des dizaines d’élus boycotteront la cérémonie, tandis que des manifestations sont également prévues vendredi et samedi.

    Sur la scène internationale, le bouillant promoteur immobilier a déjà décoché ses flèches à l’encontre de la Chine, de l’Otan ou encore de la chancelière allemande Angela Merkel.

    Or c’est sur ce front que son mandat à venir suscite les plus grandes interrogations. Les dirigeants de la planète s’interrogent sur la valeur exacte à accorder à ses déclarations quand les responsables qu’il a nommés – à la tête du département d’Etat ou du Pentagone – prennent des positions apparemment inverses, comme sur la Russie de Vladimir Poutine ou l’accord nucléaire iranien.

    Juste après la cérémonie, Barack Obama, 55 ans, s’envolera directement pour la Californie pour ses premières vacances en famille d’ex-président.

    Après huit années au pouvoir, le président démocrate qui a surmonté une crise économique et financière qui menaçait de tout emporter sur son passage a indiqué qu’il entendait rester à l’écart de la “mêlée” pour laisser son successeur gouverner.

    Mais il a aussi promis, lors de son ultime conférence de presse mercredi, de sortir du bois si “les valeurs fondamentales” de l’Amérique, de l’immigration à la liberté d’expression, étaient menacées.

    Avec AFP

  • En plein discours, Trump se lâche sur un journaliste de CNN: “Vous, taisez-vous!”

    En plein discours, Trump se lâche sur un journaliste de CNN: “Vous, taisez-vous!”

    -Le président élu Donald Trump a laissé éclater sa colère mercredi contre les “fausses informations” diffusées par des médias sur d’éventuels liens secrets avec Moscou, tout en admettant le rôle de Vladimir Poutine dans les piratages du parti démocrate.

    Le républicain a tenu à réagir personnellement à la publication par le site Buzzfeed de 35 pages de notes alléguant de liens de longue date entre son entourage et le Kremlin. “Ce sont des fausses informations. C’est bidon. Ces choses ne se sont jamais passées”, a-t-il tonné.

    Selon ces documents, à l’authenticité incertaine, les services russes d’espionnage disposent également d’informations compromettantes (“kompromat”) compilées au fil des années, notamment sur des rencontres avec des prostituées de l’homme d’affaires à Moscou. Le Kremlin a nié l’existence d’un tel dossier.

    Visiblement furieux de la diffusion des allégations russes, il a volé dans les plumes du site Buzzfeed –“un tas d’ordures”– et d’un reporter de CNN, à qui il a refusé d’accorder une question. Dans la séquence de la video, on peut voir le moment où Donald Trump refuse d’entendre le journaliste en question (journaliste qui essaie de défendre son média face aux attaques du président élu) et auquel il demande même de se taire. “Ne soyez pas grossier ! Je ne vous donne pas la parole, vous vous taisez, vous donnez des fausses informations”.

     “Je pense que c’est scandaleux, scandaleux, que les agences de renseignements aient permis (la publication) d’une information qui s’est révélée être erronée et fausse”, a-t-il dit. “C’est le genre de choses que l’Allemagne nazie faisait”.
    lalibre
  • Les Etats-Unis ont intérêt à riposter aux cyberattaques électorales

    Les Etats-Unis ont intérêt à riposter aux cyberattaques électorales

    -Les Etats-Unis ont intérêt à riposter rapidement aux cyberattaques subies pendant la campagne présidentielle et pour lesquelles la Russie a été pointée du doigt, s’ils veulent éviter d’être à nouveau pris pour cible, ont mis en garde plusieurs experts. Une telle réponse démontrerait les capacités qu’ils ont développées pour faire face à ces menaces, à condition toutefois qu’elle soit mesurée et évite toute forme d’escalade.

    Le président américain Barack Obama a évoqué vendredi ces piratages informatiques menés contre le parti démocrate et la candidate battue Hillary Clinton, mettant en cause son homologue russe Vladimir Poutine.

    A l’inverse, son successeur Donald Trump a rejeté en bloc les conclusions des services de renseignement, qui ont accusé début octobre la Russie d’être à l’origine de ces cyberattaques, tout comme l’évaluation secrète de la CIA -divulguée par la presse- selon laquelle Moscou a orchestré ces piratages pour faire gagner le milliardaire républicain.

    Aucune riposte connue n’a encore été effectuée et il faudrait “répondre immédiatement et de façon proportionnée”, a estimé James Stavridis, ancien commandant suprême des forces de l’Otan.

    Cela devrait “inclure la présentation publique de preuves, suivie par une intrusion similaire dans les systèmes informatiques russes”, a-t-il expliqué à l’AFP.

    Le fait que les Etats-Unis n’aient pas encore riposté -malgré la promesse du vice-président Joe Biden début octobre- risque d’envoyer un message de faiblesse, a considéré Frank Cilluffo, directeur du Centre d’études sur la sécurité intérieure à l’Université George Washington.

    “Sur le plan de la crédibilité, nous n’avons absolument aucun autre choix que de répondre. Tout le monde nous regarde”, a-t-il expliqué. La réponse doit “être proportionnelle”, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’il “ne faut jamais se limiter à un seul domaine”.

    Pour James Stavridis, une riposte à l’encontre de Moscou pourrait consister “à exposer des malversations financières et de la corruption” pour détériorer l’image de Vladimir Poutine et de son gouvernement auprès de la population russe.

    La LIBREB.

  • Washington demande aux ressortissants américains de quitter la RDC avant le 19 décembre

    Washington demande aux ressortissants américains de quitter la RDC avant le 19 décembre

    department-detat-Le département d’Etat américain demande aux ressortissants des Etats-Unis de quitter le territoire congolais avant le 19 décembre, craignant des troubles qui pourraient avoir lieu autour de cette date qui correspond à la fin constitutionnelle du deuxième et dernier mandat du président Joseph Kabila. Le Chef de l’Etat congolais à qui la Constitution interdit de se représenter à un troisième mandat a, sur base d’une interprétation de la Cour constitutionnelle, annoncé qu’il restera au pouvoir jusqu’à l’élection du nouveau président, bravant la pression de l’opposition et de la population.

    Washington a publié un communiqué reprenant un avertissement de son ambassade à Kinshasa selon lequel des manifestations et troubles à grande échelle pourraient avoir lieu dans le pays autour de cette date.

    “Les citoyens américains en RDC devraient envisager sérieusement de quitter le pays avant cette date”, précise le communiqué du département d’Etat.

    Washington indique avoir ordonné aux membres de famille du personnel (de l’ambassade) des États-Unis et du personnel non-auxiliaire à quitter le pays à compter du 10 décembre 2016, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire prévisible.

    Les autorités américaines conseillent à leurs citoyens de recourir aux vols commerciaux et autres options de transport dès maintenant et de prévoir des plans d’évacuation qui ne dépendent pas uniquement du gouvernement des États-Unis.

    “Les citoyens américains doivent veiller à ce que les documents de voyage (passeports et visas) soient valides et à jour. Les services consulaires, déjà limités dans tout le pays en raison des infrastructures de transport et des conditions de sécurité très mauvaises, peuvent être encore limités, même à Kinshasa”, prévient le document.

    A ceux qui opteront de rester jusqu’au 19 décembre, le département d’Etat leur demande de prendre des précautions.

    Il leur recommande de suivre les instructions des autorités locales, de rester à la maison ou dans un autre endroit sûr, d’avoir des kits d’urgence, de nourriture, d’eau et de médicaments.

    Washington prévient également de l’insécurité dans la toute la partie Est du pays, évoquant les groupes armés, les bandits et certains éléments des forces armées congolaises qui y opèrent.

    “Ces groupes tuent, violent, kidnappent, pillent, volent des véhicules et mènent des opérations militaires ou paramilitaires dans lesquelles des civils peuvent être visés sans discrimination. Les enlèvements pour rançon sont courants, en particulier dans les régions situées au nord et à l’ouest de Goma, au Nord-Kivu”, rappelle Washington.

    Le climat politique est tendu en RDC à l’approche de la date du 19 décembre sanctionnant la fin du deuxième et dernier mandat du président Kabila au pouvoir depuis 2001.

    Les élections n’ont pas pu être organisées à la date prévue par la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et empêche ainsi à M. Kabila de se représenter.

    Près de 50 personnes ont été tuées les 19 et 20 septembre dernier dans des heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui exigeaient le départ de M. Kabila au 20 décembre 2016.

    Des mouvements pro-démocratie et l’opposition prévoient d’autres manifestations jusqu’au 19 décembre.

    Le président Kabila a, sur base d’un accord politique entre la majorité au pouvoir et une frange de l’opposition, nommé un Premier ministre issu de l’opposition mais récusé par sa famille politique qui a boycotté le dialogue politique.

    Les évêques catholiques ont appelé jeudi à des concertations directes entre le camp de ceux qui ont pris part au dialogue et l’opposition restée dehors enfin d’éviter le chaos dans le pays.

    VOA

  • Cuba : Fidel Castro est mort, une page de l’Histoire se tourne

    Cuba : Fidel Castro est mort, une page de l’Histoire se tourne

    castro-Fidel Castro, le père de la Révolution cubaine, qui a tenu son île d’une main de fer et défié la superpuissance américaine pendant plus d’un demi-siècle avant de céder le pouvoir à son frère Raul, est mort à l’âge de 90 ans.

    « Le commandant en chef de la Révolution cubaine est décédé à 22h29 ce soir (vendredi) » (03h29 GMT samedi), a annoncé Raul Castro en lisant une déclaration sur l’antenne de la télévision nationale.

    Le président cubain n’a pas révélé les causes du décès, mais a précisé que Fidel Castro serait incinéré.

    « Conformément à la volonté exprimée par le camarade Fidel, sa dépouille sera incinérée dans les premières heures » de la journée de samedi, a-t-il déclaré.

    « L’organisation de l’hommage funèbre qui lui sera rendu sera précisée » ultérieurement, a-t-il ajouté dans cette brève allocution conclue par un tonitruant : « Jusqu’à la victoire, toujours! » (« Hasta la victoria, siempre »), l’antienne bien connue du Comandante.

    Le « Lider Maximo » avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale.

    Il avait abandonné en avril 2011 ses dernières responsabilités officielles, en cédant son poste de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) à Raul, numéro deux du parti depuis sa fondation en 1965.

    L’ex-président cubain avait totalement disparu des écrans cubains entre février 2014 et avril 2015, ce qui avait alimenté de nombreuses rumeurs sur son état de santé.

    Mais depuis un an et demi, même si ses déplacement restaient limités, il avait recommencé à publier des « réflexions » et s’était remis à recevoir chez lui personnalités et dignitaires étrangers.

    Fidel Castro avait surpris en ne recevant pas à la mi-novembre le Premier ministre Canadien Justin Trudeau, malgré la forte amitié qui liait l’ex-président cubain à son père Pierre-Elliott Trudeau. Pourtant, la veille, il s’était entretenu avec le président vietnamien Tran Dai Quang.

    – Stupeur à La Havane –

    La nouvelle de sa mort s’est progressivement répandue dans la nuit dans les rues clairsemées de La Havane, de nombreux habitants se disant mortifiés de voir disparaître le « Comandante ».

    « Ca nous a tous pris par surprise, on espérait vraiment qu’il vive un peu plus longtemps. Il avait l’air en forme lors de ses dernières apparitions », a réagi Michel Gonzalez, un vendeur de cigares de 30 ans.

    « Cette nouvelle nous fait de la peine, comme des milliers de Cubains je suis contrit, triste, c’est tellement soudain! », abondait, interdit, le barman Miguel Gonzalez, 24 ans, rencontré dans le Vedado, un quartier proche du centre qui ne connaissait son animation habituelle en cette nuit très particulière.

    « On savait que cela pourrait arriver, mais on n’était vraiment pas préparé. Il restera pour toujours comme le leader historique de cette Révolution », confiait de son côté Yaimara Gomez, employée de 27 ans dans un hôtel du centre-ville.

    Ce décès, qui survient à peine deux ans après l’annonce historique du rapprochement entre Cuba et les États-Unis, vient définitivement tourner la page de la Guerre froide, qui a mené le monde au bord du conflit nucléaire lors de la crise des missiles d’octobre 1962.

    – Raul Castro seul aux commandes –

    Avec la mort de Fidel, Raul Castro se retrouve pour la première fois seul aux commandes, lui qui avait assuré au moment de sa nomination qu’il consulterait le « Commandant en chef » pour toutes les décisions importantes.

    Raul, âgé de 85 ans, a engagé depuis 10 ans un lent processus de « défidélisation » du régime, défini en avril 2011 par l’adoption lors d’un congrès historique du PCC d’un ensemble de mesures économiques destinées à sauver Cuba de la faillite. Il a également orchestré dans l’ombre un rapprochement historique annoncé mi-décembre avec les États-Unis, révélant un pragmatisme qui tranche avec l’anti-américanisme viscéral de son aîné.

    Célèbre pour ses coups d’éclat et ses discours interminables, mais aussi pour son uniforme vert olive, ses cigares et sa barbe légendaire, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l’ »impérialisme américain », tout en affichant lui-même un piètre bilan en matière de droits civiques et de libertés.

    Les médias américains dressaient samedi un portrait sans concession de Fidel Castro, « leader répressif » pour certains, « tourment » d’une dizaine de présidents des Etats-Unis pour d’autres.

    Fils d’un grand propriétaire terrien d’origine espagnole, Fidel Castro avait surpris jusqu’à ses propres partisans en se tournant vers Moscou peu après la conquête du pouvoir par les « barbudos » en janvier 1959.

    Il a défié 11 présidents américains et survécu à maints complots pour l’assassiner (638 selon le Livre Guinness des records) ainsi qu’à une tentative ratée de débarquement d’exilés cubains soutenus par la CIA dans la baie des Cochons (sud de l’île) en avril 1961.

    John F. Kennedy devait décréter peu après un embargo commercial et financier. Toujours en vigueur, celui-ci pèse lourdement sur l’économie du pays malgré une série d’assouplissements consentis par l’administration de Barack Obama dans le cadre du dégel.

    En octobre 1962, c’est la crise des missiles, provoquée par l’installation de fusées nucléaires soviétiques à Cuba, qui engendre une surenchère et met le monde sous la menace atomique. Washington décide un blocus naval de l’île, et Moscou finit par retirer ses fusées contre la promesse américaine de ne pas envahir l’île.

    Compagnon d’armes du guérillero argentin Ernesto « Che » Guevara, le leader cubain s’est voulu le champion de l’exportation de la révolution marxiste en Amérique latine, mais aussi en Afrique, notamment en Angola où les troupes cubaines ont été engagées pendant 15 ans.

    Cette révolution suscite alors une certaine fascination et le régime se targue alors d’avoir éradiqué l’analphabétisme et mis en place un système de santé efficace et accessible aux 11,1 millions d’habitants de l’île. Une performance rare pour un pays pauvre d’Amérique latine.

    Mais la chute de l’URSS en 1991, principal bailleur de fonds de l’île, devait porter un coup terrible à l’économie cubaine : la population est confrontée à des pénuries énormes et beaucoup prédisent la fin du régime.

    Maître de la survie politique, le « Lider Maximo » trouve une nouvelle manne avec le tourisme et surtout de nouveaux alliés avec la Chine et le Venezuela du président Hugo Chavez, présenté par Fidel Castro comme son « fils spirituel ».

    Le « Lider maximo » a toujours maintenu secrète sa vie privée. Sa compagne Dalia Soto del Valle, qui partageait sa vie depuis les années 1960 et lui a donné cinq fils, devrait assister aux obsèques de celui qui a eu au moins trois autres enfants – dont une fille vivant à Miami – avec trois autres femmes.

    J.A

  • Donald a gagné son pari et Hillary a perdu son rêve…

    Donald a gagné son pari et Hillary a perdu son rêve…

    trumpclinton2-Les dessous du scrutin présidentiel US 2016

    Spectrographie d’une élection énigmatique

    ‘‘Le Peuple américain entre l’incertitude d’une révolution trompe-l’œil et la peur d’un avenir sombre’’

    ‘‘On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse’’ Georges Clémenceau, Président du Conseil, France, 25 octobre 1906 – 20 juillet 1909

    Par Joël Asher Lévy-Cohen *

    Le mardi 8 novembre 2016, – démocratie oblige ! –, le Peuple américain a tout à fait naturellement jeté son dévolu sur le Magnat de l’immobilier et, de surcroît, acteur de téléréalité Donald John Trump Sr. Cette élection du milliardaire new-yorkais qui défendait les couleurs du Grand Old Party, s’est réalisée aux dépens de la Démocrate Hillary Diane Rodham Clinton dont la campagne présidentielle a été sérieusement assombrie et bousculée par la ‘‘saga des emails’’. Force est cependant de reconnaître que cette victoire du Magnat de l’immobilier sur l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État, – pourtant favorite en raison de son expérience politique et administrative avérée –, a été manifestement le résultat non pas d’un coup de pouce du Destin mais le fruit d’une féroce et intense bataille souterraine au sein de l’oligarchie américaine.

    Chose sûre et certaine, la victoire électorale du Républicain Donald John Trump Sr résulte d’une escroquerie politique savamment orchestrée consistant à le présenter aux yeux de l’Opinion publique nationale et internationale comme un ‘‘personnage nouveau’’ et, surtout, un ‘‘personnage antisystème’’. Ce qui est, en réalité, totalement faux. En effet, le nouveau président élu est, en fait, un habitué de la sphère politique. Il a toujours gravité autour de l’univers politique en tant que contributeur financier. Il présente, assurément, cette particularité et cette singularité d’avoir même financé les deux partis politiques dominants des États-Unis d’Amérique. À savoir : le ‘‘Parti républicain’’, autrement désigné ‘‘Grand Old Party’’ (GOP), ou parti de l’Éléphant et le ‘‘Parti démocrate’’ ou parti de l’Âne.

    Au cours de la campagne présidentielle l’opposant à Hillary Diane Rodham Clinton, le Magnat de l’immobilier et non moins milliardaire new-yorkais Donald John Trump Sr s’est affiché comme un ‘‘candidat anti-Wall Street’’. Cependant, importe-t-il de noter, celui-ci a, toujours, fait ‘‘la promotion de 500 plus grandes entreprises américaines cotées sur les parquets boursiers ou la place financière de New York (S & P 500)’’. À cet égard, fait largement foi sa fameuse publicité en vue de mousser la compagnie de télécommunication ACN et, par conséquent, saluer les performances économiques et financières de ladite société. À cette époque, celle-ci connaissait, sur le terrain, une expansion fort fulgurante.

    Ce qui est sûr et certain, au cours de cette campagne électorale pourtant décisive, l’homme d’affaires Donald John Trump Sr est devenu subitement économe. Pour ne pas dire pingre. Celui-ci s’est, à vrai dire, réservé de dépenser beaucoup d’argent qui est, en principe, le nerf de la guerre lors d’un scrutin électoral. En revanche, c’est là le hic, il a curieusement bénéficié d’une publicité gratuite de la part des entreprises de presse qu’il a pourtant accusées de comploter contre sa campagne et, surtout, son élection à la tête des États-Unis d’Amérique. Il convient de souligner que cette part d’économie, c’est-à-dire des dépenses non engagées, est chiffrée, selon des sources autorisées et, de surcroît, dignes de bonne foi, à hauteur de ‘‘cent millions de dollars US’’.

    Ce qui est absolument clair, les élections présidentielles américaines de 2016 sont l’œuvre du mensonge. Ceci est vrai des primaires dans les deux camps que du choix du président des États-Unis le mardi 8 novembre dernier. Il sied de mentionner que les gagnants des primaires tant démocrates que républicaines ont été primés sur la base des idées politiques subtilisées à leurs concurrents les plus redoutables.

    Ainsi en est-il de Donald John Trump Sr. Ce milliardaire s’est largement imposé en piquant pratiquement le discours antisystème du Sénateur du Texas Ted Cruz qui bénéficiait pourtant de l’appui considérable de l’establishment républicain. Ainsi en est-il de l’ex-première dame et ex-secrétaire d’État Hillary Diane Rodham Clinton. Il y a lieu de rappeler que cette candidate démocrate a arnaqué le programme politique et électoral du Sénateur de Vermont Bernie Sanders fondé sur le rejet de l’élite aussi bien politique qu’économique et financière du pays. Sans compter que celle-ci a, de toute évidence, conspiré avec l’appareil administratif de son parti pour écarter son concurrent le plus sérieux.

    Ce qui est clair, les élections présidentielles américaines de 2016 auront sans doute prouvé cette pensée politique de l’illustrissime prince italien Niccolò di Bernardo dei Macchiavelli, dit ‘‘Nicolas Machiavel’’ : ‘‘La fin justifie les moyens’’. Elles auront au moins démontré cette pensée politique chère au sénateur romain du 1er siècle, Gaius Sallustius Crispus, dit Salluste : ‘‘En politique, il n’y a pas de morale, mais la politique a sa propre morale’’.

    Certes, le Peuple américain a parlé. Certes, la démocratie a dit le dernier mot. Donald John Trump Sr a été sacré champion de la présidentielle. Il a été couronné vainqueur d’une bataille aux multiples rebondissements. Mais, le plus grand perdant demeure, à toutes fins pratiques et utiles, le Peuple américain. Celui-ci est, en réalité, le dindon de la farce. Il s’est fait duper par son élite politique et économico-financière.

    À preuve, une fois élu par le Peuple américain, Donald John Trump Sr a commencé à ‘‘nettoyer’’ progressivement ses promesses électorales de son site de campagne. Cet acteur de téléréalité a commencé pratiquer le Tango argentin. Il maîtrise tellement bien sa chorégraphie qu’il a commencé à revenir petit à petit sur ses engagements électoraux.

    Parmi ses promesses les plus en vue, il n’est d’ailleurs plus question de refuser aux Croyants musulmans l’entrée sur le territoire des États-Unis d’Amérique. En fait, il n’est maintenant plus question que d’exercer sur eux un contrôle poussé. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Personne n’est en mesure d’y répondre avec clarté.

    À preuve, il n’est plus question du tout d’abolir complètement ‘‘Obamacare’’. Donc, il n’est dorénavant plus question que d’amender certaines de ses dispositions. Force est d’admettre que cette loi sociale permet, en réalité, aux plus démunis de la société américaine de bénéficier d’une couverture médicale.

    Une chose est sûre et certaine, Donald John Trump Sr a visiblement trop promis. En avait-il réellement conscience ? Il n’y a que lui que pour répondre à cette question. En effet, jouant cette fois-ci son propre rôle comme dans une série de téléréalité à saveur politique et démocratique, le candidat républicain est pratiquement allé au-delà de toute promesse raisonnable. Il a, certes, suscité des espoirs qu’il ne peut pas se permettre de décevoir sous quelque motif que ce soit.

    En d’autres termes, le président élu Donald John Trump Sr a-t-il fait des promesses qui sont, par nature, difficilement réalisables ?

    Ce qui est clair, le candidat républicain Donald John Trump Sr a promis le retour des emplois délocalisés aux États-Unis d’Amérique. Et, tout le monde sait parfaitement bien que le coût de production manufacturière est très élevé au pays de l’Oncle Sam. Ceci a pour corollaire immédiat la cherté des prix liés aux biens de consommation. Par conséquent, comment procédera-t-il au retour de ces emplois d’ailleurs au cœur de la grogne populaire tout en garantissant des prix très bas et une consommation toujours en expansion ?

    Ce qui est clair, le candidat républicain Donald John Trump Sr a, tout à fait, promis le retour inéluctable des emplois, notamment dans bon nombre de régions laminées par la crise économique et sociale en raison de la fermeture des sites industriels essentiellement basés sur le modèle économique du XIXe et du début du XXe siècle. Par exemple : ‘‘les mines d’extraction du charbon’’. En d’autres termes, toutes ces régions subiront-elles une reconversion industrielle ? Connaîtront-elles la relance de leurs activités d’antan ?

    Ce qui est clair, le champion républicain a nettement promis la baisse d’impôts aussi bien des entreprises que des particuliers. Ceci constitue une baisse de recettes pour l’administration fédérale. Toute la question est de savoir par quoi il compensera ce manque à gagner dans la mesure où cette opération budgétaire consistera à creuser les déficits publics.

    Aussi le vainqueur des élections présidentielles américaines de 2016 a-t-il promis de relancer l’économie par les grands travaux d’infrastructures. Ce qui constitue en réalité une augmentation substantielle des dépenses. Toute la question est de savoir avec quels types de financements ces opérations seront réalisées. À cet égard, l’État fédéral tournera-t-il à fond la planche à billets ? Sera-t-il vraiment porté à s’endetter davantage auprès des banques ?

    Chose certaine, avec le Républicain Donald John Trump Sr aux manettes, les États-Unis d’Amérique amorcent, sans l’ombre d’un seul doute, un retour au [Reaganisme] très cher au feu Ronald Wilson Reagan. Cette idéologie économique, très en vogue dans les années quatre-vingts, repose essentiellement sur l’endettement sans limite du pays auprès des banques de crédit et d’investissement, sur la force du dollar sur les marchés de change. Force est d’ailleurs de constater que l’équipe de ce champion républicain est, certes, composée d’anciens conseillers de Ronald Wilson Reagan.

    Chose certaine, les Républicains sont, par nature, libre-échangistes. Or le prochain Congrès, tout comme l’actuel, est dominé par des Républicains libre-échangistes. Le président élu Donald John Trump Sr ira-t-il à l’encontre de cette idéologie imprimée dans leur ADN au risque de s’aliéner des soutiens politiques importants au sein des institutions publiques du pays ? Qui vivra verra !

    Par ailleurs, depuis la proclamation réelle des résultats électoraux, la contestation du scrutin présidentiel ayant consacré la victoire du milliardaire Donald John Trump Sr a visiblement pris des proportions sans précédent. Ce mouvement est, tout à fait, perceptible dans les grandes villes. Cette vague qui ne faiblit point pour l’instant, est animée par des jeunes, de surcroît élèves du lycée et étudiants du cursus collégial et universitaire.

    Ce mouvement juvénile anti-Trump dénonce très ouvertement les incongruités d’un système politique qui a laissé passer à travers les mailles du filet un individu dont le discours est manifestement raciste et xénophobe. Il ne cesse de fustiger un système démocratique qui a couronné un individu dont l’idéologie est profondément fasciste, sexiste. Donc, un discours qui constitue concrètement une rupture de digue donnant indéniablement libre cours à l’extrémisme le plus abject.

    Joël Asher Lévy-Cohen

    Journaliste indépendant