Tag: Monde

  • La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    La légende de la boxe, Mohamed Ali est mort

    Mohamed Ali-La légende de la boxe, Mohamed Ali, a perdu vendredi à 74 ans son dernier et plus long combat, celui contre la maladie de Parkinson, a annoncé sa famille dans un communiqué.

    “Après un combat de 32 ans contre la maladie de Parkinson, Mohamed Ali est décédé à l’âge de 74 ans. Le triple champion du monde des lourds est mort dans la soirée”, a indiqué son porte-parole, Bob Gunnell.

    Ses obsèques auront lieu dans sa ville natale de Louisville, dans le Kentucky, a ajouté le porte-parole du boxeur le plus célèbre de la planète, sans préciser de date.

    “La famille Ali voudrait remercier tous ceux qui l’ont accompagné par leurs pensées, prières et soutien et elle demande le respect de son intimité”, selon le texte.

    Mohamed Ali était hospitalisé depuis jeudi dans une clinique de Phoenix, ville de l’Arizona où il s’était établi avec sa quatrième épouse Lonnie, pour soigner un problème respiratoire.

    Son porte-parole avait alors annoncé qu’il “se trouvait dans un bon état de santé” et que “son séjour devrait être de courte durée”.

    Mais dans la journée de vendredi, plusieurs médias américains avaient fait état d’une nette détérioration de son état de santé qui avait incité les membres de sa famille à converger vers Phoenix pour se rassembler à son chevet.

    Une source proche de la famille avait indiqué vendredi dans la soirée à l’AFP que l’ancien boxeur “était dans un état très grave”.

    Ali souffrait depuis une trentaine d’années de la maladie de Parkinson et avait déjà été hospitalisé à deux reprises fin 2014 et début 2015 pour une pneumonie et une infection urinaire.

    Cassius Clay

    Né sous le nom de Cassius Clay, champion olympique à Rome en 1960, il avait débuté sa carrière professionnelle la même année, devenant champion du monde WBA en 1964 en battant Sonny Liston par KO au 7e round. Il avait changé son nom en Mohamed Ali après s’être converti à l’islam en 1964.

    Maître mondial incontesté de la catégorie reine des lourds, celui qu’on surnommait “The Greatest” (Le plus grand) avait choqué les Etats-Unis en 1967 en refusant de faire son service militaire et de partir faire la guerre du Vietnam, en raison de ses convictions religieuses.

    ‘Combat dans la jungle’

    Il avait été emprisonné, déchu de ses titres et interdit de boxer pendant trois ans et demi, avant de redevenir champion du monde en 1974, réunifiant les titres WBA et WBC lors de sa victoire par KO (8e round) sur George Foreman lors du “combat dans la jungle” à Kinshasa au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo).

    Il avait perdu son titre aux points face à Leon Spinks le 15 février 1978 et l’avait récupéré en prenant sa revanche le 15 septembre de la même année.

    Il avait terminé sa carrière professionnelle sur une défaite aux points face à Trevor Berbick, le 11 décembre 1981 au Queen Elizabeth Sports Centre de Nassau. Il a raccroché ses gants avec un palmarès de 56 victoires dont 37 avant la limite, et cinq défaites.

    Il était apparu, malade et affaibli, lors de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques 1996 d’Atlanta où, tremblant, il avait embrasé la vasque olympique.

    En 2005, il avait reçu le médaille présidentielle de la liberté, la plus haute décoration civile aux Etats-Unis.

    Ses apparitions en public étaient de plus en plus rare, la dernière remontait à avril dernier à Phoenix lors d’un diner de charité pour lever des fonds pour la recherche contre la maladie de Parkinson.

    Avec AFP

  • Donald Trump décroche l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine

    Donald Trump décroche l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine

    donald-L’homme d’affaires républicain Donald Trump a franchi un cap historique jeudi en atteignant la majorité de délégués requise pour l’investiture automatique du parti à la présidentielle de novembre, succédant à Mitt Romney (2012) et John McCain (2008).

    Donald Trump a revendiqué avoir “passé la barre” lors d’une conférence de presse à Bismarck, dans le Dakota du Nord (nord), où il devait prononcer un discours sur l’énergie lors d’une conférence sur le pétrole, l’une de ses rares allocutions thématiques.

    “C’est un honneur”, a-t-il déclaré. “J’adore voir Hillary et Bernie se taper dessus”, a-t-il dit, en ironisant sur sa probable rivale démocrate, qui reste embourbée dans des primaires qui n’en finissent pas.

    Symbolisant l’unité recherchée du parti républicain, une quinzaine de membres de la délégation du Dakota du Nord se trouvait aux côtés de Donald Trump –dont plusieurs ex-partisans de Ted Cruz.

    Après une extraordinaire campagne de moins d’un an, le quasi-néophyte de la politique a surmonté la concurrence de pas moins de 16 autres candidats aux primaires, dont une nouvelle génération de républicains comme Ted Cruz et Marco Rubio qui ont mordu la poussière face au milliardaire de 69 ans.

    Sans concurrence depuis trois semaines, Donald Trump était de facto devenu le candidat officieux du parti pour la Maison Blanche, mais il n’avait pas encore atteint techniquement le nombre de délégués lui garantissant la victoire.

    Les chaînes CNN et ABC, ainsi que l’agence de presse Associated Press, avaient affirmé plus tôt que l’affaire était désormais dans le sac. Elles ont chacune publié jeudi un nouveau décompte du nombre de délégués obtenus au fil des primaires, ou s’étant engagés à voter pour lui à la convention d’investiture de Cleveland (Ohio, nord), du 18 au 21 juillet.

    Il a désormais dépassé la barre des 1.237 délégués, une majorité qu’il était de toute façon assuré d’atteindre le 7 juin, lors de la dernière journée de primaires républicaines dans plusieurs Etats dont la Californie.

    Le parti républicain ne centralise pas de façon officielle le nombre de délégués obtenus par les candidats, et les médias américains procèdent à leurs propres estimations, ce qui conduit à de légères différences. Selon AP, Donald Trump pouvait compter sur 1.238 délégués, tandis que CNN lui en attribuait au moins 1.237.

    – Clinton sur la défensive –

    Les derniers rivaux de Donald Trump ont jeté l’éponge à l’issue de la primaire de l’Indiana (nord), après laquelle Donald Trump a été adoubé par un nombre croissant de responsables du parti, à l’exception notable du président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, qui conditionne son soutien à des concessions idéologiques du milliardaire populiste.

    “J’essaie de faire en sorte que l’unité de notre parti soit réelle, et non factice”, a dit le chef républicain à Washington.

    Chez les démocrates, Hillary Clinton ne devrait parvenir à l’investiture que le 7 juin, lors des scrutins démocrates de Californie et de cinq autres Etats.

    Bernie Sanders continue activement sa campagne, et a même demandé un nouveau dépouillement dans le Kentucky, où Hillary Clinton l’avait emporté de justesse –un résultat confirmé jeudi par les autorités locales.

    Donald Trump oriente désormais sa puissance de feu contre sa probable adversaire démocrate, qu’il qualifie inlassablement de “malhonnête”, un terme repris par ses partisans. Citant “Bernie le fou”, il affirme qu’elle a souvent fait preuve d’un “manque de jugement” au cours de sa carrière politique.

    La publication mercredi d’un rapport très critique de l’inspecteur général du département d’Etat sur le recours par Hillary Clinton à un serveur privé de messagerie pour communiquer lorsqu’elle était à la tête de la diplomatie américaine (2009-2013), a apporté de l’eau au moulin de Donald Trump, des républicains et de la majorité d’Américains qui considèrent que la démocrate n’est pas digne de confiance.

    “Ce n’est pas une question qui va affecter ma campagne ou ma présidence”, s’est défendue Hillary Clinton dans un entretien diffusé par CNN jeudi.

    Désireuse d’abréger les primaires et d’être intronisée par le parti démocrate, elle a investi la semaine en Californie, où une défaite le 7 juin face à Bernie Sanders ne remettrait pas en cause sa victoire présumée, mais s’avèrerait coûteuse pour l’image de rassembleuse qu’elle tente de construire.

    Avec AFP

  • Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    Washington insiste sur la tenue des élections en République Démocratique du Congo

    kabila-kerry-John Kerry persiste et signe : il faut respecter le calendrier électoral en RDC

    A New York, le 20 avril, en marge de la cérémonie de signature de l’accord de Paris sur le changement climatique, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a eu des entretiens avec le président Joseph Kabila. M. Kerry lui a encore répété qu’il faut en RDC des élections crédibles et à temps. Il rappelé qu’une transition pacifique en RDC permettrait au président kabila de consolider son héritage.

    M. Kerry a aussi signalé que Kinshasa devrait permettre aux citoyens congolais de s’exprimer librement sans intimidation. Le 20 avril, la police a usé de gaz lacrymogène pour disperser des manifestants de l’opposition à Lubumbashi. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés dont 4 étrangers par lesquels un Américain.

    Réponse de Kinshasa à Washignton

    Sur VOA Afrique, Lambert Mendé ministre de la communication et porte-parole du gouvernement déclare : “c’est un peu bizarre que le ministre des affaires étrangère d’un pays étranger demande au président de la République Démocratique du Congo, qui a prêté serment de respecter la Constitution donc de respecter le calendrier électoral qui sera publié par la CENI, de le faire. Comme s’il était en charge de vérifier le respect par notre président de ses engagements constitutionnels ! C’est un peu bizarre. Mais enfin, il n’y a aucun problème. Le calendrier électoral sera scrupuleusement respecté, c’est-à-dire le calendrier que la CENI va publier.”

  • Fidel Castro commente la visite d’Obama

    Fidel Castro commente la visite d’Obama

    castro-obsma-Fidel Castro a rompu son silence sur la récente visite du président Obama à Cuba, dans une lettre accablante publiée dans le journal d’Etat, Granma.

    Il a notamment déclaré que Cuba n’avait pas besoin de cadeaux de la part de l’empire.

    En réponse à la suggestion de M. Obama selon laquelle il était temps de tendre la main de l’amitié et d’enterrer les derniers vestiges de la guerre froide dans les Amériques, Fidel Castro a rappelé aux lecteurs l’invasion de la Baie des Cochons de 1961.

    Il a décrit les paroles de réconciliation de M. Obama comme sirupeuses, avertissant qu’elles pourraient provoquer des crises cardiaques chez les Cubains.

  • USA: coups de feu au Capitole de Washington

    USA: coups de feu au Capitole de Washington

    Capitol_Hill-Des coups de feu ont été entendus aujourd’hui au centre des visiteurs du Capitole, à Washington, a déclaré des sources du sénat américain.

    Les employés du Capitole, bâtiment qui abrite le Sénat et la Chambre des représentants, les deux chambres parlementaires américaines, ont été invités à “rester sur place”.

    La Maison-Blanche aurait également été bouclée. La police a été dépêchée sur les lieux. Selon plusieurs sources, un policier serait blessé, mais le tireur aurait été capturé.

    La police de Washington a précisé qu’il n’y avait plus de “menace active contre le public”.

    Le Figaro

  • Belgique-Barack et Michelle Obama en singes dans un journal belge : un dérapage raciste intolérable

    Belgique-Barack et Michelle Obama en singes dans un journal belge : un dérapage raciste intolérable

    obama- michelle-LE PLUS.- Le week-end dernier, un quotidien belge, “De Morgen”, a publié dans ses pages satiriques un photomontage montrant le couple Obama sous les traits de singes. Le journal a depuis présenté ses excuses. Pour Giuseppe Di Bella, ce dérapage raciste, qui n’a absolument rien de drôle, doit être fermement condamné.

    Le quotidien belge néerlandophone, de sensibilité de gauche, “De Morgen” (“Le Matin”) est au centre d’une polémique internationale qui prend de plus en plus d’ampleur, en particulier sur les réseaux sociaux.

    Dans son édition de samedi dernier, le journal a publié un photomontage de Barack et Michelle Obama représentés sous les traits de singes, dans une rubrique satirique intitulée “The Obama Herald” où le président américain faisait part de son mépris qu’il a pour son homologue russe.

    Poussant la plaisanterie beaucoup trop loin, le journal déclare que c’est Vladimir Poutine qui a envoyé cette photo en réponse au lieu d’un texte “parce qu’il n’a pas beaucoup de temps”. Quant à la première photo, qui suscite beaucoup moins de critiques, la légende se passe de tout commentaire : “Le premier président noir des USA commence par vendre de l’herbe”.

    Ce n’est pas juste une image de mauvais goût

    Lundi, devant le tollé général provoqué par son sens de l’humour particulièrement douteux, “De Morgen”, qui n’est pourtant pas connu pour ses opinions racistes, a fait amende honorable :

    “Nous avons eu tort de penser que généralement le racisme n’est plus toléré et qu’on peut donc en rire sans risque […] Toujours animés par la même ferme conviction, nous continuons à nous ranger du côté de tous ceux qui luttent contre toute forme de racisme […] N’hésitez pas à nous faire signe chaque fois que nous quittons le droit chemin.”

    Ses excuses semblent sincères, mais le mal est fait. Il paraît difficile, dans de telles conditions, d’éteindre l’incendie qu’il a allumé.

    Je suis français et belge. Je sais très bien que le quotidien “De Morgen” jouit d’une excellente réputation outre-Quiévrain, chez mes compatriotes flamands.

    En publiant cette photo, qu’il reconnaît être de “mauvais goût”, il est coupable, malgré tout, d’un dérapage raciste inacceptable qui n’a pas sa place dans ses colonnes. Même sous couvert d’humour. Ce n’est pas du “mauvais goût” mais une faute, et de taille !

    Taubira et maintenant Obama, je suis indigné

    Ce scandale, qui agite beaucoup les Américains, arrive au moment où le président Barack Obama effectue une visite officielle en Belgique, mardi et mercredi, sous haute protection. Il y prononcera le seul discours de sa tournée européenne. C’est une très mauvaise image de la Belgique que donne le quotidien “De Morgen”.

     

     

    Je me suis indigné lorsque la Garde des Sceaux Christiane Taubira a été insultée de “guenon” par des enfants de militants de la Manif pour tous, en marge d’une visite à Angers. Je me suis indigné lorsque l’hebdomadaire d’extrême droite “Minute” a fait sa une en titrant : “Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane.”

    L’époque coloniale “Banania” est révolue

    Je n’ai pas l’indignation à géométrie variable et je ne peux que condamner fermement ce photomontage honteux publié dans “De Morgen”, dont la ligne éditoriale est proche de mes affinités politiques. Ce sont des dérapages que l’on ne peut pas tolérer.

    Le racisme n’a pas sa place dans notre société. Il doit être combattu, comme toute autre forme de discrimination, avec la plus grande fermeté.

    L’humour a des limites qu’il ne faut pas dépasser. Représenter des Noirs sous les traits d’un singe, c’est choquant et cela n’a vraiment rien de drôle. Sauf pour des beaufs racistes acculturés.

    C’est particulièrement blessant pour l’ensemble des personnes d’origine africaine. L’époque coloniale “Banania” est révolue et c’est tant mieux. Il est temps de respecter la dignité que l’on se doit d’accorder à chaque être humain. Y compris pour le Président et la Première dame des États-Unis.

    L’OBS- Le Plus du 3-25-14

     

  • Attentats à Bruxelles – Les frères El Bakraoui formellement identifiés comme kamikazes

    Attentats à Bruxelles – Les frères El Bakraoui formellement identifiés comme kamikazes

    terroristes-Les frères El Bakraoui ont formellement été identifiés comme kamikazes ayant participé aux attentats à Bruxelles mardi, a indiqué mercredi le parquet fédéral. Ibrahim El Bakraoui, né en 1986, faisait partie du commando à Brussels Airport, tandis que Khalid El Bakraoui est l’auteur de l’attentat dans le métro Maelbeek.

    Le deuxième kamikaze de Brussels Airport n’a pas encore été identifié, tandis qu’un troisième, qui apparaît sur la photo diffusée avec un chapeau, est en fuite, a indiqué le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw. Son identité est encore inconnue. Son sac contenait la charge explosive la plus importante, mais a elle été désactivée par le service de déminage de l’armée dans l’aéroport. Aucune arme de guerre ou de poing n’a été trouvée dans l’aéroport. Le chauffeur de taxi qui les amenés à l’aéroport a indiqué à la police les avoir pris rue Max Roos, à Schaerbeek. Une perquisition à l’adresse indiquée a permis de retrouver 15 kilos d’explosif TATP, des produits chimiques, des détonateurs et une valise remplie de clous et de vis. Deux perquisitions dans la même rue se sont révélées négatives. Une quatrième, toujours à Schaerbeek, a permis l’interpellation d’un suspect actuellement entendu. Une cinquième a mené à une interpellation à Haren, mais la personne a été relâchée. Khalid El Bakraoui, né en 1989, a lui été identifié comme l’auteur de l’attentat dans le métro Maelbeek. Les frères El Bakraoui avaient “de lourds antécédents judiciaires non liés au terrorisme”, selon le procureur fédéral.

    (Belga)

  • Brésil: gardé à vue, Lula réagit, Rousseff dénonce une interpellation «inutile»

    Brésil: gardé à vue, Lula réagit, Rousseff dénonce une interpellation «inutile»

    LULA-C’est un dossier tentaculaire et qui pourrait bien coûter leur carrière à un nombre considérable de politiciens brésiliens. L’opération « lavage rapide » lancée en 2014 par la police brésilienne n’est qu’un volet du scandale qui frappe la compagnie nationale de pétrole Petrobras. Mais il s’agit là du volet le plus complexe et qui touche certainement les personnes les plus connues de la scène politique. Luis Inacio Lula da Silva, plus connu sous le nom de Lula, ancien chef d’Etat brésilien, en fait partie. Il a été emmené ce vendredi matin pour être entendu par les enquêteurs pendant que son domicile faisait l’objet d’une perquisition. Alors qu’est-ce que l’affaire Petrobras et cette enquête « lavage rapide » ?

    L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé ne pas craindre la justice et clamé son indignation vendredi après avoir été interrogé dans les locaux de la police fédérale situés à l’aéroport de Congonhas, à São Paulo. Une interpellation qui intervient dans le cadre de l’enquête sur le scandale de corruption Petrobras qui bouleverse la classe politique brésilienne depuis plusieurs mois.

    « Je me suis senti prisonnier ce matin », a déclaré Lula au siège du Parti des travailleurs (PT) devant des dizaines de militants agitant les drapeaux rouges du parti et des banderoles de soutien à Lula. « S’ils voulaient m’entendre, il fallait juste me convoquer et j’y allais. Je ne dois rien [à personne] et je ne crains pas » la justice, a souligné l’ancien chef d’Etat, reprenant le proverbe brésilien : « qui ne doit rien, ne craint rien ». L’ancienne icône de gauche qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010 a qualifié la perquisition à son domicile, puis son transfert au siège de la police, de « show médiatique plutôt qu’une enquête sérieuse ».

    Les procureurs « ont rallumé la flamme qui m’habite ! La lutte continue ! », a lancé Lula comme un défi, faisant part à plusieurs reprises de son « indignation » face à ceux qui « veulent criminaliser le Parti des travailleurs, criminaliser Lula » par crainte que le PT reste au pouvoir. « Je ne sais pas si je serai candidat en 2018 » à la présidence, a-t-il lancé, promettant toutefois de parcourir le pays en défense du parti qu’il a fondé en 1980, vers la fin de la dictature.

    Soutiens politiques

    Le président vénézuélien, le socialiste Nicolas Maduro, lui a apporté son soutien via Twitter: « De cette attaque misérable tu sortiras plus fort, le Venezuela t’embrasse ». L’actuelle présidente, Dilma Rousseff, s’est indignée de l’interpellation « inutile » de son mentor, dans un communiqué. « Je fais part de mon désaccord complet sur le fait qu’un ex-président de la République, qui a comparu volontairement à plusieurs reprises pour être interrogé par les autorités compétentes, soit maintenant soumis à une interpellation inutile en vue d’un interrogatoire », a déclaré Mme Rousseff dans un communiqué.

    Le « respect de la Constitution est la seule voie sûre pour le bon exercice des fonctions publiques et le respect des droits individuels », a poursuivi la présidente, ajoutant que son « gouvernement a assuré l’autonomie des organismes responsables des enquêtes sur la corruption, mais [a] toujours exigé le respect de la loi et des droits de tous ceux qui font l’objet d’une enquête ». « Il est nécessaire que les enquêtes se poursuivent pour punir ceux qui doivent être punis, mais dans un cadre républicain et démocratique », a insisté la chef de l’Etat.

    « Faveurs »

    Selon le procureur Carlos Fernando dos Santos Lima de l’Etat du Parana (sud), en charge de l’enquête, l’ex-chef d’Etat a bénéficié de « beaucoup de faveurs » de la part de grandes entreprises du bâtiment accusées de corruption dans le scandale Petrobras. « Les faveurs sont nombreuses et difficiles à quantifier », mais « personne n’est au-dessus de la loi dans ce pays », a martelé devant la presse le procureur, qui n’envisage pas de demander l’incarcération de l’ancien chef d’Etat à l’heure actuelle.

    Aujourd’hui, on analyse les preuves qui montrent que l’ex-président Lula da Silva et sa famille ont reçu des avantages pour, éventuellement, attribuer des faveurs en retour. Tout ça c’est encore une hypothèse dans notre enquête, il y a des preuves de paiements et d’avantages – sans qu’on puisse expliquer pourquoi. 60% des donations de l’Institut Lula ont été payés par les cinq groupes de BTP auxquels la justice s’intéresse dans opération nommée Lava Jato, sur le scandale à Petrobras ; 47% des conférences de Lula ont aussi été rémunérées par ces cinq groupes. Nous avons vu que les groupes OAS et Odebrecht ont obtenu des faveurs pour un site rural, dont on recherche le propriétaire mais on pense qu’il s’agit de Monsieur Luiz Igncio (Lula). Il est aussi certain que ces groupes ont réalisé des travaux dans son appartement triplex à Guarujá (à la côte de São Paulo). Nous enquêtons aussi sur la possibilité que d’autres membres de la famille Lula aient reçu de l’argent. C’est le moment d’être républicains. Personne au Brésil n’est au-dessus des lois.
     Lula a subi « une violence juridique », a dénoncé son avocat, Cristiano Zanin Martins. « Rien ne justifie cette urgence. C’est un affront à la Constitution », a-t-il souligné. L’ex-président a été interrogé sur un appartement triplex, une maison de campagne et des conférences « qui sont des sujets connus pour lesquels il a déjà été interrogé et a déjà répondu », a poursuivi l’avocat, soulignant que Lula « avait le droit de se taire mais a quand même répondu ».

    Un scandale sans fin

    Avec des acteurs du monde économique et des membres de formation politique faisant partie de la coalition au pouvoir, le scandale Petrobras a tous les ingrédients pour faire vaciller un gouvernement. Et c’est bien ce qui pourrait arriver à Dilma Rousseff, qui fait l’objet d’accusations d’une partie de la classe politique.

    L’opération « Lava Jato » – « lavage rapide » – lancée il y a de deux ans enquête sur un vaste système de corruption monté au sein de la compagnie pétrolière. Une affaire de pot-de-vin, de favoritisme qui aurait coûté à Petrobras selon les enquêteurs au moins deux milliards de dollars.

    Petrobras et les géants du bâtiment et des travaux publics au Brésil auraient formé un cartel leur permettant de se partager un marché très lucratif tout en procédant à des surfacturations. En contrepartie de ces faveurs, la coalition gouvernementale de centre-gauche aurait touché des pots-de-vin qui auraient à leur tour servi soit à financer des campagnes électorales soit à enrichir des politiciens.

    Des PDG, des hommes politiques, des intermédiaires et de nombreux hauts responsables du secteur privé et public sont déjà en prison dans le cadre de cette affaire. Et désormais c’est l’ancien président Lula qui est visé. Lula, mais également sa femme et son fils dont les noms revenaient régulièrement dans la presse ces derniers mois.

    RFI

  • Le républicain Ben Carson se met en retrait de la course à la Maison Blanche

    Le républicain Ben Carson se met en retrait de la course à la Maison Blanche

    ben carson6-Le neurochirurgien à la retraite a annoncé mercredi qu’il ne voyait pas d’avenir à sa candidature aux primaires républicaines pour la Maison Blanche.

    Ben Carson a aussi annoncé qu’il ne participerait pas au prochain débat télévisé.

    “J’ai décidé de ne pas participer au débat présidentiel républicain sur Fox News demain soir”, a déclaré Ben Carson dans un communiqué. “Je ne vois pas de chemin politique pour continuer, après les résultats des primaires d’hier soir”, a-t-il ajouté, déclarant implicitement qu’il jetait l’éponge après dix mois de campagne.

    Avec AFP