Tag: Monde

  • Fusillades de Copenhague: le suspect identifié

    Fusillades de Copenhague: le suspect identifié

    Danmark-La police danoise estime avoir abattu ce dimanche l’auteur des deux attaques samedi 14 février contre un centre culturel et une synagogue à Copenhague, qui ont fait deux morts et cinq blessés. Il a été identifié par les médias comme étant Omar el-Hussein, un Danois âgé de 22 ans.

    Le suspect numéro un des fusillades de Copenhague a désormais un nom et un visage. Son nom, Omar el-Hussein, a été dévoilé ce dimanche soir par plusieurs médias, danois et étrangers. Sa photo, elle, a été diffusée par la télévision publique danoise.

    On sait qu’il s’agit d’un Danois âgé de 22 ans et connu de la police pour actes de violence et détention d’armes. Il y a deux semaines, il était sorti de prison où il était incarcéré pour avoir agressé un homme dans le métro en 2013. Plus tôt, la police n’avait fait de lui qu’une description succincte : « entre 25 et 30 ans, environ 1m85, athlétique, d’apparence arabe et cheveux lisses. »

    L’homme a été localisé après avoir été reconnu par un chauffeur de taxi. C’est devant un logement du quartier populaire de Norrebro, identifié comme l’un de ses possibles points de chute que les policiers ont tenté de l’interpeller. Ils disent alors avoir essuyé des tirs et ont répondu. L’homme a été abattu.

    Après examen balistique et grâce aux caméras de surveillance de la voie publique, les enquêteurs acquièrent sans trop de difficultés la certitude que l’individu mort sous leurs balles était bien l’auteur des deux attentats où il a agi seul. Ils considèrent donc que c’est une seule et même personne qui a mené les deux assauts, alors qu’ils ne se disaient jusque-là pas en mesure de faire ce lien formel. La police a laissé entendre qu’elle soupçonnait l’homme d’avoir reproduit les attentats survenus à Paris en janvier dernier.

    Ce dimanche après-midi, une vaste opération policière a été menée dans un cybercafé proche du lieu où a été tué le principal suspect. Selon la chaîne de télévision TV2, au moins deux personnes ont été arrêtées. Leur rôle aurait été de fournir armes, informations et hébergement. Des perquisitions avaient également lieu dans des logements du quartier de Norrebro.

    RFI

  • Canada: la police déjoue un projet de tuerie de masse

    Canada: la police déjoue un projet de tuerie de masse

    canada-Un complot a été déjoué par la police canadienne en Nouvelle-Ecosse, à l’extrême est du pays alors qu’ils intervenaient dans une résidence privée. En y découvrant un homme sans vie, ils ont pu arrêter trois autres personnes qui avaient planifié d’ouvrir le feu sur la foule dans un lieu public à Halifax, ce samedi, jour de Saint-Valentin.

    Avec notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas

    La police entre en action dans la nuit de jeudi à vendredi, non loin d’Halifax, la plus importante ville de Nouvelle-Ecosse dans l’est canadien. Après plusieurs heures de guet, ils pénètrent dans une maison et découvrent le corps sans vie d’un jeune homme de 19 ans, ainsi que des armes. Des indices les guident ensuite vers l’aéroport distant de quelques kilomètres.

    Là, ils arrêtent un homme ainsi qu’une voyageuse en provenance des Etats-Unis qu’il attendait. Un autre complice fait lui l’objet d’une interpellation plus tard en matinée. Selon les premières informations, l’homme trouvé mort dans sa résidence ainsi que la jeune Américaine de 23 ans auraient planifié d’ouvrir le feu dans un lieu public ce samedi, jour de la Saint-Valentin. Ils avaient ensuite planifié de se suicider.

    Ce sont des renseignements provenant du public qui auraient permis aux policiers de déjouer ce complot. Pour l’instant, on ignore quelles raisons les motivaient à accomplir une telle action. Les quatre complices n’appartiendraient apparemment pas à une organisation terroriste, mais la police n’écarte pour l’instant aucune piste.

    RFI

  • DSK bousculé par les journalistes devant son hôtel

    DSK bousculé par les journalistes devant son hôtel

    DSK-En France, Dominique Strauss Khan en est à sa dernière journée d’audition dans le procès du Carlton de Lille. L’ancien patron du FMI, poursuivit pour proxénétisme, tente toujours d’éviter au maximum les journalistes et les caméras, dans ce procès très médiatisé et placé sous haute sécurité.

    De nombreux journalistes attendaient ce jeudi matin Dominique Strauss Khan, devant l’hôtel dans lequel il loge en plein cœur de Lille. A sa sortie, il a dû se frayer un passage et écarter les nombreuses caméras pointées sur lui. Il s’est trompé de voiture, avant de s’engouffrer dans la sienne.

    L’une de ses avocats s’est mise en colère: “Doucement, doucement, doucement”, a-t-elle crié aux journalistes qui, dans la cohue, l’empêchaient d’accéder à son véhicule.
    Il a dû s’expliquer sur sa “garçonnière”

    Une fois au tribunal, l’ancien directeur du FMI a été sommé de s’expliquer sur cet appartement à Paris qu’il n’a pas loué à son nom. L’accusation s’y réfère dans sa motivation du renvoi de DSK devant le tribunal. L’une des infractions caractérisant le proxénétisme est en effet de tenir des locaux privés à disposition de personnes en sachant qu’elles s’y livreront à la prostitution. Le prête-nom était une question de discrétion, explique M. Strauss-Kahn, pour cet appartement dans un quartier chic de la capitale où il recevait certes des amis politiques, mais aussi des femmes, à une époque où il était marié. Plusieurs soirées libertines s’y sont tenues. Deux “escorts” s’y sont rendues, mais les dates sont imprécises. De plus, elles se sont elles-mêmes définies comme libertines. C’est très flou.

    “Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid?”

    L’ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012 avait balayé avec autant de légèreté, quelques minutes plus tôt, les termes de “matériel” ou “cadeau” parfois employés dans les nombreux SMS échangés entre lui et son ami Fabrice Paszkowski, à ses côtés sur le banc des prévenus. “Veux-tu venir découvrir une magnifique boîte coquine à Madrid avec moi et du matériel?“, écrit ainsi DSK. “Du langage de corps de garde“, reconnaît volontiers l’ancien ministre socialiste.

    “Le mot de matériel n’est utilisé qu’une fois“, ajoute-t-il, précisant quand même que, oui, il utilisait parfois le prénom des jeunes femmes. Le président Bernard Lemaire lit les multiples SMS, essaie de les relier à une fille en particulier. Dans l’un de ses messages, Fabrice Paszkowski dit de l’une d’entre elles que c’est un “phénomène“. “Si c’est un phénomène on devrait s’en souvenir?“, lance le président. DSK pouffe.
    S’il est l’instigateur de soirées, il risque 10 ans de prison et jusqu’à 1,5 million d’amende

    Ce dernier s’appuie sur certains textos, dans lesquels il parle de “passer” à un dîner auquel il est invité, pour démontrer que, selon lui, il n’est pas l’instigateur de ces soirées visées par le dossier et pour lesquelles il risque jusqu’à 10 ans de prison et 1,5 million d’euros d’amende. “Effectivement, dans l’ordonnance de renvoi, votre rôle d’instigateur est en partie motivé par ces SMS”, lui rétorque le président. Pour DSK, cravate cramoisie et costume sombre, “ça n’a pas de sens”.

    “Un moment d’humanité”

    Le tribunal en termine ainsi en douceur avec le volet le plus attendu des débats dans l’affaire dite du Carlton, celui consacré à Dominique Strauss-Kahn: deux jours et demi dans un procès à tiroirs de trois semaines, où comparaissent 14 prévenus. Avant de s’intéresser dans l’après-midi au volet financier du dossier et aux questions d’escroqueries, qui ne concernent pas l’ancien patron du FMI, un homme s’avance. Il est responsable régional pour l’association Le Mouvement du Nid, qui soutient les femmes voulant s’extraire du monde de la prostitution.

    Sortir de la prostitution, c’est sortir d’un tombeau, d’une non-existence“, déclare Bernard Lemettre. Il évoque la loi à l’étude devant le Sénat qui vise à pénaliser les clients. “Je voudrais qu’elle serve aux petits garçons qui naissent aujourd’hui et grandiront dans un pays où être client n’est pas la normalité”, ajoute-t-il. “Merci pour ce moment d’humanité, dans ce moment glauque“, lui répond spontanément Me Henri Leclerc, l’un des avocats de DSK.

    RTL

  • New York: le maire profil bas avant les obsèques du 2e policier assassiné

    New York: le maire profil bas avant les obsèques du 2e policier assassiné

    De Blasio-Le maire de New York a fait profil bas samedi lors de la veillée mortuaire en l’honneur d’un policier assassiné, alors que le chef de la police demandait à ses troupes de faire preuve de respect dimanche aux obsèques.

    Le maire, dont les relations sont très tendues avec sa police, s’est rendu brièvement samedi après-midi, sans incident, à la veillée mortuaire à la mémoire de Wenjian Liu, 32 ans, tué par balles le 20 décembre avec un collègue dans leur voiture de patrouille.

    M. de Blasio et le chef de la police Bill Bratton ont été salués par les policiers présents lors de leur arrivée à la maison funéraire de Brooklyn. M. de Blasio en est reparti peu après sans faire aucune déclaration, la presse tenue à distance.

    En dépit de la pluie, des milliers de policiers étaient attendus à cette veillée et aux obsèques dimanche.

    La veillée devait durer jusqu’à 21H00 (2H00 GMT dimanche).

    Les obsèques du policier d’origine chinoise, durant lesquelles se succéderont rituels boudhistes observés par des moines et traditions de la police de New York, seront célébrées à la maison funéraire Aievoli à partir de 11H00 (16H00 GMT), en présence du directeur du FBI James Comey, de MM. de Blasio et Bratton, avant l’enterrement dans un cimetière de Brooklyn.

    Le 27 décembre, lors des obsèques du premier policier assassiné Rafael Ramos, des centaines de policiers à l’extérieur de l’église avaient tourné le dos aux écrans géants lorsque le maire avait commencé son éloge funèbre.

    – deuil pas doléances –

    Dans un mémo, M. Bratton a mis en garde contre la répétition d’un tel “manque de respect” dimanche.

    “Les funérailles d’un héros sont un moment de deuil, pas de doléances”, a écrit M. Bratton dans ce mémo lu aux 34.000 policiers new-yorkais.

    “Je ne délivre pas de mandat, et je ne menace pas de discipline. Mais je vous rappelle que quand vous portez l’uniforme de ce Département, vous êtes liés par la tradition, l’honneur et la décence qui vont avec”, a ajouté M. Bratton, en dénonçant le “manque de respect” des policiers qui avaient tourné le dos à M. de Blasio le 27 décembre.

    “Ce n’était pas tous les policiers, et ce n’était pas un manque de respect envers l’inspecteur Ramos. Mais (…) cela a volé la valeur, l’honneur et l’attention qui appartenaient à la mémoire de l’inspecteur Ramos”, a-t-il écrit.

    Plus de 20.000 policiers venus de tout le pays assistaient à ces obsèques.

    Rafael Ramos, 40 ans, père de deux garçons, et Wenjian Liu, marié depuis deux mois, avaient été tués en plein jour à Brooklyn par un déséquilibré de 28 ans affirmant vouloir venger les morts de Mike Brown et Eric Garner, deux Noirs tués cet été par la police à Ferguson (centre) et New York.

    M. de Blasio a été accusé par certains policiers de ne pas assez les soutenir et d’être trop bienveillant envers les manifestants qui ont protesté à répétition à New York après la décision de ne pas poursuivre les policiers impliqués.

    Certains policiers ne lui ont pas pardonné non plus d’avoir déclaré début décembre qu’il avait expliqué à son fils adolescent, qui est métis, qu’il devait faire attention dans ses interactions avec la police.

    Une réunion mardi entre le maire et cinq syndicats de police, pour essayer d’apaiser les tensions, n’a permis aucune avancée.

    Les responsables de deux de ces syndicats avaient accusé M. de Blasio d’avoir du sang sur les mains après le double meurtre.

    AFP

  • AirAsia : des débris détectés en mer

    AirAsia : des débris détectés en mer

    AIRASIE-L’armée de l’air indonésienne annonce que des débris ressemblant à une porte d’avion et un toboggan d’urgence ont été détectés mardi en mer de Java en Indonésie, dans la zone de recherche de l’avion d’AirAsia disparu avec 162 personnes à bord.

    “Nous avons détecté environ 10 grands objets et de nombreux petits objets de couleur blanche que nous n’avons pas pu photographier”, a déclaré un porte-parole de l’armée indonésienne, Agus Dwi Putranto, ajoutant que certains ressemblaient à une porte d’avion et un toboggan d’urgence.

    “La position se situe à 10 km de l’endroit où l’avion est apparu pour la dernière fois sur les écrans radars”, a-t-il ajouté.

    Durant le troisième jour de ces recherches qui deviennent de plus en plus internationales en mer de Java, les enquêteurs suivent un certain nombre de pistes signalées, notamment ces probables débris de l’avion ou encore des fumées repérées lundi sur une île dans la zone élargie de recherche. Des observations antérieures évoquant des nappes présumées d’hydrocarbures ont conduit à des rochers submergés.

    L’appareil a disparu dimanche après avoir rencontré une tempête pendant un vol de Surabaya en Indonésie à destination de Singapour, avec 162 personnes à bord.

    BBC

  • États-Unis – Corée du Nord : hackeurs masqués

    États-Unis – Corée du Nord : hackeurs masqués

    interview-Qui a piraté la firme Sony fin novembre ? Le FBI affirme détenir la preuve de l’implication de la Corée du Nord. Barack Obama confirme l’accusation, menace, mais ne convainc pas.

    “Je pense que Sony Pictures a fait une erreur [en annulant la sortie du film L’interview qui tue !] […] Nous ne pouvons accepter qu’un dictateur, quelque part, impose une censure ici, aux États-Unis.” Lors de sa conférence du 19 décembre, Barack Obama s’en est pris à la Corée du Nord, qui, si les informations du FBI sont exactes, serait à l’origine de la cyberattaque qui a frappé Sony le 24 novembre.

    Des pirates ont en effet mis en ligne d’innombrables documents, e-mails, adresses, numéros de sécurité sociale et de comptes bancaires appartenant à 47 000 employés. La Corée du Nord a aussitôt nié toute responsabilité, proposé à la Maison Blanche l’ouverture d’une enquête conjointe, mais estimé que “les auteurs du piratage méritent d’être félicités”.

    Elle avait prévenu les États-Unis : jamais elle ne tolérerait la diffusion de L’Interview qui tue !, film parodique racontant l’histoire de deux journalistes engagés par la CIA pour assassiner Kim Jong-un. On sait qu’en Corée du Nord toute critique du dirigeant suprême s’apparente à un crime. Là, le crime était d’autant plus grave que Sony avait programmé la sortie du film quand prenait fin le deuil national marquant le troisième anniversaire de la mort de Kim Jong-il.

    Des bataillons de hackeurs sont formés

    La Corée du Nord a-t-elle, oui ou non, commandité ce piratage ? Le FBI affirme détenir la preuve de son implication : les outils utilisés présenteraient des similitudes avec ceux mis en oeuvre lors d’une précédente attaque, en mars 2013, contre des banques et des médias sud-coréens. Ce pays a sans nul doute les moyens de mener une telle offensive. Chaque année, des bataillons de hackeurs sortent “diplômés” de ses centres de formation. Ils sont triés sur le volet parmi les meilleurs élèves en maths des grandes universités et sont astreints à une spécialisation de haut niveau au sein de l’unité 121, qui dépend de l’armée. Selon certaines sources, non vérifiées, ils seraient ensuite envoyés dans des pays amis (Chine ou membres de l’ex-bloc de l’Est) pour exercer leur talent : recueillir du renseignement militaire et/ou industriel.

    L’implication de Pyongyang est donc plausible. Est-elle crédible ? Les experts ont du mal à croire que les États-Unis aient pu remonter avec précision à “des ordinateurs gouvernementaux”. Il n’a par exemple jamais été prouvé que les attaques de 2004 (contre le réseau intranet militaire sud-coréen) et de 2006 (contre le département d’État) étaient son oeuvre.

    Le nom du groupe qui a revendiqué l’attaque contre Sony (“les Gardiens de la paix”), son vocabulaire et sa référence au 11 Septembre ressemblent peu à la rhétorique nord-coréenne. Cette cellule évoque des attaques terroristes visant les salles projetant le film. Ce qui a incité Sony à suspendre sa diffusion. Le message est inquiétant, mais le modus operandi laisse perplexe. Pyongyang menace périodiquement les États-Unis du feu nucléaire ou provoque la communauté internationale par des lancements de missiles, mais a-t-il les moyens de déclencher des attaques simultanées dans plusieurs villes américaines ?

    Contrairement à la mouvance islamiste radicale, il ne dispose pas aux États-Unis de loups solitaires prêts à frapper. Le département de la sécurité intérieure n’aurait d’ailleurs pas trouvé les menaces crédibles. Dans un volte-face de dernière minute, le 23 décembre, Sony a décidé de projeter le film pour Noël. Quoi qu’il en soit, l’intervention d’Obama peut être considérée comme une victoire pour la Corée du Nord. En répondant en personne, le président américain est entré dans son jeu.

    Jeune Afrique

  • Le transport aérien de l’Asie-Pacifique en plein développement

    Le transport aérien de l’Asie-Pacifique en plein développement

    AIRASIE-Une nouvelle catastrophe vient frapper le trafic aérien en Asie, et plus particulièrement les compagnies malaisiennes avec la disparition de l’avion d’AirAsia. Aujourd’hui, la région Asie-Pacifique connait un développement très important du trafic aérien et cela n’est pas près de s’arrêter.

    Le trafic aérien mondial a progressé de plus de 5 % en 2013 et la hausse devrait atteindre 6 % en 2014 selon les prévisions de l’association du transport aérien international. Mais sous cette moyenne se cache une croissance très importante au Moyen-Orient – plus 12 % -, suivi par la région Asie-Pacifique – plus 7%. D’ici 2017, ces deux régions aux économies émergentes connaîtront la plus forte croissance du nombre de passagers internationaux, loin devant l’Europe et les Etats-Unis.

    La Chine devrait attirer 24 % de nouveaux passagers durant cette période, tant pour les vols intérieurs qu’internationaux. Et la région Asie-Pacifique dans son ensemble transportera 300 millions de passagers de plus en 2017 qu’en 2012. A cette date, le trafic asiatique représentera plus de 30 % du trafic aérien mondial.

    Quant à la Malaisie, durement touchée par trois catastrophes aériennes depuis le début de l’année, elle concentre une bonne partie des compagnies à bas coût de l’Asie du Sud-Est.

    RFI

  • Meurtres de Noirs par la police aux États-Unis : arrêtez le massacre !

    Meurtres de Noirs par la police aux États-Unis : arrêtez le massacre !

    BLACK LIFE-Depuis 2006, une centaine de jeunes Noirs sont tués chaque année par des policiers blancs. Le plus souvent sans raison. Et en toute impunité.

    La vague d’indignation suscitée aux États-Unis par l’abandon des poursuites contre les policiers blancs responsables de la mort de Michael Brown et d’Eric Garner, deux Africains-Américains non armés, ne retombe pas. Elle a culminé le 13 décembre avec des manifestations contre la violence policière à travers tout le pays. En particulier à Washington DC, où le cortège était conduit par le révérend Al Sharpton, et à New York, où au moins 25 000 personnes ont défilé dans les rues de Manhattan.

    De tous âges et de toutes origines, les manifestants scandaient des slogans comme “Black lives matter” (“les vies noires comptent”), “Hands up, don’t shoot” (“mains en l’air, ne tirez pas”) ou “I can’t breathe” (“je ne peux plus respirer”), phrase prononcée par Eric Garner lors de son étranglement par un policier new-yorkais. “Nous vivons un instant historique”, a déclaré la mère de ce dernier devant le Capitole. Des actions plus symboliques se sont également multipliées.

    Le 30 novembre, cinq joueurs noirs de l’équipe de football américain de Saint Louis sont entrés sur le terrain en levant les mains en silence. Le 11 décembre, ils ont été imités par des parlementaires et des employés du Congrès, sur les marches du Capitole. Des stars du sport comme le basketteur LeBron James ont affiché leur solidarité en arborant des tee-shirts “I can’t breathe” lors des échauffements d’avant-match.

    41 balles pour Amadou Diallo

    Il est vrai qu’on ne compte plus les Africains-Américains tués par la police. Le quotidien USA Today en a recensé 96 par an, en moyenne, entre 2006 et 2012. Une autre statistique fait froid dans le dos : un jeune Noir risque vingt et une fois plus qu’un jeune Blanc d’être victime d’une bavure. Et leurs auteurs sont assurés d’une quasi-impunité. Les exemples, hélas, ne manquent pas. En février 1999, quatre policiers blancs tuent de 41 balles Amadou Diallo, un immigrant guinéen, dans le vestibule de son appartement du Bronx. Verdict ? Acquittement.

    Le 16 mars 2000, un vigile non armé nommé Patrick Dorismond est abattu lors d’une bagarre à l’extérieur d’un bar de Manhattan par Anthony Vasquez, un policier en civil de la brigade des stups. Verdict ? Acquittement. Le 25 novembre 2006, Sean Bell est tué par balle la veille de son mariage sur le parking d’une discothèque du Queens. Trois policiers furent contraints de quitter la police, mais à l’issue de leur procès, en 2008, le verdict fut toujours le même…

    Seuls deux policiers new-yorkais ont fait de la prison pour des faits de ce type : Justin Volpe, qui, en 1997, fut reconnu coupable d’avoir torturé l’immigrant haïtien Abner Louima ; et l’officier Francis Livoti, qui, le 22 décembre 1994, étrangla de ses mains un certain Anthony Baez – le jeune homme avait malencontreusement lancé un ballon sur le capot de sa voiture… Ils furent respectivement condamnés à trente et à sept ans et demi de prison. Quant à Louima, il obtient de la ville de New York une indemnisation record de 8,75 millions de dollars…

    Usage excessif de la force contre les jeunes Noirs

    Le problème est partout le même. Au terme d’une enquête de deux ans, le ministère de la Justice a ainsi estimé que la police de Cleveland, dans l’Ohio, avait tendance à faire de la force un usage excessif contre les jeunes Noirs. C’est dans cette ville que Tamir Rice, 12 ans, qui tenait dans les mains un pistolet factice, a été tué, en novembre, par le policier Tim Loehmann. Ce dernier a ouvert le feu deux secondes après être descendu de son véhicule et, semble-t-il, sans sommation.

    Deux ans auparavant, dans une autre ville, il avait été jugé inapte au service en raison d’un fâcheux manque de sang-froid. En 2010 et 2011, à Miami, en Floride, sept Noirs ont été tués en huit mois. Autre enquête du ministère de la Justice et résultat identique : usage excessif de la force. Même chose à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, où 23 Noirs ont été flingués sans raison depuis quatre ans.

    Depuis cinq ans, une vingtaine de procédures ont été engagées contre des polices locales. Deux fois plus qu’au cours des cinq années précédentes.

    Depuis qu’un Africain-Américain, Eric Holder en l’occurrence, a été nommé procureur général des États-Unis, il y a cinq ans, une vingtaine de procédures ont été engagées contre des polices locales. Deux fois plus qu’au cours des cinq années précédentes. Ce même Holder n’hésite pas à poursuivre des policiers relaxés au niveau local. C’est ainsi que Darren Wilson fait l’objet d’une enquête fédérale afin qu’il soit établi s’il a violé les droits de Michael Brown. Le policier blanc qui, dans un magasin Walmart de l’Ohio, a, au mois d’août, abattu John Crawford III est dans le même cas.

    Le seul tort de la victime ? Elle tenait à la main une carabine à air comprimé qu’elle venait d’acheter… Mais ne désespérons pas, il arrive quand même que des policiers soient condamnés. C’est le cas Johannes Mehserle, qui, en 2009, tua Oscar Grant III dans le métro à Oakland (le drame a inspiré le film Fruitvale Station). En Caroline du Sud, un jury public vient d’inculper pour meurtre l’ancien chef de la police d’Eutawville. Même chose à Charlotte, Caroline du Nord, pour Randall Kerrick. C’est la première fois dans cette ville depuis plus de trente ans qu’un policier en service est ainsi mis en cause. Mieux vaut tard que jamais.

    Jeune afrique

  • La Reine prêche pour la réconciliation

    La Reine prêche pour la réconciliation

    reine_elisabeth_II-La Reine d’Angleterre a souligné dans son message de Noël l’importance de la réconciliation entre les peuples.

    Elle abordé l’impact du référendum en Ecosse, un sujet qui a divisé l’opinion au Royaume Uni, avant de de saluer le moment historique au jour de noël de 1914 quand les soldats allemands et britanniques ont décidé de déposer les armes.

    “Des fois, il était apparu que la cause de la réconciliation était perdue… mais la trêve de noël nous rappelle que la paix et la bienveillance ont un pouvoir éternel,” a déclaré Elisabeth II.

    Dans son message, le chef d’Etat a indiqué que l’exemple du Christ lui a enseigné de “respecter et de valoriser tous les peuples, quelle que soit leur foi.”

    Elle a déclaré que nombreux ont ressenti une “grande déception” et d’autres “un grand soulagement” après le référendum en Ecosse à l’issue duquel le Non l’a remporté.

    “Combler les divergences prendra du temps,” a-t-elle dit.

    Cependant, elle a dit qu’elle a constaté, à l’occasion d’une visite à Belfast, que l’Irlande du Nord a déjà commencé la marche vers la cicatrisation des plaies de plusieurs années de division.

    La Reine n’a pas fait de surprise en choisissant le thème de la réconciliation pour son message de cette année.

    En effet, pendant 2014, un intérêt particulier a été accordé au centenaire de la Première Guerre Mondiale.

    En revanche, son choix d’aborder les sujets d’actualité comme l’Ecosse et l’Irlande du Nord a surpris plus d’un.

    La Reine, qui se veut au-dessus de la mêlée, s’exprime rarement sur les questions politiques.

    bbc

  • Sony : la Corée du Nord se dit prête « à une confrontation avec les Etats-Unis »

    Sony : la Corée du Nord se dit prête « à une confrontation avec les Etats-Unis »

    koree-La Corée du Nord a menacé de représailles la Maison Blanche et d’autres cibles américaines, dimanche 21 décembre, si les Etats-Unis la sanctionnaient pour le piratage de Sony Pictures, après avoir une nouvelle fois démenti en être à l’origine.

    Washington accuse en effet la Corée du Nord d’être responsable de l’attaque contre Sony, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de The Interview, comédie parodique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-un.

    Un peu plus tôt dimanche, dans une interview à la télévision CNN, le président américain Barack Obama avait dit étudier la possibilité de remettre la Corée du Nord sur la liste des Etats soutenant le terrorisme, liste dont elle avait été retirée en 2008.

    La Commission nationale de défense nord-coréenne (NDC), citée par l’agence de presse officielle du pays, a déclaré de son côté que l’armée et le peuple de Corée du Nord étaient « tout à fait prêts à une confrontation avec les Etats-Unis, dans tous les espaces de conflit, y compris dans les espaces de cyberguerre afin de faire exploser ces citadelles ».

    Dans son entretien à CNN, Barack Obama a néanmoins nuancé ses accusations, précisant que la cyberattaque massive dont a été victime Sony à la fin de novembre était un acte de « cybervandalisme » et non un acte de guerre, tout en en précisant prendre cela « très au sérieux ».

    Le FBI a imputé l’attaque du 24 novembre à la Corée du Nord, la comparant à de précédentes agressions directement attribuées au pays. Pyongyang a répondu que « les méthodes pour mener des cyberattaques étaient les mêmes partout, et qu’il relevait du simple bon sens que de le reconnaître ».

    La Corée du Nord qui a, par le passé, déjà proféré des menaces à l’encontre des Etats-Unis, a accusé le gouvernement Obama d’être « profondément impliqué » dans la réalisation du film The Interview. Elle a, une nouvelle fois, fait l’éloge de l’« action justifiée » de piratage qui a été revendiquée par le groupe GOP (« Guardians of Peace »), mais a déclaré ne pas savoir où ce groupe était situé.

    lemonde.