-PRESENTATION DU GOUVERNEUR DU NORD-KIVU A L’OCCASION DE L’ARRIVEE A GOMA DE MADAME MARY ROBINSON ENVOYEE SPECIALE DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU DANS LA REGION DES GRANDS LACSQuelles sont les attentes de la population au Nord-Kivu

-PRESENTATION DU GOUVERNEUR DU NORD-KIVU A L’OCCASION DE L’ARRIVEE A GOMA DE MADAME MARY ROBINSON ENVOYEE SPECIALE DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU DANS LA REGION DES GRANDS LACSQuelles sont les attentes de la population au Nord-Kivu

– La mort d’un détenu norvégien dans une prison de Kinshasa pourrait être liée à des tensions avec son codétenu de la même nationalité, estime jeudi le gouvernement congolais dans un compte rendu du conseil des ministres qui s’est tenu mercredi. “Aucune hypothèse n’est exclue au stade actuel de l’enquête”, affirme ce communiqué qui évoque des “relations particulièrement orageuses observées entre les deux détenus, raison pour laquelle l’administration pénitentiaire avait proposé de les séparer”.
Le texte ne précise pas à qui cette proposition avait été faite par les responsables de la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, où les deux hommes étaient détenus. Ils “partageaient une même cellule à la demande du consulat de Norvège”, selon la même source
Tjostolv Moland, 32 ans, avait été trouvé mort dimanche dans la cellule qu’il partageait avec un Anglo-Norvégien, Joshua French. Les deux anciens militaires avaient été condamnés à mort en juin 2010, accusés d’avoir tué en mai 2009 le chauffeur congolais d’un véhicule qu’ils avaient loué dans l’est du pays. Lors de leur procès, ils avaient nié le meurtre.
Selon le communiqué du conseil des ministres, les deux hommes, “qui travaillaient auparavant en Ouganda, étaient illégalement passés en RDC pour offrir leurs services à certaines forces négatives”.
Le porte-parole du gouvernement congolais a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête, évoquant un “homicide” ou un “suicide”. Le gouvernement norvégien a annoncé mardi l’envoi de policiers en RDC pour assister à l’autopsie de son ressortissant.
AFP

-Le nouveau chef de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco), Martin Kobler, a promis samedi de s’occuper avec “vigueur” des problèmes d’instabilité au Kivu, où il a effectué sa première visite.
“C’est important de résoudre le problème des groupes armés, de restaurer l’autorité de l’Etat et de remplir notre mandat avec toute vigueur. Je vous promets de m’occuper des problèmes de Kivu, de Goma et des groupes armés avec toute ma vigueur”, a-t-il déclaré à Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu.
Il a notamment rencontré Feller Lutaichirwa, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, où l’on recense près d’un million de déplacés. “Sa population attend que la paix soit recouvrée, que les déplacés puissent retourner et que les groupes armés soient désarmés”, a souligné le vice-gouverneur, cité par Radio Okapi.
L’Est de la RDC est en proie à une instabilité chronique depuis près de deux décennies.
Depuis mai 2012, l’armée combat au Nord-Kivu le Mouvement du 23 mars (M23). Des experts de l’ONU affirment que le Rwanda et l’Ouganda le soutiennent, ce que réfutent ces voisins de la RDC. Des groupes armés, locaux et étrangers, ont profité de la traque contre le M23 pour gagner du terrain et commettre des exactions contre les civils.
Le 1er août, la Monusco a commencé avec sa brigade d’intervention, au mandat offensif, la sécurisation de Goma et sa zone proche. Peu après, le M23 a menacé de reprendre la capitale provinciale, qu’il avait occupée une dizaine de jours fin novembre.
Sur place depuis 1999, la Monusco est la plus importante mission de maintien de la paix onusienne au monde avec environ 17.000 soldats. Le Conseil de sécurité de l’ONU a créé en mars une brigade d’intervention pour la renforcer. A terme, cette brigade doit compter 3.000 hommes chargés de combattre les groupes armés actifs de l’Est congolais.
Slate Afrique


-Ni pierre, ni brique, ni le moindre clou, plus rien n’atteste des six villas qui s’étendaient sur 1, 8 hectares au cœur du quartier résidentiel de la Gombe et qui appartenaient pour moitié à la curatelle de la Sabena et pour moitié à son héritière Brussels Airlines. Seules de profondes excavations, bordées d’arbres centenaires rappellent les vastes piscines d’antan. C’est sur un terrain nu, ameubli, que Didier Reynders a planté profondément une jeune pousse de «wenge » cet arbre emblématique de la forêt congolaise. Il a ainsi donné le coup d’envoi aux travaux qui, en 2015, devraient donner à la Belgique une ambassade digne de ce nom, remplaçant enfin le bâtiment vétuste ceint de hauts grillages situé en face des Galeries présidentielles et où rien n’a été modifié depuis les années 60.
Pour le ministre des Affaires étrangères, le lancement de ce projet de prestige représente un pari sur l’avenir, sur le développement du Congo, sur la contribution que ce pays peut apporter au développement de toute la région. La mise en chantier de cette nouvelle chancellerie doit en effet beaucoup à Didier Reynders : il y a des années que Me Van Buggenhout, le curateur de la Sabena, avait attiré l’attention de l’Etat belge sur le caractère exceptionnel de ce patrimoine immobilier, situé au cœur de la ville, aussi visible que d’accès aisé et très convoité par les innombrables promoteurs qui s’arrachent désormais la moindre parcelle disponible. Il fallut que Reynders entre en fonctions pour que les autorités belges, titillées peut-être par l’exemple de la nouvelle ambassade de France, un ancien bâtiment magnifiquement rénové, se décident à prévoir un budget de 10,5 millions d’euros pour donner à la Belgique une représentation diplomatique à la hauteur du prestige qu’ elle conserve au sein de la population.
La cérémonie fut d’ailleurs hautement symbolique : où donc, ailleurs qu’à Kinshasa, pourrait on entendre une chorale vêtue de rouge, jaune et noir entonner une Brabançonne chantée dans une alternance de français et de néerlandais, où donc les plus hautes autorités du pays, le Premier Ministre, le Ministre des Affaires étrangères, plusieurs membres du gouvernement, le commandant en chef de l’armée, tiendraient ils à être présents et à se féliciter de cette volonté de présence de l’ancienne métropole ?
Sur le plan pratique, un couac de dernière minute a empêché la pose de la première pierre. Le 31 juillet dernier en effet, un avis du Conseil d’Etat a brisé la procédure négociée qui avait été retenue et imposé l’ouverture d’un appel d’offres international, à la suite d’ une plainte qui avait été déposée par la société Besix, mécontente d’avoir été écartée du projet. Les entreprises intéressées auront donc deux mois supplémentaires pour présenter leur candidature à un jury présidé par l’ancien ambassadeur de Belgique à Kinshasa, Dominique Struye mais elles devront répondre à certaines exigences spécifiques, dans le domaine de la sécurité notamment, surtout en ces temps de « grandes oreilles » et d’écoutes téléphoniques….
Le drapeau belge ne flottera pas seul sur le Boulevard du 30 juin : la nouvelle chancellerie sera aussi celle du Benelux, car les intérêts du Luxembourg y seront représentés et les Pays Bas partageront les locaux avec leurs voisins du Sud.
Le Centre Wallonie Bruxelles avait été invité, lui aussi, à installer dans la vaste parcelle « fédérale » son centre de spectacles sinon ses bureaux, mais -autonomie et régionalisation obligent- la proposition a été déclinée.
La construction de la nouvelle chancellerie contribuera aussi au renouveau d’une artère majestueuse désormais sillonnée par des autobus flambant neufs qui marquent déjà un arrêt devant le futur chantier…

-En 18 mois, quatre officiers supérieurs des FARDC issus des rangs du CNDP ont fait désertion de manière spectaculaire. La dernière en date est celle du colonel Bisambaza, commandant intérimaire du premier secteur des FARDC à Beni dans le Nord-Kivu. Dans sa fuite, le colonel a embarqué, avec armes et munitions, 60 des éléments sous ses ordres. Direction : Rutshuru pour joindre le M23. Plus de dessin pour confirmer que l’armée nationale est littéralement infiltrée. D’où, un nettoyage à fond des écuries s’impose ; et d’urgence.
Au commencement de la fragilité des Forces armées de la RDC (FARDC) étaient tous les accords d’intégration, de brassage et de mixage signés depuis Sun City en 2002 avec différents mouvements rebelles et groupes armés. Aujourd’hui, la RDC paie le prix de ses propres turpitudes. L’armée nationale est infiltrée dans tous ses compartiments, à telle enseigne qu’elle se trouve par moment dans l’incapacité de jouer son rôle. En témoignent des désertions successives des ex-militaires CNDP, intégrés dans les FARDC au terme de l’accord de Goma du 23 mars 2009.
Sentant leur mouvement en difficulté face aux dernières offensives des FARDC, ces officiers supérieurs véreux ne peuvent plus se contenir. Ils se disent qu’il est temps de prêter main forte à leurs vrais compagnons d’armes qu’ils avaient quitté momentanément pour noyauter les FARDC de l’intérieur. Au point où, aujourd’hui, certaines débâcles de l’Armée nationale peuvent être élucidées.
La dernière désertion au sein des FARDC en date est celle d’un officier ex-CNDP, colonel de son état. Il a quitté les rangs des FARDC en compagnie de 60 hommes de troupes, emportant armes et munitions dans le Nord-Kivu. C’en est donc trop pour une armée en phase de restructuration. De go, le débat sur la situation réelle des FARDC se trouve relancé.
Il y a des questions qui méritent nécessairement une réponse de la part de ceux qui gèrent l’armée congolaise. Qui fait partie de l’armée ? Quel est son niveau de formation ? Fait-il preuve de loyauté envers la hiérarchie et les institutions du pays ? Voilà des questions qui devraient faire l’objet d’un grand débat national pour s’assurer réellement de l’identité de ceux qui servent sous le drapeau.
L’on doit comprendre comment un officier supérieur des FARDC arrive à se détourner d’un ordre de sa hiérarchie et trouve le temps de déserter en toute quiétude.
UNE DESERTION QUI INTERPELLE
Selon radio Okapi qui relaie l’information, citant des sources sécuritaires de la province du Nord-Kivu, le commandant intérimaire du premier secteur des FARDC à Beni, le colonel Richard Bisambaza, quelques officiers ainsi qu’une soixante d’éléments ont fait défection le lundi 12 août dans la soirée à Beni. A en croire l’administrateur du territoire de Beni qui a confirmé l’information, les déserteurs ont emporté une importante quantité de munitions avant de se retirer dans la brousse à Samboko, un village situé à environ 90 Kilomètres au Nord-ouest de Beni.
Tout est parti, confirment des sources concordantes, du refus du colonel Richard Bisambaza de se rendre le dimanche 11 août 2013 à Kinshasa pour répondre à une convocation de sa hiérarchie. Craignant un châtiment de ses chefs hiérarchiques, le colonel déserteur a donc décidé de se retirer à Eringeti, à environ 60 kilomètres au Nord-est de Beni. C’est dans ce village, indiquent les sources, qu’est déployé le 807ème régiment des FARDC, une unité dirigée jadis par le colonel Richard Bisambaza avant qu’il n’assure l’intérim du commandant du premier secteur de l’armée nationale à Beni.
Il n’y a pas de doute que le point de chute du colonel déserteur soit Rutshuru, territoire sous contrôle du M23. Reflexe, somme toute, naturel. Comme les trois autres officiers supérieurs ex-CNDP qui l’ont précédé dans cette voie de la trahison, le colonel Bisambaza a donc réédité l’exploit, en fournissant la preuve que lui et tous les autres étaient de faux chauves dont les cheveux ont repoussé avant qu’ils n’aient fini leur sale besogne de noyautage.
Cette défection intervient dans l’intervalle de 18 mois, après celles des colonels Albert Kahasha, Seko Mihigo et Mboneza, précisent les sources sécuritaires de la province. Cela pose problème, dans la mesure où les défections enregistrées jusqu’à ce jour concernent particulièrement les militaires ex-CNDP. Faut-il un dessin pour établir leur connivence avec le M23 ? Refuser de le reconnaître serait faire preuve de naïveté ou de complicité.
De là à remonter jusqu’à Kigali, il y a qu’un pas, vite franchi. Dire que le M23 est totalement pris en charge par le Rwanda est un secret de polichinelle. Or, le M23 n’est que l’autre face du CNDP.
NETTOYER LES ECURIES D’AUGIAS
En effet, depuis l’accord de Sun City en 2002, la RDC a perdu tout contrôle de son système de défense. Cet accord, suivi d’autres plus compromettants pour les FARDC tels que l’accord de Goma de 2009, n’ont fait que fragiliser davantage la RDC. Dans son état actuel, l’armée nationale est un corps hétéroclite, un assemblage d’éléments issus des mouvements et groupes armés.
Comment recréer l’esprit de corps au sein d’une telle structure ? Pas facile, en tout cas. Pourtant, c’est l’image qu’on a aujourd’hui de l’armée congolaise. Ainsi, des officiers, particulièrement ceux opérant dans la partie Est, peuvent refuser un ordre de permutation vers une autre zone militaire et trouver une raison de quitter les rangs.
Le ver est dans le fruit. C’est le moins que l’on puisse dire. L’armée nationale doit être nettoyée de fond en comble pour la débarrasser de brebis galeuses qui plombent son action lorsqu’il s’agit de remplir sa mission.
Aujourd’hui, il devient évident que des opérations d’intégration, de brassage ou de mixage qui ont ramené sous les drapeaux des militaires aux origines douteuses ont été préméditées sous la dictée des décideurs au sein de la communauté internationale. Objectif : empêcher la RDC de se doter d’une armée véritablement républicaine, capable de défendre l’intégrité territoriale.
Aujourd’hui que des faits ont mis à l’évidence le degré d’infiltration des FARDC, il est temps d’engager un nettoyage à fond des officiers et des hommes de troupes, ainsi que l’ensemble des services de sécurité. L’efficacité de FARDC en dépend.
(Internet)

– Le Mouvement du 23 mars (M23), actif dans l’est de la République démocratique du Congo, a accusé le gouvernement de brouiller sa nouvelle radio avec des émissions à caractère pornographique pour le discréditer aux yeux de la population, indique la rébellion dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi.
Le gouvernement “est en train de brouiller les ondes de sa radio +Dignité-FM+ émettant sur la fréquence de 96.2. Le regret des autorités du M23 est d?autant plus grand que les émissions à caractère purement éducatif et formatif sont brouillées par des films pornographiques”, écrit Amani Kabasha, chef de la communication du groupe armé.
Selon lui, des “techniciens à la solde des autorités gouvernementales” diffusent ces émissions dans le “vain espoir que la population de Goma croira que c?est le M23 qui leur sert ces recettes ordurières”. Goma est la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu, que la rébellion avait occupée fin novembre, avant de s’en retirer contre l’ouverture d’un dialogue avec Kinshasa.
Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a démenti, affirmant que “le gouvernement ne peut pas émettre de programmes pornographiques”. Deux habitants de Goma joints par téléphone ont dit avoir des difficultés pour “capter la fréquence” de la radio, les empêchant de confirmer ou infirmer les accusations du M23.
Mardi, le M23 avait annoncé qu’il testait une radio pour combattre la “désinformation”. “Certains sont en train d’appeler notre peuple à soutenir la guerre, à prendre les armes les uns contre les autres, mais nous voulons soutenir les négociations”, actuellement au point mort à Kampala, en Ouganda, avait précisé à l’AFP le président politique du M23, Bertrand Bisimwa.
Le 14 juillet, de violents combats ont repris entre l’armée et le M23. Depuis deux semaines, une trêve est observée mais le M23 a menacé de reprendre les positions qu’il détenait avant son retrait de Goma. Il a justifié cette menace en expliquant que le gouvernement n’avait pas rempli sa part du contrat établi par les Etats de la région avant que la rébellion quitte Goma.
Dans un tweet posté samedi, le député invalidé Roger Lumbala, en exil et qui soutient ouvertement le M23, a appelé la Société civile du Nord-Kivu (associations, syndicats, organisations religieuses…) à “demander le départ du président (Joseph) Kabila” et à pousser la Mission de l’ONU (Monusco) à quitter Goma pour permettre au M23 de “venir sécuriser la population”.
Depuis le 1er août, la Monusco et sa brigade d’intervention protègent une “zone de sécurité” comprenant Goma et sa région proche. Cette zone n’englobe pas les positions des groupes armés – y compris du M23, le principal – mais la Monusco a souligné que son tracé n’était qu’une “première étape”.
Avec AFP

– Le Mouvement du 23 mars (M23) a menacé samedi de reprendre Goma, ville clé de l’Est de la République démocratique du Congo, si le gouvernement ne respectait pas ses engagements, a-t-on appris auprès du président politique du Mouvement, Bertrand Bisimwa.
“Si le gouvernement ne respecte pas la déclaration (du 24 novembre) des chefs d’Etats de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs), cela nous donne le pouvoir de revoir nos positions et de les ramener (nos positions) à Goma”, a déclaré à l’AFP Bertrand Bisimwa, interrogé par l’AFP à Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda.
Après une offensive-éclair, le M23 a occupé fin novembre Goma, capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu (est). Il s’en est retiré sous la pression des Etats de la CIRGL et contre la promesse de l’ouverture d’un dialogue avec Kinshasa. Ce dialogue, commencé en décembre à Kampala, est pour l’heure au point mort.
“Les positions qui nous avaient été assignées par la CIRGL, nous les avons respectées. Le retrait de la ville de Goma a été effectif. Mais le déploiement de la compagnie du M23 à l’aéroport de la ville de Goma n’a jamais été effectué, la démilitarisation de la ville n’a jamais été effective”, a accusé Bertrand Bisimwa.
“Nous avons respecté notre part du contrat, nous voulons que le gouvernement respecte sa part”, a-t-il conclu.
Le M23 est actif depuis mai 2012. Il est essentiellement composé de Tutsi congolais intégrés dans les forces régulières congolaises, les FARDC, à la faveur d’un accord de paix signé en 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que cet accord n’avait jamais été pleinement respecté.
Les positions du M23 sont adossées au Rwanda et à l’Ouganda, accusés par des experts de l’ONU de soutenir le M23 – ce que ces pays ont toujours réfuté.
Le 14 juillet, après environ deux mois de trêve, des combats ont repris entre le M23 et l’armée près de Goma. Des obus de la rébellion avaient alors touché la capitale provinciale. Pour prévenir une telle menace, la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco) a établi une zone de sécurité autour de la région de Goma-Sake.
Cette région compte un million d’habitants, dont plusieurs dizaines de milliers de déplacés de guerre. Sa sécurisation sera assurée par la Monusco et sa brigade d’intervention, au mandat offensif et dotée de 3.000 hommes.
Cette mission est la première de cette brigade, encore incomplète, qui doit combattre des groupes armés de l’Est congolais. Sa mise en service était très attendue par la population, mais beaucoup regrettent que la zone sécurisée ne s’étende pas aux zones sous contrôle du M23, principale rébellion du Nord-Kivu.
AFP

– Un convoi de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) a été caillassé à Goma, dans l’Est du pays, par des habitants en colère contre le tracé de la zone de sécurité qui doit être protégé par la Monusco et sa brigade d’intervention au mandat offensif.
Dans la matinée, dans le quartier Birere, près de l’aéroport, un convoi de la Monusco a été caillassé par des habitants et la police est intervenue pour les disperser à coups de gaz lacrymogène, selon Me Jean-Mobert N’senga, du mouvement Lutte pour le Changement. Depuis, les magasins et boutiques de la zone ont été fermés, a-t-il précisé.
Plusieurs autres petites manifestations ont été organisées dans la capitale de la province riche et instable du Nord-Kivu. Un groupe de motocyclistes a circulé en klaxonnant et scandant: “Nous sommes en train de chasser la Monusco”, chargée de la protection des civils, a constaté un photographe de l’AFP.
Mardi, la Monusco avait donné 48h aux individus et groupes armés pour se rendre ou risquer un désarmement de force. A l’expiration de l’ultimatum, l’ONU a annoncé avoir établi une zone de sécurité pour la région de Goma-Sake, qui compte un million d’habitants, dont des dizaines de milliers de déplacés.
Les manifestants regrettent que la zone de sécurité n’englobe pas les régions sous contrôle du Mouvement du 23 mars (M23), le principal groupe armé du Nord-Kivu, qui a occupé Goma fin novembre. Pendant la reprise des combats entre l’armée et le M23, le 14 juillet, des obus de la rébellion ont touché Goma – ce que la Monusco veut prévenir.
En raison des manifestations de vendredi, le personnel de l’ONU a été prié de ne pas sortir de son lieu de travail. “On nous a demandé de geler les mouvements de véhicule”, qui sont ciglés UN et peuvent être pris pour cible, a indiqué à l’AFP une source onusienne sous couvert d’anonymat.
afp

-Les groupes armés du Nord-Kivu, et notamment les rebelles du Mouvement du 23-Mars, ont jusqu’à jeudi 1er août à 16 heures (heure locale), pour déposer les armes ou abandonner le périmètre de sécurité dressé autour de la ville de Goma et ses environs. Face à l’ultimatum lancé par l’ONU, qui menace de mener l’assaut contre ces groupes, à l’aide de sa brigade d’intervention, Bertrand Bisimwa, président du M23, a affirmé ce mercredi 31 juillet sur RFI que ses troupes ne bougeront pas et que son mouvement se défendra.
Pour la première fois, une nouvelle brigade d’intervention de l’ONU va être utilisée afin de venir en aide à l’armée congolaise, afin d’instaurer une « zone de sécurité » dans la ville. C’est ce qu’a annoncé la force de l’ONU en RDC, la Monusco, ce mardi 30 juillet. C’est aussi la première fois, depuis son déploiement en mai, que cette brigade se prépare à intervenir contre les groupes armés.
Cela fait des semaines que les populations et les élus du Nord-Kivu attendaient un geste fort de la nouvelle brigade d’intervention de l’ONU basée à Goma. La création d’un périmètre de sécurité autour de la capitale régionale – jusqu’à la ville de Saké – est la première décision d’envergure.
Jusqu’à présent, cette brigade avait pris connaissance du terrain et commencé à sécuriser Goma. 2 000 hommes (sur 3 000 au total qui devront constituer la brigade) sont déjà sur place. Ils ont sécurisé le périmètre de l’aéroport et déployé des patrouilles mobiles en ville ainsi que sur les collines de Munigi.
« Une menace pour les civils »
La création de ce périmètre de sécurité est aussi, sans doute, la première étape stratégique d’une reconquête zone par zone du Nord-Kivu. Elle s’accompagne d’un ultimatum aux groupes armés qui se trouvent à l’intérieur du périmètre et qui vise, en premier, les rebelles du M23 dont certains sont basés à 10 kilomètres de Goma, dans la localité de Kibati.
A l’expiration de l’ultimatum, « ils seront considérés comme une menace pour les civils et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires pour les désarmer, y compris l’usage de la force, en accord avec son mandat et les règles qui entourent son action », dit le communiqué des Nations unies.
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-Un officier des Forces armées de la RDC a été arrêté jeudi soir dans l’Est de la République démocratique du Congo.
“Il a été mis à la disposition de la justice militaire pour profanation de cadavres ennemis”, a confirmé le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende.
L’officier en question est le Lieutenant Solomo Bangala, officier de renseignement, du 391ème bataillon.
Son arrestation intervient alors que l’ONU s’était alarmé la veille d’allégations de profanation de cadavre de rebelles du M23 par les FARDC.
Le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est dit “profondément préoccupé par des allégations de mauvais traitements de détenus du M23 et de profanation de cadavres des combattants du M23 par les forces armées congolaises”.
La Monusco a soulevé cette question au plus haut niveau avec les FARDC, et sest félicitée des mesures prises par l’armée congolaise pour donner suite à ces allégations et sanctionner les auteurs de ces actes.
La Monusco avait menacé de réexaminer son soutien aux unités des FARDC soupçonnées d’être impliquées dans ces incidents.
Sur le front au nord du Goma, une accalmie était observée depuis après plusieurs jours d’affrontements entre l’armée gouvernementale et le M23.
BBC